Aller au contenu principal
LLMsMarkTechPost · 2 min de lecture

IA entièrement ouverte AMD Instella-MoE-16B-A3B : mélange d'experts avec 2,8 milliards de paramètres actifs, entraîné sur GPU Instinct

Source originale ↗·

AMD a dévoilé Instella-MoE-16B-A3B, un modèle de langage à mélange d'experts entièrement ouvert et entraîné à partir de zéro sur ses GPU Instinct MI300X et MI325X. Le modèle compte 16 milliards de paramètres au total mais n'en active que 2,8 milliards par token, grâce à une architecture décodeur de 27 couches, une taille cachée de 2048, 16 têtes d'attention et un vocabulaire de 128 896 tokens. Chaque couche MoE combine 2 experts partagés et 6 experts routés sélectionnés parmi 64. AMD publie les poids de chaque étape d'entraînement, les mélanges de données, les configurations et le code d'inférence. Deux choix techniques structurent ce modèle : l'attention latente multi-têtes à porte (Gated MLA), qui ajoute une porte apprise avant la projection de sortie, et la connectivité FarSkip-Collective, qui superpose la communication entre experts et le calcul en transmettant des activations partielles. Résultat, un gain de vitesse de 12,7% à l'entraînement et jusqu'à 39,2% de réduction du temps avant premier token en service. L'entraînement a mobilisé 7,1 mille milliards de tokens issus de corpus ouverts comme Nemotron-CC-v2, MegaMath et RefineCode, suivi d'un pré-entraînement intermédiaire sur Dolma3 Dolmino, puis d'une extension du contexte de 4K à 64K tokens.

Cette annonce compte parce qu'elle prouve qu'un acteur du matériel comme AMD peut désormais livrer une recette complète et documentée d'entraînement de grand modèle de langage sur ses propres puces, du pré-entraînement jusqu'au post-entraînement par apprentissage par renforcement, sans dépendre de l'écosystem CUDA de Nvidia. Sur les benchmarks, le modèle de base atteint une moyenne de 76,7, la meilleure parmi les modèles entièrement ouverts, devançant Moonlight-16B-A3B (76,2) et OLMo-3-7B (70,1), mais restant derrière Qwen3.5-4B-Base (79,5). Après post-entraînement, la version Think grimpe à 73,22, au-dessus d'Olmo3-7B-Think et de Gemma-4-E4B. Pour les laboratoires de recherche et les équipes R&D disposant de capacité GPU en centre de données, cela ouvre un cas d'usage concret : reproduire un pipeline MoE de bout en bout, étudier le service en parallélisme d'experts, ou expérimenter le post-entraînement par renforcement. En revanche, la licence ResearchRAIL qui encadre les poids limite l'usage à la recherche académique, écartant les startups qui chercheraient un modèle commercial prêt à déployer. Seul le code d'entraînement, sous licence MIT, reste pleinement réutilisable commercialement.

Ce lancement s'inscrit dans la stratégie plus large d'AMD pour crédibiliser sa pile logicielle ROCm face à l'écosystème Nvidia, en démontrant qu'elle peut porter un entraînement complexe impliquant apprentissage par renforcement et distillation multi-enseignants via son framework Miles. Le post-entraînement a suivi un parcours en plusieurs étapes : un ajustement supervisé sur les jeux Dolci-Think-SFT-7B et Nemotron, une optimisation directe des préférences avec désactivation de la perte d'équilibrage de charge pour éviter toute dégradation, puis 1 400 étapes de renforcement suivant les instructions, avant une distillation sur politique multi-enseignants pour consolider les gains sans perdre en capacités mathématiques ou de code. En matière de déploiement, un modèle de 16 milliards de paramètres en BF16 nécessite environ 32 Go de mémoire, ce qui le rend accessible à un seul accélérateur haut de gamme, et AMD fournit du code d'inférence compatible SGLang. Les prochaines étapes attendues concernent l'adoption de cette recette par d'autres laboratoires souhaitant s'affranchir de Nvidia, ainsi que l'évolution éventuelle de la licence vers un usage commercial plus large.

Dans nos dossiers

Cet article vous a été utile ?

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

Tencent lance Hy3, un modèle MoE ouvert de 295 milliards de paramètres (21 milliards actifs) et 256K de contexte
1MarkTechPost 

Tencent lance Hy3, un modèle MoE ouvert de 295 milliards de paramètres (21 milliards actifs) et 256K de contexte

Tencent a présenté Hy3, un nouveau modèle de langage à architecture Mixture-of-Experts (MoE) doté de 295 milliards de paramètres au total, dont seulement 21 milliards sont activés à chaque requête grâce à un système de 192 experts avec routage top-8. Le modèle intègre également une couche de prédiction multi-tokens (MTP) de 3,8 milliards de paramètres, compatible avec vLLM et SGLang pour accélérer le décodage. Hy3 gère un contexte de 256 000 tokens, dispose d'un vocabulaire de 120 832 éléments et repose sur 80 couches en précision BF16, avec une version allégée en FP8 également disponible. Les poids sont publiés sous licence Apache 2.0, rendant le modèle librement réutilisable. Sur le plan des performances, Tencent revendique un score de 78,0 sur SWE-Bench Verified, 57,9 sur SWE-Bench Pro et 90,4 sur GPQA Diamond, ainsi que 90,0 sur IMOAnswerBench. Un test à l'aveugle mené auprès de 270 experts, totalisant 312 comparaisons sur des tâches réelles, a donné à Hy3 un score de 2,67 sur 4, devançant GLM-5.1 crédité de 2,51, notamment sur le développement frontend, les pipelines CI/CD et la gestion de données. Cette publication marque une avancée notable pour les modèles ouverts destinés aux usages professionnels et agentiques. Tencent a concentré une grande partie de ses efforts sur la fiabilité en production, un point souvent négligé par les modèles expérimentaux. Le taux d'hallucination est ainsi passé de 12,5 % à 5,4 % dans les évaluations internes, tandis que les erreurs de bon sens ont chuté de 25,4 % à 12,7 %. Le suivi des intentions sur plusieurs tours de conversation s'est également amélioré, avec un taux d'incidents internes réduit de 17,4 % à 7,9 %, et un score passant de 42,9 % à 75,1 % sur le benchmark de dialogue long MRCR. Ces progrès concernent directement les développeurs qui déploient des agents autonomes pour la programmation ou le traitement de documents longs, un secteur où les erreurs d'appels d'outils et les boucles infinies restent un frein majeur à l'adoption en production. Le modèle s'inscrit dans un contexte de compétition intense entre acteurs chinois et américains sur les modèles ouverts à grande échelle, avec des rivaux comme GLM-5.1 pris comme référence de comparaison directe. Hy3 expose une API compatible OpenAI, déployable via vLLM ou SGLang, avec un paramètre reasoningeffort ajustable entre "nothink", "low" et "high" selon la complexité de la tâche, les développeurs de Tencent recommandant une température de 0,9 et un top_p de 1,0. Le modèle est aussi accessible sans matériel local via OpenRouter, où une route gratuite tencent/hy3:free est proposée, mais cette gratuité doit prendre fin le 21 juillet 2026. Les cas d'usage visés incluent les agents de programmation capables d'ingérer un dépôt entier grâce à la fenêtre de contexte de 256 000 tokens, ainsi que le traitement de documents longs comme des contrats, positionnant Hy3 comme un outil taillé pour les flux de travail professionnels exigeants en fiabilité et en capacité de raisonnement.

UECe modèle ouvert sous licence Apache 2.0 élargit l'offre disponible pour les entreprises et développeurs européens souhaitant déployer des agents IA sans dépendre des acteurs américains, mais aucune entité ou régulation française ou européenne n'est directement impliquée.

LLMsActu
1 source
Liquid AI publie LFM2.5-350M : un modèle compact de 350 millions de paramètres entraîné sur 28 000 milliards de tokens avec apprentissage par renforcement
2MarkTechPost 

Liquid AI publie LFM2.5-350M : un modèle compact de 350 millions de paramètres entraîné sur 28 000 milliards de tokens avec apprentissage par renforcement

Liquid AI a publié LFM2.5-350M, un modèle de langage de 350 millions de paramètres entraîné sur 28 000 milliards de tokens, soit un ratio tokens/paramètres de 80 000 pour 1, un record dans cette catégorie de taille. Contrairement aux architectures Transformer classiques, ce modèle repose sur une structure hybride appelée LIV (Linear Input-Varying Systems) : 10 blocs de convolution LIV à double gating et 6 blocs d'attention GQA (Grouped Query Attention). Cette combinaison permet de gérer une fenêtre de contexte de 32 768 tokens tout en maintenant une empreinte mémoire extrêmement réduite, 169 Mo sur un Snapdragon 8 Elite, 81 Mo sur GPU Snapdragon, et 300 Mo sur Raspberry Pi 5. Sur GPU NVIDIA H100, le modèle atteint 40 400 tokens générés par seconde en forte concurrence. Aux benchmarks, il affiche 76,96 sur IFEval (suivi d'instructions), 30,64 sur GPQA Diamond et 20,01 sur MMLU-Pro. Ce modèle s'adresse directement au marché de l'IA embarquée : appareils mobiles, systèmes edge, IoT, environnements à ressources contraintes. Sa capacité à tourner en moins de 300 Mo de RAM le rend déployable sans cloud, sans GPU serveur, directement sur l'appareil de l'utilisateur final. Pour les développeurs qui construisent des agents autonomes, des pipelines d'extraction de données structurées (JSON, appels de fonctions) ou des systèmes de traitement d'instructions complexes, le LFM2.5-350M offre une vitesse d'inférence difficile à atteindre avec des modèles deux fois plus grands. En revanche, Liquid AI est explicite : ce modèle n'est pas recommandé pour les mathématiques avancées, le code complexe ou l'écriture créative, domaines où la densité de paramètres reste déterminante. Liquid AI, startup fondée par des chercheurs du MIT spécialisés dans les réseaux neuronaux liquides, s'inscrit dans un courant croissant qui remet en question le dogme du « toujours plus grand ». Alors que les grands acteurs, OpenAI, Google, Anthropic, continuent de pousser des modèles frontier aux milliards de paramètres, une contre-tendance émerge autour de la densité d'intelligence : faire mieux avec moins, en optimisant radicalement le ratio données/paramètres et l'architecture elle-même. L'abandon partiel du mécanisme d'attention au profit de systèmes LIV réduit le problème du cache KV qui pénalise les Transformers sur les longues séquences. Cette approche ouvre la voie à une IA véritablement locale, souveraine et déployable sans dépendance à l'infrastructure cloud, un enjeu stratégique croissant dans un contexte de régulation des données et de souveraineté numérique.

UELa capacité du modèle à fonctionner sans infrastructure cloud s'aligne avec les enjeux de souveraineté numérique et de conformité RGPD en Europe, où le traitement local des données réduit la dépendance aux serveurs américains.

LLMsOpinion
1 source
ZAYA1-8B : modèle de raisonnement open source très efficace, entraîné sur GPU AMD Instinct MI300
3VentureBeat AI 

ZAYA1-8B : modèle de raisonnement open source très efficace, entraîné sur GPU AMD Instinct MI300

La startup californienne Zyphra, basée à Palo Alto, a publié cette semaine ZAYA1-8B, un modèle de langage de raisonnement à architecture mixture-of-experts (MoE) comptant un peu plus de 8 milliards de paramètres, dont seulement 760 millions sont actifs simultanément. Disponible gratuitement sur Hugging Face sous licence Apache 2.0, le modèle peut être téléchargé, modifié et déployé immédiatement par les entreprises comme par les développeurs indépendants. Malgré sa taille modeste, ZAYA1-8B affiche des performances compétitives face à GPT-5-High d'OpenAI et DeepSeek-V3.2 sur plusieurs benchmarks tiers. Mais ce qui attire surtout l'attention, c'est la plateforme matérielle utilisée pour l'entraîner : des GPU AMD Instinct MI300, les puces concurrentes de Nvidia lancées il y a près de trois ans, sur lesquelles Zyphra a fait tourner l'intégralité de son pipeline d'entraînement. Ce modèle illustre une tendance de fond dans le secteur : pendant qu'OpenAI et Anthropic s'affrontent sur des modèles toujours plus massifs, une nouvelle génération de laboratoires mise sur la densité d'intelligence plutôt que sur la taille brute. Avec 760 millions de paramètres actifs seulement, ZAYA1-8B peut tourner sur du matériel bien moins coûteux, ouvrant la porte à des déploiements locaux ou embarqués inaccessibles aux géants du secteur. Sur le plan matériel, la réussite de l'entraînement sur AMD MI300 est un signal fort : elle démontre concrètement qu'il existe une alternative viable aux GPU Nvidia, qui dominent jusqu'ici quasi exclusivement l'écosystème d'entraînement de modèles IA. L'architecture MoE++ propriétaire de Zyphra repose sur trois innovations techniques. La première, l'attention convolutive compressée (CCA), réduit de huit fois la taille du cache KV par rapport à l'attention multi-têtes classique, ce qui améliore l'efficacité sur les contextes longs. La deuxième remplace le routeur linéaire standard des modèles MoE par un réseau de neurones multi-couches plus expressif, stabilisé par un mécanisme de rééquilibrage inspiré des contrôleurs PID de l'automatique industrielle. La troisième, le Learned Residual Scaling, contrôle la croissance des normes résiduelles sur les 40 couches du modèle pour éviter les problèmes de gradient. En amont de l'entraînement, Zyphra a intégré le raisonnement dès la phase de préentraînement, en développant une technique baptisée AP Trimming qui compresse les longues chaînes de pensée en supprimant leur partie médiane tout en préservant le problème et la solution finale. À l'inférence, la méthode Markovian RSA permet d'améliorer la qualité des réponses sans simplement allonger la chaîne de raisonnement, une approche qui constitue selon Zyphra la principale source de gain de performance du modèle.

UELe modèle étant publié sous Apache 2.0 sur Hugging Face, les développeurs et entreprises européens peuvent le télécharger et le déployer immédiatement pour des cas d'usage locaux à faible coût matériel.

LLMsOpinion
1 source
4MarkTechPost 

L'équipe Qwen publie en open source Qwen3.6-35B-A3B, modèle vision-langage MoE à 3 milliards de paramètres actifs

L'équipe Qwen d'Alibaba a publié Qwen3.6-35B-A3B, le premier modèle open-weight de la génération Qwen3.6, une architecture multimodale de type Mixture of Experts (MoE) qui combine 35 milliards de paramètres au total, mais n'en active que 3 milliards lors de l'inférence. Le modèle repose sur 256 experts par couche, dont seulement 8 sont mobilisés par token, ce qui maintient les coûts de calcul et la latence au niveau d'un modèle bien plus petit. Il intègre un encodeur visuel natif capable de traiter images, documents, vidéos et tâches de raisonnement spatial, avec une fenêtre de contexte native de 262 144 tokens, extensible jusqu'à plus d'un million via la technique YaRN. Le modèle est disponible en open-weight, accompagné d'un billet de blog technique détaillé publié sur qwen.ai. Les performances en développement logiciel autonome constituent l'argument le plus fort de ce lancement. Sur SWE-bench Verified, le benchmark de référence pour la résolution de problèmes GitHub réels, Qwen3.6-35B-A3B obtient 73,4 points, contre 70,0 pour son prédécesseur Qwen3.5-35B-A3B et 52,0 pour Gemma4-31B de Google. Sur Terminal-Bench 2.0, qui évalue un agent accomplissant des tâches dans un vrai terminal avec trois heures allouées, il atteint 51,5, devant tous les modèles comparés. En génération de code frontend, l'écart est encore plus marqué: le modèle score 1 397 sur QwenWebBench interne, contre 978 pour la version précédente. Sur les benchmarks de raisonnement scientifique, il obtient 92,7 sur AIME 2026 et 86,0 sur GPQA Diamond. Côté vision, il surpasse Claude Sonnet 4.5 sur MMMU (81,7 contre 79,6), sur RealWorldQA (85,3 contre 70,3) et sur VideoMMMU (83,7 contre 77,6). Ce lancement s'inscrit dans une course intense entre les grands laboratoires chinois et occidentaux pour produire des modèles à la fois performants et économiquement viables à déployer. L'approche MoE, popularisée par Mistral avec Mixtral puis reprise par Meta, DeepSeek et désormais Alibaba, répond directement à la contrainte centrale du déploiement en production: réduire le coût par token sans sacrifier la qualité. Qwen3.6-35B-A3B joue ici sur deux tableaux simultanément, en ciblant à la fois les développeurs qui cherchent un agent de codage capable et les équipes qui ont besoin de capacités visuelles avancées sans financer un modèle dense de 100 milliards de paramètres. La disponibilité en open-weight renforce l'attractivité du modèle pour les entreprises soucieuses de garder la main sur leur infrastructure, dans un contexte où les modèles propriétaires de frontier comme GPT-4o ou Gemini Ultra restent hors de portée pour un déploiement local.

UELa disponibilité en open-weight permet aux entreprises et institutions européennes de déployer ce modèle multimodal performant en infrastructure locale, réduisant la dépendance aux modèles propriétaires américains et soutenant les objectifs de souveraineté numérique de l'UE.

LLMsActu
1 source

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Une sélection éditoriale quotidienne, sans bruit. Directement dans votre boîte mail.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Gratuit · 1 email le matin, l'essentiel de l'IA · désinscription en un clic