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Coherent inaugure l'extension de son site texan pour renforcer l'infrastructure optique de l'IA
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Coherent inaugure l'extension de son site texan pour renforcer l'infrastructure optique de l'IA

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Coherent inaugure l'extension de son site texan pour renforcer l'infrastructure optique de l'IA
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Coherent, fabricant américain de composants optiques et de semi-conducteurs composés, a officiellement lancé la construction d'un bâtiment manufacturier élargi à Sherman, au Texas, ville de 45 000 habitants située à une heure au nord de Dallas. La cérémonie d'inauguration s'est tenue en présence de Jensen Huang, fondateur et PDG de NVIDIA, de Jim Anderson, PDG de Coherent, ainsi que du maire de Sherman et de la directrice exécutive du développement économique du Texas. L'expansion porte sur la production de wafers en phosphure d'indium (InP), matériau central des interconnexions optiques qui relient puces, serveurs et centres de données à la vitesse de la lumière. Coherent opère déjà ce qu'elle décrit comme la première fab 6 pouces à base d'InP au monde. L'entreprise bénéficiera d'une subvention de 50 millions de dollars dans le cadre du CHIPS Act fédéral, s'ajoutant à environ 17 millions de dollars de soutien antérieur issus du programme CHIPS du Texas et de la Sherman Economic Development Corporation. NVIDIA, de son côté, a annoncé un investissement de 2 milliards de dollars dans Coherent assorti d'un engagement d'achat pluriannuel de plusieurs milliards pour des lasers et produits de réseau optique.

L'enjeu dépasse la simple extension industrielle. Les semi-conducteurs composés comme l'InP et l'arséniure de gallium constituent le système nerveux invisible de l'infrastructure IA moderne, mais leurs chaînes d'approvisionnement domestiques ont été structurellement fragiles pendant des années. Concrètement, lorsque 576 GPU s'étendent sur huit racks pour fonctionner comme un seul système, configuration prévue dans le NVIDIA Vera Rubin Ultra NVL576, le cuivre ne peut plus transporter le signal sur de telles distances sans pertes et surconsommation électrique. La photonique sur silicium et les interconnexions optiques deviennent alors incontournables : après un coût de conversion électrique-lumière, la distance est quasi gratuite en termes d'énergie. Anderson a indiqué que le site, à pleine capacité, soutiendra plus de 550 emplois directs, et des milliers d'emplois indirects.

Cette inauguration s'inscrit dans un mouvement plus large de réindustrialisation du secteur des semi-conducteurs aux États-Unis, accéléré par le CHIPS Act doté d'environ 50 milliards de dollars. NVIDIA a par ailleurs annoncé la production de jusqu'à 500 milliards de dollars d'infrastructure IA sur le sol américain, avec de nouveaux sites en Arizona et au Texas. La relation entre NVIDIA et Coherent remonte à près de vingt ans, mais s'est formalisée en mars 2026 en partenariat stratégique pluriannuel. Sherman, longtemps cité anonyme du nord du Texas, s'est ainsi imposée comme l'un des symboles concrets de la course mondiale à la suprématie dans l'IA, une course qui se gagne autant dans les usines que dans les laboratoires.

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💬 NVIDIA ne vend plus juste des puces, il devient actionnaire de la demande : en prenant une part des revenus de ses clouds partenaires, il aligne son intérêt sur le taux d'usage réel des GPU, pas sur le seul volume de vente. Bon, sur le papier ça débloque enfin les startups qui avaient les clients mais pas les garanties bancaires pour financer une usine à IA. Reste que ça renforce encore la dépendance de tout l'écosystème inférence à un seul fournisseur, et ça, ça devrait inquiéter plus de monde que ça n'en a l'air.

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NVIDIA et Marvell s’unissent pour révolutionner les infrastructures IA
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NVIDIA et Marvell Technology ont annoncé un partenariat stratégique majeur, scellé par un investissement de 2 milliards de dollars de NVIDIA dans Marvell. L'accord s'articule autour de NVLink Fusion, une plateforme modulaire permettant de construire des infrastructures d'IA semi-personnalisées. Concrètement, Marvell apportera des XPU (processeurs accélérés sur mesure) et un réseau évolutif compatible, tandis que NVIDIA fournit l'ensemble de son arsenal matériel : processeurs Vera, cartes réseau ConnectX, DPU BlueField, interconnexion NVLink, commutateurs Spectrum-X et capacité de calcul déployable en rack. Le titre Marvell a bondi de 11 % dès l'annonce mardi, signe que les marchés ont immédiatement perçu la portée de l'accord. Le partenariat couvre également les réseaux télécoms, via NVIDIA Aerial AI-RAN, avec des ambitions sur la 5G et la future 6G, ainsi que sur des technologies d'interconnexion optique et de photonique sur silicium pour améliorer les performances et réduire la consommation énergétique. Pour les entreprises qui développent leurs propres puces d'accélération, NVLink Fusion ouvre la voie à des architectures hybrides entièrement compatibles avec l'écosystème NVIDIA, GPU, réseau et stockage compris. C'est un changement structurel : jusqu'ici, intégrer des composants tiers dans une infrastructure NVIDIA relevait du casse-tête d'interopérabilité. Désormais, les hyperscalers, opérateurs télécom et acteurs du cloud pourront combiner des XPU Marvell avec la stack NVIDIA sans friction. Pour les utilisateurs finaux, l'impact est indirect mais réel : des modèles d'IA générative plus complexes pourront tourner à moindre latence, ce qui se traduit par des services de recommandation, de création de contenu ou de simulation plus réactifs. Dans les télécoms, l'alliance prépare le terrain pour des réseaux 5G/6G capables de supporter des usages exigeants comme la télémédecine en temps réel ou les véhicules autonomes. Ce rapprochement s'inscrit dans un contexte de demande explosive en capacité de calcul, portée par la généralisation de l'IA générative et l'explosion des volumes de données. Jensen Huang, PDG de NVIDIA, parle lui-même d'une "ère de supercalcul" en cours d'avènement. Face à cette pression, les grandes entreprises technologiques mondiales s'engagent dans une course à la construction de centres de calcul dédiés, et NVIDIA cherche à s'imposer comme la colonne vertébrale incontournable de ces infrastructures. Marvell, de son côté, se repositionne comme fournisseur clé de silicium personnalisé pour l'IA, un marché en pleine effervescence où Amazon, Google et Microsoft développent déjà leurs propres puces. L'investissement de 2 milliards de dollars de NVIDIA dans Marvell est autant un signal industriel qu'une manœuvre défensive : consolider l'écosystème avant que les alternatives ne s'imposent.

UELes opérateurs télécom et fournisseurs cloud européens pourront intégrer des architectures hybrides XPU Marvell / stack NVIDIA sans friction, accélérant leurs déploiements 5G/6G et d'IA générative.

💬 NVIDIA ne se contente plus de vendre des GPU, il construit le système nerveux de toute l'infrastructure IA. NVLink Fusion, c'est le genre de coup qu'on voit venir mais dont on mesure mal l'ampleur : permettre à Marvell (et demain à d'autres) de brancher leurs puces custom directement dans l'écosystème NVIDIA, c'est verrouiller le marché de façon beaucoup plus subtile qu'un simple rachat. Les 2 milliards d'investissement, c'est pas de la philanthropie, c'est de la consolidation défensive avant qu'AMD ou les hyperscalers in-house ne s'imposent.

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