Scam.ai annonce un partenariat avec Qualcomm et lance Halo, son modèle de détection de deepfakes, au Computex 2026
La start-up Scam.ai a annoncé le 29 juin 2026, lors du Computex de Taipei, un partenariat avec Qualcomm et le lancement de Halo, un modèle de détection de deepfakes fonctionnant directement sur l'appareil de l'utilisateur pour les appels vidéo en direct. Présentée sur le stand de Qualcomm dans le cadre de la piste "Agentic AI" du salon, cette technologie analyse les flux vidéo en temps réel pendant n'importe quelle session de visioconférence, sans envoyer aucune image vers un serveur distant. Halo fonctionne en arrière-plan, de manière totalement passive, sans modifier les habitudes de travail existantes, et est optimisé pour les ordinateurs équipés de puces Qualcomm. Le partenariat donne à Scam.ai accès aux ressources et au support d'optimisation de l'écosystème matériel de Qualcomm, ce qui permet à Halo de tourner localement sans dépendre d'une infrastructure cloud. Le produit est disponible depuis juin 2026, avec des détails sur l'intégration enterprise et de nouveaux partenariats à venir dans les prochains mois.
L'enjeu est considérable : les tentatives de fraude par deepfake ont progressé de plus de 2 000 % en trois ans, et seulement 31 % des responsables RH déclarent se sentir capables de les détecter. Halo cible en priorité deux profils exposés : les équipes RH et de recrutement qui conduisent des entretiens vidéo, et les dirigeants à haute valeur comme les PDG, directeurs financiers et investisseurs en capital-risque, dont les appels à fort enjeu constituent des cibles privilégiées pour l'usurpation d'identité. La fraude à l'identité lors d'entretiens vidéo est devenue un risque documenté et croissant pour les entreprises, et les solutions de détection existantes interviennent souvent après coup, là où Halo agit à la source, pendant l'appel lui-même. Dennis Ng, cofondateur de Scam.ai, souligne que les mesures de sécurité traditionnelles deviennent inefficaces dès qu'un humain est trompé, ce qui justifie une détection au moment précis de l'interaction.
La montée des deepfakes en entreprise s'inscrit dans un contexte plus large d'explosion des outils de génération vidéo par IA, qui ont rendu la falsification de visages en temps réel accessible au plus grand nombre. Face à cette menace, plusieurs acteurs technologiques cherchent à développer des contre-mesures, mais la plupart des approches reposent encore sur une analyse post-call dans le cloud, soulevant des questions de confidentialité des données. L'approche on-device de Scam.ai répond directement à cette préoccupation, en gardant les images vidéo sur la machine de l'utilisateur. Le choix de Qualcomm comme partenaire positionne la solution sur les PC Copilot+ et les appareils Windows ARM, un segment en pleine croissance. La prochaine étape pour Scam.ai sera d'annoncer des intégrations avec les grandes plateformes de visioconférence, ce qui déterminera sa capacité à s'imposer comme standard de sécurité dans les environnements professionnels.
La fraude par deepfake lors d'entretiens et d'appels vidéo touche également les entreprises françaises et européennes, qui pourraient bénéficier de solutions de détection en temps réel dont l'approche on-device est compatible avec les exigences de confidentialité du RGPD.
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