Anthropic va concevoir son propre matériel pour faire fonctionner Claude
Anthropic recrute une équipe dédiée à la conception de puces sur mesure pour faire fonctionner ses modèles Claude, a révélé l'entreprise cette semaine. Business Insider a repéré une offre d'emploi visant un ingénieur senior justifiant d'une expérience dans la production de designs de semi-conducteurs. Le site carrières d'Anthropic affiche actuellement plusieurs postes liés à ce projet, dont un poste d'ingénieur silicium et un poste de responsable de programme technique spécialisé silicium. Un porte-parole de l'entreprise a confirmé ces intentions aussi bien à Business Insider qu'à TechCrunch, sans détailler pour l'instant le calendrier ni l'ampleur des investissements prévus.
Cette annonce marque une étape importante pour Anthropic, jusqu'ici entièrement dépendante de fournisseurs externes comme Nvidia et de partenaires cloud tels qu'Amazon et Google pour la puissance de calcul nécessaire à l'entraînement et à l'exécution de ses modèles. Concevoir ses propres puces permettrait à l'entreprise de réduire ses coûts d'inférence, d'optimiser le matériel spécifiquement pour l'architecture de Claude, et de gagner en indépendance vis à vis des géants des semi-conducteurs, dans un contexte de pénurie et de forte demande mondiale en composants dédiés à l'intelligence artificielle.
Cette démarche rapproche Anthropic d'autres grands noms du secteur qui ont déjà emprunté cette voie: Google développe ses puces TPU depuis plusieurs années, Amazon mise sur ses processeurs Trainium et Inferentia, Microsoft a lancé sa puce Maia, et OpenAI travaille avec Broadcom sur ses propres accélérateurs. Face à des besoins en calcul toujours croissants et à des coûts d'infrastructure considérables, la maîtrise du matériel devient un enjeu stratégique majeur pour les entreprises d'IA générative les plus avancées.
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