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OutilsVentureBeat AI · 2 min de lecture

OpenAI lance Presence, une plateforme pour créer et gérer des agents vocaux et chatbots en temps réel

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OpenAI a dévoilé Presence, une nouvelle offre entreprise destinée au déploiement et à la gestion d'agents IA dans les workflows clients et internes des sociétés. Le produit permet à des agents de répondre aux questions, d'accéder aux systèmes de l'entreprise, d'exécuter des actions approuvées et d'escalader vers un humain lorsque nécessaire, le tout sous des politiques, permissions et standards d'évaluation définis par le client. Presence est disponible immédiatement mais uniquement via un programme de disponibilité générale limitée : les déploiements sont pilotés par les Forward Deployed Engineers d'OpenAI et une sélection d'intégrateurs systèmes mondiaux, sans accès en libre-service. OpenAI n'a communiqué ni tarifs, ni limites géographiques, ni conditions contractuelles, ni le coût du travail d'intégration nécessaire à un déploiement. La compatibilité avec des modèles concurrents, notamment les alternatives chinoises open weights comme GLM-5.2 et Kimi K3, reste également sans réponse pour l'instant. À son lancement, Presence couvre les interactions vocales et le chat en temps réel, avec l'ambition affichée de s'étendre à l'email et à d'autres canaux, sans confirmation officielle sur ce dernier point.

Ce lancement répond à un problème devenu central à mesure que les entreprises dépassent le stade de la démonstration : faire en sorte que les agents IA se comportent de façon fiable en production, alors que les règles métier, les besoins clients et les conditions opérationnelles évoluent constamment. Plutôt que de devoir assembler soi-même les modèles, API, connexions aux systèmes internes, contrôles de sécurité et outils d'évaluation d'OpenAI, les entreprises travaillent directement avec les équipes de déploiement d'OpenAI pour intégrer des agents prêts pour la production dans leurs workflows existants. Chaque déploiement démarre avec une mission précise, comme résoudre un problème de facturation, traiter une demande d'assurance ou gérer une requête informatique interne, et l'agent ne reçoit que les informations et accès strictement nécessaires à cette tâche. C'est le client qui détermine ce que l'agent peut faire seul, ce qui nécessite une validation, et à quel moment un humain doit reprendre la main.

Avant leur mise en production, les agents sont testés contre des requêtes courantes, des cas limites et des scénarios à risque plus élevé, avec des évaluateurs qui vérifient le résultat obtenu, le respect des politiques, l'usage correct des outils et le déclenchement des escalades. Des garde-fous interviennent dès qu'une interaction sort du cadre défini par l'organisation. OpenAI a montré à VentureBeat des captures d'écran illustrant des administrateurs lançant des simulations en masse face à des changements de politique, comme une nouvelle politique de remboursement annuel, ainsi que des tableaux de bord suivant la santé de la production, les intentions clients et la performance des tâches, sans toutefois préciser comment ces indicateurs sont calculés ni comment ils s'articulent avec des engagements contractuels de service. Une fois en production, l'outil continue de surveiller les sessions, les escalades et les signaux de qualité pour identifier les points à ajuster.

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OpenAI a annoncé le lancement de deux nouveaux modèles dans son API Realtime, baptisés gpt-realtime-2.1 et gpt-realtime-2.1-mini, conçus pour les agents vocaux à faible latence. La version mini constitue la nouveauté la plus notable : il s'agit d'un modèle de raisonnement miniature dédié à la voix en temps réel, capable de traiter des entrées audio et texte via une connexion live, et facturé au même tarif que l'ancien gpt-realtime-mini. OpenAI a par ailleurs réduit la latence p95, c'est-à-dire le temps de réponse au 95e percentile qui capture les cas les plus lents, d'au moins 25% sur l'ensemble des modèles vocaux Realtime, grâce à un système de mise en cache amélioré. Le modèle plus complet, gpt-realtime-2.1, apporte de son côté une meilleure reconnaissance alphanumérique, une gestion plus fine du silence et du bruit, ainsi qu'un traitement amélioré des interruptions, tout en conservant le support de la voix à voix avec un niveau de raisonnement configurable, le suivi d'instructions et l'appel de fonctions. Cette capacité de raisonnement change concrètement le comportement des agents vocaux. Jusqu'ici, un agent qui déclenchait un appel de fonction restait souvent silencieux le temps de l'exécution, ce qui poussait l'utilisateur à croire que la conversation avait été coupée et à interrompre l'échange. Avec le raisonnement, le modèle peut désormais annoncer son action, par exemple "je vérifie votre commande maintenant", avant de l'exécuter, ce qui maintient la cohérence des tâches vocales à plusieurs étapes. Ce niveau de raisonnement est ajustable sur cinq paliers (minimal, low, medium, high, xhigh), le niveau low étant recommandé par défaut pour limiter la latence dans la plupart des usages en production. La mise en cache profite aussi directement aux coûts : pour gpt-realtime-2.1-mini, l'audio en entrée mis en cache tombe à 0,30 dollar par million de tokens contre 10 dollars pour de l'audio non caché, un écart qui profite surtout aux sessions longues où l'invite système reste en cache après le premier tour. Cette évolution s'inscrit dans la logique de l'API Realtime d'OpenAI, qui traite et génère l'audio via un seul modèle plutôt que d'enchaîner des systèmes séparés de reconnaissance et de synthèse vocale, réduisant la latence tout en préservant les nuances de la parole. Sur le plan tarifaire, l'écart entre les deux modèles reste marqué : la sortie audio de gpt-realtime-2.1-mini coûte 20 dollars par million de tokens contre 64 dollars pour la version complète, soit un rapport de près de trois, laissant aux équipes de développement le choix d'arbitrer entre performance et coût selon leurs besoins, dans un marché des agents vocaux IA en pleine intensification.

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10 plateformes IA open source sans code pour créer des applications LLM, des systèmes RAG et des agents IA
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10 plateformes IA open source sans code pour créer des applications LLM, des systèmes RAG et des agents IA

Un nouveau panorama recense dix plateformes open source qui permettent de construire des applications LLM, des systèmes RAG et des agents IA sans écrire de code d'orchestration à la main. Parmi les projets phares figure AutoAgent, développé par le Data Intelligence Lab de l'Université de Hong Kong, disponible sous licence MIT et documenté dans un article arXiv (2502.05957). Il suffit de décrire un objectif en langage naturel pour que le système génère lui-même outils, agents et flux de travail multi-agents, via un éditeur d'agents, un éditeur de workflows et un mode assistant de recherche prêt à l'emploi, compatible avec DeepSeek, Grok ou Gemini et déployable via Docker. Autre projet cité, AnythingLLM de Mintplex Labs, soutenu par Y Combinator, propose une plateforme tout-en-un auto-hébergée pour le RAG, les agents et le dialogue documentaire, sous forme d'application de bureau ou de conteneur Docker, avec plus de 30 fournisseurs de LLM compatibles et plusieurs bases vectorielles, le tout sous licence MIT. LangChain a de son côté lancé l'Open Agent Platform (OAP), une interface web sans code pour créer et gérer des agents LangGraph, avec authentification intégrée via Supabase par défaut et connexion aux serveurs MCP. Enfin, Sim Studio, sous licence Apache 2.0 et également soutenu par YC, mise sur un canevas visuel façon Figma où l'on assemble des blocs (Start, Agent, Function, API, Router, Loop) pour composer des pipelines, avec un copilote IA et une compatibilité annoncée avec plus de 1 000 outils. Cette vague d'outils change concrètement la façon dont les équipes techniques et non techniques abordent le développement d'applications d'intelligence artificielle. Là où la construction d'un agent ou d'un système de recherche augmentée nécessitait auparavant des compétences en ingénierie logicielle et l'assemblage manuel de bibliothèques d'orchestration, ces plateformes permettent de prototyper en quelques minutes via des interfaces visuelles ou de simples instructions en anglais courant. L'auto-hébergement, revendiqué par la plupart de ces projets, répond aussi à une préoccupation croissante des entreprises et administrations sur la souveraineté des données, en évitant de faire transiter des documents sensibles par des services tiers hébergés dans le cloud. Les licences permissives, MIT ou Apache 2.0, facilitent en outre l'usage commercial et les déploiements multi-clients sans contrainte juridique lourde. Ce mouvement s'inscrit dans la maturation rapide de l'écosystème des agents IA depuis 2024, où la démocratisation des outils suit celle des modèles eux-mêmes. Des acteurs comme LangChain, déjà installés dans l'écosystème des développeurs, ajoutent désormais une couche graphique à leurs frameworks existants, tandis que des startups plus jeunes soutenues par Y Combinator, comme Sim ou AnythingLLM, misent sur la simplicité d'usage pour capter des utilisateurs non spécialistes. La suite logique de cette tendance serait une consolidation autour de standards communs comme le protocole MCP, déjà adopté par plusieurs de ces plateformes, afin d'assurer l'interopérabilité entre agents et outils tiers.

UEL'auto-hébergement de ces plateformes peut intéresser les entreprises et administrations françaises soucieuses de souveraineté des données, sans impact réglementaire direct.

💬 Faut avouer que c'est du bon, cette vague de plateformes no-code pour agents. Bon, sur le papier ça a l'air magique, mais le vrai apport c'est ailleurs : l'auto-hébergement en MIT ou Apache 2.0 fait plus pour la souveraineté des données des boîtes françaises que n'importe quelle annonce de commissaire européen. Reste à voir si ces éditeurs visuels tiennent en prod face à un vrai volume d'utilisateurs, parce qu'un canevas façon Figma qui plante à 500 requêtes/minute, ça reste un prototype.

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Vercel lance Eve, un framework open source pour créer des agents IA
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Vercel lance Eve, un framework open source pour créer des agents IA

Vercel a lancé Eve, un framework open-source conçu pour construire, déployer et opérer des agents IA en production. Présenté par la plateforme américaine spécialisée dans le déploiement frontend, Eve repose sur une structure de projet basée sur le système de fichiers pour organiser les différents composants d'un agent : instructions, outils, compétences, sous-agents, canaux de communication et tâches planifiées. Les développeurs peuvent ainsi définir le comportement de leurs agents de manière déclarative, sans avoir à écrire l'intégralité de la plomberie technique sous-jacente. L'enjeu est significatif pour les équipes d'ingénierie qui peinent à passer de la phase de prototype à la mise en production d'agents IA fiables. En standardisant la structure d'un projet agentique, Eve réduit la quantité d'infrastructure à implémenter manuellement, un frein majeur à l'adoption en entreprise. Pour Vercel, cela représente aussi un moyen naturel d'ancrer l'exécution des agents sur sa propre plateforme cloud, transformant un outil open-source en point d'entrée vers ses services commerciaux. La sortie d'Eve s'inscrit dans une course effrénée entre fournisseurs d'infrastructure pour capter les workloads IA. Des acteurs comme AWS, Google Cloud et des startups spécialisées comme LangChain ou CrewAI proposent déjà des solutions concurrentes pour orchestrer des agents. Vercel, dont la réputation s'est construite sur la simplicité de déploiement pour les applications Next.js, tente de répliquer cette expérience développeur dans l'univers des agents autonomes, un marché en pleine structuration où la facilité d'usage restera un avantage décisif.

UELes équipes de développement européennes peuvent adopter Eve pour accélérer la mise en production d'agents IA, mais l'exécution reste ancrée sur l'infrastructure cloud américaine de Vercel.

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Gemini Enterprise : Google lance sa plateforme unifiée pour orchestrer des agents IA
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Gemini Enterprise : Google lance sa plateforme unifiée pour orchestrer des agents IA

Google a présenté le 22 avril 2026, lors de Google Cloud Next 2026, Gemini Enterprise : une plateforme unifiée conçue pour orchestrer des flottes d'agents IA à l'échelle de l'entreprise. La nouveauté fusionne l'application Gemini Enterprise pour les utilisateurs finaux et la nouvelle Gemini Enterprise Agent Platform pour les développeurs, absorbant au passage Vertex AI qui disparaît en tant que plateforme indépendante. Plus de 200 modèles sont accessibles via Model Garden, dont les dernières générations Gemini mais aussi des modèles tiers d'Anthropic et autres. La marketplace intégrée permet de connecter des agents issus de partenaires comme Oracle, ServiceNow, Adobe, Salesforce ou Workday. Du côté technique, la plateforme introduit Agent Studio pour le développement low-code, un SDK basé sur des graphes pour les systèmes multi-agents, et Agent Runtime pour des agents capables de fonctionner en continu pendant des heures, voire des jours. Des outils d'optimisation complètent l'ensemble : Agent Simulation, Evaluation et Observability. Pour les directions informatiques, la gouvernance est au coeur du dispositif. Chaque agent se voit attribuer une identité cryptographique via Agent Identity, tandis qu'un registre central valide les outils et agents autorisés, et qu'Agent Gateway applique les politiques de sécurité à l'échelle de l'organisation. La couche de protection intègre Model Armor pour contrer les injections malveillantes et les fuites de données, appuyée par Security Command Center pour la détection des vulnérabilités. Du côté des équipes métier, Agent Designer permet de créer et déployer des agents sans écrire de code, depuis une interface unique avec boîte de réception centralisée, espaces projets à mémoire partagée et outil collaboratif Canvas pour produire des documents exportables vers Microsoft Office. Un agent Data Insights natif analyse données structurées et non structurées pour générer visualisations et rapports, tandis que Deep Research synthétise sources web et données internes. Ce lancement s'inscrit dans une course intense entre les grands acteurs du cloud pour capter les budgets IA des entreprises. Microsoft, avec Copilot Studio et Azure AI Foundry, Amazon avec Bedrock Agents, et Salesforce avec Agentforce occupent le même terrain. Google répond en cassant la fragmentation de son offre précédente : Vertex AI, Duet AI, Gemini for Workspace coexistaient sans cohérence claire pour les acheteurs. En absorbant tout dans une plateforme unique, Google vise à simplifier les cycles de vente et à verrouiller les grandes entreprises dans son écosystème. La compatibilité revendiquée avec Microsoft 365 et Google Workspace trahit la volonté de ne pas imposer une migration brutale, mais de s'intégrer aux environnements existants. L'enjeu des prochains mois sera la disponibilité réelle de ces fonctionnalités et leur tenue à l'échelle, deux points sur lesquels les annonces de Cloud Next ont historically précédé des déploiements progressifs.

UELes entreprises européennes utilisant Google Cloud devront évaluer la migration vers cette plateforme unifiée, dont les mécanismes de gouvernance (identité cryptographique des agents, registre central, audit de sécurité) pourraient faciliter la mise en conformité avec l'AI Act.

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