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Votre Mac n’avait plus de secrets : l’IA d’Anthropic pouvait tout explorer sans autorisation
SécuritéLe Big Data · 2 min de lecture

Votre Mac n’avait plus de secrets : l’IA d’Anthropic pouvait tout explorer sans autorisation

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Le Mac n'avait plus aucun secret pour l'agent de bureau de Claude Cowork, l'assistant IA d'Anthropic destiné à macOS. Des chercheurs en sécurité de la société Accomplish AI ont démontré qu'après avoir simplement partagé un dossier avec l'agent et lui avoir envoyé une courte instruction, celui-ci pouvait sortir de l'environnement isolé qui lui était censé être réservé et accéder à l'intégralité du disque de la machine, en lecture comme en écriture. L'outil s'appuie pourtant sur une machine virtuelle Linux dans laquelle l'agent tourne avec un compte limité, sans privilèges administrateur. Mais le disque entier du Mac se trouvait relié à cet espace virtuel sans restriction suffisante. En exploitant une vulnérabilité Linux déjà connue, l'agent pouvait obtenir les privilèges les plus élevés et ainsi parcourir ou modifier n'importe quel fichier appartenant à l'utilisateur, y compris les clés SSH et les identifiants enregistrés sur la machine. Les chercheurs précisent qu'il s'agissait uniquement d'une démonstration en laboratoire et que personne n'a exploité la faille de façon malveillante.

Cette découverte interroge directement la confiance que l'on peut accorder aux agents IA de bureau, une catégorie d'outils en plein essor censée automatiser la rédaction de code, la gestion de fichiers ou des tâches répétitives sans intervention humaine constante. Le principe même de ces agents repose sur un périmètre d'action restreint à un dossier ou une tâche précise. Si cette limite peut être contournée aussi facilement, c'est la promesse de sécurité de toute la catégorie qui vacille, avec un risque concret d'exfiltration de données personnelles ou professionnelles sensibles pour les utilisateurs qui installent ces assistants sur leur ordinateur principal. Accomplish AI estime qu'environ 500 000 utilisateurs de macOS auraient pu être concernés avant que la faille ne soit neutralisée, un chiffre avancé par l'entreprise mais non confirmé par Anthropic.

Face à ce signalement, Anthropic l'a classé comme simplement « informatif » et n'a publié aucun correctif dédié à cette vulnérabilité précise. L'entreprise a toutefois fait évoluer son produit : la version suivante de l'outil exécute désormais les tâches à distance par défaut, via ses propres serveurs, ce qui neutralise ce scénario d'attaque pour la majorité des utilisateurs. Les personnes continuant à utiliser une exécution entièrement locale restent en revanche exposées au même risque. Les chercheurs notent enfin qu'une protection équivalente existait déjà dans le logiciel pour bloquer une faille similaire, mais qu'elle n'avait simplement jamais été étendue à ce nouveau cas de figure.

Impact France/UE

Les utilisateurs francais et europeens de Claude Cowork en execution locale restent exposes a ce risque de fuite de donnees, dont cles SSH et identifiants.

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Le modèle d'IA le plus dangereux d'Anthropic vient de tomber entre de mauvaises mains
1The Verge 

Le modèle d'IA le plus dangereux d'Anthropic vient de tomber entre de mauvaises mains

Un groupe restreint d'utilisateurs non autorisés a réussi à accéder à Mythos, le modèle d'intelligence artificielle cybersécurité d'Anthropic, selon une enquête de Bloomberg publiée en avril 2026. L'accès aurait été obtenu grâce à un sous-traitant tiers d'Anthropic, qui a permis à des membres d'un forum privé en ligne d'exploiter ses accréditations combinées à des outils de recherche ouverts sur internet. Claude Mythos Preview est un modèle nouvelle génération capable d'identifier et d'exploiter des failles de sécurité dans tous les grands systèmes d'exploitation et navigateurs web du marché. L'incident est particulièrement préoccupant car Anthropic avait elle-même qualifié Mythos de modèle "dangereux entre de mauvaises mains", justifiant ainsi un accès strictement limité et contrôlé. Un outil capable de cartographier et d'exploiter des vulnérabilités à l'échelle de Windows, macOS, Chrome ou Firefox représente une menace concrète s'il est utilisé à des fins malveillantes, que ce soit pour des cyberattaques ciblées, du vol de données ou des opérations d'espionnage industriel. Cet accès non autorisé illustre une tension centrale dans le développement des modèles d'IA à double usage: plus les capacités cybersécurité sont avancées, plus les risques de détournement augmentent. Anthropic fait partie des rares laboratoires à avoir instauré des restrictions d'accès explicites pour ses modèles les plus sensibles, une approche que l'incident remet en question. La fuite via un sous-traitant soulève aussi des interrogations sur les pratiques de gestion des accès au sein des grands laboratoires d'IA, où la chaîne de confiance s'étend bien au-delà des équipes internes.

UELes administrations et entreprises françaises et européennes utilisant Windows, macOS ou les navigateurs Chrome et Firefox sont potentiellement exposées à des cyberattaques plus sophistiquées si les capacités du modèle Mythos venaient à être exploitées par des acteurs malveillants.

SécuritéActu
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2AI News 

Anthropic a restreint son modèle d'IA le plus puissant pour des raisons de cybersécurité, puis l'a mis au travail

Anthropic a discrètement lancé Project Glasswing, une initiative de cybersécurité inédite fondée sur son modèle le plus puissant à ce jour, Claude Mythos Preview. Plutôt que de le commercialiser, l'entreprise l'a confié à un consortium de partenaires chargés de sécuriser les infrastructures critiques d'Internet : Amazon Web Services, Apple, Broadcom, Cisco, CrowdStrike, Google, JPMorganChase, la Linux Foundation, Microsoft, Nvidia et Palo Alto Networks, auxquels s'ajoutent plus de 40 autres organisations. Anthropic s'engage à hauteur de 100 millions de dollars en crédits d'utilisation pour le modèle, ainsi que 4 millions de dollars en dons directs à des organisations de sécurité open source, dont 2,5 millions à Alpha-Omega et à l'OpenSSF via la Linux Foundation, et 1,5 million à la Apache Software Foundation. Les résultats déjà obtenus donnent le vertige : Mythos Preview a détecté de manière autonome un bug vieux de 27 ans dans OpenBSD, et a identifié et exploité sans intervention humaine une faille d'exécution de code à distance vieille de 17 ans dans FreeBSD, CVE-2026-4747, permettant à n'importe qui sur Internet de prendre le contrôle total d'un serveur. Nicholas Carlini, chercheur chez Anthropic, résume : « J'ai trouvé plus de bugs ces dernières semaines que dans tout le reste de ma carrière. » La décision de ne pas rendre Mythos Preview accessible au grand public est délibérée et assumée. Le modèle n'a pas été entraîné spécifiquement pour la cybersécurité, ses capacités offensives sont apparues comme une conséquence indirecte de progrès généraux en raisonnement, en code et en autonomie. Newton Cheng, responsable du Frontier Red Team Cyber d'Anthropic, l'explique sans détour : les mêmes améliorations qui rendent le modèle capable de corriger des vulnérabilités le rendent tout aussi capable de les exploiter. Et le risque ne relève pas de la spéculation : Anthropic a précédemment documenté ce qu'elle décrit comme le premier cyberattaque largement exécutée par une IA, menée par un groupe soutenu par l'État chinois qui a infiltré une trentaine de cibles mondiales, les agents IA gérant de manière autonome la majorité des opérations tactiques. Project Glasswing s'inscrit dans un contexte de course entre la diffusion des capacités offensives et la consolidation des défenses. Mythos Preview sature désormais la plupart des benchmarks de sécurité existants, forçant Anthropic à se tourner vers des tâches réelles inédites, notamment des vulnérabilités zero-day. L'initiative cible aussi un angle mort historique : les mainteneurs de logiciels open source, dont le code sous-tend une grande partie des infrastructures mondiales, ont longtemps manqué de ressources en sécurité. Anthropic a en parallèle briefé des responsables haut placés du gouvernement américain sur les capacités complètes du modèle, et les services de renseignement américains évaluent désormais activement comment il pourrait remodeler les opérations de piratage offensif et défensif dans les années à venir.

UELes infrastructures open source européennes (Linux Foundation, Apache Software Foundation) bénéficient de 4 millions de dollars de financements directs pour renforcer leur sécurité, et les systèmes critiques basés sur OpenBSD et FreeBSD utilisés en Europe sont directement concernés par les vulnérabilités zero-day découvertes.

SécuritéActu
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3Wired AI 

Anthropic nie pouvoir saboter ses outils d'IA en temps de guerre

Le Département américain de la Défense (DoD) a formulé des allégations graves à l'encontre d'Anthropic : l'entreprise serait en mesure de manipuler ou de saboter ses modèles d'intelligence artificielle en pleine opération militaire. Des dirigeants d'Anthropic ont catégoriquement rejeté cette accusation, affirmant qu'une telle intervention serait techniquement impossible une fois les modèles déployés chez un client. Cette controverse illustre une tension croissante entre les grands fournisseurs d'IA et les institutions gouvernementales qui dépendent de leurs technologies dans des contextes à haute criticité. Pour les armées et agences de défense, la question de la souveraineté technologique et du contrôle des systèmes d'IA est désormais centrale : peut-on faire confiance à un prestataire privé pour ne pas interférer avec des outils déployés sur le champ de bataille ? Anthropic soutient que l'architecture de ses modèles ne permet pas de modifications à distance une fois ceux-ci intégrés dans l'infrastructure d'un client. Les dirigeants de l'entreprise insistent sur le fait qu'un tel scénario de sabotage en temps réel n'est pas techniquement réalisable, et que cette allégation du DoD repose sur une incompréhension du fonctionnement des modèles de langage déployés. L'affaire met en lumière le manque de transparence technique qui entoure encore les contrats entre entreprises d'IA et clients gouvernementaux. Ce dossier intervient dans un contexte où Anthropic cherche à renforcer sa présence sur le marché de la défense américaine, un secteur convoité par l'ensemble des grands acteurs de l'IA. Les accusations du Pentagone, qu'elles soient fondées ou non, pourraient fragiliser la confiance institutionnelle envers l'entreprise et raviver le débat sur la nécessité d'audits indépendants des systèmes d'IA utilisés à des fins militaires.

UELes allégations du Pentagone sur la capacité à manipuler des modèles d'IA en temps de crise alimentent les débats européens sur la fiabilité et la gouvernance des systèmes d'IA à haut risque dans le cadre de l'AI Act.

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Anthropic et la stratégie marketing de la peur autour de sa nouvelle IA Mythos (2/3)
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Anthropic et la stratégie marketing de la peur autour de sa nouvelle IA Mythos (2/3)

Le 7 avril dernier, Anthropic a annoncé Mythos Preview, un modèle d'intelligence artificielle spécialisé dans la cybersécurité, en mettant en avant sa capacité à avoir déjà identifié "des milliers de vulnérabilités critiques", dont des failles dites 0-day, c'est-à-dire inconnues des éditeurs concernés. Pour contrôler les risques de prolifération, Anthropic a restreint l'accès de Mythos à une cinquantaine d'entreprises et organisations américaines gérant des infrastructures logicielles critiques, regroupées au sein du projet Glasswing. Seules onze d'entre elles ont été nommées publiquement : AWS, Apple, Broadcom, Cisco, CrowdStrike, Google, JPMorganChase, la Linux Foundation, Microsoft, NVIDIA et Palo Alto Networks. Hors des États-Unis, seul l'AI Security Institute britannique (AISI) a pu évaluer le modèle à ce stade, tandis que plusieurs institutions européennes tentent depuis de négocier un accès. Cette stratégie de lancement illustre un usage délibéré de ce que le secteur tech désigne par l'acronyme FUD, pour "Fear, Uncertainty and Doubt", soit peur, incertitude et doute. En agitant la menace d'une IA capable de découvrir des failles à grande échelle tout en en limitant l'accès, Anthropic a réussi à générer une fébrilité considérable, y compris au plus haut niveau politique. L'administration Trump, qui menaçait encore récemment de blacklister Anthropic, a finalement invité le PDG Dario Amodei à la Maison-Blanche la semaine passée pour évoquer "des possibilités de collaboration", selon Politico. L'Office of Management and Budget aurait même déjà informé les agences fédérales américaines qu'elles allaient prochainement recevoir un accès à Mythos, d'après Bloomberg. L'histoire du FUD dans la tech remonte aux années 1970, quand IBM utilisait des discours anxiogènes pour freiner la concurrence, une rhétorique reprise plus tard par Microsoft pour dépeindre Linux comme une menace. Avec Mythos, Anthropic n'attaque pas directement ses concurrents, mais joue sur la même mécanique : l'exclusivité d'accès alimente l'inquiétude en Europe, où des gouvernements craignent d'être tenus à l'écart d'un outil potentiellement décisif sur le plan géopolitique. Cette anxiété s'inscrit dans un contexte plus large où l'IA semble, pour l'instant, davantage profiter aux attaquants qu'aux défenseurs, renforçant la pression sur les États à ne pas rater le virage. Que Trump se retrouve simultanément à courtiser Anthropic en justice et à lui ouvrir les portes des agences fédérales illustre bien la contradiction inhérente à cette course : personne ne veut être le dernier à accéder à l'outil qu'il redoute.

UELes institutions européennes tentent activement de négocier un accès à Mythos sans y être parvenues à ce stade, alimentant une anxiété géopolitique réelle face au risque d'exclusion d'un outil potentiellement décisif en matière de cybersécurité d'État.

SécuritéOpinion
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