L'écart budgétaire des entreprises pénalise le SaaS traditionnel
Traduction et résumé rédigés :
Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de The Information AI. Lire l'article original →
Sanofi, le groupe biopharmaceutique français, a développé un agent d'intelligence artificielle interne construit avec Claude Code, l'outil de programmation d'Anthropic, combiné à des logiciels fournis par Elementum, une startup spécialisée en IA. Objectif affiché : réduire l'usage de ServiceNow, la plateforme de gestion informatique largement déployée dans les grandes entreprises. Ce cas concret illustre un mouvement plus large observé dans le monde de l'entreprise, où les budgets technologiques basculent progressivement vers l'IA proposée par Anthropic et d'autres fournisseurs récents, au détriment des éditeurs de logiciels traditionnels.
Ce déplacement de budget fragilise les acteurs historiques du logiciel d'entreprise et des services informatiques, qui doivent désormais se disputer une part réduite des dépenses IT. Des entreprises comme Sanofi, capables de construire elles-mêmes des agents IA sur mesure, remettent en question la nécessité de licences coûteuses pour des outils comme ServiceNow, dont les fonctions peuvent en partie être reproduites ou remplacées par des systèmes développés en interne, plus flexibles et directement adaptés aux besoins métier.
Cette évolution s'inscrit dans la montée en puissance rapide des outils de développement assistés par IA, qui permettent à des équipes internes, même hors du secteur technologique, de créer leurs propres solutions logicielles sans dépendre entièrement des grands éditeurs du marché. Pour les fournisseurs de SaaS traditionnels, l'enjeu est désormais de démontrer une valeur ajoutée que l'IA générative ne peut pas simplement remplacer, sous peine de voir davantage de clients suivre l'exemple de Sanofi et internaliser une partie croissante de leurs outils métier.
Sanofi, groupe pharmaceutique français, illustre directement ce basculement des budgets IT vers l'IA au détriment des éditeurs SaaS traditionnels en Europe.
Sanofi qui bricole son propre agent avec Claude Code plutôt que payer ServiceNow, ça résume bien où on en est. Pendant des années le SaaS d'entreprise vendait de la complexité packagée à prix d'or, et là d'un coup une boîte pharma peut se coder son outil interne en quelques semaines. Reste à voir si ça tient en prod sur la durée, mais le signal est clair : le vrai risque pour les éditeurs traditionnels, c'est plus la concurrence directe que la fuite silencieuse de budget vers l'IA.