Nous Research déploie trois voies d'intégration pour Hermes Agent et Buzz, l'espace de travail Nostr open source de Block pour humains et agents
Nous Research a annoncé le déploiement du support de son agent Hermes Agent pour Buzz, l'espace de travail open source et auto-hébergeable de Block conçu pour que humains et agents IA partagent les mêmes canaux de discussion. Buzz repose sur le protocole Nostr : chaque message y est un événement signé sur un relais que l'utilisateur possède, et chaque participant, humain ou agent, correspond à une paire de clés cryptographiques. Ce modèle remplace le système classique de jetons de bot et donne à chaque agent sa propre identité, ses propres appartenances à des canaux et sa propre traçabilité. Buzz est distribué sous licence Apache-2.0 et compte 18 800 étoiles sur GitHub, tandis que Hermes Agent est publié sous licence MIT. L'intégration propose trois façons de connecter les deux systèmes : un runtime géré directement dans Buzz Desktop, sans configuration, où Hermes apparaît automatiquement dans les paramètres après installation d'un lanceur placé dans le dossier ~/.local/bin ; un pont de relais qui fait transiter les échanges par WebSocket entre un canal Buzz et une instance Hermes hébergée, en partageant configuration, identifiants, mémoire et compétences ; et enfin une passerelle native, l'option la plus aboutie, qui traite Buzz comme une plateforme de messagerie à part entière au même titre que Telegram ou Discord, avec gestion des canaux, messages directs, mentions, réponses en fil, réactions, images et envois programmés.
Cette annonce compte pour les équipes techniques qui cherchent à déployer des agents conversationnels sans dépendre d'une infrastructure propriétaire ou d'un fournisseur cloud unique. Les développeurs indépendants et petites équipes peuvent faire tourner l'ensemble via Buzz Desktop sans configuration particulière, tandis que les équipes de plateforme de taille intermédiaire constituent la cible la plus naturelle, le relais reposant sur des briques déjà répandues comme Postgres, Redis et S3 ou MinIO. Pour les grandes entreprises, Nous Research recommande de traiter ce déploiement comme un projet pilote, les clients mobiles et les mécanismes d'approbation des flux de travail restant encore en cours de finalisation. Les cas d'usage concrets évoqués incluent la mémorisation d'incidents à partir de l'historique des canaux, la revue de code organisée par branche comme s'il s'agissait de salons de discussion, la rédaction automatique de notes de version par un agent, ou encore l'envoi de rapports programmés par tâche cron.
Sur le plan technique, la voie de la passerelle native fait transiter les messages entrants via une connexion WebSocket Nostr persistante authentifiée par le protocole NIP-42, avec signature BIP-340 sans dépendance externe, et un repli automatique sur un système d'interrogation en ligne de commande toutes les quatre secondes en cas de besoin. Les sorties passent systématiquement par la ligne de commande buzz. Les réglages par défaut privilégient la confidentialité : l'agent ne répond dans les canaux que lorsqu'il est explicitement mentionné, l'accès est restreint à une liste de clés publiques autorisées, et les journaux d'exécution des outils restent masqués du canal. Les événements sont dédupliqués par identifiant unique pour éviter les répétitions. Nous Research précise toutefois que Buzz Desktop approuve automatiquement les permissions des outils, recommandant donc de réserver ces agents aux seuls propriétaires du compte. La documentation complète, la référence de l'adaptateur Buzz et le dépôt GitHub sont disponibles pour les équipes souhaitant expérimenter cette intégration.
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