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La recherche la plus intéressante sur la diffusion n'est pas dans les LLM (Evan Feinberg, Genesis Molecular AI)
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La recherche la plus intéressante sur la diffusion n'est pas dans les LLM (Evan Feinberg, Genesis Molecular AI)

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Le co-fondateur d'Evan Feinberg et le CTO Sergey Edunov, deux dirigeants de la startup Genesis Molecular AI, ont détaillé dans un long entretien les avancées de leur entreprise dans la découverte de médicaments par intelligence artificielle. Sergey Edunov, physicien de formation, a rejoint Genesis après avoir dirigé l'entraînement de Llama 2 et le pré-entraînement de Llama 3 chez Meta. Le modèle phare de l'entreprise, baptisé PEARL (pour "Place Every Atom at the Right Location"), utilise des techniques de diffusion pour prédire la structure tridimensionnelle des protéines et des molécules. Sa particularité: il modélise non seulement la position d'une molécule candidate (ligand) par rapport à une protéine cible, mais aussi la flexibilité de cette protéine elle-même, en ajustant légèrement sa forme pour optimiser l'assemblage des deux structures, une capacité que le secteur cherchait à obtenir depuis longtemps sans y parvenir.

Cette avancée est présentée comme décisive car la découverte de petites molécules thérapeutiques reste l'un des problèmes les plus difficiles de la chimie computationnelle. Selon Sergey Edunov, il existe environ 10 puissance 60 molécules possibles de type médicament, un espace de recherche si vaste qu'aucune exploration exhaustive n'est envisageable. Trouver un bon candidat revient à chercher une aiguille dans une botte de foin où tout, sauf l'aiguille, serait dangereux pour l'organisme. La difficulté est redoublée par des contraintes contradictoires: une molécule qui se lie efficacement à sa cible est souvent trop grasse pour être soluble, ce qui l'empêche de circuler correctement dans le sang. Optimiser simultanément l'efficacité de liaison et les propriétés pharmacologiques et toxicologiques (dites propriétés ADMET) constitue donc un problème d'optimisation multi-paramètres particulièrement ardu, que les modèles précédents peinaient à résoudre de façon fiable.

Les deux fondateurs estiment que les progrès combinés de l'intelligence artificielle, portés par les innovations issues des grands modèles de langage, ont enfin permis de franchir un seuil de précision suffisant pour des applications réelles, ouvrant la voie à des boucles de découverte de médicaments pilotées par des agents autonomes. Selon eux, alors que l'architecture des modèles de langage a peu évolué depuis l'article fondateur "Attention is all you need", hormis des optimisations comme le mélange d'experts, c'est la prédiction de structures 3D qui concentre aujourd'hui l'innovation la plus intéressante en matière de diffusion. Les benchmarks communautaires actuels, jugés parfois trop permissifs, ne reflètent pas toujours la barre de qualité réellement nécessaire, mais Genesis affirme que PEARL atteint désormais ce seuil de fiabilité, ce qui pourrait accélérer significativement le rythme de découverte de nouveaux traitements dans les années à venir.

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OpenAI et plusieurs partenaires académiques ont publié un rapport de terrain montrant que les agents de codage IA peuvent moderniser des logiciels de recherche scientifique laissés à l'abandon, avec des gains de performance atteignant jusqu'à 60 fois la vitesse d'origine. Ces outils ont été testés sur du code utilisé par des chercheurs, souvent ancien, mal documenté ou jamais optimisé, faute de temps ou de compétences en ingénierie logicielle au sein des équipes scientifiques. Les résultats montrent que les agents parviennent à réécrire, paralléliser et accélérer ces programmes de manière significative, sans intervention humaine lourde sur le code lui-même. Mais le rapport pointe une limite critique : ces systèmes se montrent, selon les mots des participants, "éloquents, convaincants, et confiants à tort d'une manière difficile à détecter". Autrement dit, un agent peut produire du code plus rapide et qui semble fonctionner, tout en introduisant des erreurs subtiles qui faussent les résultats scientifiques sans que cela saute aux yeux. Pour les chercheurs, l'enjeu n'est donc plus la vitesse d'exécution mais la fiabilité des conclusions tirées de ces calculs, un problème d'autant plus sensible que la science repose sur l'exactitude des données produites. Conséquence directe observée sur le terrain : le travail des chercheurs et ingénieurs ne se déplace plus vers l'écriture de code, largement prise en charge par l'IA, mais vers la vérification minutieuse de la justesse scientifique des résultats produits. Ce constat s'inscrit dans un débat plus large sur l'usage des agents de codage en recherche, où la promesse de gains de productivité se heurte à la nécessité de garder un contrôle humain rigoureux sur la validité des sorties, faute de quoi l'automatisation pourrait accélérer la production d'erreurs autant que celle des résultats.

💬 Bon, sur le papier c'est du concret enfin : 60 fois plus rapide sur du code de recherche que personne n'osait toucher, l'IA fait ce que les chercheurs n'ont ni le temps ni les compétences de faire eux-mêmes. Mais le vrai chiffre à retenir, c'est pas le facteur 60, c'est que le goulot d'étranglement se déplace de l'écriture du code vers sa vérification, et ça, personne n'a encore les outils pour le faire à l'échelle. Un agent confiant à tort et indétectable, dans un contexte où la science se construit sur l'exactitude des résultats, c'est le pire scénario possible : l'erreur ne ralentit pas la recherche, elle l'accélère.

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Un chercheur et auteur spécialisé dans l'IA a publié sa liste de référence des articles de recherche sur les grands modèles de langage pour la période de janvier à mai 2026, dans la continuité d'un exercice similaire mené tout au long de 2025. La sélection, organisée en dix catégories, couvre l'architecture et la conception des modèles, l'entraînement efficace, l'inférence et le cache KV, l'attention sparse et les longs contextes, le raisonnement et le calcul au moment du test, l'apprentissage par renforcement (RLVR), les systèmes d'agents et l'utilisation d'outils, les agents de codage, les modèles de langage par diffusion, ainsi que l'évaluation et les benchmarks. Parmi les publications phares, Nemotron 3 Super de NVIDIA est cité comme lecture incontournable : ce modèle de 120 milliards de paramètres actifs (architecture 120B-A12B) adopte un design hybride alternant couches d'attention classiques et couches Mamba-2, ce qui le rend particulièrement efficace sur les très longs contextes. Une version allégée, Nemotron 3 Nano (4 milliards de paramètres), est également disponible pour l'inférence locale sur du matériel grand public. Ce recensement illustre une tendance lourde de 2026 : la recherche en LLM ne se limite plus à empiler davantage de paramètres dans des architectures transformer classiques. Les travaux se concentrent désormais sur l'efficacité à l'inférence, la gestion des longs contextes et l'intégration dans des systèmes agentiques complexes. L'émergence de harnais d'agents comme OpenClaw force les modèles à traiter des contextes de plus en plus étendus, ce qui fait de l'efficacité mémoire et de la vitesse d'inférence des priorités absolues pour les équipes de recherche comme pour les équipes produit. Pour les développeurs et les entreprises qui déploient ces modèles en production, ces publications constituent une feuille de route pratique des techniques qui passent du laboratoire au monde réel. La publication de telles listes annotées répond à un besoin concret dans un domaine où des dizaines d'articles paraissent chaque jour sur arXiv. En 2025, les préoccupations dominantes portaient sur les modèles de raisonnement et le reinforcement learning ; en 2026, elles s'élargissent aux architectures hybrides (Arcee Trinity, Mamba-3), à l'allocation de capacité dans les modèles mixture-of-experts, aux modèles de langage par diffusion et à l'infrastructure de déploiement à grande échelle. Ce glissement reflète la maturité croissante du secteur, qui passe de la course pure aux performances à la maîtrise des coûts opérationnels et à la fiabilité des systèmes en production. La deuxième moitié de 2026 devrait voir une accélération sur les agents autonomes et les architectures hybrides, deux axes qui concentrent actuellement l'essentiel de l'attention de la communauté de recherche.

💬 Ce genre de synthèse annotée, ça mérite d'être bookmarqué tout de suite. Le vrai signal de 2026, c'est le glissement : on ne court plus après les paramètres bruts, on court après l'efficacité mémoire et l'inférence rapide, ce qui est exactement ce que les déploiements en prod réclamaient depuis deux ans. Nemotron 3 avec son hybride Mamba-2, c'est le genre de truc qu'on surveillait depuis un moment.

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UELes laboratoires européens comme Mistral AI pourraient directement appliquer ce cadre pour optimiser leurs choix architecturaux et réduire leurs coûts d'inférence sans sacrifier la précision.

💬 C'est le chaînon manquant après Chinchilla. On savait calibrer la taille du modèle et le volume de données, mais les choix architecturaux restaient du bricolage guidé par l'instinct, sans cadre formel pour trancher. 40% de débit en plus sur le même budget de paramètres, c'est le genre de gain qui change vraiment la facture à l'échelle, et Mistral et consorts seraient bien avisés de s'y plonger.

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La planification par gradient dans les modèles du monde sur des horizons prolongés
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Des chercheurs de Meta AI, de l'Université de Californie Berkeley et du GRASP Lab ont publié un article présentant GRASP, un nouveau planificateur à base de gradients conçu pour les modèles de monde appris. L'équipe comprend Michael Psenka, Mike Rabbat, Aditi Krishnapriyan, Yann LeCun et Amir Bar. GRASP s'attaque à l'un des problèmes les plus persistants de l'IA incarnée : utiliser efficacement un modèle prédictif puissant pour planifier des séquences d'actions sur de longs horizons temporels. L'approche repose sur trois innovations clés : élever la trajectoire dans des états virtuels pour paralléliser l'optimisation dans le temps, introduire de la stochasticité directement dans les itérations d'état pour favoriser l'exploration, et reformuler les gradients afin que les actions reçoivent des signaux d'apprentissage clairs, tout en évitant les gradients instables qui traversent les modèles de vision haute dimension. Ce travail est important parce qu'il résout un goulot d'étranglement concret qui freine le déploiement des modèles de monde modernes dans des systèmes de contrôle réels. Un modèle de monde, dans ce contexte, est un simulateur différentiable appris : donné un état courant et une séquence d'actions futures, il prédit ce qui va se passer. En théorie, cela permettrait à un agent de planifier par optimisation, en faisant rouler le modèle en avant et en rétropropageant les erreurs. En pratique, sur de longs horizons, ce processus dégénère : les graphes de calcul deviennent mal conditionnés (problème d'explosion ou de disparition des gradients, analogue au backpropagation through time), des minima locaux apparaissent à cause de la structure non-greedy de la tâche, et les espaces latents de haute dimension introduisent des instabilités supplémentaires. GRASP contourne ces trois écueils simultanément, rendant la planification par gradient beaucoup plus robuste sans abandonner la différentiabilité du système. Les modèles de monde sont devenus un axe central de la recherche en IA depuis que Yann LeCun, directeur scientifique de Meta AI, a défendu leur rôle fondamental dans la quête d'une IA plus générale. Des systèmes comme DreamerV3 ou les modèles vidéo génératifs récents montrent que ces architectures peuvent désormais prédire de longues séquences d'observations dans des espaces visuels complexes et généraliser entre tâches. Mais posséder un simulateur puissant et s'en servir efficacement pour la prise de décision sont deux choses différentes. GRASP comble ce fossé en rendant la planification à long horizon viable là où elle échouait auparavant, ouvrant la voie à des agents robotiques ou autonomes capables de raisonner sur des séquences d'actions étendues dans des environnements réels.

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