DLSS 5 : NVIDIA promet (encore) une IA générative sous contrôle
NVIDIA lance officiellement le DLSS 5 le 4 septembre, avec NBA 2K27 comme première vitrine, à condition de posséder une carte graphique RTX 5000 ou de jouer via le service cloud GeForce Now. Cette nouvelle version introduit une technologie baptisée « rendu neuronal guidé par la 3D » (3D-Guided Neural Rendering), qui va au-delà du simple upscaling pratiqué par NVIDIA depuis le lancement du Deep Learning Super Sampling en 2018. Jusqu'ici, l'IA de NVIDIA se contentait de reconstruire des données déjà présentes dans une scène pour produire des images en plus haute résolution ou générer des images intermédiaires. Avec le DLSS 5, l'entreprise fait appel à l'IA générative pour ajouter des éclairages et des détails de matériaux impossibles à calculer en temps réel avec les seules ressources matérielles actuelles, dans l'objectif affiché d'approcher un rendu proche du photoréalisme hollywoodien. Le patron de NVIDIA, Jensen Huang, avait présenté cette avancée dès le mois de mars.
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Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de Next INpact. Lire l'article original →
Cette annonce a immédiatement suscité une vague de critiques, tant chez les joueurs que dans l'industrie du jeu vidéo, qui craignent une uniformisation du rendu graphique et la dilution du travail artistique des studios au profit d'une IA jugée trop intrusive, un phénomène désormais qualifié péjorativement d'« IA slop ». Les premières démonstrations n'avaient pas rassuré : les visages de personnages retouchés par le rendu neuronal semblaient tirés d'autres jeux, laissant craindre que NVIDIA modifie la géométrie faciale sans respecter l'intention artistique des créateurs. Pour une industrie où la direction artistique est un argument de vente majeur, ce risque de perte de contrôle inquiète autant les joueurs que les studios de développement, qui redoutent de voir leurs jeux visuellement standardisés par une couche technologique tierce.
Face à cette bronca, Jensen Huang avait d'abord affirmé que les critiques avaient « complètement tort », avant de revenir sur ses propos pour dire comprendre les inquiétudes et assurer ne pas apprécier lui non plus l'IA slop. Le lancement officiel du DLSS 5 s'accompagne donc d'une communication corrective : NVIDIA insiste sur le fait que la technologie n'intervient qu'en toute fin de la chaîne de rendu graphique, en s'appuyant sur la géométrie, les textures et l'éclairage conçus par les artistes, sans jamais remplacer le pipeline du moteur de jeu. L'entreprise promet aux développeurs un contrôle total sur ce que le DLSS 5 peut modifier, notamment pour la peau, les cheveux, le feuillage ou les ombres de contact. Reste à voir si les studios adopteront massivement cette technologie et si les futures démonstrations suffiront à dissiper les doutes exprimés depuis mars.
Pas d'impact direct sur la France/UE
Le vrai sujet, c'est pas le rendu, c'est qui garde la main dessus. NVIDIA a d'abord dit que les critiques avaient tort, puis a fait marche arrière en une semaine, ça montre qu'ils savent très bien que l'IA générative sur les visages, ça peut bousiller des années de direction artistique en un patch. Sur le papier le contrôle "total" promis aux studios rassure, mais tant que je n'ai pas vu un jeu AAA shippé avec cette techno activée par défaut, je reste prudent, ce genre de garantie tient rarement au premier vrai test grandeur nature.