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OutilsThe Decoder39min· 1 min de lecture

Claude Cowork trouve son plus grand usage dans les tâches administratives banales que personne ne veut faire, selon Anthropic

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Anthropic a publié une analyse portant sur 1,2 million de sessions de son outil Claude Cowork, provenant de plus de 600 000 organisations à travers le monde. Les résultats montrent qu'environ la moitié de l'utilisation totale se concentre sur les processus métier et la création de textes, ce qu'Anthropic qualifie de "travail autour du travail". Concrètement, il s'agit de tâches comme la rédaction de rapports d'avancement, la création de listes de contrôle pour l'intégration de nouveaux employés, ou encore la mise en forme de présentations PowerPoint. Fait notable, le développement logiciel occupe une place marginale dans ces usages, les développeurs préférant recourir à Claude Code, l'outil dédié d'Anthropic, pour ce type de travail.

Ces chiffres révèlent un usage de l'intelligence artificielle générative très différent de l'image souvent associée aux outils comme Claude, davantage perçus comme des assistants de programmation. Ils montrent au contraire qu'une large part de la valeur perçue par les entreprises réside dans l'automatisation de tâches administratives répétitives et chronophages, rarement valorisées mais indispensables au fonctionnement quotidien des organisations. Pour les employés de bureau, cela signifie potentiellement moins de temps passé sur des documents fastidieux et davantage de temps consacré à des missions à plus forte valeur ajoutée.

Cette étude s'inscrit dans une stratégie plus large d'Anthropic visant à positionner Claude comme un outil polyvalent au sein des entreprises, au-delà du seul développement. Claude Cowork cible spécifiquement les usages professionnels transversaux, en concurrence avec des offres similaires de Microsoft ou Google. En mettant en avant l'ampleur de son adoption, avec plus de 600 000 organisations utilisatrices, Anthropic cherche à démontrer la pertinence de son approche face à des concurrents misant davantage sur l'intégration dans les suites bureautiques existantes.

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Anthropic a lancé mardi Claude Cowork sur mobile et sur le web, élargissant un outil jusqu'ici réservé au bureau et qui sert de passerelle entre les agents de codage IA et le vaste marché des travailleurs qui n'ouvrent jamais un terminal. Le déploiement démarre en version bêta pour les abonnés Max avant de s'étendre à d'autres formules. Parallèlement, Anthropic a publié des données d'usage tirées de 1,2 million de sessions Cowork anonymisées, échantillonnées entre le 11 et le 31 mai, provenant de plus de 600 000 organisations. Ces chiffres montrent que la majorité des usages n'ont rien à voir avec l'écriture de code : les processus métier et opérationnels, comme la compilation de mises à jour éparses en un seul rapport, la création de listes d'intégration ou la réconciliation de tableurs, représentent 33,4% des sessions, la plus grande catégorie de loin. La création de contenu et la rédaction, incluant brouillons, présentations, publications et propositions, arrivent en deuxième position avec 16,4%. Le développement logiciel, à l'inverse, ne pèse que 8,7%, suivi du DevOps et infrastructure à 7%, de la recherche et veille à 6,4%, de l'analyse de données à 5,8%, du traitement documentaire à 4,1% et des opérations commerciales à 4%. Anthropic qualifie ces usages dominants de "travail autour du travail", des tâches transversales à presque tous les rôles d'une organisation mais qui n'apparaissent dans la fiche de poste de personne. L'entreprise explique que les utilisateurs se servent de l'outil pour des tâches qui ne caractérisent pas un métier précis, mais qui représentent le travail de liaison qui fait avancer les projets et fonctionner les entreprises au quotidien, comme rédiger un point de situation, construire une présentation ou condenser une masse de recherches en un rapport unique. Cette formule traduit un repositionnement stratégique : plutôt que de présenter l'IA comme un outil remplaçant l'expertise des professionnels, Anthropic affirme que son application la plus utile aujourd'hui consiste à prendre en charge tout ce que ces professionnels font autour de leur cœur de métier, ce qui élargit considérablement le marché adressable au-delà des seuls développeurs. L'extension vers mobile et web introduit trois capacités concrètes. D'abord, les sessions se synchronisent désormais entre appareils : une tâche démarrée sur ordinateur peut être suivie depuis un téléphone et récupérée depuis n'importe quel appareil. Ensuite, Cowork peut exécuter des tâches en arrière-plan sans qu'aucun appareil ne soit connecté, en programmant un travail à une heure précise. Anthropic cite l'exemple d'une préparation client programmée à 6 heures du matin, où Claude parcourt les échanges d'e-mails, les transcriptions et l'actualité récente, construit un document de synthèse et laisse un e-mail de suivi rédigé mais non envoyé, prêt à être relu au petit-déjeuner. Enfin, lorsque Claude rencontre une décision nécessitant un jugement humain, l'outil est conçu pour solliciter l'utilisateur plutôt que d'agir seul, ce qui traduit la volonté d'Anthropic de conserver un contrôle humain sur les points de décision critiques tout en automatisant le reste du flux de travail.

UELes entreprises europeennes utilisant Claude beneficient d'un outil elargi aux taches non techniques, mais aucun impact reglementaire ou economique direct sur la France ou l'UE n'est mentionne.

💬 Le chiffre qui compte, c'est le 8,7% : le code, c'est presque un détail dans l'usage réel de Cowork. Le reste, c'est du rapport à compiler, du tableur à réconcilier, de la présentation à monter, bref tout ce travail invisible que personne ne met dans sa fiche de poste. Anthropic vient de prouver que la vraie bataille de l'IA en entreprise ne se joue pas sur le terminal des devs, mais sur les tâches de liaison qui font tourner boîtes et projets au quotidien.

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Claude d'Anthropic introduit une forme de raisonnement prolongé dans ses agents managés
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Lors de sa conférence développeurs "Code with Claude" à San Francisco, Anthropic a dévoilé une nouvelle fonctionnalité expérimentale baptisée "dreaming" pour ses Claude Managed Agents. Concrètement, ce mécanisme consiste en un processus planifié au cours duquel les sessions récentes et les mémoires stockées sont passées en revue, afin d'identifier et de conserver les informations les plus pertinentes pour les tâches futures. La fonctionnalité est actuellement disponible en préversion de recherche et reste limitée aux Managed Agents de la plateforme Claude. Les Managed Agents constituent une couche de haut niveau au-dessus de l'API Messages d'Anthropic, présentée comme un "harnais d'agent préconfiguré et configurable fonctionnant sur une infrastructure gérée". Ils sont conçus pour les cas d'usage où plusieurs agents collaborent sur un même projet pendant plusieurs minutes ou plusieurs heures. L'intérêt du dreaming réside dans la gestion des fenêtres de contexte, intrinsèquement limitées pour tous les grands modèles de langage : sur des projets longs et complexes, des informations cruciales peuvent tout simplement se perdre au fil des échanges. En sélectionnant intelligemment les souvenirs à conserver, Anthropic cherche à rendre ses agents plus cohérents et plus performants sur la durée. Cette innovation s'inscrit dans un effort plus large de l'industrie pour résoudre le problème de la mémoire dans les systèmes d'IA agentiques. Du côté des interfaces de chat, une technique appelée "compaction" est déjà utilisée par de nombreux modèles : les conversations longues sont périodiquement analysées afin de supprimer les informations non essentielles tout en conservant ce qui importe pour le projet en cours. Le dreaming applique une logique similaire à des agents fonctionnant en autonomie sur plusieurs heures. Anthropic, qui fait face à une concurrence croissante d'OpenAI et de Google sur le segment des agents IA, positionne ainsi la plateforme Claude comme un environnement adapté aux flux de travail longs et complexes que les entreprises cherchent à automatiser.

💬 Le problème de la mémoire dans les agents longs, c'est ce qu'on contourne depuis des mois avec des hacks pas glorieux. Là, Anthropic formalise quelque chose de propre : un processus planifié qui trie et consolide les souvenirs utiles, un peu comme la compaction qu'on a déjà côté chat. Reste en preview et limité aux Managed Agents, donc hors de portée pour la plupart des workflows custom pour l'instant.

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La fuite inattendue du code source de Claude Code, l'outil de développement d'Anthropic, a mis en lumière les coulisses techniques de ce produit phare. Plus de 512 000 lignes de code réparties sur plus de 2 000 fichiers ont été rendues accessibles, permettant à de nombreux observateurs de les analyser en détail. Au-delà de l'architecture existante, les chercheurs ont découvert des références à des fonctionnalités désactivées, cachées ou inactives — offrant un aperçu inédit de la feuille de route potentielle d'Anthropic. La découverte la plus marquante est celle d'un système baptisé Kairos : un démon persistant conçu pour fonctionner en arrière-plan, même lorsque la fenêtre du terminal Claude Code est fermée. Ce système utiliserait des invitations périodiques appelées ` pour évaluer régulièrement si de nouvelles actions sont nécessaires, ainsi qu'un drapeau PROACTIVE destiné à "remonter proactivement quelque chose que l'utilisateur n'a pas demandé mais qu'il a besoin de voir maintenant." Kairos s'appuie sur un système de mémoire basé sur des fichiers, permettant une continuité d'opération entre les sessions utilisateur. Un prompt découvert derrière le drapeau désactivé KAIROS` précise que l'objectif est que le système "dispose d'une image complète de qui est l'utilisateur, comment il souhaite collaborer, quels comportements éviter ou reproduire, et le contexte derrière son travail." Cette fuite intervient dans un contexte de compétition intense entre les assistants de développement — GitHub Copilot, Cursor, et Windsurf se disputant le même marché. L'émergence d'un agent autonome et persistant comme Kairos marquerait un tournant majeur : on passerait d'un outil réactif à une IA proactive capable d'initiative. Cela soulève également des questions sur la vie privée et la surveillance des développeurs, puisque le système est explicitement conçu pour profiler les habitudes de travail et anticiper les besoins. Si Anthropic confirme et déploie ces fonctionnalités, Claude Code ne serait plus seulement un assistant — il deviendrait un collaborateur permanent, toujours actif en fond de session.

UELe système Kairos, conçu pour profiler en continu les habitudes de travail des développeurs, soulève des questions de conformité au RGPD pour les entreprises et développeurs européens utilisant Claude Code.

💬 Kairos, c'est exactement ce que j'attendais d'un agent de dev sérieux. Un démon persistant avec mémoire de session, des invitations périodiques, une capacité à agir sans qu'on lui demande, sur le papier c'est le rêve. Sauf qu'en Europe, "profiler les habitudes de travail en continu" sans consentement explicite va faire grincer des dents chez les DPO, et Anthropic va avoir du boulot pour que ça passe en prod dans une boîte française.

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Anthropic enrichit son offre juridique avec de nouveaux plugins Claude pour les cabinets d'avocats
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Anthropic a lancé douze nouveaux plugins pour Claude dédiés au secteur juridique, étendant considérablement ses capacités dans ce domaine. Ces intégrations couvrent des domaines aussi variés que le droit des contrats, le droit du travail et le contentieux. Parmi les connexions annoncées figurent des partenariats avec des acteurs majeurs comme Thomson Reuters via son outil CoCounsel Legal, ainsi qu'avec Harvey, la startup spécialisée dans l'IA juridique. Cette expansion répond à un constat chiffré : selon la directrice juridique d'Anthropic, les avocats font partie des professionnels qui utilisent le plus Claude, devançant presque toutes les autres catégories. Pour les cabinets d'avocats et les services juridiques d'entreprise, ces plugins représentent une opportunité concrète d'automatiser des tâches chronophages comme l'analyse de contrats, la recherche jurisprudentielle ou la préparation de dossiers de contentieux, tout en restant dans leur environnement de travail habituel. L'incursion d'Anthropic dans le secteur juridique s'inscrit dans une bataille plus large pour capter les marchés professionnels à forte valeur ajoutée. Harvey, valorisé à plusieurs centaines de millions de dollars, et Thomson Reuters, qui intègre l'IA dans ses outils Westlaw et CoCounsel depuis plusieurs années, sont déjà des acteurs établis dans ce secteur. En proposant des connexions directes avec ces plateformes plutôt qu'en les concurrençant frontalement, Anthropic adopte une stratégie de plateforme : faire de Claude le moteur sous-jacent d'un écosystème juridique en cours de transformation.

UELes cabinets d'avocats et services juridiques européens peuvent désormais intégrer Claude directement dans leurs outils existants (Thomson Reuters, Harvey), accélérant l'automatisation des tâches juridiques chronophages.

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