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LLMsAI News · 2 min de lecture

L'IA chinoise accélère la course aux modèles à bas coût, portée par Alibaba et DeepSeek

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Alibaba a lancé Qwen3.8-Max, son plus grand modèle d'IA à ce jour, doté de 2,4 billions de paramètres et d'une architecture mixture-of-experts qui n'active qu'une partie du réseau par requête, soit environ 95 milliards de paramètres actifs. Le modèle traite texte, images et vidéo, gère jusqu'à un million de tokens de contexte, et a mené à bien un projet d'ingénierie logicielle sur 16 jours selon Alibaba. Il se positionne près de Kimi K3, lancé en juillet par Moonshot AI (2,8 billions de paramètres au total, environ 104 milliards actifs), mais coûte moins cher : 2 dollars par million de tokens en entrée et 6 dollars en sortie, contre 3 et 15 dollars pour Kimi K3. Dans le même temps, DeepSeek a dévoilé V4-Flash, un modèle plus modeste (284 milliards de paramètres au total, 13 milliards actifs selon Artificial Analysis) mais bien plus abordable, à 0,14 dollar par million de tokens en entrée et 0,28 dollar en sortie, avec un tarif de cache pouvant descendre à 0,003 dollar par million de tokens.

Cette bataille sur les prix illustre un basculement stratégique dans la course chinoise à l'IA, où la performance brute compte désormais moins que le coût réel d'exécution. Sur le benchmark d'Artificial Analysis, V4-Flash revient en moyenne à trois cents par test, contre 86 cents pour Kimi K3, 1,86 dollar pour GPT-5.6 Sol d'OpenAI et 3,15 dollars pour Claude Fable 5 d'Anthropic, un écart qui pourrait redéfinir les arbitrages des entreprises qui déploient ces modèles à grande échelle. Qwen3.8-Max s'est aussi hissé en tête des modèles textuels chinois sur la plateforme comparative Arena.AI, tout en restant derrière plusieurs modèles d'Anthropic au classement général, et se classe deuxième pour l'analyse d'images, derrière une variante de Claude Fable 5.

Ces annonces s'inscrivent dans une compétition plus large entre Alibaba, DeepSeek, Moonshot AI, OpenAI et Anthropic, où l'architecture sparse et le nombre de paramètres actifs deviennent des leviers de compétitivité aussi importants que la taille totale du modèle. Artificial Analysis souligne toutefois que le prix par token ne raconte qu'une partie de l'histoire : sur son benchmark AA-Briefcase pour les tâches agentiques, Kimi K3 revient en moyenne à 10,57 dollars par tâche, avec environ 120 000 tokens générés et 83 échanges en moyenne, preuve que le volume de sortie et le nombre d'appels au modèle peuvent faire grimper la facture bien au-delà du tarif affiché. La suite dépendra de la capacité de chaque acteur à optimiser simultanément coût, rapidité et efficacité réelle sur des tâches complexes.

Impact France/UE

Les entreprises europeennes utilisant ces modeles via API pourraient beneficier de la baisse des couts d'exploitation, sans qu'aucune entite francaise ou europeenne ne soit directement impliquee.

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DeepSeek : dernière avancée en IA et la course aux modèles du monde
1MIT Technology Review 

DeepSeek : dernière avancée en IA et la course aux modèles du monde

La firme chinoise DeepSeek a publié vendredi un aperçu de son nouveau modèle phare, V4, suscitant immédiatement l'attention de l'industrie. Cette version se distingue par sa capacité à traiter des contextes bien plus longs que la génération précédente, grâce à une architecture repensée pour gérer de grands volumes de texte avec une meilleure efficacité. Malgré son statut open source, ses performances se mesurent à celles des modèles propriétaires d'Anthropic, d'OpenAI et de Google. Point stratégique notable : V4 est la première release de DeepSeek optimisée pour les puces Ascend de Huawei, signalant un test grandeur nature de la capacité de la Chine à réduire sa dépendance aux GPU Nvidia. Dans le même temps, Google a annoncé un investissement pouvant atteindre 40 milliards de dollars dans Anthropic, dans une opération valorisant la startup à 350 milliards de dollars, signe que la course au calcul et aux modèles de pointe s'accélère des deux côtés du Pacifique. Ces annonces s'inscrivent dans une semaine marquée par des enjeux géopolitiques et industriels majeurs. La Chine a bloqué le projet de rachat par Meta du studio d'IA Manus pour 2 milliards de dollars, invoquant des raisons de sécurité nationale et qualifiant l'opération de tentative "conspiratrice" de vider la base technologique chinoise. Washington réplique en maintenant ses contrôles à l'exportation sur les puces avancées, tandis que le président Trump a licencié l'ensemble du National Science Board, suscitant des craintes sur l'interférence politique dans la recherche fondamentale américaine. Sur le plan économique, la pression sur les capacités de calcul commence à peser sur des secteurs entiers : emplois, prix de l'électricité et marchés de composants sont tous affectés par l'explosion de la demande en infrastructure IA. En parallèle, un autre front s'ouvre dans la recherche fondamentale : celui des "world models", ces systèmes capables de modéliser le monde physique plutôt que le seul domaine textuel. Des figures comme la professeure de Stanford Fei-Fei Li et Yann LeCun, fondateur d'AMI Labs, défendent l'idée que ces modèles sont indispensables pour dépasser les limites connues des grands modèles de langage et permettre de véritables avancées en robotique. Composer un roman ou générer du code reste infiniment plus simple pour une machine que de plier du linge ou naviguer dans une rue bondée ; les world models ambitionnent de combler cet écart. Ce sujet figure en tête de la liste des dix technologies prioritaires établie par le MIT Technology Review, signe que l'industrie considère désormais cette direction comme l'un des prochains fronts décisifs de l'intelligence artificielle.

UEL'optimisation de DeepSeek V4 sur les puces Huawei Ascend offre aux entreprises européennes une alternative open source aux modèles propriétaires américains, tandis que l'escalade de la guerre technologique sino-américaine sur les puces et les contrôles à l'exportation contraint l'Europe à clarifier son positionnement stratégique dans la course mondiale à l'IA.

LLMsActu
1 source
L'IA à base d'agents pousse les prix à la hausse, Deepseek sort un modèle compétitif pour presque rien
2The Decoder 

L'IA à base d'agents pousse les prix à la hausse, Deepseek sort un modèle compétitif pour presque rien

Le laboratoire chinois Deepseek a lancé deux nouveaux modèles, V4-Pro et V4-Flash, dotés d'une architecture pouvant atteindre 1 600 milliards de paramètres et d'une fenêtre de contexte d'un million de tokens. La sortie s'accompagne d'un article technique détaillant les choix d'entraînement, les techniques de distillation et le matériel utilisé. Les tarifs annoncés se situent très nettement en dessous de ceux pratiqués par OpenAI, Google et Anthropic, confirmant la stratégie agressive de Deepseek sur le marché des API. Cette annonce intervient dans un contexte où les grands acteurs occidentaux font l'inverse : face à l'explosion des usages agentiques, OpenAI et Anthropic ont récemment revu leurs prix à la hausse et imposé des plafonds de consommation sur certains modèles. Deepseek propose une alternative performante à une fraction du coût, ce qui représente une pression directe sur les marges et les modèles économiques des leaders du secteur. Pour les développeurs et les entreprises qui cherchent à déployer des agents autonomes à grande échelle, l'équation coût-performance devient difficile à ignorer. Deepseek s'est imposé depuis début 2025 comme l'un des acteurs les plus disruptifs du marché mondial des LLM, en montrant qu'il est possible d'obtenir des résultats compétitifs avec des budgets d'entraînement bien inférieurs à ceux de ses concurrents américains. La publication du papier technique accompagnant V4-Pro et V4-Flash s'inscrit dans cette logique de transparence qui renforce la crédibilité du laboratoire et alimente le débat sur l'avantage réel des géants du cloud face à une concurrence ouverte et low-cost.

UELes développeurs et entreprises européens déployant des agents autonomes peuvent réduire significativement leurs coûts d'API en adoptant DeepSeek V4-Pro/V4-Flash, remettant en question l'équation coût-performance avec leurs fournisseurs actuels.

LLMsOpinion
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Le modèle ouvert K3 de Kimi se rapproche de GPT-5.6 Sol et Fable 5, marquant la fin de l'IA chinoise à bas coût
3The Decoder 

Le modèle ouvert K3 de Kimi se rapproche de GPT-5.6 Sol et Fable 5, marquant la fin de l'IA chinoise à bas coût

Kimi a annoncé le lancement de K3, un nouveau modèle multimodal à poids ouverts doté de 2,8 billions de paramètres et d'une fenêtre de contexte d'un million de tokens. Selon les benchmarks internes publiés par l'entreprise, K3 talonne de très près Claude Fable 5 et GPT-5.6 Sol, tout en dépassant nettement Opus 4.8 et GLM 5.2, avec des écarts parfois considérables sur certains tests. Les poids complets du modèle doivent être rendus publics d'ici le 27 juillet. Autre changement notable : la tarification de K3 est sensiblement plus élevée que celle de son prédécesseur. Cette hausse de prix marque un tournant pour l'écosystème chinois de l'IA, longtemps caractérisé par des modèles ouverts proposés à des coûts très inférieurs à ceux de leurs concurrents américains. Si K3 confirme ses performances une fois les poids disponibles pour la communauté, il rapprocherait encore l'offre open source chinoise du niveau des meilleurs modèles propriétaires, tout en réduisant l'écart de prix qui faisait jusqu'ici l'attractivité de ces alternatives pour les développeurs et les entreprises soucieux de maîtriser leurs coûts d'inférence. Le lancement s'inscrit dans une compétition de plus en plus serrée entre laboratoires chinois et occidentaux sur les modèles à très grande échelle et à contexte étendu, un terrain où Kimi, DeepSeek, Zhipu ou Alibaba multiplient les annonces depuis plusieurs mois. La publication des poids complets fin juillet permettra à la communauté de vérifier de façon indépendante ces résultats, dans un contexte où la fiabilité des benchmarks maison des éditeurs de modèles fait régulièrement débat.

UELes entreprises et développeurs européens qui misaient sur les modèles chinois ouverts pour maîtriser leurs coûts d'inférence pourraient voir cet avantage tarifaire se réduire.

💬 Ce qui compte dans K3, c'est pas les benchmarks, c'est le prix qui grimpe. Depuis deux ans, l'IA chinoise ouverte gagnait sur le coût, pas sur la perf pure, et c'est ça qui faisait tourner pas mal de boîtes en Europe qui regardaient leur facture d'inférence. Si Kimi aligne ses tarifs sur l'occidental, la fin de l'IA chinoise à bas coût referme une fenêtre qu'on croyait durable, et reste à voir si les poids publiés le 27 juillet confirment les chiffres maison, parce qu'un benchmark interne, ça reste un devoir noté par l'élève lui-même.

LLMsActu
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IA : Avec un modèle moins coûteux et « résistant à la censure », Mira Murati rivalise avec les modèles chinois
4La Tribune 

IA : Avec un modèle moins coûteux et « résistant à la censure », Mira Murati rivalise avec les modèles chinois

Il ne s'agit ni de rattraper OpenAI ni de dépasser les modèles chinois sur la performance brute : Thinking Machines Lab, la start-up cofondée par Mira Murati, ancienne directrice technique d'OpenAI, a présenté Inkling, un modèle qu'elle reconnaît elle-même ne pas être le plus performant du marché. Sa promesse repose ailleurs, sur trois atouts assumés : un coût d'exploitation nettement mieux maîtrisé que ceux d'OpenAI ou d'Anthropic, une capacité de personnalisation poussée pour les entreprises clientes, et une résistance revendiquée à la censure. Cette approche tranche avec la stratégie de la plupart des laboratoires occidentaux, qui misent sur des modèles toujours plus puissants et plus chers à faire tourner. Ce positionnement vise directement le terrain où les modèles chinois, à l'image de DeepSeek ou Qwen, ont gagné du terrain ces derniers mois : celui des entreprises qui cherchent des solutions d'IA générative à prix contenu, sans exiger la performance de pointe. En proposant une alternative occidentale sur ce même segment économique, Thinking Machines Lab espère capter une clientèle professionnelle sensible aux coûts de licence et d'inférence, tout en offrant des garanties de personnalisation et de transparence que les modèles chinois n'apportent pas toujours, notamment sur les questions de modération des contenus. Cette stratégie s'inscrit dans un marché de l'IA générative de plus en plus segmenté, où la course au modèle le plus puissant coexiste désormais avec une bataille sur les prix et l'adaptabilité. Fondée par Mira Murati après son départ d'OpenAI, Thinking Machines Lab cherche à se différencier de ses anciens employeurs en misant sur un modèle économique distinct plutôt que sur une surenchère technologique. Reste à voir si Inkling parviendra à convaincre les entreprises face à la concurrence, à la fois occidentale et chinoise, sur un marché où les positionnements se multiplient rapidement.

💬 Bon, Inkling n'est pas le modèle le plus puissant, et Mira Murati l'assume complètement. C'est peut-être ça le vrai signal : la course à la perf brute n'est plus le seul jeu en ville, et un acteur occidental qui accepte de perdre ce match pour gagner celui du prix, ça change la donne face à DeepSeek et Qwen. Reste à voir si les entreprises suivent, parce que sur le papier c'est malin, mais le marché du "moins cher et personnalisable" est déjà en train de se remplir vite.

LLMsOpinion
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