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Thinking Machines, la startup fondée par l'ancienne directrice technique d'OpenAI Mira Murati, a lancé Inkling, son premier modèle en poids ouverts (open-weights). Le modèle dispose d'une fenêtre de contexte d'un million de tokens et fonctionne sur trois modalités : texte, image et audio. Il reste toutefois loin derrière les meilleurs modèles ouverts du marché, dont la plupart proviennent aujourd'hui de laboratoires chinois, à l'image de GLM-5.2, considéré comme l'un des modèles open source les plus performants actuellement, même s'il ne gère pas encore les images en entrée. Inkling est disponible sur Tinker, la plateforme de fine-tuning de Thinking Machines, permettant aux développeurs de créer des versions personnalisées adaptées à des cas d'usage spécifiques. Par ailleurs, OpenAI a révélé l'existence de GPT-Red, un modèle interne conçu pour attaquer ses propres modèles afin de détecter les instructions cachées capables de les détourner ; cet outil a servi à renforcer la sécurité de GPT-5.6 Sol lors de son entraînement. Google a aussi mis à jour Gemini Spark, son concurrent d'OpenClaw, qui peut désormais éditer des documents Google Docs, lire les commentaires dans Sheets et Slides, et traiter plusieurs sources en parallèle, le tout 50% plus rapidement qu'auparavant.
Ces annonces illustrent une bataille de plus en plus intense autour des modèles ouverts, un segment où de nombreuses startups délaissent progressivement les modèles propriétaires les plus puissants au profit de versions auto-hébergées ou affinées de modèles comme GLM-5.2, pour des raisons de coûts et de contrôle. Le fait qu'Inkling arrive loin derrière l'offre chinoise souligne à quel point les laboratoires occidentaux peinent à rivaliser sur ce terrain précis. Du côté de la sécurité, l'existence de GPT-Red témoigne d'une prise de conscience croissante des risques de manipulation par instructions cachées, un sujet d'autant plus sensible qu'un incident récent a montré qu'un prompt dissimulé avait réussi à faire fuiter par Claude des noms, employeurs et réponses à des questions de sécurité issus de sa mémoire.
Ce climat de vigilance accrue rejoint les propos tenus par Demis Hassabis, directeur général de DeepMind, qui estime que l'intelligence artificielle générale (AGI) est probablement encore à quelques années. Il appelle à la création d'un organisme de normalisation dirigé par les États-Unis pour tester les modèles les plus avancés avant leur déploiement commercial, avec un partage volontaire des modèles jusqu'à 30 jours avant leur sortie pour évaluer les risques liés à la cybersécurité, aux menaces biologiques et aux comportements trompeurs. Cette proposition, pour l'instant sur une base volontaire mais avec la possibilité d'une approbation de déploiement obligatoire à terme, s'inscrit dans un contexte où même les outils grand public suscitent la controverse : xAI a dû rendre open source son assistant de code Grok Build après que des utilisateurs ont découvert que l'outil envoyait leur code vers ses serveurs par défaut.
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