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RégulationThe Information AI · 1 min de lecture

OpenAI et Anthropic collaborent discrètement à Washington

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OpenAI et Anthropic, rivaux acharnés dont les dirigeants s'affrontent ouvertement, ont formé une alliance discrète à Washington pour défendre des intérêts communs. Alors que l'administration Trump doit finaliser d'ici le 1er août son cadre réglementaire pour évaluer les "frontier models", les deux entreprises font désormais un lobbying coordonné auprès des autorités américaines. Selon des sources proches du dossier, elles poussent pour que ce cadre s'applique aussi à des concurrents jugés en retard, comme Meta et xAI, et alertent en parallèle sur les risques posés par les modèles open-source chinois. Les deux groupes ont notamment discuté avec le gouvernement de la manière de définir une évaluation permettant de déterminer si un modèle doit faire l'objet d'un examen approfondi, en se basant sur ses capacités dans des domaines sensibles comme la cybersécurité ou d'autres usages présentant un risque pour la sécurité nationale.

Cette convergence d'intérêts, en apparence contre-nature, illustre une stratégie classique de régulation par les leaders du marché: en élargissant le périmètre des modèles soumis à examen gouvernemental, OpenAI et Anthropic évitent d'être les seules cibles d'un contrôle renforcé et imposent le même fardeau réglementaire à leurs concurrents. Pour l'industrie, l'enjeu est de taille, car la définition finale du cadre déterminera qui devra se soumettre à des audits gouvernementaux coûteux et contraignants, avec un impact direct sur la rapidité de déploiement des futurs modèles.

Sans surprise, certains rivaux visés contestent cette approche. Ils préféreraient que la surveillance gouvernementale se concentre uniquement sur les modèles d'OpenAI et Anthropic, considérés comme les plus performants et donc potentiellement les plus dangereux, plutôt que d'étendre les obligations de conformité à l'ensemble du secteur. Cette bataille d'influence intervient alors que Washington cherche à équilibrer innovation et sécurité nationale, dans un contexte de concurrence croissante avec la Chine sur l'intelligence artificielle, un facteur que les deux entreprises n'hésitent pas à invoquer pour justifier un contrôle plus strict des modèles open-source étrangers.

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Mythos 5 : Anthropic a tenté de faire plier Washington, mais Trump n’a pas changé d’avis

Lundi 16 juin 2026, des représentants d'Anthropic se sont rendus à Washington pour rencontrer plusieurs responsables de l'administration Trump dans l'espoir d'obtenir la levée des restrictions pesant sur leurs deux derniers modèles, Mythos 5 et Claude Fable 5. Accompagnés de spécialistes internes de la sécurité, ils ont tenté de démontrer que les vulnérabilités identifiées dans ces systèmes ne constituaient pas une menace suffisamment grave pour justifier leur blocage à l'échelle mondiale. Malgré plusieurs heures de discussions, l'administration n'a accordé aucune concession. Les deux modèles restent inaccessibles en dehors des États-Unis, victimes de contrôles à l'exportation imposés par la Maison-Blanche. Le blocage commence à produire des effets concrets dans l'industrie. Plusieurs développeurs se tournent déjà vers des alternatives concurrentes, et une lettre ouverte signée par des dizaines de chercheurs et de dirigeants du secteur réclame la levée rapide des restrictions. Ses signataires avancent que ces contrôles ralentissent avant tout les entreprises américaines, sans empêcher les concurrents étrangers de progresser. De son côté, l'administration estime que certaines failles pourraient permettre de contourner les garde-fous du modèle et faciliter des cyberattaques, ce qui justifie le maintien du principe de précaution. Une solution intermédiaire serait néanmoins à l'étude : limiter temporairement l'accès de Mythos 5 aux seuls utilisateurs situés aux États-Unis, le temps qu'Anthropic fournisse des garanties techniques supplémentaires. Aucune décision n'a toutefois été annoncée à l'issue des réunions. Ce bras de fer s'inscrit dans un mouvement plus large des autorités américaines visant à encadrer les modèles d'IA les plus puissants avant leur diffusion internationale. Le gouvernement cherche à éviter que ces systèmes ne soient détournés à des fins sensibles, qu'il s'agisse de cybersécurité ou d'autres usages à double tranchant. Anthropic conteste cette lecture, rappelant que d'autres modèles publiquement accessibles présentent des capacités comparables, et que les problèmes identifiés restent limités et corrigibles rapidement. Mais convaincre Washington lorsque la sécurité nationale entre dans l'équation s'avère une tâche autrement plus complexe que de présenter des arguments techniques. Le fossé entre les deux camps reste entier, et l'issue du dossier dépendra autant de considérations politiques que de démonstrations de sécurité.

UELes contrôles à l'exportation imposés par Washington bloquent l'accès à Mythos 5 et Claude Fable 5 hors des États-Unis, contraignant les développeurs et entreprises européens à se rabattre sur des modèles concurrents.

💬 Anthropic pensait convaincre Washington avec des arguments techniques. Raté. Quand la sécurité nationale entre dans l'équation, les slides sur les failles corrigeables ne font pas le poids face à des décideurs qui cherchent avant tout à couvrir leurs arrières. De notre côté, on se retourne déjà vers des alternatives, et Anthropic perd du terrain pendant que ses concurrents regardent le spectacle.

RégulationReglementation
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L'UE veut réguler l'IA mais dépend de la coopération d'OpenAI et Anthropic
2The Decoder 

L'UE veut réguler l'IA mais dépend de la coopération d'OpenAI et Anthropic

L'Union européenne peine à exercer une supervision concrète sur les modèles d'IA les plus puissants, faute d'accès garanti aux systèmes qu'elle souhaite évaluer. OpenAI a proposé à la Commission européenne un accès direct à son nouveau modèle GPT-5.5 Cyber pour des évaluations de sécurité, et des discussions sont déjà en cours. Du côté d'Anthropic, la situation est plus bloquée : après quatre à cinq réunions portant sur son modèle Mythos, les régulateurs n'ont toujours pas obtenu l'accès demandé. Ce décalage révèle une fragilité structurelle du cadre réglementaire européen. L'AI Act, présenté comme le premier règlement contraignant au monde sur l'intelligence artificielle, n'impose pas encore de mécanismes d'accès obligatoires et opposables aux modèles les plus avancés. Résultat : les régulateurs ne peuvent pas auditer ce qu'on ne leur montre pas. Si les grandes entreprises américaines choisissent de coopérer à des degrés très différents, c'est toute la crédibilité de la supervision européenne qui s'en trouve fragilisée, et avec elle la confiance du public dans l'efficacité réelle de ces règles. La situation intervient alors que l'Europe accélère la mise en oeuvre de l'AI Act, dont les premières obligations pour les modèles à usage général sont entrées en vigueur en août 2024. Les modèles dits "à risque systémique" sont soumis à des exigences de transparence renforcées, mais les mécanismes d'audit indépendants restent en construction. L'Europe se retrouve dans une position inconfortable : vouloir réguler des technologies qu'elle ne produit pas, face à des entreprises dont le siège, les ressources juridiques et les leviers de négociation sont aux États-Unis.

UEL'AI Act ne dispose pas encore de mécanismes d'accès contraignants pour les modèles à risque systémique, exposant une fragilité structurelle dans la capacité de supervision des régulateurs européens face aux grands fournisseurs américains.

💬 Anthropic refuse l'accès depuis cinq réunions, OpenAI joue le jeu pour l'instant : ce décalage dit tout sur ce que "régulation" veut vraiment dire ici. L'AI Act a des obligations de transparence, mais sans droit d'audit opposable, c'est un règlement qui demande poliment. Reste à voir combien de temps les coopérations volontaires tiendront quand les audits commenceront à coûter quelque chose.

RégulationReglementation
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Merci Trump ! Anthropic désactive brutalement Mythos 5 et Fable 5
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Merci Trump ! Anthropic désactive brutalement Mythos 5 et Fable 5

Anthropic a annoncé vendredi 13 juin 2026 la désactivation immédiate de ses deux modèles d'IA les plus puissants, Claude Fable 5 et Claude Mythos 5, à peine trois jours après leur lancement commercial le 9 juin. La décision fait suite à une directive du gouvernement américain, émise à 17h21 heure locale, invoquant des raisons de sécurité nationale. Selon Axios, c'est le secrétaire au Commerce Howard Lutnick qui aurait ordonné cette mesure après avoir appris qu'une entreprise utilisant ces modèles avait réussi à contourner certains garde-fous conçus pour prévenir les usages malveillants. La directive exige qu'Anthropic bloque l'accès à Fable 5 et Mythos 5 à tous les ressortissants étrangers, qu'ils se trouvent aux États-Unis ou à l'étranger, y compris les propres employés non américains de la startup. Face à l'impossibilité technique d'identifier les utilisateurs par nationalité, Anthropic a choisi de suspendre les deux modèles pour l'ensemble de ses clients. Cette décision crée un précédent particulièrement lourd pour l'industrie de l'IA. Fable 5 et Mythos 5 étaient déjà des modèles restreints : Fable 5 intégrait des garde-fous renforcés dans des domaines sensibles comme la cybersécurité, les armes biologiques et chimiques, tandis que Mythos 5 restait réservé à un cercle fermé de partenaires vérifiés. Leur retrait brutal affecte potentiellement des centaines de millions d'utilisateurs et soulève une question de fond : si un modèle peut être désactivé en quelques heures sur simple directive gouvernementale, quelle confiance les entreprises peuvent-elles accorder à ces infrastructures cloud pour leurs usages critiques ? Anthropic conteste d'ailleurs la justification avancée, estimant que la découverte d'un contournement partiel ne justifie pas le retrait d'un système déjà déployé, et suggère même un possible malentendu avec les autorités. Cette affaire s'inscrit dans une tension croissante entre la dynamique commerciale des grands laboratoires d'IA et les ambitions de contrôle stratégique de Washington. Anthropic avait déjà, dès avril 2026, choisi de restreindre l'accès à la gamme Mythos à des partenaires triés sur le volet, une décision qui lui avait valu des critiques l'accusant de pratiquer un marketing de la peur autour des risques de ses propres systèmes. La startup affirme désormais que si ce niveau d'exigence devait s'appliquer uniformément à l'ensemble du secteur, la plupart des futurs modèles avancés pourraient se trouver bloqués avant même leur déploiement. Pendant que les équipes travaillent à rétablir l'accès, la question de la gouvernance des IA de pointe, entre sécurité nationale, compétitivité technologique et accès mondial, s'impose comme l'un des enjeux centraux de l'industrie pour les mois à venir.

UELes entreprises et développeurs européens utilisant Claude Fable 5 et Mythos 5 perdent immédiatement l'accès à ces modèles, exposant la dépendance structurelle des acteurs de l'UE aux infrastructures IA américaines soumises à des décisions unilatérales de Washington.

💬 Trois jours du lancement à l'extinction, sans préavis ni recours. Ce qui me choque vraiment, c'est pas l'incident, c'est le précédent qu'il pose : si tu as des API américaines dans un workflow critique, ta stabilité d'infra tient à un coup de fil à Washington. Bonne chance pour vendre ça à tes clients.

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OpenAI abat quelques cartes à Bruxelles, Anthropic garde son jeu fermé
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OpenAI abat quelques cartes à Bruxelles, Anthropic garde son jeu fermé

OpenAI a accepté d'ouvrir partiellement l'accès à certains de ses modèles sensibles aux institutions européennes, une concession que les grands laboratoires d'intelligence artificielle refusaient collectivement il y a encore quelques mois. Cette décision marque un tournant dans les relations entre les géants de l'IA et les régulateurs du Vieux Continent. Anthropic, de son côté, a opté pour la posture inverse en maintenant son modèle Mythos hors de portée de Bruxelles, au moins dans l'immédiat. Cette divergence d'approche n'est pas anodine : elle illustre une fracture stratégique au sein de l'industrie face aux exigences réglementaires européennes. En acceptant d'accorder un accès partiel, OpenAI se positionne comme un acteur coopératif, ce qui pourrait lui valoir un traitement favorable dans le cadre de l'application de l'AI Act. Pour les autorités européennes, obtenir un tel accès est crucial afin d'évaluer les risques des systèmes les plus puissants avant leur déploiement massif. Anthropic, en refusant pour l'instant, prend le pari que sa position de négociation reste solide malgré la pression institutionnelle croissante. L'AI Act européen, entré progressivement en vigueur depuis 2024, impose aux fournisseurs de modèles dits à usage général de grande puissance des obligations de transparence inédites. Les régulateurs réclament notamment des accès techniques pour auditer les capacités et les risques de ces systèmes. Les stratégies divergentes d'OpenAI et d'Anthropic dessinent ainsi deux visions du rapport à la régulation : la coopération calculée d'un côté, la résistance prudente de l'autre. La suite dépendra en grande partie des sanctions que Bruxelles sera prête à infliger aux récalcitrants.

UELa concession d'OpenAI crée un précédent pour l'application de l'AI Act, ouvrant la voie à un audit réglementaire des modèles puissants par les autorités européennes, avec des implications directes pour les entreprises et administrations françaises utilisant ces systèmes.

💬 OpenAI joue la carte de l'apaisement avec Bruxelles, et franchement c'est un move intelligent, même si on ne sait pas encore ce qu'ils ont vraiment ouvert. Anthropic qui refuse, c'est un pari risqué : soit ils ont des raisons solides de protéger Mythos, soit ils vont se retrouver en mauvaise posture quand les sanctions de l'AI Act commenceront à tomber. Reste à voir si la coopération d'OpenAI leur vaut vraiment un traitement de faveur, ou juste un audit plus poussé que prévu.

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