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CréationThe Decoder · 1 min de lecture

Google renforce Lyria 3.5 : édition de sections musicales individuelles sans tout recommencer

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Google a lancé Lyria 3.5, sa nouvelle génération de modèle de création musicale par intelligence artificielle, désormais intégrée à Google Flow Music. Le modèle permet de générer des morceaux d'une durée variant de 30 secondes à 3 minutes. La grande nouveauté de cette version réside dans une fonctionnalité baptisée « Selective Section Painting », qui permet aux utilisateurs de modifier une section précise d'un morceau déjà généré, sans avoir à recommencer l'intégralité de la composition depuis zéro.

Cette possibilité d'édition ciblée change concrètement la manière de travailler avec l'IA musicale. Jusqu'ici, la moindre correction ou le moindre ajustement créatif obligeait souvent à régénérer un morceau entier, avec le risque de perdre ce qui fonctionnait déjà bien dans les autres parties. En permettant de retoucher uniquement un couplet, un refrain ou une transition, Google rapproche l'outil d'un véritable logiciel de production musicale assisté par IA, plus proche des usages professionnels que d'un simple générateur automatique, et plus attractif pour les créateurs de contenu, musiciens ou vidéastes cherchant un contrôle fin sur le résultat.

Ce lancement s'inscrit dans la compétition croissante entre grands acteurs de la tech sur la génération musicale par IA, un terrain où Google cherche à consolider sa position face à d'autres modèles concurrents. Comme souvent avec ces outils, l'entreprise reste toutefois silencieuse sur la composition des données d'entraînement utilisées pour Lyria 3.5, une question sensible qui continue d'alimenter les débats sur les droits d'auteur et la rémunération des artistes dont les œuvres pourraient avoir servi à façonner ces modèles.

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UELe déploiement de cette fonctionnalité de clonage biométrique soulève des questions juridiques directes en Europe, où le RGPD impose des contraintes strictes sur le traitement des données biométriques, ce qui pourrait limiter ou retarder sa disponibilité pour les créateurs européens.

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ElevenLabs vient de lancer Music v2, une nouvelle version de son modèle de génération musicale par intelligence artificielle. Cette mise à jour améliore significativement la qualité globale des morceaux produits à partir de simples instructions textuelles : voix plus naturelles, arrangements plus travaillés, transitions cohérentes entre genres musicaux au sein d'un même titre. L'une des fonctionnalités les plus notables est l'inpainting, qui permet de modifier une section précise d'un morceau (un refrain, un pont, une transition) sans devoir tout régénérer depuis le début. Music v2 intègre également un meilleur support multilingue, avec des voix synthétiques plus convaincantes dans d'autres langues que l'anglais, point sur lequel les outils concurrents butent encore régulièrement. ElevenLabs annonce par ailleurs une baisse de tarifs sur Music v1 et v2 pour plusieurs de ses plateformes. L'impact de cette version va bien au-delà du hobbyiste qui veut produire un morceau depuis son salon. ElevenLabs structure son offre autour de trois services distincts : ElevenMusic pour la création et le remix grand public, ElevenAPI pour les développeurs souhaitant intégrer la génération musicale dans leurs propres produits, et ElevenCreative ciblant les marques et producteurs de contenu. Ce dernier segment est particulièrement stratégique : il permet de produire rapidement de la musique utilisable dans des publicités, vidéos ou campagnes de marque, court-circuitant les processus classiques d'acquisition de licences musicales, souvent longs et coûteux. Pour les agences créatives et les studios de production de contenu, c'est un changement concret de pipeline de travail. ElevenLabs s'est imposé ces deux dernières années comme l'un des acteurs les plus agressifs de l'IA générative appliquée à l'audio, avec son moteur de clonage vocal déjà très utilisé dans les médias et le divertissement. Music v2 s'inscrit dans une course plus large entre plateformes comme Suno, Udio et désormais des géants comme Google avec MusicFX, tous cherchant à capter le marché de la création musicale assistée par IA. L'enjeu dépasse la simple commodité créative : il touche directement au modèle économique de l'industrie musicale, aux droits d'auteur sur les données d'entraînement, et au rôle futur des compositeurs et producteurs humains. La capacité de Music v2 à basculer d'un style à un autre au sein d'un même morceau, et à opérer des modifications chirurgicales via l'inpainting, rapproche ces outils d'un véritable assistant de production plutôt que d'un simple générateur de démos.

UELes agences créatives et studios de production européens disposent désormais d'un outil de génération musicale automatisé réduisant le recours aux licences traditionnelles, ce qui soulève des questions réglementaires sur les droits d'auteur des données d'entraînement dans le cadre de la législation européenne.

💬 ElevenLabs est en train de construire la couche audio de l'IA générative, et Music v2 confirme que c'est leur plan depuis le début. L'inpainting, c'est le détail qui change tout : retoucher une section sans tout régénérer, c'est ce qui fait passer l'outil de la démo sympa à quelque chose d'utilisable en prod. Les agences créatives vont faire les calculs très vite.

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