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OutilsLa Tribune3h· 1 min de lecture

La licorne Databricks bouscule la Silicon Valley grâce à des agents IA d'entreprise conçus pour casser les coûts

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Databricks, valorisé 134 milliards de dollars, vient d'annoncer le lancement d'une suite d'agents d'intelligence artificielle destinés aux entreprises. Ces outils sont conçus pour permettre à des équipes sans compétences techniques de générer automatiquement des stratégies commerciales, analyser des données complexes et automatiser des processus métier entiers. La licorne américaine, fondée en 2013 et connue pour sa plateforme de gestion et d'analytique de données, positionne ces agents comme une alternative significativement moins coûteuse aux solutions concurrentes déjà en place.

L'enjeu économique est considérable. En promettant de "casser les coûts", Databricks cible directement les entreprises qui hésitent encore à déployer l'IA faute de budgets suffisants ou d'expertise interne. Si ces agents tiennent leurs promesses d'autonomie, ils pourraient démocratiser l'accès aux outils d'IA décisionnelle, jusqu'ici réservés aux grandes organisations dotées d'équipes data solides. Pour les DSI et les directeurs de transformation numérique, cela ouvre la perspective de moderniser les opérations sans recruter de spécialistes coûteux.

Cette annonce s'inscrit dans une bataille ouverte pour le contrôle de la couche IA en entreprise. Databricks, concurrent direct de Snowflake sur le terrain des données, étend désormais son ambition vers des plateformes universelles, empiétant sur les positions de Microsoft avec Copilot, Salesforce avec Agentforce ou encore ServiceNow. Après une levée de fonds record de 15 milliards de dollars en 2024, la licorne dispose des ressources pour tenir ce pari sur la durée. La prochaine étape sera de convaincre des entreprises encore méfiantes que des agents autonomes peuvent réellement prendre des décisions stratégiques fiables sans supervision humaine constante.

Impact France/UE

Les entreprises européennes sans expertise data interne pourraient adopter ces agents pour automatiser leurs processus décisionnels à moindre coût, accélérant la transformation numérique sur le marché européen.

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1VentureBeat AI 

Les entreprises IA à base d'agents : concevoir pour des performances mesurables

Les agents d'intelligence artificielle semi-autonomes capables de gérer des tâches métier complexes en temps réel ne sont plus une promesse lointaine, c'est désormais une réalité opérationnelle pour certaines grandes entreprises. EdgeVerve, filiale d'Infosys spécialisée dans l'automatisation intelligente, a récemment publié un cadre de conception pour déployer ces agents à l'échelle industrielle. L'entreprise cite ses propres déploiements en production : dans un environnement financier réel piloté par un directeur financier, sept agents interconnectés ont généré en un an une amélioration de plus de 3 % des flux de trésorerie mensuels, un gain de productivité de 50 % sur les workflows concernés, un onboarding 90 % plus rapide, et un impact total de 32 millions de dollars sur la trésorerie. En maintenance immobilière, des résultats similaires ont été obtenus grâce à des agents spécialisés dans la coordination des interventions. Ces chiffres illustrent ce qui distingue un pilote réussi d'un projet abandonné : l'ancrage dans des objectifs métier mesurables dès le départ. La méthode préconisée consiste à partir des KPI organisationnels, délai de recouvrement (DSO), taux de conformité, temps moyen de résolution (MTTR), satisfaction client (NPS), pour définir les objectifs des agents, puis seulement choisir les workflows à automatiser. Les "zones grises opérationnelles", ces espaces entre les applications où subsistent encore des validations manuelles, des réconciliations et des transferts humains, représentent le prochain gisement de valeur. C'est là que les agents peuvent éliminer les frictions systémiques sans remplacer intégralement des processus formalisés. Le cadre repose sur quatre piliers : autonomie calibrée selon le niveau de risque (de la simple suggestion à l'exécution avec rollback automatique), gouvernance intégrée dès la conception avec des garde-fous stricts sur les données personnelles et réglementaires, observabilité continue via des évaluations et métriques en temps réel, et flexibilité d'intégration allant bien au-delà des seules API classiques, en incluant les flux événementiels, les connecteurs RAG pour bases documentaires, et des fallbacks RPA là où les API n'existent pas. Le risque central identifié est celui des agents "hallucinant" des actions non vérifiables par l'entreprise, d'où l'insistance sur l'idempotence, les mécanismes de retry et les schémas d'outils standardisés. Dans un contexte où de nombreuses entreprises peinent encore à sortir leurs agents du stade expérimental, ce retour d'expérience chiffré positionne EdgeVerve comme un acteur cherchant à normaliser les déploiements agentiques en environnement critique.

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Snapchat introduit des publicités dans les chats via des agents IA conçus pour simuler la conversation
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Snapchat introduit des publicités dans les chats via des agents IA conçus pour simuler la conversation

Snapchat a dévoilé début 2026 un nouveau format publicitaire baptisé AI Sponsored Snaps, qui intègre des agents d'intelligence artificielle directement dans les fils de conversation de l'application. Ces agents de marque apparaissent dans l'interface Chat, là où les utilisateurs passent déjà l'essentiel de leur temps, et leur permettent d'explorer des produits, poser des questions et recevoir des recommandations sans jamais quitter la conversation. L'annonce s'appuie sur des chiffres impressionnants : Snapchat revendique plus de 950 milliards de messages échangés au premier trimestre 2026 et plus de 500 millions d'utilisateurs ayant interagi avec son chatbot My AI depuis son lancement. Experian est le premier partenaire annoncé pour la phase alpha, avec un cas d'usage centré sur l'éducation financière : les utilisateurs pourront poser des questions sur leur crédit et la gestion de leur argent directement dans Chat. Ce format représente une rupture significative avec la publicité digitale traditionnelle. Plutôt que d'interrompre l'expérience utilisateur avec des bannières ou des vidéos imposées, Snap Inc. parie sur une intégration qui épouse les habitudes de communication existantes. Pour les marques, l'enjeu est considérable : accéder à près d'un milliard d'utilisateurs mensuels actifs via un canal perçu comme personnel et de confiance, avec des signaux d'intention bien plus forts que ceux générés par la publicité display classique. Ajit Mohan, vice-président de Snapchat, résume l'ambition : "La conversation devient l'espace publicitaire le plus précieux. L'IA accélère ce basculement, transformant le chat en lieu où les gens découvrent des produits, posent des questions et prennent des décisions en temps réel." Les marques peuvent désormais déployer leurs propres agents sur la plateforme, construisant ainsi une expérience dite "full-funnel" au sein d'une seule interface. Ce lancement s'inscrit dans une tendance plus large qui voit les grandes plateformes sociales réinventer leur modèle publicitaire face à la montée en puissance des interfaces conversationnelles. Snapchat avait déjà introduit les Sponsored Snaps, un format classique affichant selon la société des taux de conversion supérieurs à la moyenne et des coûts réduits ; les AI Sponsored Snaps en sont l'évolution directe. La concurrence est vive : Meta teste également des agents d'IA dans WhatsApp et Messenger, et Google pousse ses propres formats conversationnels via Gemini. Pour Snap, qui cherche à diversifier ses revenus et à s'imposer face à TikTok, l'enjeu est de démontrer que la relation de confiance entretenue avec sa base d'utilisateurs jeunes peut être monétisée sans en altérer la nature. Le succès du partenariat avec Experian sera scruté de près avant tout déploiement à grande échelle.

UELes utilisateurs européens de Snapchat, dont une large proportion de jeunes, seront exposés à ce format publicitaire conversationnel, dont le déploiement en Europe devra se conformer au RGPD et aux exigences de transparence de l'AI Act.

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3InfoQ AI 

AWS lance un registre d'agents en aperçu pour gérer la prolifération des agents IA en entreprise

Amazon Web Services a lancé Agent Registry en version préliminaire, une nouvelle fonctionnalité intégrée à Amazon Bedrock AgentCore, destinée à répondre à un problème croissant dans les grandes entreprises : la prolifération incontrôlée d'agents IA déployés en silo. Concrètement, cette solution propose un catalogue centralisé permettant de découvrir, gouverner et réutiliser des agents IA, des outils et des serveurs MCP au sein d'une même organisation, quel que soit l'endroit où ces agents s'exécutent. Le registre prend en charge nativement les protocoles MCP (Model Context Protocol) et A2A (Agent-to-Agent). Pour les équipes techniques des grandes entreprises, l'enjeu est considérable : sans inventaire central, les organisations se retrouvent avec des dizaines d'agents redondants, difficiles à auditer, à maintenir ou à faire évoluer. Agent Registry entend résoudre ce problème de gouvernance en offrant une visibilité unifiée sur l'ensemble du parc d'agents, facilitant ainsi la réutilisation des composants existants et réduisant les coûts de développement. Cette initiative s'inscrit dans une course entre les grands fournisseurs cloud pour imposer leur standard de gestion d'agents IA. Microsoft et Google Cloud proposent leurs propres solutions concurrentes, tandis que l'ACP Registry constitue une alternative indépendante. Le choix d'intégrer nativement les protocoles MCP et A2A signale la volonté d'AWS de s'aligner sur les standards émergents de l'industrie, dans un contexte où l'interopérabilité entre agents de différentes plateformes devient un critère décisif pour les entreprises qui multiplient les déploiements.

UELes grandes entreprises européennes utilisant AWS peuvent désormais centraliser la gouvernance de leurs agents IA via ce registre, facilitant l'audit et la conformité dans un contexte de multiplication des déploiements.

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NVIDIA et ServiceNow s'associent pour développer des agents IA autonomes pour les entreprises
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NVIDIA et ServiceNow s'associent pour développer des agents IA autonomes pour les entreprises

Lors de la conférence ServiceNow Knowledge 2026, Jensen Huang, fondateur et PDG de NVIDIA, est monté sur scène aux côtés de Bill McDermott, PDG de ServiceNow, pour annoncer l'extension de leur collaboration dans le domaine de l'intelligence artificielle en entreprise. Au coeur de cette annonce figure Project Arc, un agent autonome de bureau conçu pour fonctionner en continu et évoluer de façon autonome, destiné aux travailleurs du savoir comme les développeurs, les équipes IT et les administrateurs systèmes. Contrairement aux agents IA classiques, Project Arc s'intègre nativement à la plateforme ServiceNow via ServiceNow Action Fabric, et s'appuie sur OpenShell, un moteur d'exécution open source développé par NVIDIA permettant de déployer des agents dans des environnements sandbox gouvernés par des politiques de sécurité. L'agent peut accéder aux systèmes de fichiers locaux, aux terminaux et aux applications installées sur un poste de travail, et exécuter des tâches complexes en plusieurs étapes que l'automatisation traditionnelle ne peut pas prendre en charge. Ce partenariat marque un tournant dans la manière dont les grandes entreprises envisagent l'IA. Jusqu'ici cantonnée à la génération de texte ou au raisonnement assisté, l'intelligence artificielle passe désormais à l'action de façon autonome, durable et auditable. Pour les organisations, l'enjeu est considérable : déployer des agents capables d'agir sur de vraies infrastructures sans exposer des données sensibles ni contourner les règles de conformité. Project Arc répond à cette exigence en combinant l'AI Control Tower de ServiceNow, qui assure la gouvernance et la traçabilité de chaque action, avec le runtime sécurisé OpenShell de NVIDIA, qui définit précisément ce qu'un agent peut voir, quels outils il peut utiliser et comment chaque action est isolée du reste du système. L'annonce s'inscrit dans une tendance de fond : après des années d'investissements massifs dans les grands modèles de langage, les acteurs technologiques cherchent à concrétiser l'IA agentique dans des environnements professionnels réels. NVIDIA et ServiceNow misent sur un écosystème ouvert, fondé sur les modèles Nemotron de NVIDIA et des compétences spécialisées développées pour les ServiceNow AI Specialists, pour permettre aux entreprises d'adapter ces systèmes à leurs propres données et processus métier. Les deux sociétés co-développent également NOWAI-Bench, une suite de benchmarks ouverte pour évaluer les performances des agents IA en entreprise, intégrée à la bibliothèque NVIDIA NeMo Gym. L'environnement EnterpriseOps-Gym, l'un des plus exigeants du secteur, fait partie de cet effort pour établir des standards communs dans une course à l'agentique qui mobilise désormais tous les grands acteurs du cloud et de l'infrastructure.

UELes entreprises européennes pourraient déployer Project Arc en s'appuyant sur ses mécanismes de gouvernance et de traçabilité pour répondre aux exigences d'auditabilité imposées par l'AI Act.

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