Aller au contenu principal
Apple veut de nouveau sauver le soldat Siri, cette fois avec l’aide de Google
OutilsNext INpact2h

Apple veut de nouveau sauver le soldat Siri, cette fois avec l’aide de Google

Résumé IASources croisées · 2Impact UE
Source originale ↗·
Egalement couvert par :Presse-citron

Apple a profité de sa WWDC 2026 pour dévoiler « Siri AI », une refonte complète de son assistant vocal intégré à iOS 27, iPadOS 27, macOS 27 et visionOS 27. La nouveauté centrale : Apple s'appuie désormais sur les modèles de langage de Google pour alimenter Siri, deux ans après des débuts catastrophiques avec Apple Intelligence. L'assistant rebaptisé sera d'abord accessible aux développeurs via les bêtas immédiates des nouveaux systèmes, mais les utilisateurs grand public devront patienter jusqu'à « plus tard dans l'année », en version bêta. La compatibilité est limitée au matériel récent : iPhone 15 Pro et 16e au minimum, iPad mini A17 Pro, Air ou Pro M1, Mac M1, et Apple Watch Series 10 ou Ultra 2. Le lancement se fera en anglais uniquement, les autres langues suivant ultérieurement.

Le changement est loin d'être universel. Les utilisateurs européens d'iPhone et d'iPad sont explicitement exclus du déploiement initial, Apple invoquant la nécessité d'aligner ses pratiques avec le Digital Markets Act de l'Union européenne. C'est un coup dur pour une base d'utilisateurs importante, qui devra attendre qu'Apple trouve un accord avec Bruxelles sur les questions de vie privée et de sécurité. La dépendance assumée aux modèles Google constitue elle-même un aveu : Apple ne dispose pas, en interne, d'une capacité LLM suffisante pour rivaliser avec Google, OpenAI ou Meta sur ce terrain. Lors de la keynote, les temps de réflexion de Siri ont été visibles et jugés longs, ce qui suggère que les défis techniques ne sont pas entièrement résolus.

Apple était déjà passé par ce script exactement il y a deux ans, à la WWDC 2024, avec des promesses similaires sur un assistant contextuel, capable de comprendre l'écran, les données personnelles et de naviguer sur le web, promesses largement non tenues. La crise autour de Siri avait été profonde, avec des critiques internes et publiques sur le retard accumulé face à des concurrents comme Google Assistant ou ChatGPT. Cette fois, le constructeur mise sur le partenariat Google et sur des démonstrations non coupées au montage pour regagner la confiance. Parmi les fonctions concrètes annoncées : la gestion de séquences complexes en langage naturel depuis la Dynamic Island, l'extension de l'intelligence visuelle à l'app Appareil photo avec reconnaissance de plats ou partage d'addition, et une intégration plus profonde au contexte personnel (photos, emails, messages). Si les promesses se concrétisent à l'automne, Apple aura enfin livré ce qu'elle vendait depuis 2024, mais l'Europe, elle, attendra encore.

Impact France/UE

Les utilisateurs français et européens d'iPhone et d'iPad sont explicitement exclus du déploiement initial de Siri AI en raison du Digital Markets Act, et devront attendre qu'Apple trouve un accord avec Bruxelles sur les questions de vie privée avant d'accéder aux nouvelles fonctionnalités.

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

Google Lyria : l’IA de musique passe au niveau suivant avec ces nouveautés
1Le Big Data 

Google Lyria : l’IA de musique passe au niveau suivant avec ces nouveautés

Google a dévoilé Lyria Pro, une nouvelle version majeure de son IA de création musicale, capable de générer des morceaux complets pouvant atteindre trois minutes de durée structurée — intros, couplets, refrains et ponts inclus. Un bond considérable par rapport à la version précédente, limitée à des extraits d'une trentaine de secondes. La fonctionnalité est réservée aux abonnés payants des formules Business, Enterprise, Google AI Pro et Ultra, avec une intégration directe dans l'application de productivité Vids. Les morceaux peuvent être générés en français et dans sept autres langues, et la plateforme propose également un générateur de pochettes d'albums via l'outil Nano Banana. L'accès pour les clients Education Plus et Google AI Pro est présenté comme une phase promotionnelle limitée jusqu'à fin mai 2026. Cette évolution change concrètement la donne pour les équipes de communication, les créateurs de contenu vidéo et les entreprises qui produisent des supports audiovisuels en volume. Jusqu'ici, obtenir une bande sonore originale impliquait soit de payer des licences musicales externes, soit de faire appel à des compositeurs. Lyria Pro court-circuite ces deux options en permettant à n'importe quel collaborateur, sans formation musicale, de générer en quelques clics une musique cohérente et adaptée à l'identité visuelle d'une marque. L'intégration dans Vids vise précisément la post-production professionnelle, transformant la création sonore en tâche ordinaire de bureautique. Pour les entreprises, le calcul économique est direct : réduire la dépendance aux bibliothèques de licences et accélérer les cycles de production. Cette montée en puissance s'inscrit dans un contexte de tension croissante entre les grandes plateformes technologiques et l'industrie musicale traditionnelle, qui durcit ses positions face à la prolifération de contenus générés algorithmiquement. Google choisit délibérément la trajectoire inverse — non pas limiter ces contenus, mais les rendre omniprésents dans son écosystème d'outils professionnels. Lyria devient ainsi un levier de rétention pour l'abonnement Ultra, dans une logique de suite intégrée comparable à ce qu'Adobe tente avec Firefly sur le visuel. Les questions sur la valeur artistique de la musique de stock générée par IA, déjà soulevées par les syndicats de musiciens, prennent ici une dimension nouvelle : ce n'est plus un outil de niche, mais une fonctionnalité embarquée dans des produits utilisés quotidiennement par des millions d'entreprises. La prochaine bataille se jouera probablement sur le terrain juridique des droits d'auteur liés aux données d'entraînement.

UELes entreprises françaises abonnées à Google Workspace (Business, Enterprise, AI Pro) peuvent désormais générer des musiques originales en français pour leurs productions vidéo, réduisant leur dépendance aux bibliothèques de licences musicales.

OutilsOutil
1 source
Google lance Gemini Intelligence, le nouveau cerveau de votre smartphone Android
2Le Big Data 

Google lance Gemini Intelligence, le nouveau cerveau de votre smartphone Android

Lors de l'Android Show I/O Edition du 12 mai 2026, Google a dévoilé Gemini Intelligence, une nouvelle suite de fonctionnalités d'automatisation profondément intégrée dans Android. Le déploiement commencera progressivement cet été sur deux appareils phares : le Samsung Galaxy S26 et le Google Pixel 10. D'ici fin 2026, Google prévoit d'étendre Gemini Intelligence à l'ensemble de son écosystème, couvrant les montres sous Wear OS, les voitures compatibles Android Auto, les lunettes connectées et certains ordinateurs portables. Parmi les fonctions annoncées figurent l'automatisation de tâches inter-applicatives, une nouvelle génération de saisie vocale dans Gboard baptisée "Rambler", la création de widgets à la demande via une fonction "Create my Widget", et une interface repensée sous Material 3 Expressive avec des animations fluides et des effets de transparence. Ce que Google introduit ici va bien au-delà d'un assistant vocal amélioré : Gemini Intelligence agit comme un orchestrateur capable de naviguer entre plusieurs applications pour accomplir une tâche complète. Un utilisateur pourra demander à l'IA de gérer sa liste de courses, et celle-ci constituera automatiquement un panier chez un commerçant partenaire, sans intervention manuelle. De même, une simple photo de paysage pourra déclencher une recherche d'excursion directement sur Expedia, partenaire cité par Google. La fonction "Rambler" représente également un bond qualitatif pour la dictée vocale : elle gère les hésitations, les corrections à la volée et peut basculer d'une langue à l'autre au sein d'un même message, ce qui répond à un usage réel pour les locuteurs multilingues. Le widget généré à la demande, lui, matérialise la réponse de l'IA sous forme interactive et persistante sur l'écran d'accueil, transformant une requête ponctuelle en outil réutilisable. Cette annonce s'inscrit dans une compétition frontale entre Google et Apple, qui déploie de son côté Apple Intelligence sur ses appareils récents. Google doit convaincre que son modèle Gemini, intégré nativement dans Android, offre une expérience plus fluide et plus puissante que les solutions concurrentes. En réservant le lancement aux Galaxy S26 et Pixel 10, Google opte pour une stratégie de montée en gamme progressive, en liant l'accès aux fonctions les plus avancées au matériel haut de gamme, une logique déjà éprouvée par Apple. Les partenariats applicatifs annoncés, notamment avec Expedia, suggèrent que Google construit un écosystème commercial autour de Gemini Intelligence, où les plateformes partenaires pourront capter des intentions d'achat directement depuis l'IA. La question qui se posera rapidement sera celle de la vie privée : une IA capable d'agir entre applications et de lire le contexte d'une photo soulève des interrogations sur les données traitées et leur destination.

UELe déploiement prévu fin 2026 sur l'ensemble des appareils Android touchera les millions d'utilisateurs européens, soulevant des questions RGPD sur l'accès inter-applicatif aux données personnelles par une IA agissant en leur nom.

OutilsOutil
1 source
Siri AI : quelles sont les nouveautés qui arrivent avec iOS 27 ?
3Le Big Data 

Siri AI : quelles sont les nouveautés qui arrivent avec iOS 27 ?

Lors de la WWDC 2026, Apple a officiellement présenté Siri AI, une version profondément repensée de son assistant vocal, qui sera intégrée à iOS 27. Cette refonte va bien au-delà d'une simple mise à jour : l'assistant gagne la capacité de comprendre le contexte affiché à l'écran, d'effectuer des recherches dans les messages, e-mails, photos et notes personnelles, et d'accéder au web pour répondre à des questions d'actualité. Siri dispose désormais d'une application dédiée qui synchronise l'historique des conversations sur tous les appareils Apple liés au même compte iCloud, permettant de reprendre une discussion commencée sur Mac directement sur iPhone ou iPad. L'assistant intègre aussi un mode visuel dans l'appareil photo, capable d'analyser un objet, un document ou un plat en temps réel, ainsi que des fonctions d'écriture générative pour rédiger ou améliorer des textes. Ces évolutions changent concrètement la nature de Siri, qui passe d'un assistant à commandes vocales à un agent capable de raisonner sur le contexte de l'utilisateur. La capacité à retrouver une information enfouie dans des semaines de conversations ou à déduire une action depuis ce qui s'affiche à l'écran, ce qu'Apple appelle la "conscience de l'écran", représente un saut fonctionnel significatif. Pour les utilisateurs, cela signifie moins de recherches manuelles dans les applications et des interactions plus fluides entre les services Apple. Pour l'industrie, c'est un signal fort : Apple entre de plein pied dans la compétition des assistants IA contextuels, un terrain jusqu'ici dominé par ChatGPT, Gemini et Claude. Siri accuse depuis plusieurs années un retard perçu face aux assistants concurrents, régulièrement moqué pour sa rigidité et son incapacité à gérer des requêtes complexes. Apple a tenté une première réponse avec Apple Intelligence en 2024, mais les résultats sont restés en deçà des attentes. Avec iOS 27, la firme de Cupertino fait un pari plus ambitieux, en intégrant la compréhension du langage naturel, la mémoire inter-appareils et l'accès au web dans un seul assistant natif. L'enjeu est double : convaincre les utilisateurs Apple que leur écosystème peut rivaliser avec les outils IA tiers, et reprendre la main dans un marché où les assistants intelligents deviennent un critère d'achat déterminant. Les prochains mois de déploiement, et les retours des premiers utilisateurs, diront si cette promesse tient face à l'usage réel.

UELes millions d'utilisateurs iPhone en France bénéficieront des nouvelles fonctionnalités Siri, bien qu'Apple ait historiquement restreint certaines fonctions IA en Europe pour se conformer au RGPD et à l'AI Act.

OutilsOutil
1 source
Apple change de cap : Siri va regrouper ChatGPT, Gemini et toutes les IA !
4Le Big Data 

Apple change de cap : Siri va regrouper ChatGPT, Gemini et toutes les IA !

Apple prépare une transformation majeure de Siri avec iOS 27, prévu pour l'été 2026. Selon Mark Gurman, journaliste de Bloomberg et source fiable sur Apple depuis des années, l'entreprise développerait un système d'extensions permettant à n'importe quel chatbot disponible sur l'App Store de s'interfacer directement avec Siri. Concrètement, des assistants comme Claude d'Anthropic, Google Gemini ou d'autres IA tierces pourraient être sollicités via Siri comme intermédiaire : l'utilisateur précise quel modèle utiliser, et Siri relaie la requête. Cette ouverture marquerait la fin de l'exclusivité dont bénéficie actuellement ChatGPT d'OpenAI, intégré depuis iOS 18. Apple travaille depuis 2024 sur cette version refondue, parfois appelée Siri 2.0, qui inclurait également une application Siri dédiée, une interface repensée dans la Dynamic Island, et une fusion avec Spotlight Search. Pour les utilisateurs, l'impact serait considérable : Siri deviendrait un hub centralisé capable de mobiliser des dizaines de modèles spécialisés selon la tâche — analyse de documents, génération de contenu, planification, code. Plus besoin de jongler entre applications : un seul point d'entrée vocal donnerait accès à l'ensemble de l'écosystème IA disponible sur iPhone et iPad. Pour Apple, l'enjeu financier est tout aussi important : la firme prélèverait une commission sur les abonnements souscrits via l'App Store pour accéder aux IA tierces, transformant Siri en levier de monétisation de l'explosion des assistants intelligents. Cette stratégie permettrait à Apple de rivaliser directement avec Amazon Alexa, Microsoft Copilot et Meta AI, sans avoir à développer elle-même des modèles de pointe. Ce pivot s'inscrit dans un contexte délicat pour Apple sur le terrain de l'IA. L'entreprise a accumulé du retard face à Google, Microsoft et OpenAI, et Siri a longtemps été moqué pour ses limitations face à des concurrents bien plus capables. Le partenariat avec OpenAI, annoncé à la WWDC 2024, était une première réponse, mais insuffisante pour couvrir l'ensemble des usages. L'ouverture à tous les chatbots via un modèle d'extensions — similaire à ce qu'Apple a fait avec les widgets ou les extensions de clavier — serait une façon de contourner le problème sans avoir à choisir un seul gagnant. Des questions réglementaires se poseront inévitablement : l'acheminement de données personnelles vers de multiples fournisseurs d'IA soulève des enjeux de confidentialité que les autorités européennes notamment scruteront de près. Apple devra démontrer que cette ouverture reste compatible avec ses engagements en matière de protection des données, un pilier central de son image de marque.

UEL'acheminement de données personnelles vers de multiples fournisseurs d'IA via Siri soulève des questions de conformité RGPD que la CNIL et les autorités européennes devront examiner.

OutilsOpinion
1 source

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Une sélection éditoriale quotidienne, sans bruit. Directement dans votre boîte mail.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour