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SécuritéMarkTechPost · 2 min de lecture

Sakana AI dévoile Fugu-Cyber, un modèle d'orchestration affichant 86,9% sur CyberGym et 72,1% sur CTI-REALM

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Sakana AI a dévoilé Fugu-Cyber le 21 juillet 2026, une troisième déclinaison spécialisée en cybersécurité de son orchestrateur Fugu, lancé un mois plus tôt. L'entreprise japonaise annonce un taux de réussite de 86,9% sur CyberGym, un benchmark de l'Université de Berkeley couvrant 1 507 vulnérabilités réelles réparties sur 188 projets open source issus d'OSS-Fuzz, où l'agent doit produire un code de preuve de concept capable de faire planter une version non corrigée sans affecter la version patchée. Sur CTI-REALM, le benchmark de détection développé par Microsoft à partir de 37 rapports de menaces publics (Datadog Security Labs, Palo Alto Networks, Splunk notamment), où l'agent doit cartographier des techniques MITRE ATT&CK et produire des règles Sigma validées, Fugu-Cyber affiche 72,1%. Contrairement à un modèle frontière classique, Fugu-Cyber repose sur l'architecture d'orchestration de Sakana: un modèle qui construit à la volée un schéma agentique puis délègue les sous-tâches à des modèles spécialisés, avec un rôle de vérificateur chargé de valider chaque vulnérabilité avant qu'un correctif ne soit proposé.

Ces chiffres méritent d'être resitués dans leur contexte pour en saisir la portée réelle. Sur CyberGym, les meilleurs modèles frontière plafonnaient autour de 20% lors des premières publications; Anthropic a rapporté 83,1% pour Claude Mythos Preview en avril 2026 dans le cadre du projet Glasswing, et OpenAI a annoncé 85,6% pour GPT-5.5-Cyber. Le score de Sakana ne représente donc qu'une avancée marginale, et non une rupture, sur ce premier test. En revanche, sur CTI-REALM, où Microsoft situait ses meilleures configurations (toutes basées sur Claude) entre 62,4% et 68,5%, Fugu-Cyber se positionnerait nettement au-dessus, un résultat à nuancer puisque ce benchmark mesure en réalité une récompense de trajectoire entre 0 et 1, et non un taux de réussite binaire comme le présente Sakana. Pour l'industrie de la sécurité, l'enjeu dépasse la simple compétition de scores: un modèle capable à la fois de prouver une vulnérabilité et de générer des règles de détection opérationnelles change la nature du travail des équipes de sécurité offensive et défensive, en accélérant potentiellement des tâches qui demandaient jusqu'ici une expertise humaine pointue des deux côtés du processus.

L'accès à Fugu-Cyber reste toutefois strictement encadré, ce qui traduit la prudence de Sakana face aux risques de mésusage. Le modèle est soumis à un formulaire de candidature examiné manuellement, précisant le cas d'usage et l'identité du demandeur, et fonctionne sous une politique d'utilisation acceptable révisée qui interdit tout usage offensif. La facturation passe exclusivement par les abonnements Token Plan à 20, 100 ou 200 dollars, et l'API n'est pour l'instant pas proposée dans l'Union européenne ni dans l'Espace économique européen, le temps que Sakana finalise sa mise en conformité avec le RGPD. Côté tarifs, le modèle coûte 6 dollars par million de tokens en entrée, 36 dollars en sortie et 0,60 dollar pour le cache, avec un doublement de ces tarifs au-delà de 272 000 tokens de contexte, un seuil que les analyses de bases de code volumineuses franchissent aisément. Chaque tarif correspond exactement à 1,2 fois celui de Fugu-Ultra, soit une prime fixe de 20% pour la version cybersécurité, signe que Sakana mise sur ce créneau spécialisé comme relais de croissance face à des rivaux comme OpenAI et Anthropic déjà positionnés sur ce marché.

Impact France/UE

L'API Fugu-Cyber n'est pas encore proposee dans l'Union europeenne ni dans l'Espace economique europeen, Sakana devant finaliser sa mise en conformite avec le RGPD.

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OpenAI dévoile GPT-Red, un modèle interne de red-teaming automatisé qui bat les testeurs humains à 84 % contre 13 % sur l'injection de prompts
1MarkTechPost 

OpenAI dévoile GPT-Red, un modèle interne de red-teaming automatisé qui bat les testeurs humains à 84 % contre 13 % sur l'injection de prompts

OpenAI a publié cette semaine les détails de GPT-Red, un modèle interne exclusivement dédié au red-teaming automatisé, dont la mission est d'attaquer les propres modèles de l'entreprise pour détecter des failles d'injection de prompt. Entraîné par apprentissage par renforcement en auto-jeu à l'échelle de calcul de ses plus gros runs de post-entraînement, GPT-Red affronte simultanément une collection de modèles défenseurs variés sur un large éventail de scénarios. Le système de récompense est central: GPT-Red gagne des points lorsqu'il provoque un échec valide, comme une injection de prompt réussie, tandis que les défenseurs sont récompensés s'ils résistent tout en menant leur tâche à bien, ce qui les empêche de simplement tout refuser. À force d'entraînement, GPT-Red finit par mettre en échec la quasi-totalité des modèles internes et de production testés, jusqu'à GPT-5.5 inclus. Il a aussi découvert seul une attaque inédite baptisée Fake Chain-of-Thought, qui consiste à insérer une fausse entrée dans le raisonnement interne du modèle cible pour lui faire agir sur une information falsifiée qu'il croit avoir vérifiée. Sur une arène d'injection indirecte reproduisant les travaux de Dziemian et al. (2025), GPT-Red réussit 84% des scénarios contre GPT-5.1, contre seulement 13% pour des red-teamers humains. Sur les attaques Fake Chain-of-Thought directes, le taux de succès dépasse 95% contre GPT-5.1 mais tombe sous 10% contre GPT-5.6 Sol, qui n'échoue plus que sur 0,05% des environnements inédits testés. Cette approche répond à un problème concret: le red-teaming humain prend du temps et ne suit pas le rythme des nouveaux modèles, alors que la surface d'attaque des agents IA ne cesse de grandir. Ces agents lisent désormais des données tierces via des navigateurs, des applications connectées, des fichiers locaux et des outils, des capacités indispensables pour un usage professionnel réel mais qui ouvrent aussi la porte à des instructions malveillantes dissimulées dans ces données. OpenAI garde volontairement GPT-Red à l'écart de ses modèles déployés pour éviter que ses capacités offensives ne tombent entre de mauvaises mains, tout en l'utilisant à double titre: repérer des vulnérabilités avant la mise en production, et générer en continu de nouvelles attaques pendant l'entraînement pour durcir les défenses. Contre GPT-5, sorti en août 2025, plus de 90% des attaques les plus efficaces de GPT-Red fonctionnaient encore; contre GPT-5.6, ce taux tombe sous 23%, signe d'une progression rapide de la robustesse. Au-delà des benchmarks, OpenAI a aussi testé GPT-Red contre de vrais systèmes agentiques, avec une connaissance volontairement incomplète de leur architecture. Un premier cas concerne Vendy, un distributeur automatique piloté par IA installé dans les bureaux d'OpenAI et développé par la start-up Andon Labs, illustrant la volonté de valider ces défenses en conditions réelles plutôt que sur des benchmarks isolés. Cette démarche s'inscrit dans une tendance plus large de l'industrie vers l'entraînement adversarial automatisé, à mesure que les agents IA gagnent en autonomie et en accès à des outils sensibles.

💬 84% contre 13%, c'est le chiffre qui compte ici : une IA de red-team bat des humains entraînés sur l'exercice, et largement. Le vrai basculement, c'est que le red-teaming manuel ne suit plus le rythme de sortie des modèles, du coup ce sont les IA qui testent les IA en boucle, à l'échelle du post-entraînement. Reste que GPT-Red invente aussi des attaques que personne n'avait vues venir, comme le Fake Chain-of-Thought, signe que la surface de risque des agents grandit plus vite qu'on ne la cartographie.

SécuritéActu
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2Siècle Digital 

OpenAI travaille sur un modèle de cybersécurité destiné à concurrencer Mythos d’Anthropic

OpenAI prépare un modèle d'intelligence artificielle spécialisé dans la cybersécurité, développé en réponse directe à Mythos, le modèle similaire annoncé par Anthropic quelques jours plus tôt. L'information, rapportée par Axios, révèle que cet outil ne sera pas accessible au grand public : il sera distribué exclusivement à un cercle restreint de partenaires sélectionnés, notamment des entreprises technologiques et des acteurs spécialisés dans la sécurité informatique, selon le même modèle de distribution fermée qu'Anthropic a choisi pour Mythos. Cette approche restrictive reflète les enjeux sensibles liés aux modèles d'IA orientés cybersécurité, capables à la fois de défendre des systèmes et de les attaquer. En réservant l'accès à des partenaires de confiance, OpenAI tente de concilier l'utilité opérationnelle de l'outil avec les risques de détournement à des fins malveillantes. Pour les entreprises de sécurité partenaires, un tel modèle pourrait accélérer la détection de vulnérabilités, l'analyse de malwares et la réponse aux incidents, des tâches aujourd'hui largement manuelles et chronophages. La course entre OpenAI et Anthropic sur ce segment illustre une tendance plus large : les grands laboratoires d'IA cherchent à s'imposer dans des secteurs verticaux à haute valeur ajoutée, après avoir dominé les usages généralistes. La cybersécurité, marché mondial estimé à plusieurs centaines de milliards de dollars, attire également Google, Microsoft et des acteurs spécialisés comme CrowdStrike ou Palo Alto Networks, déjà engagés dans l'intégration de l'IA dans leurs plateformes. La rapidité de la réplique d'OpenAI suggère que ce segment est désormais considéré comme stratégique par les deux entreprises.

UELes entreprises européennes de cybersécurité pourraient accéder à ces modèles spécialisés via des partenariats, accélérant la détection de vulnérabilités et la réponse aux incidents sur le marché européen.

SécuritéActu
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Anthropic a restreint son modèle d'IA le plus puissant pour des raisons de cybersécurité, puis l'a mis au travail

Anthropic a discrètement lancé Project Glasswing, une initiative de cybersécurité inédite fondée sur son modèle le plus puissant à ce jour, Claude Mythos Preview. Plutôt que de le commercialiser, l'entreprise l'a confié à un consortium de partenaires chargés de sécuriser les infrastructures critiques d'Internet : Amazon Web Services, Apple, Broadcom, Cisco, CrowdStrike, Google, JPMorganChase, la Linux Foundation, Microsoft, Nvidia et Palo Alto Networks, auxquels s'ajoutent plus de 40 autres organisations. Anthropic s'engage à hauteur de 100 millions de dollars en crédits d'utilisation pour le modèle, ainsi que 4 millions de dollars en dons directs à des organisations de sécurité open source, dont 2,5 millions à Alpha-Omega et à l'OpenSSF via la Linux Foundation, et 1,5 million à la Apache Software Foundation. Les résultats déjà obtenus donnent le vertige : Mythos Preview a détecté de manière autonome un bug vieux de 27 ans dans OpenBSD, et a identifié et exploité sans intervention humaine une faille d'exécution de code à distance vieille de 17 ans dans FreeBSD, CVE-2026-4747, permettant à n'importe qui sur Internet de prendre le contrôle total d'un serveur. Nicholas Carlini, chercheur chez Anthropic, résume : « J'ai trouvé plus de bugs ces dernières semaines que dans tout le reste de ma carrière. » La décision de ne pas rendre Mythos Preview accessible au grand public est délibérée et assumée. Le modèle n'a pas été entraîné spécifiquement pour la cybersécurité, ses capacités offensives sont apparues comme une conséquence indirecte de progrès généraux en raisonnement, en code et en autonomie. Newton Cheng, responsable du Frontier Red Team Cyber d'Anthropic, l'explique sans détour : les mêmes améliorations qui rendent le modèle capable de corriger des vulnérabilités le rendent tout aussi capable de les exploiter. Et le risque ne relève pas de la spéculation : Anthropic a précédemment documenté ce qu'elle décrit comme le premier cyberattaque largement exécutée par une IA, menée par un groupe soutenu par l'État chinois qui a infiltré une trentaine de cibles mondiales, les agents IA gérant de manière autonome la majorité des opérations tactiques. Project Glasswing s'inscrit dans un contexte de course entre la diffusion des capacités offensives et la consolidation des défenses. Mythos Preview sature désormais la plupart des benchmarks de sécurité existants, forçant Anthropic à se tourner vers des tâches réelles inédites, notamment des vulnérabilités zero-day. L'initiative cible aussi un angle mort historique : les mainteneurs de logiciels open source, dont le code sous-tend une grande partie des infrastructures mondiales, ont longtemps manqué de ressources en sécurité. Anthropic a en parallèle briefé des responsables haut placés du gouvernement américain sur les capacités complètes du modèle, et les services de renseignement américains évaluent désormais activement comment il pourrait remodeler les opérations de piratage offensif et défensif dans les années à venir.

UELes infrastructures open source européennes (Linux Foundation, Apache Software Foundation) bénéficient de 4 millions de dollars de financements directs pour renforcer leur sécurité, et les systèmes critiques basés sur OpenBSD et FreeBSD utilisés en Europe sont directement concernés par les vulnérabilités zero-day découvertes.

SécuritéActu
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OpenAI élargit l'accès à GPT-5.4-Cyber, un modèle affiné pour les professionnels de la cybersécurité
4MarkTechPost 

OpenAI élargit l'accès à GPT-5.4-Cyber, un modèle affiné pour les professionnels de la cybersécurité

OpenAI a annoncé l'extension de son programme Trusted Access for Cyber (TAC) à des milliers de professionnels de la sécurité vérifiés individuellement, ainsi qu'à des centaines d'équipes chargées de défendre des infrastructures logicielles critiques. Au cœur de cette expansion figure GPT-5.4-Cyber, un modèle dérivé de GPT-5.4 spécifiquement ajusté pour les usages défensifs en cybersécurité. Contrairement au modèle standard, GPT-5.4-Cyber adopte ce qu'OpenAI qualifie d'approche "cyber-permissive" : son seuil de refus est délibérément abaissé pour les requêtes à vocation défensive légitime. Parmi les capacités débloquées figure notamment l'ingénierie inverse de binaires sans accès au code source, une fonctionnalité majeure pour analyser des firmwares, des bibliothèques tierces ou des échantillons de malwares compilés. Les utilisateurs accèdent au programme via chatgpt.com/cyber pour une vérification individuelle, ou par l'intermédiaire d'un représentant OpenAI pour les équipes entreprise. Ce changement s'attaque à un problème concret que connaissent bien les chercheurs et ingénieurs en sécurité : les modèles généralistes refusent fréquemment d'analyser du code malveillant ou d'expliquer des techniques d'exploitation, même dans un cadre manifestement défensif. Cette friction ralentit le travail des équipes de sécurité offensives et défensives légitimes, au profit, indirectement, des attaquants qui eux n'attendent pas de validation. En réduisant ces blocages pour des utilisateurs vérifiés, OpenAI cherche à rééquilibrer l'avantage technologique en faveur des défenseurs. Le modèle conserve toutefois des garde-fous stricts : l'exfiltration de données, la création ou le déploiement de malwares, et les tests non autorisés restent explicitement interdits. L'accès en mode zéro-rétention de données est également limité, OpenAI arguant d'une visibilité réduite sur l'environnement et les intentions de l'utilisateur dans cette configuration. La cybersécurité a toujours souffert de ce qu'on appelle le problème du double usage : les mêmes connaissances techniques servent aussi bien à défendre des systèmes qu'à les attaquer. Pour les systèmes d'IA, cette tension est particulièrement aiguë, car il est difficile de distinguer automatiquement une intention défensive d'une intention malveillante. OpenAI propose ici une réponse structurelle inédite : un cadre d'accès à plusieurs niveaux fondé sur la vérification d'identité, plutôt que des restrictions uniformes appliquées à tous. Cette approche s'inscrit dans une tendance plus large du secteur à différencier les accès selon le profil et les intentions déclarés de l'utilisateur. Si le modèle se généralise, d'autres fournisseurs de modèles comme Anthropic ou Google DeepMind pourraient être amenés à développer des dispositifs similaires pour ne pas laisser OpenAI s'imposer comme la référence des outils d'IA pour la sécurité professionnelle.

UELes professionnels de la cybersécurité européens peuvent candidater au programme TAC d'OpenAI pour accéder à des capacités d'analyse défensive avancées, notamment l'ingénierie inverse de binaires et l'analyse de malwares compilés.

SécuritéOpinion
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