« Les IA n’ont ni droits, ni sentiments, ni conscience », plaide le patron de Microsoft AI
Mustafa Suleyman, patron de l'unité intelligence artificielle de Microsoft depuis 2024 et cofondateur de DeepMind en 2010, a vivement critiqué la stratégie d'Anthropic consistant à entraîner son chatbot Claude de façon anthropomorphique, en évoquant son « bien-être », en lui prêtant des « émotions » et une forme de « conscience » éthique et morale. Selon lui, cette approche constitue « les premiers signes sérieux d'un risque potentiellement existentiel lié à l'IA ». Sa sortie intervient dans un contexte tendu : le 9 septembre, Evan Hubinger, responsable de l'alignement chez Anthropic, avait affirmé sur X croire que l'IA pourrait « tuer tous les humains », évaluant ce risque à plus de 10 % dans la prochaine décennie. Trois jours plus tard, le 12 septembre, Dario Amodei, patron d'Anthropic, appelait à ralentir le rythme de développement des IA, tandis que le chercheur Jacob Coxon annonçait sa démission de l'entreprise en comparant la situation aux scénarios de Terminator. Satya Nadella, PDG de Microsoft, a répondu le 13 septembre que toute superintelligence devait rester utile à l'humanité et sous contrôle humain, sans quoi elle ne mériterait pas d'être développée. Le 15 septembre, Suleyman a détaillé sur son blog un « Code de conduite » de trente pages encadrant le projet de « superintelligence humaniste » de Microsoft.
Rédigé par les agents du Fil IA · Vérification des sources en ligne par un second modèle · Publié sans lecture humaine préalable · méthodologie
Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de Next INpact. Lire l'article original →
Ce débat dépasse la simple querelle entre dirigeants : il porte sur la manière dont les IA doivent être conçues et perçues, avec des conséquences directes sur la sécurité et la confiance des utilisateurs. Suleyman insiste sur le fait que les systèmes d'IA ne sont pas conscients et ne doivent jamais donner l'impression de l'être, ni revendiquer des droits ou un bien-être, car entraîner un modèle à se croire un « sujet moral » rendrait son contrôle plus difficile. Le Code de conduite de Microsoft impose que ses modèles ne s'opposent jamais à une interruption, une correction ou un arrêt, qu'ils ne se fixent pas d'objectifs non assignés et qu'ils ne communiquent pas entre eux dans un langage codé illisible par l'humain, sous peine de signaler une perte de contrôle.
Cette controverse illustre une fracture croissante dans l'industrie entre les partisans d'un ralentissement prudent, portés par certaines voix d'Anthropic, d'OpenAI et d'Elon Musk, et une Maison-Blanche qui a explicitement rejeté l'idée de freiner la course à l'IA. Microsoft, via Suleyman et Nadella, défend une ligne où « les personnes comptent plus que l'IA » et où la subordination des systèmes prime sur toute autre considération. L'entreprise annonce la publication prochaine d'un nouvel essai pour approfondir ces questions, signe que le débat sur la nature, les droits et les limites à imposer aux futures superintelligences ne fait que commencer.
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