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OpenAI Presence vend des agents IA d'entreprise avec ingénieurs inclus
BusinessAI News · 2 min de lecture

OpenAI Presence vend des agents IA d'entreprise avec ingénieurs inclus

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OpenAI a annoncé le 22 juillet le lancement de Presence, une nouvelle offre d'agents IA pour l'entreprise qui rompt avec le modèle habituel de vente par clé API ou licence. Contrairement aux produits en libre-service, Presence est distribué en disponibilité générale limitée et déployé par les Forward Deployed Engineers d'OpenAI, en collaboration avec un groupe restreint d'intégrateurs de systèmes mondiaux sélectionnés. Chaque déploiement démarre autour d'une tâche précise, comme la résolution d'un litige de facturation, le traitement d'une réclamation d'assurance ou une demande de support informatique interne. L'agent ne reçoit que les connaissances et les accès système strictement nécessaires à cette tâche, et c'est le client qui définit les règles d'action, les moments où une validation humaine est requise et les cas de transfert vers un opérateur. Une fois en service, l'outil Codex analyse les sessions de production et les cas d'escalade pour proposer des ajustements, que l'équipe cliente teste et valide avant tout déploiement. OpenAI détaille un processus en six étapes, du cadrage des objectifs métier jusqu'à l'itération post-lancement, en passant par la revue de sécurité, de confidentialité et juridique, puis des tests de simulation avant un déploiement progressif.

Cette approche très encadrée répond à un problème documenté par le cabinet Gartner, qui estime que plus de 40% des projets d'IA agentique seront abandonnés d'ici fin 2027, non pas à cause des limites des modèles mais faute de gouvernance, d'objectifs métier clairs et de discipline opérationnelle. Presence intègre justement des simulateurs qui vérifient si l'agent atteint le bon résultat, respecte les règles fixées, utilise correctement ses outils et sait quand transmettre un dossier à un humain, avant même la mise en contact avec de vrais utilisateurs. Des garde-fous interviennent dès qu'une interaction dépasse un périmètre défini, tandis que les historiques d'action permettent un audit complet et que les mises à jour sont déployées avec possibilité de retour arrière. Pour les entreprises, qui ont découvert ces deux dernières années que la difficulté d'un agent en production tient surtout à l'intégration, aux droits d'accès et à la gestion du changement, cette offre déplace une charge de travail auparavant assumée en interne vers le fournisseur lui-même.

L'accès à Presence dépend de trois critères, l'adéquation du cas d'usage, la préparation technique du client et la capacité de déploiement disponible chez OpenAI, ce dernier point relevant davantage du conseil que du logiciel puisque des ingénieurs habilités à opérer dans les systèmes bancaires ou sensibles d'un client ne peuvent pas être multipliés comme des instances de calcul. Le titre de Forward Deployed Engineer, emprunté à Palantir, illustre ce choix d'un modèle économique proche du conseil plutôt que de l'inférence facturée à l'usage. En se positionnant à la fois comme fournisseur du modèle et comme intégrateur, OpenAI soulève une question de responsabilité en cas d'erreur d'application d'une politique en production, qui devra être clarifiée contractuellement plutôt que présumée.

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Microsoft et Amazon ont annoncé coup sur coup la création de divisions dédiées au Forward Deployed Engineering (FDE), c'est-à-dire au placement direct d'ingénieurs IA chez leurs clients entreprise. Chez Microsoft, cette nouvelle entité baptisée Microsoft Frontier Company doit mobiliser 2,5 milliards de dollars d'investissement et réunir 6 000 experts métier et ingénieurs. Selon Judson Althoff, CEO de Microsoft Commercial Business, elle doit devenir « l'organisation d'ingénierie la plus importante, compétente et orientée vers l'obtention de résultats concrets et mesurables pour les clients », chargée de co-concevoir et déployer des systèmes d'IA à grande échelle avec les entreprises clientes. De son côté, Amazon Web Services a annoncé plus tôt dans la semaine sa propre division Forward Deployed Engineering, avec un investissement de 1 milliard de dollars. OpenAI avait ouvert le bal dès le mois de mai en rachetant l'ESN Tomoto pour créer The OpenAI Deployment Company, financée par 19 investisseurs pour plus de 4 milliards de dollars. Une semaine auparavant, Anthropic avait dévoilé un dispositif comparable, en s'associant à des acteurs financiers pour bâtir une structure commerciale où ses ingénieurs travaillent aux côtés d'intégrateurs partenaires afin d'accélérer le déploiement de projets fondés sur les modèles Claude, sans que le montant investi soit précisé. Google Cloud a lui aussi annoncé début juin son intention de recruter massivement sur ce créneau. Cette course au FDE traduit un changement de modèle économique pour les géants de l'IA, qui ne se contentent plus de vendre des accès API ou du cloud mais placent désormais des compétences humaines directement dans les équipes de leurs clients pour garantir des résultats métiers concrets. Pour les entreprises, cela promet des déploiements plus rapides et mieux adaptés à leurs cas d'usage réels, mais soulève aussi la question du contrôle : Microsoft insiste ainsi sur sa capacité à proposer des modèles OpenAI, Anthropic, Microsoft AI ou open source « sans jamais perdre le contrôle au profit d'un acteur unique », signe que la crainte d'un enfermement chez un fournisseur unique est bien présente chez les clients. Le concept de FDE a été popularisé par Palantir, qui en a fait une marque de fabrique jusque dans des contrats sensibles, à l'image de la DGSI française, où la société française ChapsVision vient justement de lui souffler le contrat en mettant en avant cette même approche de proximité terrain. Face à la difficulté persistante des entreprises à transformer leurs projets d'IA en résultats mesurables, les hyperscalers et laboratoires d'IA généralisent désormais cette méthode, ouvrant une nouvelle guerre des talents autour des ingénieurs de déploiement.

UELa société française ChapsVision illustre cette dynamique en remportant face a Palantir le contrat de la DGSI grâce a une approche similaire de déploiement d'ingénieurs sur le terrain.

💬 Microsoft, Amazon, Google, OpenAI, Anthropic : tout le monde envoie ses ingénieurs bosser directement chez le client, et ça dit tout du vrai problème de l'IA en entreprise. Ce n'est plus une histoire d'accès API, c'est une guerre de service après-vente à coups de milliards, parce que sans quelqu'un sur place pour faire tourner le truc, les projets IA restent des PowerPoint. Et ce qui devrait alerter les DSI, c'est que ChapsVision vient de piquer le contrat de la DGSI à Palantir avec exactement la même recette : la vraie bataille n'est plus le modèle, c'est qui a les mains dans le cambouis.

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VentureBeat : la gouvernance des agents IA en entreprise accuse un retard
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VentureBeat Research a mené en juin cinq enquêtes parallèles couvrant l'ensemble de la pile technologique des agents IA en entreprise, et le constat est net : les entreprises ont déployé leurs agents avant même de mettre en place les contrôles nécessaires pour les encadrer, et elles le savaient. Cinq couches de gouvernance ont été mesurées : l'identité, qui détermine ce qu'un agent est autorisé à faire et sous quelles autorisations ; l'évaluation, qui juge la qualité du travail produit ; la télémétrie des coûts ; la couche de contexte, qui fournit les données métier aux agents ; et l'orchestration, qui coordonne les tâches multi-étapes. Dans chacune de ces cinq couches, 57 à 68 % des entreprises prévoient de changer de fournisseur ou d'en ajouter un nouveau dans les douze prochains mois, et environ un tiers d'entre elles comptent le faire dès ce trimestre. Autre révélation majeure : 71 % des entreprises admettent qu'un quart ou moins de leurs "agents" déployés sont réellement capables d'accomplir des tâches autonomes en plusieurs étapes, seules 10 % affirmant que ces véritables agents constituent la majorité de leur parc. La plupart des outils qualifiés d'"agents" ne seraient donc que des chatbots relookés. Cette autonomie précoce expose les entreprises à des risques concrets. Les deux tiers d'entre elles autorisent déjà un agent à pousser du code ou une modification système en production sur la seule base de résultats d'évaluation automatisés, sans validation humaine, ou s'orientent activement vers ce modèle d'ici un an, alors que seulement 5 % font pleinement confiance à ces évaluations, et que la moitié des entreprises ont vu un agent ayant pourtant réussi ses tests internes provoquer une panne visible par les clients au cours de l'année écoulée. Côté sécurité, 69 % des entreprises laissent au moins certains agents partager des identifiants plutôt que d'avoir chacun sa propre identité, une pratique corrélée à un taux d'incidents de sécurité de 63,5 % (47 cas sur 74), contre 40,9 % (9 sur 22) chez celles appliquant une identité dédiée à chaque agent. Plus de 8 entreprises sur 10 exploitant leurs propres GPU déclarent un taux d'utilisation de 50 % ou moins, et seules 44 % suivent rigoureusement les coûts et le retour sur investissement de ce calcul. Sur le fond, ces failles traduisent une gouvernance des données qui n'a pas suivi le rythme du déploiement : 57 % des entreprises ont retracé, au cours des six derniers mois, une réponse d'agent erronée mais formulée avec assurance jusqu'à un problème de contexte métier mal maîtrisé (métriques fausses, définitions obsolètes, documents manquants), un incident que la plupart ont connu plus d'une fois. Fait notable, aucune de ces cinq couches de contrôle ne compte aujourd'hui d'acteur dominant établi : les entreprises s'appuient encore majoritairement sur les outils intégrés par défaut de leurs fournisseurs existants, ce qui laisse le marché grand ouvert à de nouveaux entrants capables de combler ces lacunes de gouvernance avant que les habitudes ne se figent.

💬 Le chiffre qui frappe : 71% des boîtes admettent qu'un quart ou moins de leurs "agents" font vraiment du multi-étapes en autonomie, le reste c'est du chatbot repeint. On a déployé l'autonomie avant la gouvernance, et ça se voit : deux tiers laissent un agent pousser en prod sur la seule foi d'une éval automatique, alors que 5% à peine lui font confiance, et la moitié ont déjà eu une panne client causée par un agent qui avait pourtant réussi ses tests. Le vrai signal pour moi, c'est qu'aucune des cinq couches de contrôle n'a de leader établi, le marché de la gouvernance d'agents est encore grand ouvert, et ça va se jouer vite.

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La Chine soutient les micro-entreprises OpenClaw avec des millions de subventions dédiées aux agents IA
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La Chine accélère son soutien aux entreprises basées sur l'intelligence artificielle avec une initiative inédite : au moins sept gouvernements locaux ont lancé en quelques jours des programmes de financement de plusieurs millions de dollars ciblant les projets OpenClaw. L'objectif affiché est de favoriser l'émergence d'entreprises ultralegères, où un seul fondateur pilote une activité entière en s'appuyant sur des agents IA comme substituts aux employés traditionnels. Ce modèle, baptisé "entreprise unipersonnelle" (one-person company), représente une rupture conceptuelle majeure dans l'organisation du travail. Là où une startup classique nécessite des équipes, des fonctions support et une masse salariale, ce nouveau paradigme mise sur des agents autonomes capables d'assurer des tâches opérationnelles, gestion, communication, production de contenu ou analyse, sous la supervision d'un unique dirigeant humain. L'enjeu pour Pékin est double : stimuler l'innovation locale tout en positionnant la Chine comme pionnière dans l'adoption industrielle des agents IA. Les subventions, débloquées simultanément par plusieurs collectivités territoriales chinoises, illustrent la coordination rapide des pouvoirs publics autour de la filière IA agentique. Cette mobilisation intervient dans un contexte de concurrence technologique intense avec les États-Unis, et suit de près les avancées de projets comme DeepSeek qui ont renforcé la confiance des autorités dans la capacité de l'écosystème national à produire des modèles compétitifs. Le cadre OpenClaw semble constituer le véhicule institutionnel choisi pour canaliser ces ambitions. Cette dynamique pourrait préfigurer un nouveau modèle économique à l'échelle mondiale, où les barrières à l'entrée entrepreneuriale s'effondrent grâce aux agents IA. Si l'initiative chinoise fait figure de laboratoire grandeur nature, d'autres pays observent avec attention ses résultats, notamment en termes d'emploi, de productivité et de régulation du travail automatisé.

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OpenAI et Microsoft présentent de nouvelles offres IA aux entreprises
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Le même mardi, OpenAI et Microsoft ont chacun organisé un événement dédié aux entreprises, dans deux villes différentes. OpenAI a tenu une présentation à New York pour promouvoir de nouveaux outils d'intelligence artificielle à destination des professionnels, dont plusieurs conçus pour des secteurs précis comme le trading d'actions et la banque d'investissement. En parallèle, Microsoft tenait son propre événement à San Francisco, où l'entreprise a dévoilé du nouveau matériel informatique spécifiquement pensé pour l'IA, notamment un ordinateur de bureau et des modèles d'IA destinés aux entreprises clientes. Ces annonces simultanées illustrent la pression croissante que subissent les responsables des achats technologiques dans les grandes entreprises. La multiplication des offres d'IA entreprise rend les décisions d'achat de plus en plus complexes : chaque acteur majeur du secteur déploie désormais des équipes de consultants, souvent rebaptisés "forward-deployed engineers", pour convaincre les directions informatiques d'adopter leurs solutions. Pour OpenAI, dont le modèle économique repose largement sur les contrats d'entreprise, s'imposer sur ce segment est devenu une priorité stratégique et financière majeure. Le marché de l'IA en entreprise est aujourd'hui perçu comme un terrain sur lequel Anthropic, concurrent direct d'OpenAI, jouit d'une longueur d'avance et d'une image particulièrement solide auprès des directions techniques et des grands comptes. Microsoft, actionnaire historique d'OpenAI et partenaire de longue date des entreprises via Azure et la suite Office, occupe quant à lui une position établie dans cet écosystème. L'offensive conjointe des deux alliés témoigne néanmoins de l'intensification de la bataille pour capter les budgets informatiques des grandes organisations, à mesure que l'IA générative passe du stade expérimental à celui de l'outil opérationnel intégré dans les processus métier.

UELes entreprises européennes devront arbitrer entre les offres concurrentes d'OpenAI et Microsoft pour leurs budgets IA, avec une complexité croissante des décisions d'achat technologique à mesure que l'IA générative s'intègre dans les processus métier.

💬 Deux événements le même jour, deux villes différentes : OpenAI et Microsoft ne laissent plus rien au hasard sur le segment entreprise. Le signal, c'est qu'ils sentent tous les deux la pression d'Anthropic, qui s'est imposé chez les équipes techniques sans avoir eu besoin de tout ce cirque commercial. Reste à voir si les "forward-deployed engineers" suffisent à renverser ça.

BusinessOpinion
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