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Microsoft a entraîné ses modèles MAI sur des données web sans licence, malgré sa promesse de données propres et licenciées
ÉthiqueThe Decoder · 1 min de lecture

Microsoft a entraîné ses modèles MAI sur des données web sans licence, malgré sa promesse de données propres et licenciées

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Microsoft a entraîné ses nouveaux modèles MAI en partie sur des données web non licenciées, dont Common Crawl, un vaste corpus de pages aspirées sans accord explicite des éditeurs. Cette pratique contredit directement le discours commercial de l'entreprise, qui promettait à ses clients professionnels l'utilisation exclusive de données "de qualité enterprise, propres et commercialement licenciées", une formulation censée distinguer Microsoft de tous les autres laboratoires d'IA.

Pour les entreprises qui ont choisi les modèles MAI sur la foi de garanties juridiques solides, la révélation fragilise la promesse centrale de Microsoft. La question de la propriété intellectuelle dans l'entraînement des modèles de langage est au coeur de nombreuses procédures judiciaires en cours aux États-Unis et en Europe. Les clients entreprise paient précisément pour éviter l'exposition légale qu'implique l'utilisation de données sans accord, et si cette assurance ne tient pas, la différenciation commerciale s'effondre.

Comme OpenAI, Google ou Meta avant lui, Microsoft s'appuie en réalité sur la doctrine américaine du "fair use" pour justifier l'aspiration de contenus web publics, tout en reportant la charge sur les propriétaires de sites qui souhaitent bloquer ses robots d'exploration. L'entreprise avait pourtant explicitement choisi de se démarquer de cette pratique dans son marketing. Cette contradiction entre promesses commerciales et réalité technique risque d'alimenter une méfiance croissante, alors que régulateurs européens et américains scrutent de plus en plus les méthodes d'entraînement des grands modèles de langage.

Impact France/UE

Les régulateurs européens qui examinent les pratiques d'entraînement des LLMs pourraient s'appuyer sur cette contradiction entre les promesses commerciales de Microsoft et ses pratiques réelles pour durcir les exigences de transparence sur l'origine des données dans le cadre de l'AI Act.

💬 L'analyse de Mathieu

Le problème, c'est pas Common Crawl, c'est le mensonge commercial. Microsoft avait explicitement promis à ses clients enterprise des données "propres et licenciées", exactement pour se distinguer d'OpenAI et Google. Si tu avais choisi MAI pour cette garantie juridique, t'as un vrai sujet aujourd'hui.

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