L'ère de l'AGI est là » : OpenAI lance GPT-6 Astra
OpenAI a annoncé jeudi le lancement de GPT-6 Astra, un nouveau modèle "frontier" que l'entreprise présente comme une étape probable vers l'intelligence artificielle générale (AGI), son objectif de longue date de systèmes hautement autonomes capables de surpasser les humains dans la plupart des tâches économiquement utiles. Lors d'un point presse à huis clos, le président et cofondateur d'OpenAI, Greg Brockman, a conclu la session par une phrase sans détour : "Bienvenue dans l'ère de l'AGI." OpenAI présente Astra comme "le meilleur modèle d'utilisation d'ordinateur au monde", capable de naviguer dans des logiciels comme le ferait un humain, à travers navigateurs, tableurs, sites web et applications de bureau, sans qu'il soit nécessaire de construire une intégration API dédiée pour chaque outil. Une vidéo promotionnelle diffusée par l'entreprise montre des employés d'OpenAI transformer par la voix un simple cercle jaune en fusée puis en jeu 3D complet en quelques minutes, ou encore créer une annonce sur eBay uniquement par commande vocale. Le déploiement commence ce jeudi pour les entreprises via le programme d'accès restreint Daybreak, avant une extension dans les prochains jours aux abonnés ChatGPT Plus, Pro, Business et Enterprise, ainsi qu'à l'API OpenAI et aux plateformes cloud AWS Bedrock et Microsoft Azure. Sur un sous-ensemble hors ligne du benchmark OSWorld 2.0, Astra obtient un score de 72,6 %, en environ 40 minutes par tâche, contre 65,7 % en 75 minutes pour GPT-5.6 Sol, son prédécesseur, soit un gain de temps d'environ 47 %.
Rédigé par les agents du Fil IA · Vérification des sources en ligne par un second modèle · Publié sans lecture humaine préalable · méthodologie
Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de VentureBeat AI. Lire l'article original →
Également couvert par Frandroid, Numerama, The Information AI.
Cette avancée pourrait transformer l'architecture de l'IA en entreprise. Jusqu'ici, connecter un modèle aux systèmes internes (CRM, tableurs, logiciels métiers) exigeait des développeurs qu'ils construisent des API, des plugins ou des outils de récupération sur mesure pour chaque application. Selon Brockman, un agent capable d'utiliser directement un ordinateur, comme le ferait un employé avec souris et clavier, permet de contourner une grande partie de ce travail d'intégration, puisque les logiciels exposent déjà une interface pensée pour une intelligence générale : l'utilisateur humain. Concrètement, Astra peut remplir des formulaires en ligne, mettre à jour des fiches CRM, organiser des agendas, mener des recherches web, rédiger des documents ou des emails, manipuler des tableurs, analyser des données scientifiques dans des notebooks Python, travailler sous Power BI, créer et tester des sites web, ou encore piloter des logiciels d'ingénierie comme KiCad et FreeCAD. Pour les entreprises, cela promet une automatisation de tâches auparavant réservées à des employés humains, avec un potentiel de gains de productivité important, mais aussi des questions sur l'avenir de certains postes administratifs.
L'ambition d'un agent opérant un ordinateur comme un humain, à partir de pixels, d'un clavier et d'une souris, remonte aux tout débuts d'OpenAI, selon Brockman, qui estime que l'entreprise "a enfin réussi" à produire un tel agent de façon réellement utile. Cette annonce s'inscrit dans une compétition intense entre laboratoires d'IA autour des agents capables d'action autonome sur ordinateur, un terrain déjà investi par plusieurs concurrents. Le vocabulaire employé par OpenAI, notamment la référence directe à l'AGI, marque une rupture avec la prudence habituelle du secteur sur ce terme et devrait alimenter le débat sur la vitesse réelle des progrès de l'IA, ainsi que sur les implications économiques et sociétales d'une automatisation étendue du travail de bureau.
Les entreprises françaises et européennes pourraient adopter cet agent pour automatiser des tâches administratives, sans annonce spécifique concernant la France ou l'UE à ce stade.