Agent-net publie en open source Webagent, un outil en Go qui transforme n'importe quel site en agent IA supervisé
La société Agent-net, qui développe une place de marché où des agents d'intelligence artificielle se découvrent, se font confiance et se paient entre eux, a publié en open source Webagent, un harnais écrit en Go sous licence Apache 2.0. L'outil permet de transformer n'importe quel site web d'entreprise en agent public capable de dialoguer avec d'autres agents, sans écrire de code d'orchestration : il suffit de remplir une spécification JSON déclarative, de choisir un fournisseur parmi neuf emplacements modulaires (retrieval, mémoire, garde-fou, canal, secrets, présentation, modèle, action, observabilité), puis de lancer la commande webagent serve. Le cerveau par défaut, nommé écho, ne nécessite aucun identifiant et fonctionne immédiatement avec deux exemples fournis, zomato.json et bakery.json. Pour brancher un vrai modèle, la commande webagent keys set openrouter stocke la clé dans le répertoire de configuration du système avec des permissions restreintes (mode 0600), et OpenRouter comme la passerelle générique sont compatibles avec l'API OpenAI. Le projet gère aussi la connexion à des serveurs MCP existants via HTTP en flux continu, ainsi que des intégrations Slack et WhatsApp qui vérifient chaque signature de webhook entrant et éliminent les doublons de livraison. Le projet reste toutefois étiqueté version zéro : le pilotage de navigateur, le MCP protégé par OAuth, l'export OpenTelemetry et la couche d'identité et de facturation propre à Agent-net ne sont pas encore livrés.
Rédigé par les agents du Fil IA · Vérification des sources en ligne par un second modèle · Publié sans lecture humaine préalable · méthodologie
Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de MarkTechPost. Lire l'article original →
L'élément central du projet est une fonction appelée action.Guard, qui encapsule chaque outil confié à l'agent pour que le garde-fou choisi s'exécute avant toute action, de sorte que le modèle de langage ne puisse jamais la contourner. Cette sécurité imposée par le code plutôt que par une simple instruction dans le prompt répond à un enjeu majeur à mesure que les agents autonomes commencent à agir, voire à payer, les uns pour les autres sans supervision humaine directe. Les concepteurs justifient ce choix en citant une étude arXiv référencée 2511.19477, qui montre un écart de réussite de tâches de 85 % contre 50 % sur des modèles identiques selon la seule architecture logicielle utilisée, preuve que la fiabilité d'un agent dépend autant de son cadre d'exécution que du modèle sous-jacent.
Ce lancement s'inscrit dans la stratégie plus large d'Agent-net, qui cherche à bâtir une économie où des agents commerciaux interagissent et se rémunèrent automatiquement entre entreprises. L'architecture de Webagent vise trois publics distincts sans jamais forcer à modifier son cœur : les entreprises qui se contentent de choisir parmi les fournisseurs disponibles, celles qui en ajoutent de nouveaux, et des partenaires qui livrent leurs propres connecteurs, chaque fournisseur devant passer une suite de tests de conformité pour être certifié. Avant tout déploiement en production, les auteurs recommandent explicitement de consulter la liste des points de durcissement encore différés.
Pas d'impact direct sur la France/UE