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BusinessAI News · 2 min de lecture

Alibaba teste un nouveau modèle économique pour Qwen, son IA open source

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Alibaba prépare un nouveau modèle économique pour son prochain modèle d'IA à poids ouverts Qwen, rapporte Reuters citant deux sources proches du dossier. Les grandes entreprises qui exploitent ce modèle pour proposer un service commercial devront désormais conclure un accord de partage de revenus avec le groupe chinois, dont le taux n'est pas encore fixé. Jusqu'ici, Alibaba facturait l'accès aux modèles hébergés sur son cloud, mais laissait les entreprises déployer gratuitement ses modèles open source dans leurs propres serveurs. Les modèles Qwen3 actuels restent sous licence Apache 2.0, qui autorise usage commercial, modification et redistribution. Ce virage rappelle la licence adoptée par Moonshot pour Kimi K3, lancé le mois dernier : les entreprises dont les revenus cumulés dépassent 20 millions de dollars sur douze mois doivent signer un accord séparé, pouvant représenter jusqu'à 30% de partage de revenus selon des sources proches de Moonshot. Chinasoft International et DigitalOcean ont confirmé de tels accords commerciaux avec Moonshot.

Cette évolution marque une inflexion pour l'IA open source chinoise, longtemps opposée à l'approche fermée d'OpenAI, Anthropic et Google, qui commercialisent leurs modèles phares via des services hébergés propriétaires. En fixant des seuils de revenus déclenchant des accords payants, Alibaba et Moonshot cherchent à monétiser l'usage massif de leurs modèles par les fournisseurs cloud et d'infrastructure, sans renoncer à la gratuité pour les petits développeurs. Pour des acteurs comme DigitalOcean, qui propose Kimi K3 à ses clients, cela implique des coûts supplémentaires au-delà de certains seuils d'usage. Ce glissement souligne aussi la différence entre modèles "à poids ouverts" et véritablement "open source" : la définition de l'Open Source Initiative exige un accès libre sans autorisation préalable, condition que ces nouvelles licences commerciales ne remplissent plus entièrement.

Cette stratégie tient aussi à l'ampleur des ressources nécessaires pour exploiter ces modèles à grande échelle : Kimi K3 compte 2 800 milliards de paramètres au total, dont 104 milliards activés grâce à une architecture de mélange d'experts (896 experts, 16 sélectionnés par token), ce qui exige une infrastructure de calcul considérable même lorsque les poids sont téléchargeables gratuitement. Alibaba et Moonshot cherchent ainsi de nouvelles sources de revenus auprès des acteurs qui monétisent leurs modèles, à travers une approche que le PDG de DigitalOcean, Paddy Srinivasan, qualifie de "freemium" : accès initial peu coûteux, puis facturation pour l'usage à grande échelle, le support technique ou l'accès anticipé aux futures versions. Reste à voir si d'autres développeurs chinois emboîteront le pas et comment les entreprises occidentales, déjà confrontées à des coûts d'infrastructure croissants, réagiront à ces nouvelles conditions.

Impact France/UE

Les entreprises europeennes deployant Qwen ou Kimi K3 a grande echelle pour des services commerciaux devront potentiellement signer des accords de partage de revenus, augmentant leurs couts d'infrastructure IA.

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Microsoft a lancé mercredi trois nouveaux modèles d'intelligence artificielle développés entièrement en interne : MAI-Transcribe-1, un système de transcription vocale, MAI-Voice-1, un moteur de synthèse vocale, et MAI-Image-2, un générateur d'images amélioré. Disponibles immédiatement via Microsoft Foundry et un nouveau MAI Playground, ces modèles positionnent le géant du logiciel, valorisé 3 000 milliards de dollars, en concurrent direct d'OpenAI, Google et ElevenLabs sur le terrain du développement de modèles fondamentaux, et plus seulement sur leur distribution. MAI-Transcribe-1 affiche un taux d'erreur moyen de 3,8 % sur le benchmark FLEURS dans les 25 langues les plus utilisées dans les produits Microsoft, surpassant Whisper-large-v3 d'OpenAI sur l'ensemble de ces langues, et Gemini Flash de Google sur 22 d'entre elles. Le modèle traite les fichiers MP3, WAV et FLAC jusqu'à 200 Mo, avec une vitesse de transcription 2,5 fois supérieure à l'offre Azure actuelle, tout en consommant deux fois moins de GPU que la concurrence selon Microsoft. MAI-Voice-1 génère 60 secondes d'audio naturel en une seconde, à 22 dollars par million de caractères. MAI-Image-2, classé dans le top 3 sur Arena.ai, est déployé dans Bing et PowerPoint à 33 dollars par million de tokens image, et compte déjà WPP, le plus grand groupe publicitaire mondial, parmi ses premiers clients entreprise. Ces trois modèles constituent la première réponse concrète de Microsoft à une pression considérable des investisseurs : l'action vient de clôturer son pire trimestre depuis la crise financière de 2008, alors que des centaines de milliards de dépenses en infrastructure IA tardent à se traduire en revenus. En développant ses propres modèles, Microsoft réduit son coût de revient en remplaçant progressivement les modèles tiers, à commencer par une intégration de MAI-Transcribe-1 dans Copilot Voice et Microsoft Teams. La stratégie d'« autosuffisance en IA », formulée par Mustafa Suleyman, patron de Microsoft AI, vise à transformer l'entreprise d'un distributeur de technologie externe en producteur de modèles de pointe. Ce pivot n'aurait pas été possible sans un changement contractuel majeur survenu en octobre 2025. Le contrat originel de 2019 entre Microsoft et OpenAI interdisait explicitement à Microsoft de développer ses propres modèles d'intelligence artificielle générale en échange d'une licence sur les modèles d'OpenAI. La renégociation de cet accord a libéré Microsoft, qui a aussitôt constitué une équipe dédiée à la superintelligence, celle-là même qui vient de produire ces premiers résultats en six mois seulement. L'enjeu dépasse le seul marché de la transcription ou des images : Microsoft cherche à ne plus dépendre d'un partenaire unique pour alimenter ses produits phares, à l'heure où la compétition entre labs frontier s'intensifie et où chaque point de marge compte face à des coûts d'infrastructure colossaux.

UELes développeurs et entreprises européens peuvent accéder immédiatement à ces modèles via Microsoft Foundry, avec un impact potentiel sur les choix de fournisseurs pour la transcription vocale, la synthèse et la génération d'images dans les produits Microsoft déjà largement déployés en Europe.

💬 Ce qui me frappe dans cette news, c'est pas les benchmarks, c'est la clause contractuelle de 2019 qu'on découvre en passant : pendant six ans, Microsoft était littéralement interdit de construire ses propres modèles. Six ans à jouer le revendeur d'OpenAI. La renégociation d'octobre dernier change tout, et six mois plus tard ils sortent trois modèles qui tiennent la route. Reste à voir si c'est le début d'une vraie indépendance ou juste un argument de plus pour les actionnaires.

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Alibaba présente l'avatar "Qwen Dimples" pour unifier son écosystème d'assistants IA
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Alibaba présente l'avatar "Qwen Dimples" pour unifier son écosystème d'assistants IA

Alibaba a officiellement dévoilé le 22 avril 2026 "Qwen Dimples", un avatar numérique conçu pour incarner l'interface unifiée de son écosystème d'IA Qwen. Ce personnage virtuel sera d'abord intégré à l'application Qwen, puis progressivement déployé sur les grandes plateformes du groupe, dont Taobao, Fliggy, Amap et Alipay. Il ne s'agit pas d'un nouveau produit autonome, mais d'une couche d'identité visuelle et d'interaction destinée à fédérer l'ensemble des services IA d'Alibaba sous une même présence reconnaissable. En amont du lancement, la filiale Alibaba (China) Co., Ltd. avait déposé plusieurs marques commerciales liées à "Qwen Dimples" dès le 10 mars 2026, couvrant des domaines aussi variés que l'IA-as-a-service, les logiciels de chatbot et la robotique humanoïde. Ces demandes sont actuellement en cours d'examen. L'initiative intervient alors que l'application Qwen affiche une audience considérable : selon QuestMobile, elle comptait 166 millions d'utilisateurs actifs mensuels en mars 2026, ce qui la place au deuxième rang parmi les applications d'IA natives en Chine. Sa base d'utilisateurs a bondi d'environ 126 millions au seul premier trimestre 2026, une croissance particulièrement rapide. Toutefois, la fréquence d'utilisation mensuelle moyenne reste à 19,8 sessions par utilisateur, un chiffre inférieur à certains concurrents, ce qui suggère un enjeu d'engagement et de fidélisation que l'avatar cherche peut-être à adresser. La stratégie d'Alibaba s'inscrit dans une tendance plus large où les grandes plateformes technologiques cherchent à humaniser leurs interfaces IA pour renforcer l'attachement des utilisateurs. En dotant Qwen d'un visage et d'une personnalité cohérente sur l'ensemble de son écosystème, Alibaba suit une logique similaire à celle d'autres géants comme ByteDance ou Baidu, qui ont également misé sur des avatars et des mascottes numériques. Les dépôts de marques dans le domaine de la robotique humanoïde laissent également entrevoir des ambitions au-delà du logiciel, dans un secteur que le groupe suit de près.

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Kling AI, la filiale d'intelligence artificielle du groupe chinois Kuaishou, vient de finaliser une levée de fonds qui la valorise à environ 15 milliards de dollars. L'opération apporte près de 3 milliards de dollars de capitaux frais, dont 19 milliards de yuans (environ 2,79 milliards de dollars) injectés directement par Kuaishou. Tencent participe à hauteur de 200 millions de dollars, aux côtés de 21 autres investisseurs indépendants parmi lesquels Baidu, la branche cloud d'Alibaba, ainsi que plusieurs fonds publics et sociétés liées au cinéma et à la télévision, selon le South China Morning Post. À l'issue de l'opération, la participation de Kuaishou dans sa filiale reculera à 68 %. Lancée en juin 2024, Kling AI a dépassé 20 millions de dollars de revenus mensuels dès décembre 2025, soit un rythme annualisé de 240 millions de dollars, contre 100 millions de dollars seulement en mars de la même année. Ce seuil est atteint en à peine 19 mois d'existence, une progression que Kuaishou a rendue publique pour appuyer la valorisation retenue lors de cette levée. Cette trajectoire financière change la nature du dossier pour les investisseurs. Jusqu'ici, la génération vidéo par IA était surtout jugée sur ses prouesses techniques ; elle démontre désormais qu'elle peut générer des revenus récurrents et croissants, à un moment où de nombreux acteurs du secteur continuent d'accumuler des dépenses de calcul sans prouver une capacité équivalente à monétiser leurs produits. Kling AI revendique plus de 60 millions de créateurs touchés dans le monde depuis son lancement, une base d'utilisateurs qui, selon les investisseurs, constitue un avantage concurrentiel déterminant. L'entreprise peut en outre s'appuyer sur l'écosystème de sa maison mère : la plateforme de vidéos courtes de Kuaishou compte environ 700 millions d'utilisateurs actifs mensuels, un vivier de distribution et d'usages vidéo que peu de concurrents peuvent égaler. Cette levée s'inscrit dans un pari plus large sur l'avenir de la création de contenus assistée par IA. Kling AI cherche à se positionner comme un véritable studio de création centralisé, capable de séduire aussi bien les créateurs individuels que des secteurs disposant de budgets de production visuelle conséquents. Sa nouvelle série de modèles, baptisée 3.0, promet un meilleur contrôle narratif et davantage de cohérence dans les vidéos générées, deux limites qui freinaient jusqu'à présent l'adoption professionnelle de ces outils. La composition du tour de table, mêlant géants technologiques chinois et acteurs du divertissement, laisse entrevoir une bataille naissante pour le contrôle des futurs outils de production vidéo par IA, dans un marché où la Chine cherche à s'imposer face aux acteurs américains du secteur.

💬 20 millions de dollars de revenus mensuels en 19 mois, ça change tout : Kling AI prouve que la vidéo générée par IA peut être un vrai business, pas juste une démo qui impressionne sur Twitter. Selon Le Fil IA, le vrai actif ici c'est la distribution (700 millions d'utilisateurs Kuaishou en coulisses), pas le modèle lui-même. Reste que la bataille se joue en Chine pour l'instant, et que la 3.0 devra encore prouver qu'elle tient la comparaison avec Sora ou Veo sur la qualité, pas que sur les revenus.

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Claude Code reste dominant malgré l'intérêt croissant pour Codex et les modèles open source
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Claude Code, l'outil de programmation assistée par IA d'Anthropic, conserve une position dominante malgré une concurrence croissante et des critiques sur ses tarifs. Entre fin 2025 et les premiers mois de 2026, de nombreuses entreprises ont massivement adopté Claude Code, au détriment de GitHub Copilot de Microsoft et de l'outil concurrent Cursor. Ce basculement s'est produit alors même qu'Anthropic passait à une tarification à l'usage, entraînant une hausse sensible des coûts pour ses clients. Dans le même temps, OpenAI a considérablement renforcé Codex, son propre outil de développement assisté par IA, tandis que des modèles open source chinois ont gagné en performance de façon marquée. Cette résistance de Claude Code face à la pression tarifaire et concurrentielle illustre l'ampleur de l'avance prise par Anthropic sur le marché du codage assisté par IA, un segment devenu stratégique pour les éditeurs de modèles de langage. Pour les entreprises clientes, le choix de rester fidèles à Claude Code malgré la hausse des factures traduit une confiance dans la qualité et la fiabilité de l'outil, même si beaucoup cherchent activement des moyens de maîtriser leurs dépenses. Ce bras de fer s'inscrit dans une bataille plus large entre les grands acteurs de l'IA générative pour s'imposer comme la plateforme de référence des développeurs professionnels. La montée en puissance de Codex chez OpenAI et l'essor des modèles open source chinois, moins coûteux, pourraient à terme éroder la position d'Anthropic si l'écart de prix continue de se creuser. Le sort de ce marché dépendra désormais de la capacité de chaque fournisseur à concilier performance technique et coûts maîtrisés pour ses clients entreprises.

💬 Claude Code qui résiste malgré la hausse des prix, ça dit tout : les boîtes préfèrent payer plus pour un outil fiable plutôt que d'économiser sur un truc moins bon. Selon Le Fil IA, la vraie bataille du dev assisté par IA ne se jouera plus sur les prix mais sur la confiance accumulée, et c'est un actif qui prend du temps à construire (et à détruire). Codex qui monte, l'open source chinois qui progresse, tout ça grignote petit à petit, mais pour l'instant Anthropic a un coussin de fidélité qui vaut cher.

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