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RobotiqueNVIDIA AI Blog · 2 min de lecture

NVIDIA Alpamayo 2 Super, son modèle ouvert pour robotaxis et véhicules autonomes, disponible en usage commercial

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NVIDIA a annoncé la disponibilité commerciale d'Alpamayo 2 Super, son modèle ouvert de référence pour les robotaxis et les véhicules autonomes. Ce modèle appartient à la famille Alpamayo, présentée comme la plus adoptée des collections de modèles de raisonnement ouverts pour la conduite autonome sur Hugging Face. Construit sur la base de NVIDIA Cosmos 3 Super Reasoner et affiné par apprentissage par renforcement, Alpamayo 2 Super est désormais distribué sous licence OpenMDW-1.1, la licence permissive de la Linux Foundation pour les modèles d'IA ouverts. Cette licence autorise le fine-tuning, la création de modèles dérivés et la redistribution commerciale, ce qui permet aux constructeurs automobiles, aux fabricants de poids lourds et à leurs fournisseurs d'adapter le modèle à leurs propres données et stratégies de déploiement. Sur le plan des performances, Alpamayo 2 Super se classe premier sur LingoQA, un benchmark de raisonnement pour la conduite autonome regroupant près de 40 modèles évalués. Selon les tests internes de NVIDIA utilisant la métrique Lingo-Judge, il devance Qwen2.5-VL 72B de 17 points, Gemini 2.5 Pro de 15,1 points et GPT-4o de 23,2 points.

Cette ouverture change la donne pour l'écosystème des véhicules autonomes. Jusqu'ici, les premières versions d'Alpamayo étaient réservées à la recherche et développement ; l'extension de la licence OpenMDW à toute la famille de modèles crée désormais un chemin direct entre l'adaptation et le déploiement en production. Les équipes peuvent ainsi construire sur un raisonnement avancé sans avoir à ré-entraîner chaque capacité de base depuis zéro, ni payer le coût d'un modèle frontière pour chaque tâche. Concrètement, cela renforce la concurrence dans un secteur dominé par des solutions propriétaires, tout en donnant aux développeurs davantage de contrôle sur leurs données et leur infrastructure, un enjeu central pour les flottes de véhicules et les questions de sécurité. Pour les programmes de conduite autonome, cela signifie un raisonnement de pointe exploitable dans le cloud, combiné à des modèles plus légers et spécialisés embarqués dans les véhicules.

Cette approche illustre la stratégie plus large de NVIDIA autour d'un flux de travail « du cloud à la voiture ». Alpamayo 2 Super sert de modèle de référence pour générer des traces de raisonnement de haute qualité, des données d'entraînement synthétiques et des sorties utilisées pour la distillation de modèles plus compacts. Les versions Alpamayo 1.5 et Alpamayo 1, plus économiques, prennent alors le relais pour le développement dans le cloud et la distillation, avant que les modèles obtenus ne soient optimisés pour une inférence en temps réel embarquée. L'enjeu pour NVIDIA est de s'imposer comme la couche logicielle de référence pour l'industrie des véhicules autonomes, face à des concurrents qui développent leurs propres piles fermées, tout en misant sur les modèles ouverts pour élargir l'adoption et accélérer le déploiement de flottes commerciales de robotaxis.

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NVIDIA lance des compétences agents pour l'IA physique : véhicules autonomes, robotique et vision
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NVIDIA lance des compétences agents pour l'IA physique : véhicules autonomes, robotique et vision

NVIDIA a profité de la conférence CVPR 2026 pour dévoiler une série de nouveaux outils d'IA physique destinés aux chercheurs travaillant sur les véhicules autonomes, la robotique et les systèmes de vision artificielle. Ces annonces s'appuient sur le lancement, quelques jours plus tôt, de NVIDIA Cosmos 3, présenté comme le premier modèle fondamental unifié de l'industrie combinant raisonnement visuel, génération de mondes et génération d'actions. Parmi les outils dévoilés figurent InstantNuRec, qui reconstruit des scènes routières en 3D à partir d'images sans optimisation par scène ; AlpaGym, un framework open source d'apprentissage par renforcement en boucle fermée capable de s'exécuter sur des milliers de GPU ; OmniDreams, un modèle génératif qui produit des rendus photoréalistes en temps réel en réponse aux actions d'une politique de conduite ; et Alpamayo 2 Super, un modèle VLA (vision-langage-action) de 32 milliards de paramètres conçu pour le développement de véhicules autonomes de niveau 4. Le problème central que cherche à résoudre NVIDIA est la fragmentation des workflows en IA physique. Aujourd'hui, reconstruire une scène réelle, générer des scénarios rares, entraîner une politique, évaluer son comportement et itérer rapidement implique de jongler entre des outils disparates, ce qui ralentit considérablement la recherche. Pour les véhicules autonomes en particulier, le défi est la « longue traîne » des situations de conduite : les interactions rares, les géométries routières inhabituelles, les variations d'éclairage qui sont difficiles à collecter en conditions réelles mais critiques pour la validation. Les nouveaux outils de NVIDIA permettent aux agents IA d'automatiser ces étapes, de la reconstruction de scènes à partir de données de flotte jusqu'à la génération de conditions synthétiques variées. Pour la vision industrielle, des compétences Metropolis permettent de générer des défauts visuels rares sur différentes surfaces, résolvant le problème chronique du manque de données pour la détection d'anomalies. Ces annonces s'inscrivent dans une stratégie cohérente de NVIDIA pour s'imposer comme infrastructure de référence de l'IA physique, un marché qu'elle considère comme la prochaine vague majeure après les grands modèles de langage. Cosmos 3, socle de l'ensemble de l'écosystème présenté, est positionné comme modèle ouvert dominant sur les benchmarks publics de l'IA physique. En combinant simulation haute fidélité, modèles fondateurs ouverts et frameworks d'entraînement scalables, NVIDIA tente de reproduire avec l'IA embarquée et robotique ce qu'elle a réussi dans le calcul haute performance : rendre son infrastructure si centrale que les chercheurs n'envisagent pas d'alternatives. Les prochaines étapes passeront par l'adoption de ces outils par les grands constructeurs automobiles et les laboratoires de robotique, qui testent actuellement leurs capacités sur des flottes réelles.

UELes constructeurs automobiles européens (Renault, Stellantis, BMW) et les laboratoires de recherche en robotique pourront utiliser ces outils open-source pour accélérer le développement de véhicules autonomes de niveau 4 et réduire leur dépendance à la collecte de données réelles.

RobotiqueOpinion
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NVIDIA a dévoilé Cosmos 3 Edge, un modèle du monde open source de 4 milliards de paramètres conçu pour fonctionner directement sur des appareils embarqués, sans connexion à un centre de données. Il permet aux robots et aux agents de vision par IA de comprendre leur environnement, de raisonner en temps réel et de générer des actions robotiques en local. Ce modèle complète la famille Cosmos 3, dont les deux premières déclinaisons, Cosmos 3 Nano (16 milliards de paramètres) et Cosmos 3 Super (64 milliards), avaient été lancées le 31 mai 2026 lors de la GTC Taipei. Edge en constitue le troisième et plus petit palier, environ seize fois plus compact que Super. L'objectif est précis : offrir des performances proches de celles d'un centre de données à des machines aux ressources mémoire limitées, comme celles utilisées dans les usines, les entrepôts ou les hôpitaux. Sur le plan technique, Cosmos 3 repose sur une architecture Mixture-of-Transformers à deux tours : une tour autorégressive dédiée au traitement du texte et de la vision pour la compréhension et le raisonnement, et une tour de diffusion qui gère vision, audio et tokens d'action pour la prédiction, la génération et la simulation. Les deux tours partagent des couches d'attention multimodale tout en conservant des couches de normalisation distinctes. Cosmos 3 Edge s'appuie sur un transformeur dense de 2 milliards de paramètres pour son module de raisonnement, compatible avec les conventions de messages de Qwen3-VL. Cette avancée répond à un besoin concret de l'industrie robotique : déployer une intelligence capable de raisonner sur le monde physique directement sur des systèmes contraints en mémoire et en calcul, sans dépendre du cloud. Pour un bras robotique, une simple reconnaissance visuelle d'un objet ne suffit pas : il faut aussi suivre sa position, anticiper le mouvement du préhenseur et prévoir ce qui se produit au contact. En unifiant ces capacités dans un modèle compact, NVIDIA facilite l'intégration de l'IA embarquée dans des secteurs où la latence, la confidentialité des données et l'autonomie énergétique sont critiques, comme la logistique, la santé ou la production industrielle. Le modèle introduit une représentation d'action commune à plusieurs types de systèmes physiques, sous forme de vecteurs géométriques compacts capturant translation, rotation et état de manipulation, avec des dimensions variant selon le cas d'usage, de 9 pour une caméra ou un véhicule autonome jusqu'à 29 pour un robot humanoïde. En mode politique, Cosmos 3 Edge peut prédire une action à partir d'un état donné ou, inversement, déduire l'action à l'origine d'un changement visuel observé. NVIDIA a également publié Cosmos 3 Edge Policy (DROID), une politique de manipulation robotique entraînée sur le jeu de données DROID pour des tâches de préhension et de dépôt, illustrant la volonté de l'entreprise de rapprocher modélisation du monde et contrôle robotique concret.

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OpenPodcar2 : un véhicule ROS2 robuste pour la recherche en conduite autonome
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Une équipe de chercheurs vient de publier les spécifications complètes d'OpenPodcar2, une plateforme de véhicule autonome open source construite à partir d'un scooter de mobilité électrique du commerce, équipé d'un toit rigide. Ce projet, qui fait suite à une première version baptisée OpenPodcar, intègre désormais une électronique renforcée et une interface complète avec ROS2, le système d'exploitation robotique de référence. La plateforme repose sur trois composants principaux : des instructions de montage détaillées accompagnées d'une liste complète de matériaux, une intégration avec la carte mécatronique généraliste OSH R4 ainsi qu'un environnement de simulation Gazebo, et enfin des implémentations logicielles de haut niveau incluant la pile nav2, qui assure la cartographie autonome (SLAM) et le pilotage du véhicule entre deux positions en évitant les obstacles. Le coût total de construction est estimé à environ 7 000 dollars avec des composants neufs, ou 2 000 dollars en réutilisant un scooter d'occasion. Le véhicule peut transporter un passager humain ou une charge équivalente à une vitesse maximale de 15 km/h. L'intérêt d'OpenPodcar2 réside dans l'équilibre qu'il propose entre utilité réelle, sécurité, coût et robustesse, un compromis rarement atteint dans ce domaine. Concrètement, le véhicule est suffisamment compact pour être garé dans un laboratoire de recherche standard, tout en étant assez solide pour envisager des cas de déploiement réels, comme un service de taxi autonome dit "dernier kilomètre" ou le transport de conteneurs de livraison dans des centres-villes. Cela ouvre des perspectives directes pour les chercheurs qui cherchent à tester des algorithmes de navigation sur un vrai véhicule sans investir des centaines de milliers de dollars. Le projet s'inscrit dans une tendance plus large de démocratisation des plateformes de recherche en véhicules autonomes. La montée en puissance de ROS2 comme standard dans la robotique mobile a rendu possible des intégrations logicielles plus stables et interopérables qu'avec la génération précédente. En abaissant drastiquement le seuil d'accès matériel et logiciel, OpenPodcar2 pourrait permettre à des laboratoires universitaires disposant de budgets limités de mener des travaux qui étaient jusqu'ici réservés à des acteurs industriels ou à de grands centres de recherche. La publication complète des plans et du code source favorise également la reproductibilité scientifique et la collaboration communautaire autour de ces systèmes.

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Des chercheurs ont présenté un système embarqué léger et à architecture ouverte permettant à un robot quadrupède de naviguer de manière autonome dans des environnements réels, inconnus et dynamiques, sans apprentissage préalable spécifique à ces lieux. Déployé sur un robot Unitree Go2 à quatre pattes, le système atteint un taux de réussite supérieur à 88 % dans plusieurs environnements intérieurs testés. Il repose sur ROS2 comme middleware de communication entre les différents composants embarqués, et accepte des instructions de navigation formulées en langage naturel. Les capteurs du robot alimentent en continu un système de localisation et de cartographie, qui construit des graphes de scènes hiérarchiques enrichis de sémantique ouverte, c'est-à-dire capables d'identifier des objets sans liste prédéfinie. Un planificateur basé sur un grand modèle de langage (LLM) exploite ces graphes pour générer et adapter des plans d'action en temps réel, au fur et à mesure que la scène évolue. Ce résultat est significatif car la navigation autonome en environnement réel reste un problème difficile que la majorité des systèmes actuels ne résolvent qu'en simulation, là où les conditions sont contrôlées et les incertitudes absentes. Le fait qu'un robot puisse interpréter une consigne en langue naturelle, construire une représentation sémantique de son environnement à la volée et s'y adapter dynamiquement ouvre la voie à des déploiements pratiques dans des bâtiments industriels, des entrepôts, des hôpitaux ou des espaces publics, sans configuration manuelle préalable. La robotique autonome bute depuis des années sur quatre obstacles fondamentaux : la perception imparfaite, l'observabilité partielle, l'incertitude de localisation et les contraintes de sécurité. L'intégration des LLM comme couche de planification symbolique, combinée à une cartographie sémantique continue, représente une approche émergente qui capitalise sur les progrès récents en traitement du langage naturel et en vision par ordinateur. Ce travail s'inscrit dans une tendance plus large visant à doter les robots de capacités de raisonnement général plutôt que de comportements pré-programmés, un chantier sur lequel rivalisent des équipes académiques et des acteurs industriels comme Boston Dynamics, Figure AI ou Agility Robotics.

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