Universitas Gadjah Mada, Indosat et NVIDIA ouvrent le premier centre IA universitaire d'Indonésie
Le ministère indonésien de la Communication et du Numérique (Komdigi), l'opérateur télécom Indosat Ooredoo Hutchison (IOH), NVIDIA et l'université Gadjah Mada (UGM) ont inauguré cette semaine à Yogyakarta le UGM Indosat NVIDIA AI Technology Center (NVAITC), premier centre technologique d'intelligence artificielle installé au sein d'une université indonésienne. L'initiative s'inscrit dans le programme national Indonesia AI Center of Excellence et repose sur GPU Merdeka, la plateforme souveraine de calcul GPU-as-a-service d'Indosat, combinée à la pile logicielle complète de NVIDIA, incluant ses modèles ouverts Nemotron. Le centre donne aux chercheurs et étudiants de l'UGM accès à du calcul accéléré de niveau professionnel, à des modèles pré-entraînés, à des frameworks de développement et à un accompagnement technique, tout en les reliant à un écosystème mondial d'experts. Trois projets pilotes ont été présentés, dans les domaines de la santé, de l'agriculture et de la prévention des catastrophes naturelles. Le premier, mené par la Dr Dian Kesumapramudya Nurputra de la faculté de médecine de l'UGM, développe eNose-TB, une technologie de dépistage par intelligence artificielle qui analyse des échantillons de souffle pour détecter la tuberculose, maladie qui touche plus d'un million de nouveaux cas chaque année dans le pays.
Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de NVIDIA AI Blog. Lire l'article original →
Ce lancement illustre la volonté de l'Indonésie de ne plus seulement consommer des technologies d'intelligence artificielle développées ailleurs, mais d'en produire localement pour répondre à ses propres défis. La ministre Meutya Hafid a insisté sur l'objectif de "souveraineté" en matière d'IA, présentée comme un levier de croissance économique et de compétitivité nationale. Pour un pays de plus de 270 millions d'habitants, quatrième nation la plus peuplée au monde, l'accès à une puissance de calcul locale change concrètement la donne pour des chercheurs jusqu'ici freinés par le manque d'infrastructures, notamment dans des secteurs à fort enjeu sanitaire comme la détection précoce de la tuberculose, curable mais souvent mortelle faute de diagnostic dans les zones rurales.
Ce projet s'inscrit dans une stratégie plus large de NVIDIA, qui multiplie les partenariats avec des opérateurs télécoms et des gouvernements pour bâtir des infrastructures d'IA dites souveraines, à l'image de GPU Merdeka chez Indosat. Vikram Sinha, patron d'Indosat, et Marc Hamilton, vice-président de NVIDIA, ont tous deux présenté ce centre comme une passerelle entre expertise mondiale et besoins locaux, dans des domaines comme la santé, l'agriculture ou la gestion des risques climatiques. L'UGM, de son côté, entend en faire un outil de formation de talents et de recherche appliquée, dans un contexte où plusieurs pays d'Asie du Sud-Est cherchent à réduire leur dépendance aux infrastructures d'IA étrangères.
Pas d'impact direct sur la France/UE