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Sécurité · Actu ·

☕️ OpenAI bannit les comptes ChatGPT d’une opération russe de désinformation

OpenAI a annoncé avoir supprimé plusieurs comptes ChatGPT liés à une opération d'influence attribuée à la Russie et destinée à promouvoir l'International Burke Institute (IBI), un prétendu think tank d'experts présenté comme basé en Israël. Les comptes bannis généraient des messages en anglais et en allemand, diffusés sur X, Telegram, Substack, Facebook et LinkedIn, conçus pour effacer les indices linguistiques susceptibles de trahir leur origine russe. Pour contourner le blocage géographique qu'OpenAI applique à la Russie, les opérateurs passaient par des VPN. Le site de l'IBI, enregistré en février 2025, publie des articles qui ne sont pas rédigés par ChatGPT mais souvent recopiés depuis de véritables travaux universitaires, parfois avec de fausses attributions d'auteurs : sur 36 articles associés à des experts publiés entre septembre 2025 et mai 2026, OpenAI en dénombre 34 copiés d'ailleurs. Le site revendique la participation de figures reconnues comme Noam Chomsky et Francis Fukuyama, et met en avant un « indice de souveraineté » qui fait l'éloge de la Russie tout en dénigrant les pays occidentaux, la France étant décrite, après les deux mandats d'Emmanuel Macron, comme « un coffre-fort ouvert et vendu par morceaux ».

2 min de lecturePertinence 60
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Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de Next INpact. Lire l'article original →

Cette affaire illustre la manière dont l'intelligence artificielle générative s'intègre désormais dans des dispositifs de désinformation étatique, même lorsque son rôle reste limité en apparence. OpenAI qualifie l'opération de première tentative russe d'une telle ampleur qu'elle est parvenue à déjouer, ce qui souligne la sophistication croissante de ces campagnes et la difficulté à les détecter, en particulier quand l'IA sert surtout à maquiller l'origine des contenus plutôt qu'à les produire en masse. Pour les plateformes, les chercheurs en désinformation et les autorités européennes, cela confirme la nécessité de surveiller non seulement le volume de contenu généré par IA, mais aussi l'infrastructure narrative construite autour, ici un faux institut doté d'une façade académique crédible.

Dans les faits, l'impact mesuré reste modeste : les publications ont généré peu de vues et les comptes affiliés à l'IBI comptaient peu d'abonnés, à l'exception de plusieurs chaînes Telegram rassemblant chacune entre 10 000 et 20 000 abonnés. Cette découverte s'inscrit dans une série d'actions similaires d'OpenAI, qui avait déjà banni des comptes chinois utilisés pour surveiller les réseaux sociaux, et publié un plan d'action contre la désinformation politique. Elle relance le débat sur la responsabilité des fournisseurs de modèles d'IA face à des opérations d'influence géopolitique, la Russie étant régulièrement citée dans le contexte de sa guerre en Ukraine et de ses tensions avec l'Union européenne et l'Allemagne.

Impact France / UEChamp produit par Le Fil IA

L'opération ciblait notamment la France, décrite dans les contenus de propagande comme affaiblie après les mandats d'Emmanuel Macron, relançant le débat européen sur la responsabilité des fournisseurs d'IA face aux ingérences étrangères.

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