AI Act : votre entreprise est-elle concernée ? Faites le test
Un chatbot sur un site, un logiciel qui trie des CV et une IA qui résume des réunions peuvent utiliser les mêmes modèles, mais l'AI Act ne les traite pas de la même façon. LeBigData a mis en ligne, avec une mise à jour datée du 7 août 2026, un outil de diagnostic interactif destiné aux entreprises pour évaluer leur exposition au règlement européen sur l'intelligence artificielle. Le questionnaire comprend neuf questions réparties en six blocs : le périmètre géographique du projet et son lien avec l'Union européenne, le rôle de l'organisation (simple utilisateur, fournisseur, importateur, distributeur ou fournisseur de modèle à usage général), l'usage principal de l'IA (bureautique, chatbot public, génération de contenu, recrutement, crédit, santé, biométrie, infrastructures critiques), l'impact du système sur les décisions et le profilage des personnes, la présence de fonctions jugées sensibles comme la notation sociale ou la reconnaissance biométrique en temps réel, et enfin le niveau de transparence attendu vis-à-vis des utilisateurs finaux. À l'issue du questionnaire, l'outil restitue immédiatement un niveau de risque parmi quatre catégories, interdit, élevé, limité ou soumis à transparence, accompagné d'une liste de contrôles prioritaires. Il est gratuit, ne demande ni compte ni coordonnées, mais se présente explicitement comme une orientation générale, distincte du Compliance Checker officiel publié par la Commission européenne.
Cette initiative répond à une confusion répandue chez les PME et ETI, qui pensent souvent échapper au règlement dès lors qu'elles n'entraînent pas leurs propres modèles. Le texte insiste sur ce point : une entreprise qui utilise une IA générative pour reformuler un email interne n'a pas les mêmes obligations que celle qui s'en sert pour filtrer des candidatures ou évaluer des salariés, où elle endosse alors le rôle de « déployeur » au sens de l'AI Act, avec des exigences de documentation, de transparence et de supervision humaine. Pour les directions juridiques et responsables conformité, ce diagnostic offre un premier repérage rapide avant d'engager des audits plus lourds, alors que le calendrier d'application du règlement, entré en vigueur par paliers depuis 2024, continue de monter en puissance.
L'AI Act structure sa régulation autour de quatre niveaux de risque définis non pas par la technologie employée, mais par sa finalité, les personnes concernées et le pouvoir de décision réellement délégué au système. Cette logique par les usages complique l'inventaire des outils d'IA en entreprise : un même modèle de langage peut relever de règles très différentes selon qu'il sert au recrutement, à la santé, à la notation de crédit, à la sécurité d'infrastructures critiques ou à une simple assistance rédactionnelle. LeBigData complète ce diagnostic par un guide de mise en conformité, une présentation des sanctions encourues en cas de manquement et une analyse des effets du règlement sur les données B2B, signe que la conformité à l'AI Act restera un sujet suivi de près par la presse spécialisée dans les mois à venir.
Cet outil de diagnostic aide les PME et ETI françaises et européennes à identifier rapidement leurs obligations sous l'AI Act avant d'engager des audits de conformité plus lourds.
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