Aller au contenu principal
InfrastructureThe Information AI3h· 1 min de lecture

OpenAI découvre une méthode pour réduire de moitié les coûts d'inférence

Source originale ↗·

Des ingénieurs d'OpenAI ont découvert début juin 2026 une méthode permettant de réduire de plus de moitié les coûts d'inférence, c'est-à-dire le coût lié à l'exécution des modèles existants pour répondre aux requêtes des utilisateurs. Selon une source au fait de ces discussions internes jusqu'ici non rapportées, les nouvelles optimisations ont été testées sur le trafic ChatGPT généré par les visiteurs sans compte, ni gratuit ni payant. Appliquée à ce segment, la technique a permis de n'utiliser que quelques centaines de GPU Nvidia pour traiter ce trafic, un chiffre jugé étonnamment faible pour une infrastructure à cette échelle. OpenAI souligne toutefois que ce segment représente une fraction limitée de son trafic global, la plateforme restreignant l'accès des utilisateurs non authentifiés.

Diviser par deux les coûts d'inférence représente un levier économique considérable pour une entreprise dont les dépenses de calcul atteignent des milliards de dollars par an. OpenAI pourrait ainsi servir davantage d'utilisateurs avec la même flotte de serveurs, abaisser ses tarifs ou dégager des marges supplémentaires pour financer le développement de nouveaux modèles. Pour l'industrie dans son ensemble, cette avancée illustre que les gains d'efficacité logicielle peuvent rivaliser avec l'acquisition de nouveau matériel, à condition d'investir sérieusement dans l'optimisation des systèmes déjà en place.

Les techniques exactes employées restent inconnues, mais plusieurs pistes sont évoquées : la quantification, qui réduit la précision numérique des calculs pour les rendre moins coûteux ; le cache clé-valeur, qui permet au modèle de réutiliser des résultats sans les recalculer ; le traitement des requêtes par lots plutôt qu'une par une ; et le routage intelligent vers des modèles ou sous-modèles moins gourmands en ressources selon la complexité de la requête. Dans un secteur où Anthropic, Google et OpenAI se battent pour obtenir davantage de puces Nvidia, cette découverte rappelle que l'optimisation logicielle des infrastructures existantes constitue un gisement de performance tout aussi stratégique que l'extension matérielle.

Impact France/UE

Une baisse potentielle des coûts d'inférence pourrait à terme se répercuter sur les tarifs des API utilisées par les développeurs et entreprises européens, mais aucun impact direct n'est annoncé.

Dans nos dossiers

Cet article vous a été utile ?

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

NVIDIA et Google réduisent les coûts d'inférence en IA
1AI News 

NVIDIA et Google réduisent les coûts d'inférence en IA

Lors de la conférence Google Cloud Next, Google et NVIDIA ont dévoilé une nouvelle génération d'infrastructure destinée à réduire drastiquement le coût de l'inférence IA à grande échelle. Les deux entreprises ont présenté les instances A5X bare-metal, reposant sur les systèmes rack NVIDIA Vera Rubin NVL72. Cette architecture promet une réduction jusqu'à dix fois du coût d'inférence par token par rapport aux générations précédentes, tout en multipliant par dix le débit de tokens par mégawatt. Pour atteindre ces performances, les instances A5X combinent les SuperNICs NVIDIA ConnectX-9 avec la technologie réseau Google Virgo, permettant de connecter jusqu'à 80 000 GPU NVIDIA Rubin au sein d'un même site, et jusqu'à 960 000 GPU dans un déploiement multi-sites. Mark Lohmeyer, VP et directeur général de l'infrastructure IA chez Google Cloud, a résumé l'enjeu : "La prochaine décennie de l'IA sera façonnée par la capacité des entreprises à faire tourner leurs charges de travail les plus exigeantes sur une infrastructure vraiment intégrée et optimisée pour l'IA." Ces annonces ont un impact direct sur les secteurs fortement réglementés, comme la finance et la santé, qui butent régulièrement sur des contraintes de souveraineté des données. Google et NVIDIA y répondent avec plusieurs initiatives concrètes : les modèles Gemini fonctionnant sur GPU NVIDIA Blackwell et Blackwell Ultra sont désormais disponibles en préversion sur Google Distributed Cloud, ce qui permet aux organisations de garder les modèles frontier entièrement dans leur environnement contrôlé, au plus près de leurs données sensibles. La sécurité est assurée par NVIDIA Confidential Computing, un protocole de chiffrement matériel qui protège les données d'entraînement et les prompts y compris vis-à-vis des opérateurs cloud eux-mêmes. Pour les environnements cloud public multi-tenant, des VM Confidential G4 équipées de GPU NVIDIA RTX PRO 6000 Blackwell sont également introduites en préversion, marquant la première offre de confidential computing cloud pour des GPU Blackwell. Cette collaboration s'inscrit dans une course plus large à l'optimisation de l'inférence, alors que les coûts opérationnels de l'IA générative restent un frein majeur à son adoption industrielle. Au-delà du matériel, le partenariat couvre aussi la couche logicielle : NVIDIA Nemotron 3 Super est désormais disponible sur la Gemini Enterprise Agent Platform, permettant aux développeurs de construire des systèmes agentiques complexes capables de raisonner, planifier et agir en chaîne. L'ensemble de la plateforme NVIDIA sur Google Cloud est optimisé pour les familles de modèles Gemini et Gemma. Avec des clusters dépassant le million de GPU et une ambition affichée de simplifier le déploiement d'IA souveraine, Google et NVIDIA repositionnent l'infrastructure cloud non plus comme un simple fournisseur de puissance de calcul, mais comme un levier stratégique pour les entreprises qui veulent industrialiser l'IA sans sacrifier performance, coût ou conformité réglementaire.

UELes entreprises européennes des secteurs réglementés (finance, santé) disposent désormais d'options d'infrastructure IA souveraine compatibles avec les exigences RGPD, réduisant un frein concret à l'industrialisation de l'IA en Europe.

InfrastructureActu
1 source
OpenAI et Broadcom annoncent une puce dédiée à l'inférence de grands modèles de langage
2Ars Technica AI 

OpenAI et Broadcom annoncent une puce dédiée à l'inférence de grands modèles de langage

OpenAI et Broadcom ont annoncé conjointement une nouvelle puce baptisée Jalapeño, conçue spécifiquement pour l'inférence de grands modèles de langage (LLM) dans les centres de données à grande échelle. Les deux entreprises présentent ce composant comme la première génération d'un partenariat à long terme, avec l'ambition d'affiner et d'améliorer le design des puces au fil des générations successives. Cette annonce marque une étape significative dans la stratégie d'OpenAI pour maîtriser sa propre chaîne d'approvisionnement en silicium. L'inférence, soit le processus par lequel un modèle génère des réponses en temps réel, représente la charge computationnelle la plus coûteuse et la plus constante pour une entreprise comme OpenAI, qui sert des centaines de millions d'utilisateurs via ChatGPT et ses API. Disposer d'une puce dédiée, optimisée pour ce cas d'usage précis, pourrait réduire drastiquement les coûts opérationnels et diminuer la dépendance d'OpenAI envers Nvidia, dont les GPU dominent aujourd'hui le marché de l'IA. Cette démarche s'inscrit dans une tendance de fond : les géants du numérique cherchent tous à s'affranchir de Nvidia en développant leurs propres accélérateurs. Google a ses TPU, Amazon son Trainium, Microsoft son Maia, Apple son Neural Engine. Broadcom, qui fabrique déjà des puces personnalisées pour Google et Meta, s'affirme comme le partenaire industriel privilégié de cette nouvelle vague. Le fait qu'OpenAI rejoigne ce mouvement avec un chip nominalement dédié à l'inférence signale que la société considère désormais le contrôle du matériel comme un avantage concurrentiel structurel, et non plus une simple option.

InfrastructureOpinion
1 source
Meta Adaptive Ranking Model : infléchir la courbe d'inférence pour déployer des LLM dans la publicité
3Meta Engineering ML 

Meta Adaptive Ranking Model : infléchir la courbe d'inférence pour déployer des LLM dans la publicité

Meta a dévoilé l'Adaptive Ranking Model (ARM), un nouveau système de recommandation publicitaire fonctionnant à l'échelle des grands modèles de langage (LLM). Déployé sur Instagram au quatrième trimestre 2025, ARM a généré une hausse de 3 % des conversions publicitaires et de 5 % du taux de clics pour les utilisateurs ciblés. Le système atteint une complexité de calcul équivalente à celle des meilleurs LLMs — environ 10 GFLOPs par token — tout en maintenant une latence inférieure à 100 millisecondes, soit un ordre de grandeur plus rapide que l'inférence LLM standard. L'enjeu central qu'ARM résout est ce que Meta appelle le « trilemme de l'inférence » : comment faire tourner des modèles d'une complexité comparable à GPT-4 ou Llama dans un environnement publicitaire temps réel, où chaque requête doit aboutir en moins d'une seconde, pour des milliards d'utilisateurs, sans exploser les coûts d'infrastructure. La solution repose sur un routage intelligent des requêtes : plutôt que d'appliquer le même modèle à chaque impression publicitaire, ARM analyse le contexte et l'intention de l'utilisateur pour décider dynamiquement du niveau de complexité nécessaire. Les requêtes simples consomment peu de ressources ; les requêtes complexes mobilisent toute la puissance du modèle LLM-scale. Ce principe d'alignement dynamique entre complexité et contexte permet de maximiser la qualité des prédictions sans surcharger les serveurs. Trois innovations techniques rendent cela possible. Premièrement, une architecture centrée sur la requête plutôt que sur le modèle, permettant de servir un modèle à un trillion de paramètres (O(1T)) de façon économiquement viable. Deuxièmement, une co-conception modèle-matériel : les architectures sont conçues en tenant compte des contraintes précises du silicium utilisé, ce qui améliore significativement l'utilisation des GPU dans des environnements matériels hétérogènes. Troisièmement, une infrastructure de serving repensée autour d'architectures multi-cartes et d'optimisations bas-niveau spécifiques au hardware. Ce développement s'inscrit dans la course que se livrent les grandes plateformes pour intégrer l'intelligence des LLMs dans leurs systèmes de recommandation — un marché où chaque fraction de point de taux de conversion se traduit en milliards de dollars de revenus publicitaires. Pour Meta, dont plus de 98 % des revenus proviennent de la publicité, ARM représente une avancée structurelle : la preuve qu'il est désormais possible de faire fonctionner des modèles de la taille de ceux utilisés pour les chatbots dans des pipelines industriels ultra-contraints en latence et en coût.

UELes annonceurs européens utilisant Instagram et Facebook bénéficient indirectement d'un ciblage publicitaire amélioré, sans impact réglementaire ou stratégique direct pour la France ou l'UE.

InfrastructureOpinion
1 source
Les fournisseurs d'inférence connaissent-ils un essor ?
4The Information AI 

Les fournisseurs d'inférence connaissent-ils un essor ?

Il y a moins d'un an, les fournisseurs d'inférence spécialisés suscitaient un scepticisme marqué dans l'industrie de l'IA. Des startups comme Fireworks AI, Baseten et Together AI, qui louent des serveurs Nvidia à des développeurs d'applications et les aident à déployer des modèles open source, avaient connu une croissance rapide, mais semblaient fragilisées face à la concurrence des grands fournisseurs cloud. Ces derniers disposent en effet d'un avantage structurel majeur : ils possèdent leurs propres puces, là où les fournisseurs d'inférence doivent d'abord les louer à AWS, Google ou Azure avant de les revendre à leurs clients, ce qui comprime mécaniquement leurs marges brutes. Pourtant, le discours dominant a changé. Ces acteurs spécialisés semblent aujourd'hui trouver leur place dans un écosystème où la demande d'inférence explose, portée par la multiplication des applications IA en production. Leur proposition de valeur, flexibilité, optimisation technique, et support des modèles open source, répond à des besoins que les clouds généralistes satisfont moins bien, notamment pour les équipes cherchant à éviter l'enfermement propriétaire et à contrôler précisément leurs coûts d'inférence. Ce retournement s'inscrit dans une dynamique plus large : avec la prolifération des modèles open source performants comme Llama ou Mistral, les développeurs disposent désormais d'alternatives crédibles aux API propriétaires d'OpenAI ou Anthropic. Les fournisseurs d'inférence se positionnent comme l'infrastructure neutre de ce marché alternatif, pariant sur le fait que la fragmentation des modèles leur garantit une demande structurelle durable face aux géants du cloud.

UELa montée en puissance des fournisseurs d'inférence open source renforce l'écosystème autour de Mistral (entreprise française), offrant aux développeurs européens une infrastructure neutre pour déployer des modèles sans dépendance aux API propriétaires.

InfrastructureOpinion
1 source

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Une sélection éditoriale quotidienne, sans bruit. Directement dans votre boîte mail.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Gratuit · 1 email le matin, l'essentiel de l'IA · désinscription en un clic