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L’IA s’attaque aux fauteuils roulants avec de grandes promesses
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L’IA s’attaque aux fauteuils roulants avec de grandes promesses

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Des prototypes de fauteuils roulants intelligents ont été dévoilés début mars 2026 lors d'une conférence sur les technologies d'assistance en Californie. Ces dispositifs intègrent de l'intelligence artificielle pour permettre aux utilisateurs de se déplacer plus aisément dans des environnements encombrés — couloirs étroits, espaces publics bondés, mobilier mal disposé.

L'enjeu est considérable : des millions de personnes dépendent quotidiennement de fauteuils roulants, et la navigation dans des espaces non adaptés reste l'un des principaux obstacles à leur autonomie. En appliquant des algorithmes d'évitement d'obstacles et de planification de trajectoire — des technologies issues de la robotique et des véhicules autonomes — ces prototypes visent à réduire la charge cognitive et physique des utilisateurs.

Les détails techniques présentés à la conférence restent pour l'instant partiels. Les prototypes s'appuient sur des capteurs embarqués et des modèles d'apprentissage automatique pour analyser l'environnement en temps réel et adapter le déplacement du fauteuil. Les acteurs impliqués dans ces développements n'ont pas encore été pleinement identifiés dans les communications publiques issues de l'événement.

Le secteur des technologies d'assistance connaît un regain d'intérêt depuis que les avancées en IA embarquée ont rendu possibles des traitements plus rapides et moins coûteux. La question de la fiabilité en conditions réelles — et de l'accessibilité financière pour les utilisateurs finaux — constituera l'épreuve décisive avant toute commercialisation.

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UELe projet REXASI-PRO est porté par le DFKI, centre de recherche européen de référence, et ses résultats pourraient alimenter les standards d'accessibilité et de robotique de service au sein de l'UE.

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UELes industriels et régulateurs européens devront réviser les cadres de responsabilité civile, de certification et de sécurité des machines pour couvrir des agents physiques autonomes capables de raisonner, un vide que l'AI Act actuel n'adresse pas encore directement.

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Le 13 mars 2026, l'US Army a notifié à Anduril Industries un contrat-cadre de type IDIQ plafonné à 20 milliards de dollars sur dix ans, structuré en deux périodes de cinq ans. Cet accord consolide plus de 120 programmes d'achats technologiques existants au sein d'un cadre unique géré depuis le centre d'Aberdeen. Un premier financement de 87 millions de dollars est déjà fléché vers le NORAD pour déployer la plateforme d'intelligence artificielle Lattice dans la lutte anti-drones. Concrètement, Lattice fusionne en temps réel les données de radars, capteurs infrarouges et systèmes Sentry pour détecter et intercepter des menaces en quelques secondes, y compris sans signal GPS grâce à la vision par ordinateur. Les drones Altius, déjà utilisés par centaines en Ukraine depuis 2022 et livrés à Taïwan en août 2025, le missile intercepteur réutilisable Roadrunner, et le drone furtif Fury, produit depuis fin mars 2026 dans l'usine Arsenal-1 en Ohio, forment le coeur de l'arsenal déployé sous ce contrat. La startup vise un chiffre d'affaires de deux milliards de dollars d'ici fin 2026, soit le double de son niveau actuel. Ce contrat repositionne Anduril comme pilier central de la modernisation militaire américaine, au moment où le Pentagone cherche à opérer à ce que Gabe Chiulli, directeur technique du bureau CIO du DoD, appelle la "vitesse machine". L'architecture décentralisée de Lattice garantit une haute résilience face au brouillage électronique, point critique sur les théâtres modernes. En remplaçant les anciens dispositifs de commandement par un logiciel ouvert interopérable entre forces terrestres, navales et aériennes, l'armée américaine réduit ses délais administratifs d'acquisition et accélère l'équipement des unités en opération. Pour l'industrie de défense, le signal est sans ambiguïté : les startups logicielles à cycle court concurrencent désormais frontalement les géants historiques comme Lockheed Martin ou Raytheon sur des marchés jusqu'ici captifs. Ce rapprochement s'inscrit dans une accélération dictée par deux crises majeures. D'un côté, la guerre en Ukraine a validé en conditions réelles l'efficacité des drones autonomes à bas coût et du logiciel Lattice, malgré des réserves de l'US Air Force sur la fiabilité de certains systèmes, réserves qui alimentent désormais directement l'apprentissage automatique des engins. De l'autre, la menace d'essaims de drones en mer de Chine impose une réponse scalable que les systèmes traditionnels ne peuvent pas fournir. L'intégration de Lattice au réseau militaire global JADC2 et les outils de commandement en réalité augmentée comme les lunettes EagleEye dessinent un champ de bataille unifié que Washington veut opérationnel bien avant la fin de la décennie.

UELa validation opérationnelle de drones autonomes à bas coût en Ukraine accélère la pression sur les armées européennes, dont française, pour moderniser leurs doctrines d'acquisition vers des solutions logicielles agiles face aux menaces d'essaims de drones.

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Mercedes-Benz a officialisé le 23 avril 2026 un partenariat pluriannuel avec Liquid AI, une startup spécialisée dans les modèles d'intelligence artificielle embarquée. L'accord prévoit le déploiement à grande échelle de l'IA on-device sur les véhicules équipés des systèmes MBUX de troisième et quatrième générations en Amérique du Nord, avec un premier déploiement en production attendu dès le second semestre 2026. Concrètement, Mercedes-Benz intégrera les modèles Liquid Foundations (LFM) directement dans le matériel du véhicule, ce qui permettra à l'assistant vocal MBUX de traiter localement la reconnaissance vocale, la compréhension du langage naturel et certaines capacités de raisonnement, sans passer par des serveurs distants. Cette IA embarquée ne remplacera pas les architectures cloud existantes, mais les complètera dans une logique hybride : le traitement local pour les usages quotidiens, le cloud pour les cas plus complexes. L'enjeu est double : rapidité et confidentialité. En éliminant la latence des échanges avec des serveurs distants, le système peut répondre en temps réel aux demandes du conducteur, y compris des requêtes complexes combinant navigation, confort et information. La relation entre le conducteur et son véhicule devient plus conversationnelle, moins dépendante de commandes rigides et préformatées. Pour l'industrie automobile, ce virage vers l'IA locale représente une rupture significative : les constructeurs ne sont plus contraints de s'appuyer entièrement sur des infrastructures cloud tierces, ce qui réduit les coûts d'exploitation et renforce la souveraineté sur les données des utilisateurs, un argument commercial de poids face aux régulations croissantes sur la vie privée. Ce partenariat s'inscrit dans la stratégie plus large du "software-defined vehicle", le véhicule défini par logiciel, que Mercedes-Benz construit autour de son système d'exploitation propriétaire MB.OS. Jörg Burzer, membre du directoire de Mercedes-Benz, présente cette approche comme "les bases d'une nouvelle génération d'expériences embarquées intuitives et multimodales". Pour Liquid AI, fondée par Ramin Hasani, le secteur automobile constitue l'un des débouchés les plus ambitieux de l'IA dans le monde physique : ses modèles sont conçus pour être légers et optimisés, capables de fonctionner sur le matériel déjà présent dans les véhicules sans nécessiter de composants supplémentaires coûteux. L'automobile devient ainsi un nouveau terrain de compétition pour les acteurs de l'IA embarquée, aux côtés d'Apple, Google et des équipementiers traditionnels, dans une course où la maîtrise du logiciel embarqué conditionne désormais la différenciation entre constructeurs.

UEMercedes-Benz, constructeur allemand emblématique, renforce la souveraineté des données de ses clients européens en traitant localement les interactions vocales, un argument de conformité direct face au RGPD.

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