
La cour d'appel américaine autorise le retour de l'agent d'achat IA de Perplexity sur Amazon
Une cour d'appel fédérale américaine a annulé l'injonction obtenue par Amazon contre les agents d'achat basés sur l'intelligence artificielle de Perplexity. Les juges ont estimé que ce sont les utilisateurs eux-mêmes qui accèdent au site d'Amazon lorsqu'ils passent par l'assistant de Perplexity, et non la startup elle-même qui agirait en son nom propre. Cette décision permet donc à l'agent de shopping IA de Perplexity de revenir opérer sur la plateforme d'Amazon, après avoir été bloqué par la mesure judiciaire initiale. Il s'agit de la première décision d'une cour d'appel fédérale américaine à trancher la question de savoir si des agents IA peuvent légalement agir pour le compte d'utilisateurs sur des plateformes en ligne tierces.
Cette clarification juridique dépasse largement le seul différend entre Amazon et Perplexity. Elle établit un précédent qui pourrait redéfinir les règles du jeu pour toute l'industrie naissante des agents IA, ces logiciels capables de naviguer, comparer les prix et effectuer des achats à la place des internautes. En reconnaissant que l'action revient à l'utilisateur et non à l'outil intermédiaire, la cour ouvre la voie à un déploiement plus large de ces assistants sur des plateformes qui, jusque-là, cherchaient à s'en protéger.
Le litige s'inscrit dans une tension croissante entre les géants du e-commerce et les entreprises d'IA générative. Amazon avait cherché à limiter l'accès de Perplexity à son site, craignant une perte de contrôle sur l'expérience client et les données de navigation. D'autres plateformes surveillent de près l'issue de ce type de contentieux, qui pourrait déterminer si elles peuvent légalement restreindre l'accès des agents IA concurrents, ou si l'argument de la simple représentation de l'utilisateur s'impose durablement.
Ce précédent judiciaire américain pourrait alimenter les débats européens sur le statut légal des agents IA, mais n'a pas d'effet direct sur le droit ou les entreprises françaises pour l'instant.
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