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BusinessLe Big Data · 2 min de lecture

Avec ce rachat à 587 millions de dollars, Netflix accélère la course à l’IA dans le cinéma

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Netflix a confirmé avoir déboursé 587 millions de dollars en numéraire pour racheter InterPositive, la start-up cofondée par Ben Affleck spécialisée dans les technologies d'intelligence artificielle appliquées à la production audiovisuelle. Ce montant est révélé dans un formulaire 10-Q déposé auprès de la SEC, le régulateur boursier américain, dans le cadre de la publication des derniers résultats financiers du groupe. Ce dépôt réglementaire met fin aux spéculations qui évoquaient jusqu'ici une transaction proche de 600 millions de dollars. L'opération avait en réalité été conclue dès le mois de mars, Netflix ayant alors précisé que l'ensemble des équipes d'InterPositive rejoindraient le groupe, tandis que Ben Affleck occuperait un rôle de conseiller principal. Lors de la présentation de ses résultats trimestriels, l'entreprise a également indiqué qu'environ 300 de ses productions avaient déjà eu recours à des outils d'IA générative, principalement lors des étapes de post-production, ce qui montre que Netflix exploitait cette technologie bien avant d'en devenir propriétaire.

Cette acquisition ne vise pas à remplacer les réalisateurs ou les équipes créatives par l'intelligence artificielle. InterPositive développe des outils destinés à assister les tournages et la post-production : recréer des plans manquants, remplacer un décor, corriger un problème d'éclairage ou assurer la continuité visuelle entre plusieurs scènes. Selon Ben Affleck, l'objectif est de « protéger le pouvoir de la créativité humaine grâce à des outils qui automatisent les tâches les plus coûteuses ou répétitives sans remettre en cause le rôle des créateurs ». Pour Netflix, l'enjeu est concret : en internalisant cette technologie plutôt qu'en continuant à faire appel à des prestataires externes, la plateforme réduit ses coûts, accélère ses délais de production et peut déployer ces outils à grande échelle sur ses centaines de films, séries et documentaires produits chaque année, sans modifier le travail des équipes créatives sur le terrain.

Ce rachat illustre un déplacement plus large de la compétition autour de l'intelligence artificielle. Après plusieurs années centrées sur les grands modèles de langage, les infrastructures cloud et les fabricants de puces comme NVIDIA, les géants de la tech réorientent désormais leurs investissements vers des applications qui transforment directement des métiers entiers. Hollywood devient ainsi l'un des premiers terrains où l'IA s'intègre concrètement aux processus de création, ce qui explique pourquoi d'autres acteurs du secteur, comme Amazon ou Disney, explorent eux aussi l'intégration de ces technologies dans leurs propres pipelines de production. Reuters soulignait que la vision défendue par Ben Affleck, celle d'une IA au service des créateurs plutôt qu'en concurrence avec eux, avait largement motivé ce rapprochement entre les deux entreprises. Hollywood surveille néanmoins de très près cette évolution, sensible aux questions d'emploi et de reconnaissance du travail créatif que soulève l'essor de ces outils dans l'industrie du cinéma.

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Netflix rachète InterPositive, la start-up IA de Ben Affleck dédiée au cinéma, pour 587 millions de dollars
1Frandroid 

Netflix rachète InterPositive, la start-up IA de Ben Affleck dédiée au cinéma, pour 587 millions de dollars

Netflix a annoncé le rachat d'InterPositive, la start-up spécialisée en intelligence artificielle cofondée par l'acteur et réalisateur Ben Affleck, pour un montant de 587 millions de dollars. La société développe des outils d'IA conçus spécifiquement pour les métiers du cinéma, de la réalisation à la production, en passant par les différentes étapes de fabrication d'un film. Cette acquisition place directement entre les mains de Netflix des technologies pensées par des professionnels du secteur pour des professionnels du secteur, plutôt que des outils génériques adaptés après coup au monde audiovisuel. Le montant, particulièrement élevé pour une jeune entreprise, témoigne de l'ambition de la plateforme de streaming sur ce segment. Cette opération confirme que l'intelligence artificielle n'est plus un simple sujet de recherche interne chez Netflix mais un axe d'investissement stratégique assumé. En intégrant des outils de production assistée par IA développés par des créateurs eux-mêmes, le groupe cherche à réduire les coûts et les délais de fabrication de ses contenus originaux, un enjeu majeur alors que la concurrence entre plateformes de streaming reste très forte. Pour les studios et les professionnels du cinéma, ce rachat illustre aussi la normalisation rapide de l'IA générative dans les processus créatifs, autrefois perçus comme réservés à l'intervention humaine. L'implication de Ben Affleck, figure reconnue d'Hollywood à la fois comme acteur et réalisateur, donne une légitimité particulière à InterPositive face aux réticences que suscite encore l'IA dans l'industrie du cinéma, notamment depuis les grèves des scénaristes et acteurs de 2023 autour de ces mêmes questions. Ce rachat pourrait ouvrir la voie à d'autres opérations similaires, les géants du streaming cherchant à sécuriser des technologies propriétaires plutôt que de dépendre d'outils tiers.

💬 Netflix qui met 587 millions sur InterPositive, ça dit tout : l'IA cinéma n'est plus un gadget de post-prod, c'est devenu un actif stratégique qu'on préfère racheter plutôt que louer. Le prix est énorme pour une jeune boîte, mais avoir Ben Affleck comme caution, ça désamorce direct le procès en "IA qui écrase les métiers du cinéma" qu'on a vu pendant les grèves de 2023. Retiens ça : quand les studios rachètent leurs propres outils IA plutôt que d'utiliser du générique, c'est le signe qu'ils veulent la propriété de la techno, pas juste l'accès.

BusinessActu
1 source
Comment Lovable a généré 500 millions de dollars de revenus avec l’IA ?
2Le Big Data 

Comment Lovable a généré 500 millions de dollars de revenus avec l’IA ?

La startup européenne Lovable a franchi le cap des 500 millions de dollars de revenus annualisés (ARR) en juin 2026, quelques mois seulement après avoir dépassé les 400 millions. Fondée fin 2023, l'entreprise emploie 146 personnes et affiche une croissance qui force l'admiration : en mars dernier, elle avait ajouté 100 millions de dollars de revenus en un seul mois. Plus de 50 millions de projets ont déjà été créés sur sa plateforme, à un rythme qui atteint désormais un million de nouveaux projets par semaine. Les applications développées via Lovable cumulent 720 millions de visites mensuelles, signe que ces créations sont bien utilisées, pas seulement testées. Ce chiffre d'affaires extraordinaire repose sur un changement de paradigme dans la création logicielle. Lovable permet à des utilisateurs sans compétences techniques avancées de développer des applications complètes à partir de simples instructions en langage naturel, une approche connue sous le nom de vibe-coding. Selon les données publiées par l'entreprise, 80 % de ses utilisateurs ne sont pas des développeurs professionnels : on y trouve surtout des fondateurs de startups, des designers, des responsables commerciaux et des entrepreneurs qui cherchent à produire rapidement des outils adaptés à leurs besoins. Ce qui prenait auparavant des mois de travail, des équipes techniques et des budgets conséquents se résume aujourd'hui à quelques heures de prompting. Cette démocratisation de la création logicielle est le principal moteur de la croissance fulgurante de Lovable. Les usages observés sur la plateforme dessinent une menace directe pour l'industrie du SaaS traditionnel. Les projets les plus fréquents sont des CRM, des systèmes de gestion des stocks, des plateformes RH et des outils opérationnels sur mesure, des catégories historiquement dominées par des éditeurs comme Salesforce, SAP ou ServiceNow. Si une entreprise peut désormais construire elle-même son propre logiciel métier en quelques heures pour un coût marginal, la pertinence des abonnements SaaS standardisés devient discutable. Lovable n'est pas seul dans cette course : Bolt, Replit et Cursor occupent un terrain similaire, mais la startup nordique se distingue par sa vitesse de croissance et sa base d'utilisateurs non-techniques. Les investisseurs et les analystes regardent désormais ce secteur avec attention, anticipant un remodelage profond du marché du logiciel d'entreprise dans les prochaines années.

UELovable, startup nordique fondée fin 2023, s'impose comme un champion européen de l'IA générative appliquée au développement logiciel, démontrant la capacité du continent à produire des acteurs de classe mondiale dans ce secteur.

💬 500 millions d'ARR avec 146 personnes, c'est du jamais vu à cette vitesse, je ne vais pas le nier. Ce qui m'intéresse vraiment, c'est pas la croissance en elle-même, c'est le 80% de non-développeurs qui construisent des CRM et des outils RH qui tournent (720 millions de visites mensuelles, c'est pas un gadget). Salesforce et SAP ont un vrai problème sur les bras.

BusinessOpinion
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Nectar Social lève 30 millions de dollars pour automatiser le marketing avec l’IA
3Le Big Data 

Nectar Social lève 30 millions de dollars pour automatiser le marketing avec l’IA

Nectar Social, une startup américaine fondée par Misbah et Farah Uraizee, deux anciennes cadres de Meta, a levé 30 millions de dollars en série A pour accélérer le développement de sa plateforme d'agents IA dédiée au marketing social. Ce tour de table est mené par Menlo Ventures et le fonds Anthology, développé en partenariat avec Anthropic. La société revendique déjà plus de 10 millions de conversations traitées par semaine, un chiffre multiplié par cinq en l'espace de trois mois. Parmi ses clients figurent Figma, Liquid Death et e.l.f. Beauty, cette dernière affirmant avoir augmenté ses taux de réponse de 60 % et établi un lien direct entre interactions sociales et revenus générés. Le coeur de la plateforme repose sur Nectar Agent, un agent IA autonome capable de gérer en temps réel les conversations, la modération, le commerce conversationnel, la veille concurrentielle et les workflows créateurs sur TikTok, Meta, LinkedIn, Reddit et X, via des partenariats de données officiels avec ces plateformes. L'ambition de Nectar Social est de devenir un "système d'exploitation marketing" pour les grandes marques, en centralisant des opérations aujourd'hui éparpillées entre de nombreux outils et équipes. Selon Misbah Uraizee, les conversations qui influencent réellement les décisions d'achat se déroulent désormais dans les commentaires, les messages privés et les discussions de groupe, des espaces que les équipes marketing ne peuvent plus couvrir manuellement face à l'explosion des volumes. L'agent ne vise pas à remplacer les équipes humaines, mais à leur permettre de traiter une volumétrie devenue ingérable, tout en maintenant une présence continue et cohérente sur l'ensemble des canaux sociaux. Pour les entreprises clientes, l'enjeu va au-delà de la simple réduction de coûts : il s'agit d'améliorer la réactivité commerciale et d'exploiter plus finement les signaux consommateurs en temps réel. Ce financement s'inscrit dans une tendance de fond qui voit les systèmes agentiques autonomes s'étendre des outils pour développeurs et du support client vers les fonctions marketing. Les réseaux sociaux ont profondément changé de nature : ils ne servent plus uniquement à diffuser du contenu de marque, mais sont devenus des canaux directs de conversion, de fidélisation et de relation client. Les investisseurs, dont Anthropic via son fonds Anthology, misent sur des plateformes capables d'orchestrer automatiquement ces interactions à grande échelle, un positionnement stratégique dans un marché encore peu consolidé. Pour Nectar Social, la prochaine étape sera de transformer cette traction commerciale en part de marché durable face à des acteurs établis du social media management qui commencent eux aussi à intégrer des capacités agentiques.

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Netomi lève 110 millions de dollars, Accenture et Adobe misent sur l'IA pour le service client
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Netomi lève 110 millions de dollars, Accenture et Adobe misent sur l'IA pour le service client

Netomi, startup basée à San Francisco spécialisée dans les systèmes d'IA pour le service client en entreprise, a annoncé jeudi avoir levé 110 millions de dollars lors d'un tour de table mené par Accenture Ventures, avec la participation d'Adobe Ventures, WndrCo, Silver Lake Waterman, NAVER Ventures, Metis Strategy et Fin Capital. Jeffrey Katzenberg, cofondateur de DreamWorks et associé directeur de WndrCo, rejoint le conseil d'administration. Ce financement s'ajoute à un premier cercle d'investisseurs prestigieux comprenant Greg Brockman (cofondateur d'OpenAI), Demis Hassabis (cofondateur de Google DeepMind) et Mustafa Suleyman (directeur de Microsoft AI). L'opération ne s'arrête pas à l'apport de capitaux : Accenture a simultanément conclu une alliance mondiale avec Netomi pour déployer la plateforme auprès de ses clients du Fortune 100, mobilisant des centaines de consultants formés à l'outil. Adobe Ventures prévoit quant à elle d'intégrer Netomi dans son écosystème agentique Brand Concierge, donnant à la startup un accès direct à la couche logicielle qu'utilisent déjà de nombreuses grandes marques pour gérer leurs sites web et leurs parcours clients. Ce tour de table révèle une fracture qui se dessine dans l'IA d'entreprise : non plus entre ceux qui disposent d'un chatbot et ceux qui n'en ont pas, mais entre ceux capables de prouver que l'IA fonctionne dans les environnements réels, complexes et fortement encadrés des grandes organisations, et ceux qui brillent surtout en démonstration. Selon le PDG Puneet Mehta, un déploiement type chez un grand compte peut générer un impact de plusieurs dizaines de millions de dollars, certains clients étant sur une trajectoire à plusieurs centaines de millions. Gartner prédit que 40 % des applications d'entreprise intégreront des agents IA spécialisés d'ici fin 2026, contre moins de 5 % en 2025. Le marché autour de Netomi illustre l'intensité des enjeux. Sierra, la startup d'agents IA dirigée par l'ex-co-PDG de Salesforce Bret Taylor, a levé 350 millions de dollars à une valorisation de 10 milliards en septembre 2025 et réalisé trois acquisitions en 2026 à lui seul. Decagon a triplé sa valorisation à 4,5 milliards de dollars en janvier 2026 lors d'une Série D à 250 millions. Salesforce, ServiceNow et Intercom intègrent tous en urgence des agents IA dans leurs plateformes existantes, le Fin AI d'Intercom ayant franchi le seuil de 100 millions de dollars de revenus annuels récurrents à 0,99 dollar par résolution. Dans ce contexte, la levée de Netomi se distingue moins par son montant que par sa construction stratégique : l'alliance entre le réseau de distribution mondial d'Accenture, la présence d'Adobe dans la gestion de l'expérience numérique et le bilan de déploiements en production de Netomi représente une tentative coordonnée d'inscrire l'IA non comme une surcouche de chatbot, mais comme l'intelligence centrale qui gouverne l'ensemble des expériences digitales des entreprises.

UELa généralisation des agents IA spécialisés dans le service client d'entreprise, 40 % des applications d'ici fin 2026 selon Gartner, concerne directement les grandes organisations françaises et européennes qui devront évaluer ces solutions dans leurs stratégies de transformation numérique.

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