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Inflection AI revient au marché grand public avec Pi Journeys après les bouleversements chez Microsoft

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Inflection AI, la startup de Palo Alto qui avait marqué la Silicon Valley il y a deux ans en devenant l'exemple le plus cité des risques économiques de l'IA de pointe, a annoncé mardi son retour sur le marché grand public. La société lance Inflection AI Labs, une nouvelle division de recherche et d'expérimentation ouverte au public, ainsi que Pi Journeys, son premier produit expérimental conçu pour s'adapter aux grandes étapes de vie d'un utilisateur : devenir parent, assumer un rôle d'aidant, changer de carrière ou vieillir. L'annonce s'accompagne d'un rapport de recherche sur les habitudes de consommation de l'IA et d'une mise à jour majeure de Pi, le chatbot phare de l'entreprise, qui gagne une voix améliorée, une mémoire enrichie et de nouveaux outils agentiques pour gérer rappels, listes de tâches et achats. Selon le PDG Sean White, interrogé par VentureBeat, la structure est désormais claire : Inflection AI est l'entreprise, Pi le produit grand public, Inflection AI Labs l'espace d'expérimentation, et Pi Journeys sa première initiative publique. Ce retour intervient après une période tumultueuse pour la société, marquée par le départ de son cofondateur Mustafa Suleyman et d'une grande partie de son équipe vers Microsoft en 2024.

Cette relance repose sur un pari stratégique fort : selon White, les assistants IA actuels, même les plus performants, restent fondamentalement transactionnels, l'utilisateur pose une question, obtient une réponse, et la session s'arrête là. Il défend l'idée que ce modèle ne répond pas aux besoins réels des utilisateurs au quotidien et propose de faire évoluer l'IA vers ce qu'il appelle une "intelligence relationnelle", capable de comprendre non seulement l'utilisateur mais aussi le réseau de personnes qui l'entoure. Cette approche s'oppose directement à l'une des inquiétudes majeures entourant les chatbots actuels : le risque qu'une IA trop engageante émotionnellement isole davantage les utilisateurs plutôt que de les rapprocher des autres. Pour Inflection, une IA dotée d'une connaissance structurée des relations d'un individu peut au contraire encourager le contact humain plutôt que s'y substituer, un enjeu de société important à l'heure où l'usage des assistants conversationnels explose.

Concrètement, Pi Journeys interroge d'abord l'utilisateur sur son étape de vie, qu'il s'agisse d'un rôle d'aidant, de la gestion du foyer ou d'une transition de milieu de vie, puis construit une mémoire structurée autour des personnes importantes dans ce contexte. Le système devient ensuite proactif, agissant comme une sorte de "prothèse de mémoire" pro-sociale : il peut par exemple rappeler à l'utilisateur d'appeler un proche ou refaire surface des informations pertinentes sur son entourage. White situe cette évolution dans une progression en quatre étapes de l'intelligence artificielle, du raisonnement pur à l'intelligence émotionnelle, puis agentique, et enfin relationnelle, un positionnement qui vise à redéfinir la prochaine bataille concurrentielle du secteur autour des relations humaines plutôt que de la seule puissance de calcul.

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Les agents IA d'entreprise fragmentent les données : Microsoft répond avec Microsoft IQ et Rayfin

Microsoft a présenté lors de sa conférence Build 2026 deux nouvelles solutions destinées à résoudre un problème croissant dans les entreprises : la prolifération des silos de données générés par les agents IA. La première, Microsoft IQ, étend Fabric IQ en une couche de contexte unifiée regroupant quatre sources d'information distinctes : Work IQ (emails, réunions, flux de travail internes), Foundry IQ (bases de connaissances et procédures institutionnelles), Fabric IQ (état opérationnel en temps réel via Fabric Real-Time Intelligence), et Web IQ (signaux en provenance du web public). La seconde, Rayfin, est un SDK et CLI open-source qui déploie les applications générées par des agents directement dans Microsoft Fabric, acheminant automatiquement leurs données vers Microsoft OneLake plutôt que vers des backends isolés. Ces annonces interviennent dans un contexte révélateur : selon le VB Pulse Q1 2026 RAG Infrastructure Market Tracker, la proportion d'organisations de plus de 100 employés utilisant une approche hybride de récupération d'information a triplé entre janvier et mars 2026, passant de 10,3 % à 33,3 %. L'enjeu est considérable pour les équipes techniques et les directions des systèmes d'information. Chaque nouvel agent IA déployé repart aujourd'hui de zéro, sans mémoire du fonctionnement de l'organisation, des règles métier applicables ou de l'emplacement des données. Microsoft IQ vise à éliminer ce problème en offrant un point d'accès unique à l'ensemble du contexte organisationnel, qu'un développeur peut connecter en une seule étape d'intégration. De son côté, Rayfin s'attaque à l'autre versant du problème : les outils de développement assistés par IA génèrent des applications à un rythme que les équipes data ne peuvent plus gouverner, chacune créant par défaut un nouveau silo. Microsoft positionne explicitement Rayfin contre Supabase et Neon, les backends compatibles Postgres que ces outils utilisent spontanément, en substituant à ces solutions une infrastructure soumise aux politiques de conformité de Fabric. Cette double offensive s'inscrit dans une compétition acharnée entre les grands acteurs des plateformes de données d'entreprise, tous engagés dans la même course vers une couche de contexte partagée pour agents. Amir Netz, directeur technique de Microsoft Fabric, résume l'ambition avec une métaphore : comme l'écran vert de Matrix construisait la réalité dans laquelle évoluaient les agents du film, la plateforme data doit désormais "créer la réalité pour les agents à partir des données". La relation entre Rayfin et Microsoft IQ est présentée comme bidirectionnelle : un agent construit une application en puisant dans l'ontologie organisationnelle, et les données produites par cette application viennent enrichir l'ontologie pour les agents suivants. Les ontologies de Fabric IQ sont attendues en disponibilité générale dans les prochains mois, et l'exécution réelle de cette vision reste encore à démontrer à l'échelle.

UELes entreprises européennes utilisant Microsoft Fabric devront évaluer la conformité de ces nouvelles architectures de données centralisées avec le RGPD avant tout déploiement à grande échelle.

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Anthropic lance dix agents IA pour la finance, dans la course aux revenus avant introduction en bourse
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Anthropic lance dix agents IA pour la finance, dans la course aux revenus avant introduction en bourse

Anthropic vient de lancer dix agents d'intelligence artificielle préconfigurés destinés au secteur financier, couvrant des tâches clés comme la recherche d'investissement, les vérifications de conformité et de risque, ainsi que la comptabilité financière. Ces modèles prêts à l'emploi s'adressent directement aux banques d'investissement, aux gestionnaires d'actifs et aux compagnies d'assurance, qui peuvent les déployer sans développement sur mesure. L'annonce s'inscrit dans une offensive commerciale accélérée de la startup californienne, valorisée à plus de 60 milliards de dollars après sa dernière levée de fonds. Ce lancement marque un pivot stratégique important : Anthropic ne se contente plus de vendre un accès brut à son modèle Claude, mais propose désormais des solutions verticales clés en main pour des secteurs à forte valeur ajoutée. Pour les institutions financières, l'enjeu est considérable, automatiser des processus jusqu'ici réservés à des équipes d'analystes coûteux représente des économies potentielles de plusieurs millions de dollars par an. La rapidité de traitement des données réglementaires et des rapports de risque pourrait également réduire les délais de conformité, un avantage concurrentiel direct. Ce mouvement s'explique aussi par la pression croissante sur Anthropic de démontrer une trajectoire de revenus solide en vue d'une éventuelle introduction en bourse. OpenAI suit une logique similaire en multipliant les offres entreprise et les partenariats sectoriels. Les deux acteurs se livrent désormais une bataille frontale pour capturer les budgets technologiques des grandes institutions financières mondiales, un marché estimé à plusieurs dizaines de milliards de dollars.

UELes banques et gestionnaires d'actifs européens sont des cibles directes de ces agents préconfigurés, susceptibles d'accélérer l'adoption de l'IA dans la conformité et la gestion des risques financiers.

💬 Anthropic arrête de vendre de la farine et commence à vendre du pain. Dix agents préconfigurés pour la finance, c'est exactement ce que les DSI attendaient depuis deux ans, parce qu'une API brute ça demande des mois de dev interne avant de créer de la valeur. Reste à voir si ces agents tiennent vraiment face aux workflows réels des banques, ou si c'est un produit nickel en démo et chantier en prod.

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Projet Solara : Microsoft veut remplacer la bonne vieille informatique par des agents IA
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Microsoft a dévoilé le projet Solara lors de sa conférence BUILD, une plateforme ambitieuse visant à faire des agents IA le nouveau paradigme central de l'informatique. Steven Bathiche, directeur de l'Applied Sciences Group chez Microsoft, a présenté ce système comme une infrastructure "de la puce au cloud" capable de faire tourner plusieurs agents spécialisés en parallèle. Pour matérialiser cette vision, Microsoft a conçu deux prototypes en collaboration avec ses partenaires Qualcomm et MediaTek : un badge connecté équipé d'un écran tactile, d'un microphone, d'une caméra, d'une connexion 5G et d'un lecteur d'empreintes digitales, ainsi qu'un terminal de bureau compact, évoquant un radio-réveil ou un écran connecté de cuisine, conçu pour rester en permanence accessible à côté d'un PC et pouvant se transformer en poste Windows 365 lorsqu'il est branché à un moniteur externe. L'enjeu est considérable pour Microsoft : la société parie que l'interaction utilisateur va fondamentalement basculer des applications traditionnelles vers des agents capables d'interpréter des intentions et de coordonner logiciels et services en arrière-plan, sans qu'aucune interface graphique classique ne soit nécessaire. Ce faisant, Microsoft se positionne pour contrôler la couche d'abstraction qui remplacera ses propres produits historiques, Windows, Office, dont la pertinence s'érode dans ce scénario. L'entreprise tente ainsi de ne pas se retrouver dans la position de Kodak face au numérique : elle préfère cannibaliser elle-même son modèle plutôt que de le laisser faire par ses concurrents. Ce virage s'inscrit dans une course industrielle plus large où plusieurs acteurs cherchent à définir l'appareil post-smartphone. OpenAI et le designer Jony Ive travaillent eux aussi sur un dispositif centré sur l'IA, qui pourrait selon l'analyste Ming-Chi Kuo ressembler à un smartphone classique. Le risque pour Microsoft reste que ses prototypes Solara ressemblent à des réinventions de catégories déjà existantes : un badge qui rappelle un smartphone miniature, un terminal de bureau qui n'est pas sans évoquer un Google Nest Hub ou un Amazon Echo Show. L'histoire de l'informatique, du métavers aux Google Glass, montre que les ruptures de paradigme annoncées avec fracas peinent souvent à convaincre le grand public, qui finit par revenir au smartphone. La pertinence de Solara dépendra moins de la qualité des prototypes que de la capacité des agents IA à tenir leurs promesses d'autonomie et de fiabilité dans des usages quotidiens réels.

UEL'adoption d'agents IA comme couche d'abstraction principale soulèverait des enjeux de souveraineté numérique pour l'Europe, notamment en termes de dépendance accrue envers des écosystèmes propriétaires étrangers.

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Comment deployer Open WebUI avec integration securisee de l'API OpenAI, tunnel public et acces au chat depuis le navigateur
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Comment deployer Open WebUI avec integration securisee de l'API OpenAI, tunnel public et acces au chat depuis le navigateur

Un tutoriel publié récemment détaille comment déployer Open WebUI dans Google Colab, l'environnement de notebooks Python hébergé par Google, en le connectant à l'API officielle d'OpenAI pour obtenir une interface de chat accessible directement depuis un navigateur. La procédure repose entièrement sur Python et couvre l'installation des dépendances via pip, la configuration sécurisée de la clé API OpenAI par saisie terminal (via getpass, pour éviter que les identifiants n'apparaissent en clair dans le notebook), la définition des variables d'environnement nécessaires, le lancement du serveur Open WebUI sur le port 8080, et la création d'un tunnel public via l'outil Cloudflared de Cloudflare. Ce tunnel génère une URL partageable qui permet d'accéder à l'interface depuis n'importe quel navigateur, même en dehors de Colab. Le modèle par défaut configuré dans l'exemple est gpt-4o-mini, mais l'utilisateur peut en choisir un autre au démarrage. Un répertoire de données dédié est créé dans /content/open-webui-data pour stocker les données d'exécution, et une clé secrète aléatoire est générée automatiquement pour sécuriser l'interface web. Ce type de déploiement intéresse principalement les développeurs, chercheurs et équipes techniques qui souhaitent expérimenter Open WebUI sans disposer d'un serveur dédié ni passer par une installation locale complexe. Colab offre une machine virtuelle gratuite (ou quasi-gratuite) avec accès réseau, ce qui en fait un terrain de test rapide pour des outils comme Open WebUI qui nécessitent normalement un environnement serveur. La capacité à exposer le service via un tunnel Cloudflare résout le problème classique d'accessibilité des services locaux dans Colab, rendant l'interface partageable en quelques minutes. Pour les équipes qui évaluent des alternatives à ChatGPT ou qui veulent tester Open WebUI avant un déploiement en production, cette approche réduit drastiquement la friction d'entrée. Open WebUI est une interface web open source conçue pour interagir avec des modèles de langage, qu'ils soient hébergés localement via Ollama ou accessibles via des API tierces comme celle d'OpenAI. Le projet a gagné en popularité depuis 2023 comme alternative auto-hébergeable aux interfaces propriétaires, avec des fonctionnalités comme la gestion de conversations, le support multi-modèles et la personnalisation des prompts système. Cloudflare Tunnel, l'outil utilisé ici pour l'exposition publique, est un service qui crée des connexions sécurisées sortantes sans nécessiter d'ouverture de ports ni de configuration réseau avancée. La combinaison de ces deux outils dans Colab reflète une tendance plus large : rendre les infrastructures IA accessibles à des non-ops, en abaissant les prérequis techniques pour expérimenter des stacks qui étaient jusqu'ici réservées aux équipes disposant de leurs propres serveurs.

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