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Je teste une nouvelle appli d'agents
OutilsBen's Bites · 2 min de lecture

Je teste une nouvelle appli d'agents

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Un chroniqueur spécialisé dans l'actualité de l'IA change son fusil d'épaule : après avoir adopté l'application t3 la semaine dernière comme outil "tout-en-un" pour ses abonnements IA, il lui préfère désormais bb, un nouvel agent qui permet d'utiliser depuis une seule interface des services comme Claude, ChatGPT, Pi, Cursor ou Factory. Il dit avoir installé l'application sur son téléphone en environ quatre secondes, contre une mise en route plus laborieuse pour t3. Sa particularité : bb peut s'étendre lui-même, générer un plugin ou un gestionnaire de tâches sur simple demande. L'auteur a ainsi fait construire par l'agent Prime Agent un plugin dédié à Factory. Cette architecture s'inspire du harnais Pi, minimaliste, sur lequel la société Prime Intellect a bâti son propre agent, conçu pour le code et les tâches longues.

Ce basculement traduit un changement de repères : les applications de bureau pour agents deviennent, selon lui, les nouveaux environnements de travail, reléguant des outils comme VS Code au rang d'ancien monde. Pouvoir changer librement de modèle et de harnais, GPT pour certaines tâches, Claude pour d'autres, devient un critère décisif, ce qu'aucune application fermée sur un seul fournisseur ne peut offrir. L'extensibilité élargit aussi qui peut créer des outils : l'auteur anticipe une multiplication des "builders", des non-développeurs qui utilisent l'IA pour fabriquer eux-mêmes de petits outils, listes de tâches, lecteurs de flux, veille sur les réseaux, utiles au travail comme à la vie quotidienne. Il y voit la confirmation d'une thèse qu'il défend depuis une dizaine d'années : le no-code promettait cela mais restait trop rigide, alors que l'IA rend la démarche accessible sans apprentissage formel.

Ce débat sur les logiciels extensibles s'accompagne d'une interrogation plus large, relayée sur X, sur les raisons pour lesquelles les agents IA restent cantonnés aux développeurs et aux premiers adeptes : on ne peut pas convaincre le grand public d'automatiser son travail quand il préfère, selon une formule citée, passer du temps avec ses amis sans penser à son emploi. L'auteur reste convaincu que ce réservoir de créateurs grand public va continuer de croître, porté par le bouche-à-oreille plutôt que par des formations. Le même numéro signale par ailleurs deux mouvements marquants du secteur : le rachat d'Airtable par l'italien Bending Spoons, pour un montant très inférieur à sa dernière valorisation, sa filiale IA Hyperagent étant exclue de l'opération, et le départ de Jeff Dean, chef scientifique de Google après vingt-sept ans dans l'entreprise, pour fonder avec trois collègues un nouveau laboratoire, Discovery Loop, dédié à l'automatisation de la recherche en apprentissage automatique.

Impact France/UE

Impact indirect : l'acquisition d'Airtable par l'italien Bending Spoons illustre la montee en puissance d'acteurs europeens dans les fusions-acquisitions IA, mais l'article ne mentionne aucune consequence directe pour la France ou l'UE.

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Amazon Web Services a dévoilé une série d'annonces autour de sa plateforme Bedrock et de plusieurs nouveaux services destinés à accélérer l'intégration des agents IA dans les environnements d'entreprise. Les évolutions touchent quatre domaines principaux : l'accès à la connaissance, l'automatisation des processus métier, la sécurité applicative et le développement logiciel. Bedrock AgentCore s'enrichit notamment de connecteurs vers SharePoint, Confluence, Google Drive et Amazon S3, mais aussi d'une capacité de navigation web directement intégrée au périmètre sécurisé du client. Un mécanisme d'accès aux contenus sous licence est également prévu, permettant aux fournisseurs de données de monétiser leur usage par les agents. Sur le terrain de la gouvernance, les équipes peuvent désormais analyser les erreurs récurrentes, tester différentes configurations et renforcer la protection contre les injections de prompt via Bedrock Guardrails. L'assistant métier Amazon Quick reçoit des capacités de gestion autonome de tâches, avec une vue unifiée regroupant échanges, rendez-vous et actions en attente, et s'ouvre à de nouveaux partenaires comme Adobe, Figma, Shopify, Snowflake et WhatsApp. Ces annonces marquent un changement de paradigme dans la façon dont AWS positionne l'IA en entreprise : il ne s'agit plus d'outils de question-réponse, mais d'agents capables d'agir de façon autonome sur des workflows réels. Pour les équipes de développement, AWS Continuum automatise l'identification et la correction des vulnérabilités logicielles, tandis qu'AWS Transform surveille en continu les dépôts de code pour détecter les composants vieillissants et proposer des pull requests correctives. AWS DevOps Agent élargit quant à lui son périmètre à la validation pré-production et à la génération automatique de scénarios de test. L'environnement de développement piloté par agents Kiro devient accessible sur iPhone. Ce virage vers l'automatisation concrète représente un enjeu majeur pour les directions techniques et les DSI, qui doivent désormais évaluer comment déléguer des pans entiers de leur chaîne de valeur à des systèmes autonomes. Ces évolutions s'inscrivent dans une compétition intense entre les grands fournisseurs de cloud pour capter les budgets IA des entreprises. AWS répond ainsi aux offres de Microsoft Copilot et de Google Vertex AI, qui avancent sur des territoires similaires. Le nouveau service AWS Context, qui construit automatiquement une représentation des liens entre données d'entreprise pour les rendre exploitables par les agents, illustre la volonté d'AWS de résoudre la fragmentation de l'information dans les grandes organisations, un problème structurel que ni les outils de recherche classiques ni les premiers chatbots d'entreprise n'ont su régler. La capacité à monétiser les données premium via les agents ouvre par ailleurs un nouveau marché pour les éditeurs de contenu, dont les modalités de valorisation restent encore à définir dans un cadre réglementaire et contractuel qui n'en est qu'à ses débuts.

UELes DSI français et européens opérant sur AWS peuvent dès maintenant évaluer le déploiement d'agents autonomes sur leurs workflows internes, dans un cadre de sécurité (Bedrock Guardrails, protection anti-injection) potentiellement aligné avec les exigences de l'AI Act.

💬 AWS Context est probablement l'annonce la plus sous-estimée du lot : construire automatiquement la carte des liens entre données d'entreprise, c'est ce que ni SharePoint ni Elastic n'ont réussi à faire depuis vingt ans. Le vrai enjeu ici, c'est pas les agents, c'est qui détient le graphe de connaissance de l'organisation. Azure l'avait compris avant tout le monde avec le Microsoft Graph, AWS vient de rattraper son retard, bon, presque.

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Salesforce a annoncé une refonte majeure de Slack pour en faire l'interface centrale de pilotage des agents IA en entreprise. L'éditeur américain positionne désormais sa plateforme de messagerie collaborative comme un point d'entrée unique capable de réunir conversations, données et automatisations dans un seul espace. Au coeur de cette évolution, Slackbot change de dimension : l'assistant ne se limite plus à répondre à des requêtes simples mais intervient directement dans les flux de travail, s'appuyant sur les conversations, fichiers et historiques disponibles. Il peut rédiger, analyser ou générer du code, et apprend progressivement les habitudes de chaque utilisateur pour adapter ses réponses. Parker Harris, cofondateur de Salesforce, résume l'ambition : Slack devient selon lui "le système d'exploitation du travail", capable de relier collaborateurs, données et applications dans une interface conversationnelle unifiée. Grâce au protocole MCP, Slackbot peut également mobiliser différents agents ou applications tierces sans que l'utilisateur ait à naviguer entre plusieurs outils. L'impact concret se mesure déjà chez les premières entreprises adoptantes. Des sociétés comme Anthropic ou reMarkable rapportent des gains de temps significatifs, certains utilisateurs évoquant jusqu'à 90 minutes économisées par jour. La gestion des réunions illustre bien ces gains : Slackbot peut transcrire les échanges, produire une synthèse et déclencher automatiquement les actions nécessaires dès la fin d'une conversation, les informations étant directement injectées dans les outils internes. L'introduction de "compétences IA réutilisables" va plus loin encore : les équipes définissent une tâche précise avec ses règles et son format, et Slackbot l'identifie puis l'applique automatiquement lors des occurrences suivantes, sans intervention humaine. L'intégration poussée avec l'écosystème Salesforce permet par ailleurs de gérer des opportunités commerciales, suivre des clients ou déclencher des processus métier directement depuis une conversation. Cette transformation s'inscrit dans une tendance de fond qui traverse tout le secteur technologique : la course à l'agent IA universel, capable d'orchestrer des actions complexes à partir d'une simple instruction en langage naturel. Salesforce, qui avait racheté Slack en 2021 pour 27,7 milliards de dollars, cherche à rentabiliser cet investissement en faisant de la plateforme le liant de son vaste écosystème CRM et d'automatisation. La concurrence est directe avec Microsoft, qui intègre Copilot dans Teams selon une logique similaire, et avec des acteurs comme Notion ou Linear qui misent eux aussi sur l'IA conversationnelle pour centraliser les opérations. L'enjeu pour Salesforce est de transformer Slack d'un simple outil de messagerie en colonne vertébrale opérationnelle des entreprises, au moment où la multiplication des outils SaaS crée une fragmentation croissante que les organisations cherchent à résorber.

UELes entreprises européennes utilisant l'écosystème Salesforce devront évaluer cette refonte de Slack dans leur stratégie d'automatisation et d'intégration des agents IA.

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Meta Platforms a dévoilé Pocket, une nouvelle application qui transforme une simple description textuelle en mini-jeu interactif grâce à l'intelligence artificielle. L'utilisateur écrit son idée en quelques mots, et l'IA génère automatiquement une expérience jouable baptisée « gizmo », sans qu'aucune ligne de code ne soit nécessaire. Cette approche s'appuie sur le concept du « vibe-coding », popularisé ces derniers mois. Une fois créés, les gizmos sont publiés dans un fil vertical qui rappelle fortement TikTok ou Instagram Reels : les utilisateurs font défiler les créations des autres, les testent en quelques secondes, puis passent à la suivante d'un geste. Certains mini-jeux exploitent les capteurs du smartphone, comme l'inclinaison, les vibrations, le son ou l'appareil photo, pour offrir une expérience plus immersive. Chaque création peut aussi être partagée via un lien ou remixée par d'autres utilisateurs, qui peuvent modifier le concept initial pour produire leur propre version. Pour l'instant, l'application n'est disponible que dans certaines régions, via le Google Play Store. Avec Pocket, Meta cherche à rendre la création de jeux vidéo aussi accessible et immédiate que la publication d'une vidéo sur un réseau social, en supprimant la barrière technique de la programmation. L'enjeu est de taille pour l'entreprise, qui tente depuis plusieurs années de renouveler l'attrait de ses plateformes face à la concurrence de TikTok et à l'essor de formats courts et interactifs. En misant sur du contenu généré par IA plutôt que filmé ou monté, Meta ouvre une nouvelle catégorie de divertissement participatif, où n'importe quel utilisateur devient potentiellement créateur de jeu. Pour les créateurs de contenu comme pour les développeurs indépendants, cette démocratisation pourrait bouleverser l'écosystème du jeu mobile léger, en abaissant drastiquement le coût et le temps nécessaires pour produire une expérience interactive virale. Le lancement de Pocket ne sort pas de nulle part. En mars dernier, Meta avait recruté l'équipe de la startup Atma Sciences Inc., créatrice de l'application Gizmo, et obtenu une licence sur sa technologie de vibe-coding, capable de générer du code à partir d'instructions en langage naturel. Avant son rachat, Gizmo affichait déjà plus de 14 000 évaluations sur l'App Store d'Apple, avec une note moyenne de 4,9 sur 5, preuve d'une traction réelle auprès des premiers utilisateurs. Pocket reprend cette base technique éprouvée en l'intégrant dans un environnement bien plus social, pensé pour la découverte et le partage. Meta prévoit de promouvoir l'application sur ses autres plateformes, Facebook et Instagram en tête, afin d'accélérer son adoption avant un éventuel déploiement plus large.

💬 Meta rachète pas juste une techno, il rachète une preuve de traction (14 000 notes, 4,9/5 avant même le rachat), et ça change tout dans la manière de lire le lancement. Le pari c'est que la barrière à l'entrée du jeu vidéo devienne aussi basse que celle d'un post Instagram, et sur le papier ça peut vraiment redistribuer les cartes du mobile léger. Reste que Meta a déjà raté plusieurs coups face à TikTok, donc la vraie question c'est la rétention une fois la nouveauté passée, pas la démo.

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Orchestration d'agents
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Orchestration d'agents

Les agents IA orchestrés en réseau constituent désormais la prochaine grande rupture technologique. Alors que ChatGPT a rendu les grands modèles de langage accessibles au grand public, les outils multi-agents représentent une étape qualitativement différente : des systèmes capables de déléguer, coordonner et exécuter des tâches complexes en parallèle. Claude Code, lancé par Anthropic l'année dernière, permet par exemple de piloter simultanément plusieurs dizaines de sous-agents, chacun affecté à une portion distincte d'une base de code. Chez OpenAI, Codex joue un rôle similaire. Anthropic affirme avoir développé son application de productivité Claude Cowork en seulement dix jours grâce à Claude Code, là où un projet comparable aurait nécessité plusieurs mois. Perplexity a également lancé Computer, un outil généraliste pour professionnels. Google DeepMind propose de son côté Co-Scientist, une plateforme qui permet aux chercheurs de confier à des équipes d'agents la recherche bibliographique, la génération d'hypothèses et la conception d'expériences. L'enjeu dépasse largement le secteur du logiciel. Ces outils s'adressent désormais à tous les cols blancs : gestion de boîtes mail, suivi d'inventaires, traitement des réclamations clients. La promesse centrale est de transformer le travailleur qualifié en chef de projet capable de superviser une équipe d'agents, multipliant ainsi sa productivité. Les partisans de cette technologie évoquent une rupture comparable à ce que la chaîne d'assemblage de Henry Ford a représenté pour l'industrie manufacturière au siècle dernier : une réorganisation profonde du travail de connaissance, potentiellement synonyme de suppressions massives de postes dans les fonctions tertiaires ou, à l'inverse, d'un bond de productivité sans précédent pour ceux qui sauront maîtriser ces outils. La montée en puissance de ces systèmes s'inscrit dans une dynamique portée par les géants de la tech. Des entreprises comme Nvidia et Tencent ont déjà commencé à développer leurs propres agents en s'appuyant sur des bases open source, comme celles popularisées par OpenClaw, un assistant personnel vocal qui avait capté l'attention malgré des failles de sécurité notoires. La vraie question qui se pose aujourd'hui n'est plus technique mais systémique : jusqu'où peut-on laisser des agents autonomes interagir avec des infrastructures critiques, des systèmes de santé, des plateformes financières ou des réseaux sociaux ? Les grands modèles de langage restent imprévisibles, et ce qui n'est qu'une erreur bénigne dans une interface de chat peut devenir un incident grave lorsque l'agent agit directement dans le monde réel. Le secteur avance vite, mais le cadre de contrôle, lui, peine à suivre.

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