Aller au contenu principal
CréationMarkTechPost · 2 min de lecture

Black Forest Labs lance FLUX 3, un modèle multimodal pour l'image, la vidéo, l'audio et la prédiction d'actions robotiques

Source originale ↗·

Black Forest Labs (BFL) a dévoilé FLUX 3, un modèle de fondation multimodal capable d'apprendre simultanément à partir d'images, de vidéos et de fichiers audio au sein d'une seule architecture. Il s'agit du premier modèle de la famille FLUX à générer vidéo, audio et prédiction d'actions robotiques à partir d'un unique jeu de poids. La déclinaison FLUX 3 Video produit des clips allant jusqu'à 20 secondes en une seule génération, avec audio natif, et couvre plusieurs modes : texte-vers-vidéo, image-vers-vidéo, vidéo-vers-vidéo à partir d'un clip de référence, transitions contrôlées entre images-clés, et prolongement génératif d'une vidéo et d'un audio existants. BFL revendique aussi des fonctions de dialogue multilingue, un enchaînement agentique de plusieurs plans en séquences à plusieurs prises de vue, ainsi qu'une génération typographique animée particulièrement soignée. L'entreprise met en avant des résultats solides sur les expressions faciales humaines et sur l'association entre sons et événements physiques. Selon des tests de préférence humaine publiés par BFL sur des clips de 10 secondes en 720p avec audio, FLUX 3 a été préféré à Luma Ray 3.2 dans 93% des comparaisons, à Runway Gen-4.5 dans 77% des cas, jusqu'à 69% face à Grok Imagine Video, 60% face à Kling v3 Pro, 59% et 57% face aux deux versions de Happy Horse, et un score proche du 50/50 (52%) face à Seedance 2.0 et Gemini Omni Flash.

Cette avancée est importante parce qu'elle rapproche les modèles génératifs d'une compréhension unifiée du monde physique plutôt que d'une simple juxtaposition de compétences séparées par modalité. Pour BFL, aucune modalité prise isolément ne décrit complètement la réalité : l'image capture une structure spatiale figée, la vidéo restitue le temps et la dynamique physique, l'audio révèle les liens de causalité entre un événement mécanique et le son qu'il produit. En entraînant un seul modèle sur ces trois dimensions à la fois, chacune vient contraindre les autres, le son doit correspondre à l'impact visuel et le mouvement doit respecter la masse des objets. Cette cohérence intermodale intéresse directement les studios de production vidéo, les développeurs d'outils créatifs et, via le partenariat évoqué avec mimic robotics, les concepteurs de robots qui ont besoin de modèles capables de prédire des actions physiques plausibles.

Sur le plan technique, FLUX 3 s'appuie sur Self-Flow, une méthode de BFL introduite en mars 2026 qui combine un objectif d'appariement de flux avec un objectif de reconstruction de caractéristiques auto-supervisé. L'implémentation de référence publiée sur GitHub sous licence Apache-2.0 utilise une architecture SiT-XL/2 avec conditionnement par pas de temps au niveau du token, un taux de masquage de 25% et une auto-distillation entre un enseignant EMA à la couche 20 et un élève à la couche 8, mais ce point de contrôle reste un modèle de recherche limité à des images ImageNet en 256x256, distinct de FLUX 3 lui-même. BFL affirme avoir considérablement augmenté les ressources de calcul et de données pour appliquer cette même approche à l'échelle de la vidéo, de l'image et de l'audio combinés, ce qui constitue selon l'entreprise sa première réalisation entièrement fondée sur ce principe unificateur.

Impact France/UE

Black Forest Labs étant basée en Allemagne, ce lancement renforce la position d'un acteur européen dans la course mondiale aux modèles multimodaux génératifs face aux laboratoires américains et chinois.

Dans nos dossiers

Cet article vous a été utile ?

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

Black Forest Labs lance FLUX 3, qui devance Seedance 2.0, Gemini Omni et Grok Imagine, et FLUX-mimic pour la robotique
1Latent Space 

Black Forest Labs lance FLUX 3, qui devance Seedance 2.0, Gemini Omni et Grok Imagine, et FLUX-mimic pour la robotique

Jeudi 23 juillet 2026, Black Forest Labs (BFL) a lancé FLUX 3 Video, un modèle multimodal "Self Flow" qui unifie génération de texte-vers-vidéo, image-vers-vidéo, vidéo-vers-vidéo, et continuation audio-vidéo, avec génération audio native intégrée à toutes les sorties. Le modèle permet aussi la génération à partir d'images-clés pour des transitions contrôlées, le dialogue multilingue, le chaînage agentique de plans en séquences multi-shots, une forte diversité stylistique allant du plan caméscope amateur à l'animation et au cinéma, ainsi qu'une génération de typographie animée. BFL revendique des performances supérieures à Seedance 2.0, Gemini Omni et Grok Imagine sur plusieurs de ces capacités. Une version Dev à poids ouverts est annoncée. Le même jour, l'équipe a aussi dévoilé FLUX3-mimic, un modèle dérivé qui applique les mêmes représentations vidéo à la robotique, capable de piloter des robots et de prédire leur impact physique dans des environnements d'usine réels. Cette annonce survient deux ans après le lancement de FLUX 1 en 2024, où BFL avait déjà laissé entendre, via son logo en forêt, qu'un modèle vidéo suivrait. Cette sortie est significative parce qu'elle marque une reproduction indépendante, potentiellement à l'état de l'art, de fonctionnalités jusqu'ici réservées aux modèles propriétaires des grands laboratoires. Pour l'industrie de la génération de médias, cela signifie qu'un acteur proposant des poids ouverts arrive à égalité, voire dépasse, les modèles fermés sur des capacités clés comme l'audio natif synchronisé ou le contrôle par image de référence. Pour les studios, créateurs et développeurs d'outils vidéo, l'existence d'une version Dev ouverte change l'équation économique et réduit la dépendance aux API propriétaires facturées à l'usage. Le volet FLUX3-mimic élargit encore l'enjeu : si un modèle entraîné sur des vidéos généralistes développe un "modèle du monde" suffisant pour commander des robots et anticiper des effets physiques réels, cela ouvre une voie où les avancées en génération vidéo grand public se transposent directement à l'automatisation industrielle, un pont que peu d'acteurs avaient démontré publiquement jusqu'ici. Le contexte plus large est celui d'une semaine particulièrement dense en annonces IA : le même jeudi, OpenAI a lancé ChatGPT Voice pour le grand public et OpenAI Presence pour les entreprises, générant plus de visibilité qu'Anthropic sur ses propres annonces vocales concurrentes, dans ce que les observateurs qualifient de coïncidence de calendrier "totalement accidentelle". En parallèle, Hugging Face a publié The Stack v3, le plus grand jeu de données de code ouvert jamais publié : 114 To de données brutes, 224 millions de dépôts, 44 milliards de fichiers et 770 langages, avec un corpus filtré passant d'environ 550 milliards à 5 000 milliards de tokens par rapport à la version précédente, porté notamment par des gains massifs en C++, TypeScript, Rust et Python. Ces publications alimentent un débat plus large sur la distillation de modèles, certains commentateurs y voyant un renforcement légitime de l'écosystème ouvert plutôt qu'un problème à interdire. Pris ensemble, ces développements dessinent une compétition de plus en plus serrée entre laboratoires fermés et initiatives ouvertes, sur la vidéo générative comme sur les données d'entraînement du code.

UEBlack Forest Labs, laboratoire base en Allemagne, demontre qu'un acteur europeen peut rivaliser avec les meilleurs modeles video proprietaires americains, et sa version Dev a poids ouverts offre aux studios et developpeurs europeens une alternative reduisant la dependance aux API facturees a l'usage.

CréationActu
1 source
Flux 3 génère des vidéos avec audio natif jusqu'à 20 secondes, une première pour Black Forest Labs
2The Decoder 

Flux 3 génère des vidéos avec audio natif jusqu'à 20 secondes, une première pour Black Forest Labs

Voici l'article traduit et résumé : Black Forest Labs a dévoilé Flux 3, un nouveau modèle de fondation multimodal capable de générer des vidéos accompagnées d'un son natif, une première pour l'entreprise. Le système a été entraîné conjointement sur des images, des vidéos et de l'audio, et peut produire des séquences allant jusqu'à 20 secondes avec une bande sonore synchronisée générée directement par le modèle, sans étape de post-production séparée. Selon les tests internes menés par Black Forest Labs, Flux 3 dépasse légèrement Seedance 2.0, actuellement considéré comme la référence du marché sur ce segment. Aucun benchmark indépendant n'est toutefois disponible à ce stade pour confirmer ces résultats. Cette avancée marque une étape importante dans la génération vidéo par intelligence artificielle, où l'intégration native du son représente un défi technique majeur que peu d'acteurs ont réussi à surmonter. Pour les créateurs de contenu, studios et professionnels du marketing, la possibilité de générer simultanément image et audio cohérents réduit considérablement le temps de production et les coûts associés aux outils de doublage ou de sonorisation séparés. Cette capacité pourrait aussi accélérer l'adoption de la vidéo générative dans des usages professionnels où la qualité sonore est aussi critique que la qualité visuelle. Au-delà de la vidéo, Black Forest Labs affiche une ambition plus large : construire un "world model", un modèle capable de comprendre et de simuler la dynamique du monde physique. L'entreprise teste déjà Flux 3 sur des tâches liées à la robotique, ce qui suggère une stratégie visant à dépasser la simple génération de contenu créatif pour s'attaquer à des applications de simulation et de perception plus larges. Cette orientation place Black Forest Labs en concurrence directe avec d'autres laboratoires développant des modèles de fondation multimodaux à vocation générale, dans une course où la maîtrise conjointe de la vision, du son et du mouvement devient un enjeu stratégique central.

UEBlack Forest Labs est une entreprise europeenne (Allemagne), ce qui renforce la position du continent dans la course a la generation video multimodale face aux laboratoires americains et chinois.

CréationActu
1 source
Stability AI lance Stable Audio 3 : une famille de modèles de diffusion latente rapides pour la génération et l'édition audio
3MarkTechPost 

Stability AI lance Stable Audio 3 : une famille de modèles de diffusion latente rapides pour la génération et l'édition audio

Stability AI a publié cette semaine les poids ouverts de Stable Audio 3, une famille de modèles de diffusion latente dédiés à la génération et à l'édition audio. La gamme comprend quatre variantes : deux modèles "small" de 459 millions de paramètres (l'un spécialisé musique, l'autre effets sonores), un modèle "medium" de 1,4 milliard de paramètres capable de générer jusqu'à 6 minutes 20 secondes de musique et d'effets sonores, et un modèle "large" de 2,7 milliards de paramètres réservé à une licence entreprise. Les poids des variantes small et medium sont disponibles gratuitement sur Hugging Face. Tous les modèles produisent de l'audio stéréo en 44,1 kHz, prennent en charge des sorties de longueur variable, l'édition par inpainting, et une inférence rapide. L'architecture repose sur deux composants distincts. Le premier est SAME (Semantically-Aligned Music autoEncoder), un encodeur qui compresse l'audio en une représentation latente avec un ratio de downsampling de 4096x, nettement supérieur aux ratios habituels de 1024x à 2048x dans les systèmes concurrents. Cette compression élevée réduit suffisamment les séquences latentes pour que la génération de longue durée tourne sur du matériel grand public. Le second composant est un transformeur de diffusion qui opère sur ces latents, conditionné par le texte via un encodeur T5Gemma gelé, par la durée encodée en features de Fourier, et par des masques d'inpainting pour l'édition. Les modèles medium et large utilisent une "differential attention", une technique calculant deux cartes d'attention parallèles pour améliorer la précision du conditionnement. Cette publication intervient dans un contexte de compétition intense sur la génération audio par IA, où des acteurs comme Suno, Udio ou ElevenLabs ont imposé des standards élevés en termes de qualité et de facilité d'usage, mais avec des modèles entièrement fermés. En rendant ses poids accessibles, Stability AI maintient une posture d'ouverture qui lui a valu une réputation dans la communauté des chercheurs, malgré les turbulences financières et organisationnelles que l'entreprise a traversées ces deux dernières années. L'accompagnement d'un article de recherche technique détaillé sur arXiv renforce cette crédibilité académique. La capacité à éditer de l'audio existant via inpainting, et non seulement à en générer, représente une avancée pratique pour les professionnels du son, de la post-production et des jeux vidéo. La disponibilité d'un modèle small optimisé pour l'inférence CPU ouvre également la voie à des intégrations locales sans GPU, ce qui élargit considérablement le cercle des utilisateurs potentiels.

UELa mise à disposition des poids ouverts sur Hugging Face (plateforme française) facilite l'adoption par les développeurs et studios européens pour des usages en post-production et jeux vidéo, sans dépendance aux API américaines fermées.

CréationActu
1 source
Google lance Nano Banana 2 Lite pour la génération rapide d'images IA et Gemini Omni Flash pour la vidéo via API
4The Decoder 

Google lance Nano Banana 2 Lite pour la génération rapide d'images IA et Gemini Omni Flash pour la vidéo via API

Google enrichit sa gamme de modèles génératifs avec deux nouveaux outils. Nano Banana 2 Lite génère des images en quatre secondes, pour un coût de 0,034 dollar par image. Gemini Omni Flash, de son côté, fait son entrée dans l'API avec une capacité inédite pour Google : la génération et l'édition de vidéos à partir de simples prompts textuels. L'entreprise recommande d'ailleurs de chaîner les deux modèles pour un flux de travail complet, en partant d'une image générée rapidement puis en l'animant sous forme de vidéo courte. Cette double annonce répond à une demande croissante des développeurs pour des outils multimédias rapides et économiques, intégrables directement dans des applications ou des pipelines de production de contenu. La vitesse de génération de Nano Banana 2 Lite, quatre secondes seulement, en fait un candidat sérieux pour les cas d'usage nécessitant de la réactivité, comme les interfaces conversationnelles ou les générateurs de contenu en temps réel. Quant à Gemini Omni Flash, il ouvre la porte à des usages jusque là réservés à des outils spécialisés et coûteux, comme la retouche vidéo pilotée par texte, désormais accessible via une simple requête API. Cette annonce s'inscrit dans la compétition intense que se livrent les grands acteurs de l'IA générative, Google, OpenAI et Meta en tête, pour dominer le marché des outils de création multimédia. Après avoir lancé les premières versions de Nano Banana pour la génération d'images, Google accélère la cadence en misant sur la rapidité et le faible coût comme arguments de différenciation face à ses concurrents. L'intégration de la génération vidéo directement dans l'API Gemini marque aussi une étape vers des workflows entièrement automatisés, où texte, image et vidéo pourraient être générés et combinés sans intervention humaine, une tendance appelée à s'accélérer dans les mois à venir.

CréationActu
1 source

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Une sélection éditoriale quotidienne, sans bruit. Directement dans votre boîte mail.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Gratuit · 1 email le matin, l'essentiel de l'IA · désinscription en un clic