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Stanford et l'Arc Institute utilisent l'IA pour créer des virus qui tuent des bactéries en laboratoire

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Des chercheurs de l'université Stanford et de l'Arc Institute, deux institutions basées en Californie, ont utilisé l'intelligence artificielle pour concevoir des virus entièrement nouveaux, capables de tuer des bactéries lors de tests menés en laboratoire. Selon un rapport publié par MIT Technology Review, il s'agit de la première conception générative de génomes complets réalisée par une IA. Ces virus sont des bactériophages, des organismes qui infectent spécifiquement des bactéries sans s'attaquer aux cellules humaines. L'équipe a généré ces génomes de A à Z grâce à des modèles d'IA, avant de les synthétiser et de vérifier en conditions réelles que les virus obtenus fonctionnaient bien comme prévu, en éliminant leurs bactéries cibles.

Cette avancée est significative parce qu'elle démontre que l'IA peut désormais produire des organismes fonctionnels complets, et non plus seulement prédire des structures moléculaires isolées comme une protéine. Les bactériophages conçus sur mesure suscitent un intérêt croissant en médecine, notamment pour lutter contre les bactéries résistantes aux antibiotiques, un problème de santé publique majeur. Mais la capacité à générer des virus fonctionnels par IA soulève aussi des questions de biosécurité, puisque les mêmes outils pourraient théoriquement être détournés pour concevoir des agents pathogènes dangereux.

Ce résultat s'inscrit dans une vague plus large d'applications de l'IA à la biologie, après les percées de modèles comme AlphaFold dans la prédiction de structures protéiques. L'Arc Institute, organisation de recherche à but non lucratif fondée pour accélérer la biologie fondamentale, développe activement des modèles génératifs appliqués au vivant. Les chercheurs présentent ce travail comme une étape précoce vers la conception de formes de vie entières par IA, ouvrant la voie à des usages thérapeutiques tout en appelant à un encadrement prudent de ces technologies émergentes.

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Un transistor ordinaire, du type qui équipe tous les processeurs modernes, pourrait se comporter à la fois comme un neurone artificiel et comme une synapse, ouvrant la voie à une informatique radicalement plus économe en énergie. Cette découverte, faite accidentellement l'année dernière par des chercheurs travaillant sur des circuits CMOS standards, remet en question des années d'hypothèses sur ce qu'il faudrait inventer pour rapprocher l'électronique du fonctionnement du cerveau humain. Le composant en question est un transistor MOSFET classique, et pas même un exemplaire de haute qualité : la clé réside dans l'utilisation de son terminal dit "bulk", une connexion à la masse du silicium qui est habituellement ignorée dans la conception des circuits numériques. L'enjeu énergétique est colossal. Chaque GPU utilisé dans les centres de données d'IA consomme jusqu'à 1 000 watts, autant qu'un lave-vaisselle ou une cuisinière, mais en fonctionnement continu, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Par comparaison, un smartphone récent consomme moins d'un watt. À l'échelle des milliers de GPU qui composent un datacenter, la facture électrique et l'empreinte carbone deviennent considérables. Le cerveau humain, lui, accomplit des tâches cognitives comparables avec une efficacité environ un million de fois supérieure à celle des systèmes d'IA actuels, car ses neurones biologiques intègrent des comportements de calcul d'une complexité que les transistors peinent à imiter sans multiplier les composants. C'est précisément ce fossé qui a donné naissance au champ de l'ingénierie neuromorphique, dont l'ambition est de construire des circuits électroniques qui se comportent comme des neurones et des synapses. Deux grandes approches ont jusqu'ici montré leurs limites : les dispositifs expérimentaux, trop peu fiables pour être intégrés dans des systèmes à grande échelle, et les architectures CMOS qui simulent un seul neurone en interconnectant des dizaines de transistors et de condensateurs, rendant la montée en puissance difficile face aux GPU actuels. La découverte accidentelle d'un neurone et d'une synapse fonctionnels, chacun réalisé par un unique transistor standard, contourne ces deux obstacles d'un coup. Si elle se confirme à l'échelle, cette approche pourrait permettre de construire des puces neuromorphiques denses et fiables, capables de concurrencer les GPU sur certaines tâches d'IA tout en consommant une fraction de leur énergie, transformant en profondeur l'infrastructure invisible qui alimente chaque requête, chaque recommandation, chaque prédiction du quotidien numérique.

UESi confirmée à grande échelle, cette avancée pourrait indirectement réduire la consommation énergétique des datacenters IA en Europe, un enjeu croissant dans le cadre de l'AI Act et des objectifs climatiques de l'UE.

💬 L'écart d'efficacité énergétique entre nos GPU et le cerveau humain, on le connaissait, on le citait, mais on s'y était un peu résignés en attendant des composants exotiques introuvables. Un transistor MOSFET standard, via son terminal bulk habituellement ignoré, se comporterait à la fois comme neurone et comme synapse, ce qui suffirait à rendre les puces neuromorphiques denses et fiables sans rien inventer de nouveau. Faut que ça tienne à l'échelle, mais si c'est le cas, ça change complètement où chercher.

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Meta lance Autodata : un framework à base d'agents qui transforme les modèles IA en data scientists autonomes pour créer des données d'entraînement de haute qualité
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Meta lance Autodata : un framework à base d'agents qui transforme les modèles IA en data scientists autonomes pour créer des données d'entraînement de haute qualité

L'équipe RAM (Reasoning, Alignment and Memory) de Meta AI a présenté Autodata, un cadre de génération de données d'entraînement reposant sur des agents IA autonomes. Plutôt que de produire des données synthétiques en une seule passe, Autodata confie à un agent le rôle d'un data scientist humain : il crée des exemples, les analyse, en évalue la qualité, puis affine sa méthode de génération en boucle fermée. La première implémentation concrète du système, baptisée Agentic Self-Instruct, s'appuie sur un LLM orchestrateur qui coordonne quatre sous-agents spécialisés : un Challenger LLM qui génère des exemples d'entraînement, un Weak Solver (modèle plus faible censé échouer sur ces exemples), un Strong Solver (modèle plus capable censé réussir), et un Evaluator qui valide la pertinence et la difficulté des exemples produits. Testée sur des problèmes de raisonnement scientifique complexe, cette approche surpasse significativement les méthodes classiques de génération de données synthétiques comme Self-Instruct ou ses variantes Chain-of-Thought. L'enjeu est de taille : la qualité des données d'entraînement a toujours été un goulot d'étranglement dans le développement des grands modèles de langage, autant que la puissance de calcul. Autodata ouvre une voie pour convertir du calcul d'inférence supplémentaire en données de meilleure qualité, plus on alloue de ressources à l'agent, plus les données produites sont pertinentes. Pour les équipes qui développent des modèles IA, c'est une rupture méthodologique : il devient possible de piloter et d'améliorer la qualité des données en cours de génération, et non plus seulement de filtrer ou corriger après coup. Cela réduit également la dépendance à l'annotation humaine, coûteuse et difficile à scaler, tout en maintenant un contrôle itératif sur la distribution et la difficulté des exemples générés. Jusqu'ici, la génération de données synthétiques suivait des pipelines largement statiques : on promptait un LLM avec des exemples zéro-shot ou few-shot, parfois en s'appuyant sur des documents source pour limiter les hallucinations. Les méthodes dites "Self-Challenging" avaient commencé à introduire une dynamique agent-outil, mais sans boucle de feedback réelle sur la qualité globale du jeu de données. Autodata représente l'étape suivante en intégrant cette rétroaction directement dans le processus de création. Meta s'inscrit ici dans une tendance plus large du secteur : utiliser des agents IA pour automatiser des tâches d'ingénierie complexes, y compris la construction des données qui servent à entraîner ces mêmes agents. La publication est portée par l'équipe RAM de Meta AI Research, ce qui signale une ambition de long terme autour de l'autonomie des systèmes d'apprentissage.

UELes laboratoires européens développant des LLMs pourraient indirectement bénéficier de cette méthodologie open research pour réduire leur dépendance à l'annotation humaine coûteuse.

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L'Institut britannique de sécurité de l'IA constate que les benchmarks standards sous-estiment les capacités réelles des agents IA
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L'Institut britannique de sécurité de l'IA constate que les benchmarks standards sous-estiment les capacités réelles des agents IA

Le UK AI Security Institute (AISI) a publié une étude portant sur sept benchmarks utilisés pour évaluer les capacités des agents d'intelligence artificielle, révélant que ces tests sous-estiment systématiquement leurs performances réelles. La cause identifiée est simple: les protocoles d'évaluation standards imposent un budget de calcul (mesuré en tokens) trop restreint aux modèles testés. En multipliant ce budget par dix sur des tâches d'ingénierie logicielle, les chercheurs de l'AISI ont observé une hausse d'environ 25 points de pourcentage du taux de réussite. Les modèles les plus récents profitent le plus de cette marge supplémentaire, suggérant que les benchmarks actuels plafonnent artificiellement leurs scores. Selon les calculs de l'institut, une fois ce facteur pris en compte, la progression réelle des capacités des modèles de pointe serait environ 60% plus rapide que ce que les mesures précédentes laissaient penser. Cette découverte a des implications directes pour l'industrie et les décideurs qui s'appuient sur ces classements pour évaluer les risques et les capacités des systèmes d'IA. Si les benchmarks sous-estiment structurellement ce que les agents peuvent accomplir, les entreprises, régulateurs et chercheurs en sécurité qui s'en servent pour anticiper les usages potentiellement dangereux ou pour comparer les modèles entre eux travaillent avec une image faussée de la réalité. Cela concerne en particulier les tâches longues et complexes, où un agent disposant de plus de ressources de calcul peut explorer davantage de pistes, corriger ses erreurs et itérer avant de produire une réponse finale. L'AISI, agence britannique chargée d'évaluer les risques liés à l'intelligence artificielle avancée, cherche depuis sa création à établir des méthodes de test rigoureuses pour suivre l'évolution des capacités des modèles les plus puissants. Ce travail s'inscrit dans un débat plus large sur la fiabilité des benchmarks existants, régulièrement critiqués pour ne pas refléter les conditions réelles d'utilisation des agents IA, notamment lorsqu'ils opèrent en autonomie prolongée. Ces résultats pourraient pousser les organismes d'évaluation à revoir leurs protocoles de test, avec des budgets de calcul plus réalistes, afin de mieux anticiper la trajectoire réelle des progrès de l'IA et les risques associés.

UELe Royaume-Uni n'étant plus membre de l'UE, cette étude n'a pas d'impact réglementaire direct, mais ses conclusions pourraient intéresser les évaluateurs européens (dont l'UE dans le cadre de l'AI Act) qui s'appuient sur des benchmarks similaires pour jauger les risques des agents IA.

💬 Ce qui me frappe, c'est que le problème n'est pas dans les modèles, il est dans la règle du jeu : donne dix fois plus de budget de calcul à un agent sur une tâche de code, et son taux de réussite grimpe de 25 points. Du coup toute la courbe de progrès qu'on croyait suivre était fausse, l'AISI parle de 60% de progression en plus que ce qu'on mesurait. Ça change la donne pour les régulateurs : si les benchmarks sous-estiment structurellement ce que les agents savent déjà faire, on pilote les risques de l'IA avec un compteur qui retarde.

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DriVerse : un modèle de monde pour la simulation de conduite via des instructions multimodales et l'alignement de trajectoire
4arXiv cs.RO 

DriVerse : un modèle de monde pour la simulation de conduite via des instructions multimodales et l'alignement de trajectoire

Des chercheurs ont présenté DriVerse, un modèle génératif capable de simuler des scènes de conduite réalistes à partir d'une seule image et d'une trajectoire future. Évalué sur deux jeux de données de référence dans le domaine, nuScenes et Waymo, DriVerse surpasse les modèles spécialisés existants sur les tâches de génération vidéo prospective, et ce avec un entraînement minimal et sans données supplémentaires. Le système prend en entrée une trajectoire 3D et la convertit selon deux représentations complémentaires : d'une part, en séquence de tokens textuels grâce à un vocabulaire de tendances prédéfini, permettant une intégration fluide avec les modèles génératifs de base ; d'autre part, en prior de mouvement spatial 2D pour mieux contrôler les éléments statiques de la scène. Un module léger d'alignement du mouvement complète l'architecture en renforçant la cohérence temporelle des objets dynamiques, piétons, véhicules, sur des séquences longues. Ce travail répond à une limite majeure des simulateurs de conduite autonome actuels : l'écart entre les signaux de contrôle fournis au modèle et ses représentations internes. Les approches précédentes injectaient directement des trajectoires brutes ou des commandes discrètes dans le pipeline de génération, ce qui produisait des vidéos peu fidèles, insuffisantes pour évaluer rigoureusement des algorithmes de conduite réelle. DriVerse comble ce fossé en rendant la trajectoire compréhensible au modèle génératif sous forme textuelle et spatiale simultanément, ce qui améliore sensiblement la qualité et la précision des scènes simulées. La simulation réaliste de scènes de conduite est un enjeu central pour accélérer le développement de la conduite autonome, car elle permet de tester des algorithmes dans des conditions variées sans recourir à des kilomètres de captation réelle, coûteuse et dangereuse. Les approches concurrentes, dont certaines issues de grands laboratoires, peinent à concilier fidélité vidéo et contrôle fin de la trajectoire. En publiant son code et ses modèles en accès libre, l'équipe derrière DriVerse ouvre la voie à une adoption large par la communauté de recherche, potentiellement accélérant les cycles d'itération pour des acteurs comme Waymo, Mobileye ou les constructeurs automobiles engagés dans la course à l'autonomie de niveau 4.

UELes laboratoires académiques et constructeurs européens spécialisés en conduite autonome (Renault, Stellantis, Valeo) peuvent intégrer ce modèle open-source pour réduire leur dépendance aux coûteuses collectes de données réelles.

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