Cohere : la souveraineté de l'IA en entreprise exige le contrôle de toute la pile agentique, selon sa VP à VB Transform 2026
Je vais rédiger l'article en français selon les consignes (3 paragraphes, sans titres, sans tirets cadratins).
Lors de VB Transform 2026, la conférence phare consacrée aux agents d'intelligence artificielle générative dans l'entreprise, qui s'est tenue cette semaine à l'Hôtel Nia de Menlo Park devant des centaines de dirigeants et experts techniques, Rachad Alao, vice-président de l'ingénierie produit chez la startup canadienne Cohere, a détaillé sa vision de la souveraineté de l'IA en entreprise lors d'un entretien avec Matt Marshall, PDG et rédacteur en chef de VentureBeat. Alao, qui a auparavant dirigé les équipes d'IA responsable et de sécurité chez Google et Meta, a expliqué que la souveraineté ne se limite pas à télécharger un modèle ouvert ou à faire tourner une application derrière un pare-feu d'entreprise. Pour des organisations gérant des systèmes critiques comme les banques, les hôpitaux ou les administrations, il faut selon lui un contrôle total sur la localisation des données, sur les juridictions concernées, mais aussi sur l'ensemble de la chaîne technique : GPU, cloud privé, systèmes de gouvernance, connecteurs et outils de recherche utilisés par les agents.
Interrogé sur la baisse rapide des prix de l'inférence, qui pourrait affaiblir l'argument en faveur de modèles plus petits et optimisés, Alao a répondu que la consommation totale de tokens augmente encore plus vite, à mesure que les entreprises passent de simples chatbots à des agents capables de raisonner, d'appeler des outils et d'enchaîner plusieurs étapes avant de répondre. Il a aussi opposé le modèle économique de Cohere, qui ne facture pas ses clients au token consommé, à celui de fournisseurs dont l'intérêt est de maximiser cette consommation. Sa recommandation est de router chaque tâche vers le modèle adapté selon le niveau d'intelligence requis et la sensibilité des données, une approche qu'applique déjà une banque canadienne non nommée utilisant les modèles on-premises de Cohere pour les tâches réglementées et sa plateforme North pour des besoins plus complexes mais moins sensibles.
Cette stratégie s'appuie sur les récents modèles de Cohere, dont North Mini Code, sorti le mois dernier, un modèle open source dédié à la programmation agentique qui fonctionne sur un seul GPU Nvidia H100 et se révèle, selon Alao, plus efficace et moins coûteux que les modèles propriétaires pour 80% des cas d'usage des développeurs, même si les plus grands modèles frontières gardent un léger avantage sur les tâches les plus difficiles. Cohere a également lancé Command A+, un modèle à mélange d'experts de 218 milliards de paramètres dont seulement 25 milliards sont actifs à chaque étape de génération, avec une version compressée en quatre bits qui réduit encore les besoins matériels. Ces annonces s'inscrivent dans une compétition plus large entre fournisseurs d'IA d'entreprise, où la maîtrise de l'ensemble de la pile technologique devient un argument commercial face aux géants du secteur.
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