
SpaceX viserait plus de deux millions de GPU Nvidia Rubin pour ses objectifs de calcul
SpaceX prévoit de multiplier par plus de cinq sa capacité de calcul d'ici fin 2027, en misant exclusivement sur la nouvelle plateforme Vera Rubin de Nvidia. Cette expansion pourrait nécessiter plus d'un million de nouveaux processeurs graphiques, certaines estimations évoquant même un total dépassant les deux millions d'unités Rubin déployées à terme. Dans le même temps, l'entreprise d'Elon Musk a dévoilé des résultats financiers pour son segment intelligence artificielle : 2,56 milliards de dollars de revenus au deuxième trimestre, générés principalement par la location de sa propre capacité serveur à des clients tiers, plutôt que par ses activités spatiales historiques.
Cette annonce illustre un tournant stratégique majeur pour SpaceX, qui ne se contente plus de lancer des fusées et d'exploiter Starlink mais se positionne désormais comme un acteur à part entière de l'infrastructure de calcul pour l'IA. Pour Nvidia, un tel engagement représente une commande potentielle colossale qui confirme la demande insatiable pour ses puces les plus avancées, dans un marché où la disponibilité des GPU reste le principal goulot d'étranglement pour les entreprises d'intelligence artificielle. La diversification des revenus de SpaceX vers le cloud computing pourrait aussi rebattre les cartes face aux géants traditionnels du secteur comme Amazon, Microsoft ou Google.
Cette course aux capacités de calcul s'inscrit dans une compétition plus large entre grandes entreprises technologiques, toutes engagées dans une surenchère d'investissements en infrastructure IA. Vera Rubin, la plateforme de nouvelle génération de Nvidia qui doit succéder à Blackwell, est présentée comme la clé de voûte de cette montée en puissance. Reste à savoir si les capacités de production de Nvidia et de ses partenaires pourront suivre le rythme des ambitions affichées par SpaceX, alors que Musk multiplie par ailleurs les projets gourmands en calcul avec xAI et Tesla.
La tension accrue sur la disponibilité mondiale des GPU Nvidia pourrait indirectement compliquer l'accès des entreprises et laboratoires europeens a cette infrastructure critique.
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