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☕️ « Projet Aion » : l’OS IA de Microsoft qui plaçait Copilot aux commandes

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Microsoft a laissé filtrer, via une vidéo repérée par Windows Central, les détails d'un projet interne baptisé « Aion » : un système d'exploitation entièrement pensé autour de Copilot. Contrairement à Windows 11, qui superpose des fonctions IA à une architecture existante, Aion place l'assistant au cœur même du shell. L'interface s'articule autour d'une fenêtre de type Démarrer regroupant applications, documents et outils IA, comme un fil d'actualité du jour ou un générateur de contenus. Une zone de saisie unique en bas de l'écran permet de chercher des fichiers, lancer des applications ou naviguer sur le web, Copilot pouvant fonctionner en parallèle dans plusieurs fenêtres et organiser les projets en cours dans des « Spaces » consultables depuis la barre des tâches. Techniquement, Aion s'appuie sur le navigateur Edge combiné à une base de code Windows allégée, nommée Win3, qui abandonne l'héritage logiciel classique de Windows : aucune application native ne peut y tourner directement, il faut passer par le PC dans le cloud de Windows 365 pour retrouver des usages plus traditionnels. La vidéo précise toutefois qu'Aion peut aussi s'exécuter par-dessus une installation Windows 11 existante.

Présenté comme un projet expérimental et non comme un produit destiné au grand public, Aion illustre néanmoins la direction que Microsoft explore pour l'avenir de l'informatique personnelle : un système entièrement structuré autour d'un agent conversationnel plutôt que d'une couche IA ajoutée après coup. Certains de ses principes ont potentiellement déjà essaimé ailleurs, notamment dans les fonctions agentiques progressivement intégrées à Windows 11, ou dans le projet Solara, dévoilé par Microsoft début juin lors de sa conférence Build, qui imagine des logiciels et des appareils entièrement bâtis autour d'agents IA. Pour l'industrie comme pour les utilisateurs, cela signale une remise en question potentielle de l'ordinateur tel qu'on le connaît, où l'interaction textuelle avec une IA remplacerait la navigation classique dans des fichiers et des menus.

Ce virage doit toutefois composer avec un accueil très mitigé du public. Fin d'année dernière, lorsque Microsoft avait esquissé publiquement l'idée d'un système d'exploitation « agentique », la réaction des utilisateurs de Windows avait été largement négative, nombre d'entre eux redoutant une perte de contrôle et de stabilité au profit d'une IA omniprésente. Depuis, l'entreprise a effectivement levé le pied sur l'intégration massive de l'IA dans Windows, privilégiant la fiabilité et l'amélioration des fonctions de base plutôt que des refontes radicales. Aion reste ainsi un laboratoire d'idées révélateur des ambitions de Microsoft, sans certitude sur son avenir commercial.

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Lors de sa conférence Build 2026, Microsoft a dévoilé cette semaine une série d'annonces destinées à ancrer les agents d'intelligence artificielle au cœur des systèmes d'entreprise. La firme a présenté Microsoft IQ, une couche contextuelle unifiée couvrant GitHub Copilot, Microsoft Foundry et Copilot Studio, ainsi que des API Work IQ dont le lancement est prévu le 16 juin. S'y ajoutent Fabric IQ pour les données métier structurées, Foundry IQ pour la récupération d'informations à travers les bases de connaissances d'entreprise et le web en temps réel, et Web IQ, un moteur de recherche conçu spécifiquement pour les agents. Microsoft a également introduit Scout, un assistant personnel de travail autonome, et annoncé sept nouveaux modèles maison regroupés sous la famille MAI, dont MAI-Thinking-1, optimisés pour l'efficience en tokens et la personnalisation sur données propriétaires. En parallèle, Claude Opus 4.8 d'Anthropic est désormais disponible sur Azure Foundry, aux côtés des modèles OpenAI GPT, témoignant d'une stratégie délibérée de choix multiple de modèles. Ces annonces marquent un tournant dans la façon dont Microsoft positionne son infrastructure IA : ce n'est plus l'accès à un modèle puissant qui fait la différence, mais la capacité à donner aux agents un contexte fiable, une identité, une mémoire et un accès sécurisé aux données d'entreprise. Pour les DSI et équipes techniques, cela se traduit concrètement par la possibilité de déployer des agents gérés dans Foundry, avec gestion automatique du dimensionnement et de la conteneurisation, sans avoir à construire cette infrastructure from scratch. L'enjeu est de taille : les entreprises qui parviennent à brancher leurs agents sur leurs données internes et leurs workflows existants pourront automatiser des processus complexes à grande échelle, là où les expériences pilotes restaient jusqu'ici cantonnées à des cas d'usage isolés. Marco Casalaina, VP Products Core AI et "AI Futurist" de Microsoft, est au cœur de cette stratégie. Ancien responsable de l'équipe Einstein AI chez Salesforce et diplômé en informatique de Cornell, il a rejoint Microsoft début 2022 pour prendre la tête des Azure Cognitive Services avant d'étendre son périmètre à l'ensemble des outils pour développeurs IA, incluant Foundry, VS Code, GitHub et GitHub Copilot. Son rôle de futuriste a une définition très concrète chez Microsoft : il est systématiquement le premier à tester chaque nouvelle fonctionnalité en provenance de toutes les équipes de la firme. Cette position d'observatoire lui permet de tracer ce qu'il appelle "le futur immédiat", c'est-à-dire l'horizon à douze mois des capacités agentiques. La compétition pour devenir la plateforme de référence des agents d'entreprise est désormais ouverte, avec Google et AWS comme principaux rivaux dans une course où le contexte, la gouvernance et l'intégration des données deviennent les véritables différenciateurs.

UELes entreprises européennes peuvent évaluer les API Work IQ sur Azure (lancement le 16 juin) et les modèles MAI pour l'automatisation de leurs workflows internes, avec des enjeux de souveraineté des données à considérer.

💬 Microsoft assume enfin que la guerre se joue sur la plomberie, pas sur les modèles. Donner aux agents un contexte fiable, une identité et un accès sécurisé aux données internes, c'est précisément ce qui bloquait les pilotes depuis deux ans. Et avoir Claude d'Anthropic sur Azure aux côtés d'OpenAI, c'est malin : un argument de neutralité que Google et AWS n'ont pas encore.

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Microsoft teste des agents IA similaires à OpenClaw pour 365 Copilot

Microsoft explore l'intégration de fonctionnalités inspirées d'OpenClaw dans son assistant 365 Copilot, selon un rapport de The Information. Omar Shahine, vice-président corporate de Microsoft, a confirmé à la publication que la société « explore le potentiel de technologies comme OpenClaw dans un contexte d'entreprise ». L'objectif affiché est de permettre à 365 Copilot de « fonctionner de manière autonome en continu », en exécutant des tâches au nom des utilisateurs sans intervention humaine constante. Cette évolution marquerait un tournant significatif pour la suite bureautique de Microsoft, utilisée par des centaines de millions de professionnels dans le monde. Un Copilot capable d'agir en autonomie permanente, traiter des e-mails, planifier des réunions, rédiger des documents, transformerait l'assistant d'un outil réactif en un véritable agent proactif. Pour les entreprises, cela représente autant une promesse de productivité qu'un défi en matière de contrôle, de conformité et de sécurité des données. OpenClaw est une plateforme open-source qui permet de créer des agents IA tournant localement sur l'appareil de l'utilisateur, sans dépendre du cloud. Sa popularité a fortement progressé ces derniers mois, portée par l'intérêt croissant pour les agents autonomes et la souveraineté des données. Microsoft n'est pas seul sur ce terrain : Google, Salesforce et plusieurs startups misent également sur les agents IA d'entreprise. L'intégration éventuelle dans 365 Copilot, déjà déployé chez de nombreuses grandes entreprises, donnerait à Microsoft un avantage concurrentiel considérable dans la course aux assistants professionnels autonomes.

UELes entreprises européennes utilisant Microsoft 365 devront évaluer les implications de conformité RGPD et d'AI Act si Copilot évolue vers une exécution autonome et continue de tâches en leur nom.

💬 Un agent qui gère tes mails et réunions sans qu'on lui demande, c'est ce que tout le monde promet depuis 2 ans. Là c'est Microsoft qui passe à l'acte, avec une base de déploiement déjà massive et une technologie (OpenClaw) conçue justement pour tourner en local, sans dépendre du cloud. Les DPO européens vont avoir du boulot.

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UEL'adoption d'agents IA comme couche d'abstraction principale soulèverait des enjeux de souveraineté numérique pour l'Europe, notamment en termes de dépendance accrue envers des écosystèmes propriétaires étrangers.

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Microsoft a annoncé le 25 juin 2026 une série de nouvelles fonctionnalités pour Copilot dans Excel, regroupées autour de trois axes principaux : l'automatisation par les "Skills", l'intégration de données financières tierces, et la transparence des actions de l'IA. Les Skills permettent à des équipes de créer des modèles réutilisables, stockés sous forme de fichiers SKILL.md dans OneDrive, qui définissent des procédures standardisées, comment générer un rapport financier, structurer un tableau, ou appliquer des conventions de nommage spécifiques. Copilot suit ensuite ces instructions de manière autonome. Microsoft enrichit également les connecteurs de données disponibles avec des fournisseurs spécialisés comme FactSet, Morningstar, PitchBook, CB Insights, Daloopa et S&P Global, permettant d'importer directement dans un classeur des données de marché et des analyses financières. Enfin, la fonction "Plan with Copilot" impose à l'assistant de présenter son plan d'action avant toute modification : feuilles concernées, cellules impactées, formules utilisées, hypothèses retenues, tout est soumis à validation avant exécution. Ces annonces ciblent directement les équipes finance et data, qui constituent le cœur de l'usage professionnel d'Excel. L'intégration native de sources comme S&P Global ou PitchBook élimine les allers-retours entre plateformes et réduit les erreurs de saisie manuelle, un problème coûteux dans les contextes où chaque chiffre doit être traçable. Les Skills répondent quant à elles à un problème concret : éviter de réexpliquer les mêmes préférences à chaque nouvelle session avec l'IA. La traçabilité offerte par Plan with Copilot adresse la principale résistance des professionnels face aux outils IA, la boîte noire, en rendant chaque intervention de Copilot auditable dans l'historique natif d'Excel. Microsoft construit depuis 2023 une stratégie d'intégration IA transversale à toute la suite Microsoft 365, avec Copilot comme fil directeur. Excel, outil central dans les entreprises depuis quatre décennies, représente un terrain stratégique : l'améliorer avec l'IA, c'est toucher directement la productivité des analystes, contrôleurs de gestion et directeurs financiers. La possibilité de distribuer des Skills via la marketplace Microsoft ouvre une dimension écosystème : des éditeurs tiers pourraient proposer leurs propres automatisations certifiées. Les abonnements séparés requis par certains fournisseurs de données financières rappellent néanmoins que la valeur ajoutée reste conditionnelle au budget des organisations, et que Microsoft construit ici autant un levier de revenus qu'un outil d'efficacité.

UELes équipes finance et contrôle de gestion des entreprises françaises et européennes utilisant Microsoft 365 pourront directement bénéficier des fonctionnalités Skills et des connecteurs de données, sous réserve d'abonnements additionnels pour les fournisseurs tiers.

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