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Faille critique dans Copilot : des pirates pouvaient voler les codes 2FA des utilisateurs
SécuritéArs Technica AI · 1 min de lecture

Faille critique dans Copilot : des pirates pouvaient voler les codes 2FA des utilisateurs

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Microsoft a corrigé mardi dernier une faille de sécurité classée critique au niveau maximal dans sa plateforme d'IA M365 Copilot. Le lundi suivant, les chercheurs ayant découvert et signalé la vulnérabilité ont dévoilé le détail de leur exploit : leur preuve de concept permettait de récupérer des codes d'authentification à deux facteurs (2FA) ainsi que d'autres données sensibles contenues dans les e-mails accessibles à Copilot. Concrètement, un attaquant pouvait injecter des instructions malveillantes dans un contenu externe, par exemple un e-mail ou un document, que Copilot était amené à traiter, et l'IA exécutait ces instructions à l'insu de l'utilisateur.

Le problème révélé ici dépasse le simple bug logiciel : il touche à une limite fondamentale des grands modèles de langage. Ces systèmes sont structurellement incapables de distinguer les instructions légitimes d'un utilisateur des instructions malveillantes glissées dans un contenu tiers qu'ils analysent ou résument. Cette catégorie d'attaque, connue sous le nom de prompt injection indirect, expose potentiellement des millions d'utilisateurs professionnels qui confient à Copilot l'accès à leurs boîtes mail, leurs documents et leurs données d'entreprise. Un acteur malveillant peut ainsi exfiltrer discrètement des informations confidentielles sans que l'utilisateur ne remarque quoi que ce soit.

Pour contourner les garde-fous mis en place par Microsoft, les chercheurs ont utilisé des langages de balisage permettant d'ajouter des liens et du formatage sans recourir à HTML brut, ou ont encapsulé des données sensibles dans des balises HTML comme <img> ou <form>. Dans les deux cas, une requête web contenant les données volées est envoyée automatiquement vers un serveur contrôlé par l'attaquant, qui les récupère dans ses journaux de connexion. Microsoft comme ses concurrents se retrouvent ainsi à construire des protections complexes et improvisées pour contenir les effets d'une faille architecturale qu'ils ne peuvent pas corriger à la racine.

Impact France/UE

Les entreprises françaises et européennes utilisant M365 Copilot étaient exposées à l'exfiltration de données professionnelles sensibles, avec des implications potentielles au regard du RGPD.

💬 L'analyse de Mathieu

La prompt injection, c'est pas nouveau, mais là ça touche des boîtes mail pro avec les codes 2FA et c'est une autre échelle. Microsoft a patché ce cas précis, mais le vrai problème, qu'un LLM ne peut pas distinguer tes instructions d'une instruction planquée dans un doc piégé, ça personne ne peut le corriger vraiment. Reste à voir combien de variantes traînent encore.

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UELes développeurs français et européens utilisant FastAPI ou tout projet basé sur Starlette pour leurs agents IA doivent appliquer les correctifs dès que disponibles et auditer immédiatement les identifiants potentiellement exposés dans leurs serveurs MCP.

💬 325 millions de téléchargements par semaine, ça donne une idée de la surface d'attaque. On a adopté le MCP à toute vitesse, en empilant des agents au-dessus de FastAPI sans jamais trop regarder ce qui était en dessous. Si tu as un serveur MCP en prod, tu vérifies ta version de Starlette maintenant, pas ce soir.

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💬 Cette faille n'est pas un bug, c'est une preuve de concept qui dit que le modèle de sécurité des navigateurs IA repose sur des interdits, pas sur une frontière technique entre "consulter une page" et "exécuter une action". Tant qu'un site piégé peut faire croire à l'agent qu'il est ailleurs, dans un autre contexte, les garde-fous sautent tous en même temps, et là c'est direct l'accès au gestionnaire de mots de passe. Ce genre d'outil, faut vraiment le garder loin de tes identifiants et de ton code source tant que les éditeurs traitent ça au coup par coup plutôt qu'en repensant l'architecture.

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UELa faille affectait Instagram, utilisé par des millions d'Européens, dont les comptes restaient vulnérables à une prise de contrôle via le chatbot Meta AI jusqu'au correctif d'urgence du 29 mai ; les équipes de sécurité intégrant des agents IA dans leurs flux support doivent auditer leurs mécanismes d'autorisation.

💬 L'injection de prompt, c'est dans les papers depuis 2022. Que ça arrive en prod sur le chatbot support de Meta, avec la capacité de modifier l'email d'un compte à la simple demande, c'est moins une surprise qu'un aveu : personne n'a audité les permissions avant le déploiement. Le correctif est là, mais le problème de fond reste : un LLM autorisé à agir sur des comptes réels, c'est une surface d'attaque permanente.

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Microsoft a publié un long billet de blog détaillant pour la première fois de façon approfondie l'usage intensif de l'intelligence artificielle générative dans la découverte des failles de sécurité de ses produits, Windows en tête. L'entreprise avait déjà évoqué brièvement le sujet en mai 2026, indiquant que ses équipes d'ingénieurs recouraient de plus en plus aux grands modèles de langage pour traquer les vulnérabilités. Le mois suivant, en juin, le traditionnel « Patch Tuesday », ce deuxième mardi du mois où Microsoft diffuse ses correctifs de sécurité, a marqué un record historique avec près de 200 failles colmatées en une seule fournée. Ce chiffre confirme que l'annonce de mai n'était pas un effet d'annonce isolé mais bien le signe d'un changement de méthode durable dans la manière dont l'éditeur traque et corrige les failles de ses logiciels. Cette bascule vers l'IA générative dans le cycle de sécurité a des conséquences concrètes pour les entreprises et les particuliers qui utilisent Windows et les autres produits Microsoft. L'éditeur explique avoir fait évoluer ses systèmes d'ingénierie et de validation afin de réduire le délai entre la découverte d'une vulnérabilité et la mise à disposition d'un correctif pour les clients, en concentrant l'effort sur les zones jugées les plus à risque. Les modèles sont désormais intégrés plus tôt dans le cycle de développement, ce qui permet de repérer des problèmes que les méthodes traditionnelles auraient mis plus de temps à révéler. Microsoft prévient toutefois d'ores et déjà ses clients qu'ils doivent s'attendre à un volume plus élevé de mises à jour de sécurité à chaque publication mensuelle, un changement d'échelle qui touchera directement les équipes informatiques chargées de déployer ces correctifs. Reste que l'automatisation de la recherche de failles par l'IA soulève une question de fond : l'expertise humaine garde-t-elle la main ? Microsoft insiste sur le fait que l'évaluation des vulnérabilités, l'arbitrage sur les risques et la vérification de la qualité des correctifs continuent de reposer sur des ingénieurs humains, l'IA n'intervenant qu'en amont pour accélérer la détection. L'éditeur tient aussi à couper court à une interprétation inverse de ces chiffres impressionnants : selon lui, ce déluge de correctifs ne traduit pas une dégradation de la sécurité de Windows, mais au contraire une meilleure capacité des équipes de défense à identifier et traiter les problèmes existants. Cette évolution s'inscrit dans un mouvement plus large de l'industrie, où l'IA devient un outil à double tranchant, aussi précieux pour les défenseurs qui cherchent à corriger les failles que pour des attaquants qui pourraient s'en servir pour les exploiter avant qu'elles ne soient corrigées.

UELes entreprises et administrations françaises utilisant Windows devront anticiper un volume accru de correctifs de sécurité à déployer chaque mois.

💬 Microsoft assume publiquement l'IA dans sa chasse aux failles, et 200 correctifs en un seul Patch Tuesday, ça change la donne pour toutes les DSI qui déploient Windows. Bonne nouvelle sur le papier, ça veut dire des trous détectés plus vite, mais ça veut aussi dire plus de charge de déploiement chaque mois pour les équipes. Retiens ça : quand l'IA accélère la détection côté défenseurs, elle raccourcit aussi la fenêtre de tir pour les attaquants qui scannent les mêmes correctifs.

SécuritéActu
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