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BusinessThe Verge AI · 2 min de lecture

SpaceX gagne désormais plus d'argent grâce à l'IA qu'à ses activités spatiales

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Le chiffre d'affaires généré par l'activité intelligence artificielle de SpaceX a plus que triplé en un an pour atteindre 2,6 milliards de dollars, selon les résultats trimestriels publiés par l'entreprise. Cette croissance s'explique principalement par des contrats de fourniture de puissance de calcul signés avec d'autres acteurs de l'intelligence artificielle, notamment Anthropic en mai et Google en juin. Malgré cette progression, la division IA a enregistré une perte de 1,5 milliard de dollars sur le trimestre, un montant légèrement inférieur à celui du même trimestre l'année précédente. Dans les documents déposés en vue de son introduction en bourse, SpaceX a précisé que cette activité constituait désormais la principale source de valeur de l'entreprise, devant son cœur de métier spatial.

Cette bascule marque un tournant stratégique pour l'entreprise d'Elon Musk, qui se positionne désormais comme un fournisseur d'infrastructure de calcul pour l'intelligence artificielle, au même titre que des neoclouds spécialisés comme CoreWeave. Pour une industrie de l'IA confrontée à une pénurie chronique de capacité de calcul, l'arrivée d'un acteur disposant de ressources énergétiques et technologiques considérables constitue une source d'approvisionnement supplémentaire bienvenue. Pour SpaceX, cela représente une diversification de ses revenus au delà du lancement de fusées et de Starlink, mais aussi des pertes substantielles qui pèsent sur la rentabilité globale du groupe, dans un contexte où les investisseurs examinent de près la viabilité économique de chacune de ses activités avant une possible entrée en bourse.

Cette évolution s'inscrit dans une course plus large que se livrent les grandes entreprises technologiques pour capter une demande en puissance de calcul liée à l'IA générative qui dépasse largement l'offre disponible chez les fournisseurs traditionnels comme Amazon, Microsoft ou Google. SpaceX s'appuie sur son infrastructure existante et ses besoins énergétiques déjà considérables pour se positionner sur ce marché, en concurrence directe avec les neoclouds comme CoreWeave. Les partenariats noués avec Anthropic et Google illustrent aussi combien les frontières entre entreprises spatiales et acteurs de l'intelligence artificielle s'estompent. La hausse des dépenses annoncée par SpaceX pour soutenir cette activité laisse présager de nouveaux investissements dans les mois à venir, alors que la concurrence entre fournisseurs de calcul pour l'IA s'intensifie.

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Les grands labos d'IA sont désormais des labos d'agents
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Les grands labos d'IA sont désormais des labos d'agents

Greg Brockman, cofondateur d'OpenAI, a déclaré publiquement début mai 2026 que "le modèle seul n'est plus le produit", une phrase qui résume le tournant stratégique en cours dans toute l'industrie de l'IA. Cette déclaration intervient alors qu'OpenAI prépare son introduction en bourse, attendue dans les prochains jours. Dans le même mouvement, AI21 Labs a annoncé la fermeture de son équipe modèle pour se reconvertir entièrement aux agents. DeepSeek, le laboratoire chinois, constitue pour la première fois une équipe dédiée aux "harnesses", les architectures logicielles qui encapsulent les modèles dans des workflows produits. Parallèlement, DeepSeek a rendu permanente la réduction de 75 % sur son modèle V4-Pro, avec des tarifs désormais fixés à 0,435 dollar par million de tokens en entrée, 0,87 dollar en sortie, et seulement 0,0036 dollar pour le cache, soit un coût moyen estimé à environ 0,18 dollar par million de tokens. Ce niveau de prix place DeepSeek-V4-Pro à trois fois moins cher que Gemini 3.1 Pro Preview, douze fois moins que GPT-5.5, et dix-neuf fois moins que Claude Opus 4.7 selon les estimations d'ArtificialAnlys. Ce mouvement collectif vers les agents signale une recomposition profonde de la chaîne de valeur en IA. Le vrai avantage concurrentiel ne réside plus dans la capacité brute du modèle, mais dans l'ensemble formé par le modèle, le harness, les workflows, l'interface utilisateur, la mémoire et les économies d'échelle. OpenAI a livré une mise à jour substantielle de Codex ("codex thursday n°6") avec des améliorations sur les appshots, le mode annotation, le partage de plugins et les analytics. Anthropic a étendu le mode auto à son offre Pro et ajouté le support de Sonnet 4.6. Pour les développeurs et les entreprises, la conséquence directe est que le choix d'un fournisseur d'IA devient aussi un choix d'écosystème : quitter une plateforme revient à abandonner des workflows entiers, pas seulement un modèle. Ce pivot s'inscrit dans une tension structurelle entre ouverture et contrôle. Si un laboratoire entraîne un modèle en symbiose étroite avec son propre harness propriétaire, le modèle perd une part de son utilité en dehors de cet écosystème, ce qui réduit de fait l'intérêt de l'API ouverte et pousse les utilisateurs vers l'offre packagée du fournisseur. La stratégie de prix agressive de DeepSeek complique encore le tableau : en rendant l'intelligence "trop bon marché pour être mesurée", selon l'expression qui circule dans la communauté, le laboratoire chinois force ses concurrents à justifier leurs marges autrement que par la performance brute. Les prochains mois diront si cette convergence vers les agents accélère la fermeture des modèles frontière ou, au contraire, redonne de la valeur aux modèles open source capables de s'intégrer dans n'importe quel harness.

UELa bascule vers les écosystèmes agents et la guerre des prix initiée par DeepSeek contraignent les entreprises et développeurs européens à réévaluer leur choix de fournisseur d'IA en intégrant le risque de dépendance aux workflows propriétaires, au-delà de la simple performance des modèles.

💬 Le vrai lock-in de demain, c'est pas le modèle, c'est le harness qui s'accumule autour. Brockman le dit officiellement, mais ça se voyait dans les usages depuis un moment, là où les équipes galèrent à migrer sans tout reconstruire. DeepSeek à 19 fois moins cher qu'Opus 4.7, c'est une vraie pression, mais elle joue sur la marge, pas sur l'enfermement.

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L'IA peut désormais gérer votre administration
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L'actualité de l'IA cette semaine illustre à la fois son essor commercial et les tensions qu'il suscite. Anthropic, la startup fondée par d'anciens membres d'OpenAI, a déposé confidentiellement un dossier d'introduction en bourse et vise une entrée sur les marchés dès cet automne, possiblement avant OpenAI elle-même, sans dévoiler de valorisation cible. En parallèle, la Floride est devenue le premier État américain à poursuivre OpenAI en justice, accusant ChatGPT de mettre en danger la sécurité des enfants et de faire primer le profit sur la sûreté publique, selon le procureur général James Uthmeier. Du côté de la cybersécurité, des hackers ont pris le contrôle de comptes Instagram de célébrités en exploitant Meta AI : en demandant simplement des informations d'accès à l'assistant, ils ont contourné les protections habituelles. Enfin, l'Union européenne envisage d'exclure les géants américains du cloud, notamment Amazon, Microsoft et Google, des contrats liés aux infrastructures critiques, dans le cadre d'un effort de souveraineté numérique accéléré par les tensions commerciales avec Washington. Ces événements convergent pour dessiner un secteur à un tournant décisif. L'IPO d'Anthropic s'inscrit dans une course au capital où être premier en bourse pourrait donner un avantage symbolique et financier considérable face à OpenAI, attendue juste après la cotation de SpaceX, valorisée à mille milliards de dollars. La poursuite floridienne signale que la patience des régulateurs américains s'amenuise face aux risques supposés des chatbots grand public, une préoccupation qui pousse déjà plusieurs plateformes à intégrer des vérifications d'âge. La faille Meta AI révèle un risque systémique croissant : déléguer le support client à des intelligences artificielles crée de nouveaux vecteurs d'attaque que les équipes de sécurité n'ont pas encore pleinement anticipés. Pour les petites entreprises, en revanche, l'IA représente une opportunité concrète : les modèles actuels peuvent déjà gérer la comptabilité de base, la facturation, la prise de notes ou la planification des réseaux sociaux, des tâches autrefois réservées aux structures capables d'embaucher des spécialistes. Ces développements s'inscrivent dans un contexte où l'IA s'est imposée en moins de quatre ans comme un enjeu géopolitique, économique et social de premier ordre. La décision européenne d'écarter les fournisseurs américains reflète une défiance croissante vis-à-vis de la dépendance technologique envers les États-Unis, renforcée par les politiques commerciales de l'administration Trump. Pendant ce temps, des universités chinoises affiliées à l'armée cherchent à se procurer des puces Nvidia en dépit des restrictions américaines à l'exportation, et Pékin développerait des outils capables de prédire la dissidence politique. Sur le front scientifique, Meta, Anthropic et DeepMind auraient intensifié leurs recherches sur la conscience des machines, ouvrant un débat philosophique que la communauté scientifique commence à prendre au sérieux. L'ensemble du secteur avance à une vitesse que les cadres réglementaires, les protocoles de sécurité et les normes éthiques peinent encore à suivre.

UEL'UE envisage d'exclure Amazon, Microsoft et Google des contrats d'infrastructures critiques, une décision qui pourrait remodeler le marché du cloud souverain européen et accélérer l'adoption de solutions locales.

💬 L'IA qui gère ton administration, c'est pas du flan, les modèles actuels font vraiment le boulot sur la compta de base ou la facturation. Mais la faille Meta AI cette semaine rappelle un truc simple : brancher un assistant sur des processus sensibles sans repenser la sécurité, c'est offrir un boulevard aux attaquants. Bon, on le savait, mais là c'est plus théorique.

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ANTHROPIC ne lève plus du capital, elle achète désormais des gigawatts
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ANTHROPIC ne lève plus du capital, elle achète désormais des gigawatts

Anthropic a annoncé une levée de fonds de 65 milliards de dollars, portant sa valorisation à 965 milliards de dollars, ce qui en fait l'une des entreprises privées les mieux valorisées au monde. L'opération, bouclée hier, dépasse de loin les précédents tours de table de la startup fondée par Dario et Daniela Amodei en 2021. Les marchés maintiennent donc leur appétit pour les grands acteurs de l'intelligence artificielle générative, malgré des incertitudes persistantes sur les modèles économiques à grande échelle. Mais le vrai message de ce financement record n'est pas financier : il est énergétique. Anthropic signale que le principal goulot d'étranglement pour les modèles frontière n'est plus l'accès aux capitaux, mais l'accès à la puissance électrique. Entraîner et faire tourner des modèles comme Claude exige désormais des gigawatts de capacité, un niveau de consommation qui transforme les datacenters en infrastructures critiques comparables à des usines ou des centrales. Pour les utilisateurs et les entreprises clientes, cela signifie que la disponibilité et le coût des services IA dépendent autant de la politique énergétique que de l'ingénierie logicielle. Cette dynamique s'inscrit dans une course engagée par l'ensemble du secteur : OpenAI, Google et Microsoft investissent massivement dans des infrastructures de calcul propriétaires et des partenariats énergétiques directs avec des producteurs nucléaires ou renouvelables. Anthropic, longtemps positionnée sur la sécurité et la recherche fondamentale, entre désormais dans cette compétition industrielle à part entière, où la puissance disponible en kilowattheures pourrait bientôt déterminer qui domine l'IA autant que la qualité des modèles.

UEL'explosion des besoins en électricité pour les modèles frontier renforce l'urgence pour l'Europe de développer ses propres infrastructures de calcul souveraines, sous peine d'une dépendance accrue envers des acteurs extra-européens pour l'accès à l'IA de pointe.

💬 965 milliards de valorisation, c'est presque anecdotique à côté du vrai sujet : Anthropic te dit que le prochain avantage concurrentiel en IA, c'est l'accès aux mégawatts, pas aux meilleurs ingénieurs. Le modèle économique de l'IA frontier ressemble de plus en plus à celui d'un électricien industriel. Pour l'Europe, ça devrait faire froid dans le dos.

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Alors que Grok peine, SpaceX mise sur la victoire face aux géants de la tech en IA
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Alors que Grok peine, SpaceX mise sur la victoire face aux géants de la tech en IA

SpaceX a déposé un document S-1 en vue d'une introduction en bourse anticipée, révélant une stratégie d'entreprise qui place désormais l'intelligence artificielle au coeur de son modèle économique. La société a formellement intégré xAI, la startup d'IA d'Elon Musk, en début d'année 2026, donnant naissance à la division SpaceXAI qui chapeaute les modèles Grok et le chatbot associé, auparavant développés de façon indépendante. Dans ce prospectus, SpaceX revendique posséder "le plus grand marché adressable actionnable de l'histoire humaine", estimant l'opportunité liée à l'IA à 26 500 milliards de dollars, une somme qui approche le PIB nominal des États-Unis, établi à près de 32 000 milliards de dollars au premier trimestre 2026. Le lancement de satellites et les missions spatiales, activités historiques de l'entreprise, y sont désormais présentés comme des activités de soutien à ce nouveau coeur de métier. Ce repositionnement stratégique intervient dans un contexte difficile pour Grok, qui peine à s'imposer face à des concurrents solidement établis. Les clients d'entreprise et les développeurs se tournent massivement vers OpenAI et Anthropic, dont les modèles bénéficient d'une adoption bien plus large et d'écosystèmes matures. Pour SpaceX, transformer une IPO en succès dépend donc en grande partie de la capacité de sa division IA à convaincre un marché qui n'a pas spontanément choisi Grok. L'enjeu financier est considérable : si les projections se révèlent même partiellement fondées, la valorisation attendue pourrait dépasser celle de nombreuses entreprises technologiques cotées. La fusion de xAI dans SpaceX illustre la concentration croissante des paris d'Elon Musk autour d'une seule entité, après des années de gestion parallèle de Tesla, SpaceX, xAI et X. L'absorption de xAI permet à SpaceX de mutualiser les données issues de ses infrastructures spatiales, notamment Starlink avec ses millions d'abonnés, pour alimenter des systèmes d'IA propriétaires. La course aux données et à la puissance de calcul constitue le véritable front concurrentiel, et SpaceX mise sur son infrastructure physique unique pour se différencier d'acteurs comme Google, Microsoft ou Amazon, qui dominent aujourd'hui le marché des services d'IA en entreprise.

UEL'essor d'un nouvel acteur majeur dans l'IA générative pourrait accentuer la dépendance des entreprises européennes aux plateformes américaines et fragiliser les efforts de souveraineté numérique portés par l'UE.

💬 Le chiffre de 26 500 milliards, c'est du prospectus pur (il faut bien justifier la valorisation). Ce qui m'intéresse vraiment, c'est Starlink : des millions d'abonnés, une infrastructure physique mondiale qu'OpenAI ne pourra jamais racheter. Reste à voir si ça suffit à convaincre les devs, parce que si tu regardes les forums en ce moment, le choix par défaut c'est toujours pas Grok.

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