Aller au contenu principal
Les équipes platform chez LinkedIn déploient MCP et outils multi-agents à grande échelle
InfrastructureInfoQ AI · 1 min de lecture

Les équipes platform chez LinkedIn déploient MCP et outils multi-agents à grande échelle

Source originale ↗·

Karthik Ramgopal et Prince Valluri, ingénieurs chez LinkedIn, ont présenté leur approche pour déployer l'intelligence artificielle à grande échelle au sein d'une organisation de plusieurs milliers de développeurs. Plutôt que de laisser chaque équipe construire ses propres solutions en silo, ils ont mis en place une couche d'abstraction commune reposant sur le protocole MCP (Model Context Protocol) pour orchestrer des agents, structurer le contexte et sécuriser l'accès aux outils internes. Cette architecture a permis de déployer concrètement trois types d'agents en production : des agents de génération de code, des agents d'observation système et des agents de test d'interface utilisateur.

L'enjeu est considérable pour les grandes entreprises technologiques : sans infrastructure partagée, chaque équipe réinvente la roue et les agents IA restent des expérimentations isolées sans impact à l'échelle. En centralisant l'orchestration et la gestion du contexte via une plateforme commune, LinkedIn parvient à transformer l'IA en véritable moteur d'exécution engineering, capable d'automatiser des tâches complexes comme les tests UI ou la surveillance de systèmes distribués, avec des garanties de sécurité homogènes.

Cette initiative s'inscrit dans une tendance de fond : les grandes entreprises tech passent du stade des prototypes d'agents IA à celui des déploiements industriels, ce qui exige des équipes plateformes dédiées. Le protocole MCP, porté initialement par Anthropic et rapidement adopté par l'industrie, s'impose comme standard d'interopérabilité entre agents et outils. LinkedIn, filiale de Microsoft, bénéficie par ailleurs d'un accès privilégié aux modèles GPT-4o via Azure, ce qui accélère ces expérimentations à une échelle que peu d'entreprises peuvent atteindre.

Impact France/UE

Les équipes d'ingénierie européennes peuvent s'inspirer de cette architecture MCP pour structurer leurs propres déploiements d'agents IA à l'échelle, le protocole MCP s'imposant comme standard industriel d'interopérabilité.

💬 L'analyse de Mathieu

MCP en prod chez LinkedIn sur des milliers de devs, c'est le signal qu'on attendait pour que le protocole bascule vraiment en standard industriel. Ce qui est intéressant là-dedans, c'est pas la tech en elle-même (Anthropic a bien bossé le design), c'est l'architecture plateforme : une couche commune au lieu que chaque équipe réinvente ses propres outils d'orchestration dans son coin. Reste à voir ce que ça donne pour les boîtes qui n'ont pas Azure et GPT-4o derrière.

Cet article vous a été utile ?

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

1Meta Engineering ML 

Les agents IA unifiés de Meta optimisent les performances à grande échelle

Meta a développé une plateforme d'agents IA unifiée pour automatiser la détection et la résolution des problèmes de performance à l'échelle de son infrastructure mondiale, qui sert plus de 3 milliards d'utilisateurs. Ce programme, baptisé Capacity Efficiency Program, repose sur des agents capables d'encoder l'expertise de ses ingénieurs seniors en compétences réutilisables et composables. Résultat concret : des centaines de mégawatts (MW) de puissance électrique récupérés, soit de quoi alimenter des centaines de milliers de foyers américains pendant un an. L'outil interne FBDetect détecte chaque semaine des milliers de régressions de performance, et les agents IA prennent désormais en charge leur résolution automatisée, compressant environ dix heures d'investigation manuelle en trente minutes. Les agents vont même jusqu'à générer des pull requests prêtes à révision, couvrant l'intégralité du chemin depuis la détection d'une opportunité d'optimisation jusqu'à la correction du code. L'impact est double : économique et opérationnel. Côté défense, chaque régression non résolue rapidement se traduit par une consommation électrique supplémentaire qui s'accumule sur l'ensemble du parc de serveurs de Meta. Côté offensif, les agents permettent désormais d'explorer proactivement des optimisations dans un nombre croissant de domaines produits, des opportunités que les ingénieurs n'auraient jamais le temps de traiter manuellement. Le programme peut ainsi augmenter sa capacité de livraison de mégawatts sans augmenter proportionnellement les effectifs humains, ce qui représente un levier de scalabilité majeur pour une infrastructure de cette taille. Libérés des tâches d'investigation répétitives, les ingénieurs peuvent se concentrer sur l'innovation produit. Ce projet s'inscrit dans une tendance plus large chez les grandes plateformes technologiques : automatiser la gestion de la complexité interne à mesure que l'infrastructure croît plus vite que les équipes humaines. Chez Meta, la découverte clé a été que l'offense (recherche proactive d'optimisations) et la défense (détection de régressions) partagent la même structure de problème, ce qui a permis de construire une plateforme unique plutôt que deux systèmes séparés. L'interface d'outils standardisée est au cœur de l'architecture : elle permet aux agents de combiner investigation de données de profilage, consultation de documentation interne, analyse des déploiements récents et recherche de discussions liées. L'objectif à terme est un moteur d'efficacité autonome où l'IA gère la longue traîne des problèmes de performance, un modèle qui pourrait inspirer d'autres hyperscalers confrontés aux mêmes contraintes d'échelle.

InfrastructureActu
1 source
Intelligence contextuelle pour vos données et agents IA à grande échelle
2AWS ML Blog 

Intelligence contextuelle pour vos données et agents IA à grande échelle

Amazon Web Services a annoncé lors de l'AWS Summit New York City le lancement prochain d'AWS Context, un nouveau service conçu pour donner aux agents d'intelligence artificielle un accès structuré et gouverné à l'ensemble des données d'une organisation. Le service construit automatiquement un graphe de connaissances en cartographiant les relations entre les sources de données existantes, lacs de données, entrepôts, bases de données, flux en temps réel, et expose ce graphe via des API de recherche agentique et des outils MCP. Les équipes data peuvent gérer ce graphe depuis une console dédiée, valider les relations inférées automatiquement, les promouvoir en production, et y attacher des définitions métier ou des règles d'usage. AWS Context s'appuie sur la technologie qui alimente déjà Amazon QuickSight Q, un graphe de connaissances personnel utilisé quotidiennement par des centaines de milliers d'utilisateurs et traitant des millions de requêtes par jour. La nouveauté : ce graphe devient organisationnel, partagé entre tous les agents et applications d'une entreprise. Les métadonnées clés sont publiées au format Apache Iceberg dans Amazon S3, ce qui les rend interrogeables via Athena, Redshift ou Spark. L'enjeu est fondamental pour les entreprises qui déploient des agents IA en production : un agent ne peut prendre de décisions fiables que s'il dispose du bon contexte au bon moment. Aujourd'hui, ce contexte est dispersé entre des dizaines de systèmes hétérogènes, et une grande partie de la connaissance institutionnelle n'est tout simplement pas écrite. AWS Context vise à combler ce vide en créant une couche de contexte centralisée, gouvernée et accessible en temps réel. Pour les utilisateurs existants d'Amazon QuickSight Q, le bénéfice est immédiat : une fois AWS Context activé, leurs agents accèdent automatiquement au graphe étendu, incluant les relations inter-systèmes et les règles métier qui dépassent ce qu'un graphe personnel peut offrir. AWS Glue Data Catalog, Amazon SageMaker Unified Studio et AWS Lake Formation s'intègrent nativement au service. Ce lancement s'inscrit dans une course industrielle plus large autour de ce qu'AWS appelle l'« intelligence de contexte ». Les grands fournisseurs cloud rivalisent pour proposer des infrastructures permettant aux agents IA de raisonner sur des données d'entreprise réelles, sans que les équipes aient à construire des pipelines de récupération complexes. AWS Context se distingue par deux caractéristiques : son graphe apprend automatiquement de l'usage des agents, propageant les chemins de jointure corrects et les ambiguïtés résolues à l'ensemble de l'organisation sans intervention humaine ; et son architecture ouverte, basée sur Apache Iceberg, garantit que les métadonnées restent portables et auditables, indépendamment des outils choisis. Le service est également conçu pour se connecter à des catalogues tiers, étendant le graphe au-delà de l'écosystème AWS. La disponibilité générale n'a pas encore été précisée.

InfrastructureActu
1 source
3AWS ML Blog 

AWS Agent Registry : la gestion des agents à grande échelle désormais en prévisualisation

Amazon Web Services a lancé en preview l'AWS Agent Registry, une nouvelle fonctionnalité intégrée à sa plateforme Amazon Bedrock AgentCore, conçue pour permettre aux entreprises de découvrir, partager et réutiliser leurs agents IA à grande échelle. Disponible dès maintenant via la console AgentCore, les SDK AWS et une API dédiée, le registre centralise les métadonnées de chaque agent, outil, serveur MCP, compétence d'agent ou ressource personnalisée sous forme de fiches structurées. Chaque entrée documente l'auteur, les protocoles supportés, les capacités exposées et les modalités d'invocation. Le registre prend en charge nativement les standards ouverts MCP (Model Context Protocol) et A2A, et peut indexer des agents hébergés n'importe où : sur AWS, chez d'autres fournisseurs cloud ou dans des environnements on-premises. Il est également accessible comme serveur MCP, ce qui le rend interrogeable directement depuis des clients compatibles comme Kiro ou Claude Code. L'enjeu est considérable pour les entreprises qui opèrent des centaines ou des milliers d'agents simultanément. Sans registre central, trois problèmes se cumulent : l'invisibilité (personne ne sait ce qui existe), l'absence de gouvernance (n'importe qui peut publier n'importe quoi), et la duplication (plusieurs équipes reconstruisent les mêmes capacités en parallèle). AWS Agent Registry répond à ces trois défis en un seul endroit. La recherche hybride combine correspondance par mots-clés et compréhension sémantique : une requête sur "traitement de paiements" remonte ainsi des outils étiquetés "facturation" ou "invoicing", même s'ils portent des noms différents. Pour les organisations avec des fournisseurs d'identité tiers, un accès basé sur OAuth permet aux équipes de construire leurs propres interfaces de découverte sans dépendre des credentials IAM d'AWS. Ce lancement s'inscrit dans une tendance de fond : l'industrialisation des architectures multi-agents, où les organisations ne déploient plus un ou deux agents expérimentaux mais des écosystèmes entiers interconnectés. AWS positionne AgentCore comme la couche d'infrastructure universelle pour ces systèmes, indépendante du modèle, du framework ou du fournisseur cloud. Le registre est la pièce manquante qui transforme une collection d'agents dispersés en un actif organisationnel géré, versionné et auditable. La roadmap annoncée prévoit des workflows d'approbation pour la publication, des capacités de monitoring en production et des mécanismes de retrait des agents obsolètes. Dans un secteur où OpenAI, Google et Microsoft développent leurs propres orchestrateurs d'agents, AWS mise sur l'ouverture et l'interopérabilité comme différenciateurs pour conquérir les grandes entreprises déjà ancrées dans des architectures hybrides.

UELes entreprises européennes déployant des agents IA sur AWS peuvent désormais centraliser leur gouvernance et audit, facilitant la conformité aux exigences de traçabilité de l'AI Act.

InfrastructureOpinion
1 source
NVIDIA et AWS s'associent pour déployer l'IA en production à grande échelle
4NVIDIA AI Blog 

NVIDIA et AWS s'associent pour déployer l'IA en production à grande échelle

NVIDIA et Amazon Web Services (AWS) ont annoncé un approfondissement de leur collaboration pour faciliter le déploiement de l'intelligence artificielle à grande échelle en production. Les nouvelles instances Amazon EC2 G7, équipées des GPU NVIDIA RTX PRO 4500 Blackwell Server Edition, offrent jusqu'à 4,6 fois les performances d'inférence IA et 2,1 fois les performances graphiques par rapport aux instances G6 précédentes. Ces instances supportent jusqu'à huit GPU, 256 Go de mémoire GPU totale, 700 Gbps de réseau EFA et jusqu'à 7,6 To de stockage NVMe local, dans des configurations allant d'un à huit GPU. Parallèlement, la bibliothèque NVIDIA cuVS devient le moteur par défaut de l'indexation vectorielle dans Amazon OpenSearch Serverless, avec des performances jusqu'à dix fois supérieures à un coût quatre fois inférieur aux solutions CPU seules. AWS a par ailleurs obtenu le statut NVIDIA Exemplar Cloud sur les GPU GB300, certification attestant que la plateforme répond aux seuils de performance de référence de NVIDIA pour les charges d'entraînement. Ces avancées changent concrètement la donne pour les équipes qui construisent des systèmes d'IA en production. L'intégration de cuVS comme choix par défaut dans OpenSearch Serverless transforme la recherche vectorielle accélérée par GPU d'un projet d'optimisation spécialisé en une capacité AWS standard. Cela signifie que des bases de données vectorielles à l'échelle du milliard d'entrées deviennent réalisables en moins d'une heure, ce qui rend les applications de type RAG (retrieval-augmented generation), recherche sémantique ou IA agentique accessibles à un bien plus grand nombre d'entreprises. Pour les équipes médias et data, les instances G7 permettent également de traiter des workflows vidéo haute résolution, du rendu 3D et des pipelines analytiques sur le même type d'instance, réduisant la complexité opérationnelle. Cette collaboration s'inscrit dans une course entre les grands fournisseurs cloud à offrir la meilleure infrastructure IA clé en main. NVIDIA cherche à s'imposer comme couche matérielle incontournable, aussi bien pour l'entraînement que pour l'inférence et la recherche vectorielle, tandis qu'AWS veut simplifier le passage de l'expérimentation à la production. Le statut Exemplar Cloud sur les GB300, fruit d'un co-engineering approfondi entre les deux entreprises, positionne AWS comme plateforme de référence pour les charges d'entraînement les plus exigeantes. Les instances G7 seront prochainement disponibles sur Amazon SageMaker AI, ce qui étendra encore leur portée. L'enjeu sous-jacent est de réduire la friction entre infrastructure et application pour les entreprises qui n'ont pas les ressources pour gérer leurs propres clusters GPU.

UELes entreprises européennes utilisant AWS pourront bénéficier de performances IA nettement améliorées pour l'inférence et la recherche vectorielle, sans impact réglementaire ou institutionnel direct pour la France ou l'UE.

InfrastructureOpinion
1 source

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Une sélection éditoriale quotidienne, sans bruit. Directement dans votre boîte mail.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Gratuit · 1 email le matin, l'essentiel de l'IA · désinscription en un clic