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Améliorez la précision des appels d'outils de vos agents avec SFT et DPO sur Amazon SageMaker AI

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Amazon Web Services publie un guide technique détaillant comment améliorer la précision des appels d'outils dans les agents IA, en combinant deux techniques d'entraînement, le Supervised Fine-Tuning (SFT) et le Direct Preference Optimization (DPO), sur sa plateforme Amazon SageMaker AI. L'exemple concret porte sur Qwen3 1.7B, un petit modèle de langage, entraîné via des jobs SageMaker AI, un service entièrement géré prenant en charge les configurations multi-GPU et multi-nœuds à la demande. L'objectif est d'apprendre à un modèle à sélectionner le bon outil, dans le bon format, sans briser la chaîne d'actions d'un workflow automatisé.

Quand un agent IA appelle le mauvais outil ou formate incorrectement ses paramètres, les conséquences sont directes : délais de traitement allongés, taux d'erreurs en hausse, coûts de support accrus et expérience utilisateur dégradée. Pour les organisations qui font passer leurs applications agentiques du pilote à la production, fiabiliser cette couche d'interaction avec les outils externes est devenu un prérequis non négociable. Le SFT permet d'enseigner au modèle le vocabulaire et les contraintes propres à chaque outil via des exemples explicites. Le DPO, lui, raffine ce comportement en intégrant des préférences directement dans la boucle d'entraînement, sous la forme de paires "réponse préférée / réponse rejetée", sans avoir besoin de fonctions de récompense ni de modèles de récompense distincts, ce qui réduit significativement les ressources et le temps d'entraînement par rapport au reinforcement learning classique.

Le DPO s'appuie sur des travaux publiés en 2023 (arXiv:2305.18290) et s'intègre notamment via la bibliothèque HuggingFace TRL, qui prend en entrée des triplets prompt / réponse choisie / réponse rejetée. SageMaker AI ajoute une couche d'infrastructure managée : les clusters haute performance se lancent à la demande, s'arrêtent automatiquement en fin de job, et les métriques d'entraînement remontent vers MLflow intégré à SageMaker pour analyse ultérieure. Cette approche en deux temps, SFT pour la connaissance des outils, DPO pour l'alignement fin sur les comportements souhaités, trace une voie praticable pour les équipes qui veulent construire des agents robustes sans gérer elles-mêmes l'infrastructure d'entraînement. À mesure que les modèles plus petits gagnent en précision grâce à ces techniques, la frontière entre un LLM généraliste et un agent spécialisé fiable en production continue de se réduire.

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Construire des systèmes à base d'agents prêts pour la production avec Z.AI GLM-5 : raisonnement, appel d'outils et streaming
1MarkTechPost 

Construire des systèmes à base d'agents prêts pour la production avec Z.AI GLM-5 : raisonnement, appel d'outils et streaming

Z.AI a publié un tutoriel complet présentant les capacités avancées de son modèle GLM-5, conçu pour construire des systèmes agentiques prêts pour la production. Le guide couvre l'intégralité du cycle de développement : configuration via le SDK Z.AI (compatible avec l'interface OpenAI), réponses en streaming, mode de raisonnement approfondi (dit "thinking mode"), conversations multi-tours, appels de fonctions, sorties structurées, et construction d'un agent multi-outils complet. L'installation se fait via pip avec les paquets zai-sdk et openai, et l'authentification repose sur une clé API obtenue gratuitement sur z.ai. Dès les premières lignes de code, GLM-5 répond à des questions techniques — comme expliquer l'architecture Mixture-of-Experts en trois phrases — avec une consommation de tokens détaillée et un contrôle fin via les paramètres temperature et max_tokens. Ce qui distingue GLM-5 des modèles classiques est son mode de raisonnement enchaîné (chain-of-thought), qui expose le processus interne du modèle avant de fournir une réponse finale. Sur des problèmes logiques ou mathématiques — l'exemple du fermier avec 17 moutons dont "tous sauf 9 s'enfuient" illustre le piège classique de la lecture rapide — le modèle affiche séparément son raisonnement intermédiaire et sa conclusion. Cette transparence est particulièrement précieuse pour les équipes qui déploient des agents autonomes dans des contextes critiques : débogage plus facile, auditabilité améliorée, et meilleure confiance dans les décisions du modèle. Le streaming en temps réel des tokens, géré chunk par chunk, rend l'expérience utilisateur fluide même pour des réponses longues et complexes. GLM-5 s'inscrit dans la dynamique actuelle d'ouverture des modèles chinois à l'écosystème international. Z.AI, filiale de Zhipu AI — laboratoire issu de l'Université Tsinghua — positionne GLM-5 comme un concurrent direct aux modèles d'OpenAI et Anthropic, avec une compatibilité API volontairement calquée sur le standard OpenAI pour faciliter la migration. La prise en charge native du function calling et des sorties structurées permet d'intégrer GLM-5 dans des pipelines d'automatisation complexes sans couche d'adaptation. Alors que les entreprises cherchent à diversifier leurs dépendances vis-à-vis des fournisseurs américains, ce type de modèle — accessible, documenté, et compatible avec les outils existants — représente une alternative crédible pour les développeurs européens et asiatiques construisant des applications d'IA en production.

UEGLM-5 offre aux développeurs européens une alternative compatible OpenAI pour diversifier leurs dépendances vis-à-vis des fournisseurs américains, accessible gratuitement via une clé API.

LLMsTuto
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Formation de modèles de langage en azerbaïdjanais sur Amazon SageMaker AI
2AWS ML Blog 

Formation de modèles de langage en azerbaïdjanais sur Amazon SageMaker AI

Azercell Telecom LLC, principal opérateur télécom d'Azerbaïdjan, a développé en six semaines un grand modèle de langage (LLM) en azerbaïdjanais sur la plateforme Amazon SageMaker AI, en partenariat avec le AWS Generative AI Innovation Center. L'objectif : doter l'entreprise d'un chatbot client et d'outils spécialisés pour les usages télécoms, en partant de zéro dans une langue pour laquelle aucun blueprint d'entraînement n'existait. Le cadre technique mis en place repose sur trois étapes séquentielles : la création d'un tokenizer sur mesure, un pré-entraînement continu à partir du modèle Llama 3.2 1B de Meta, puis un affinage supervisé via la méthode LoRA. Sur une instance ml.p5.48xlarge, les optimisations au niveau noyau permises par la bibliothèque Liger Kernels ont abouti à un débit d'entraînement supérieur de 23 % et une consommation mémoire GPU au pic réduite de 58 %. Le tokenizer azerbaïdjanais personnalisé, quant à lui, divise par deux le nombre de tokens nécessaires par mot, ce qui double concrètement la quantité de texte exploitable dans la fenêtre de contexte du modèle. Ces résultats illustrent un défi bien réel pour l'IA appliquée aux langues à faibles ressources : l'azerbaïdjanais est une langue agglutinante, dans laquelle un seul mot peut encoder des informations grammaticales qu'une phrase anglaise exprime par plusieurs mots distincts. Les tokenizers optimisés pour l'anglais fragmentent ces formes complexes de façon inefficace, dégradant les performances et augmentant les coûts de calcul. En construisant un tokenizer monolingue sur mesure, Azercell et AWS ont résolu ce problème structurel avant même de commencer l'entraînement proprement dit, ce qui améliore chacune des étapes suivantes. Pour les entreprises qui opèrent dans des marchés linguistiques non dominants, cette approche modulaire représente un modèle reproductible : chaque composant (tokenizer, pré-entraînement, affinage) peut être optimisé indépendamment et réutilisé sur des tâches différentes. Le projet s'inscrit dans un mouvement plus large de souveraineté linguistique numérique, alors que les LLM généralistes peinent à performer dans les dizaines de langues mal représentées dans leurs données d'entraînement. L'azerbaïdjanais partage des caractéristiques morphologiques avec le turc, le kazakh ou l'ouzbek, ce qui rend cette méthodologie potentiellement transférable à tout un ensemble de langues turcophones d'Asie centrale. Azercell prévoit de passer à des modèles de plus grande taille, pour lesquels l'entraînement distribué sur SageMaker deviendra indispensable, alors que le proof-of-concept actuel à 1 milliard de paramètres n'en avait pas encore besoin. La collaboration avec le AWS Generative AI Innovation Center suit un modèle désormais courant : un géant du cloud apporte l'ingénierie d'infrastructure, l'entreprise locale apporte la donnée et la connaissance métier, et le résultat est un actif IA propriétaire impossible à obtenir via un modèle généraliste.

UELa méthodologie de tokenizer sur mesure pour langues agglutinantes pourrait inspirer des initiatives similaires pour les langues régionales européennes sous-représentées (basque, hongrois, finnois), sans impact direct sur la France ou l'UE.

LLMsTuto
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Affiner un LLM avec Databricks Unity Catalog et Amazon SageMaker AI
3AWS ML Blog 

Affiner un LLM avec Databricks Unity Catalog et Amazon SageMaker AI

Amazon Web Services et Databricks ont publié un guide technique détaillant comment affiner des grands modèles de langage (LLM) en combinant Amazon SageMaker AI, Amazon EMR Serverless et Databricks Unity Catalog, le tout en maintenant une gouvernance stricte des données. L'architecture présentée repose sur un flux en quatre étapes : les données d'entraînement sont lues depuis une table gérée par Unity Catalog, prétraitées via un job EMR Serverless utilisant Apache Spark, puis utilisées pour affiner le modèle Ministral-3B-Instruct de Mistral AI via SageMaker AI Training. Les artefacts du modèle entraîné sont enfin réenregistrés dans Unity Catalog, avec traçabilité complète de la lignée des données. Les credentials OAuth sont stockés dans AWS Secrets Manager, et les données transitent exclusivement via Amazon S3 sans jamais contourner les contrôles d'autorisation d'Unity Catalog. Cette intégration répond à un problème concret qui touche les entreprises opérant dans des secteurs régulés : lorsque SageMaker accède directement aux objets S3 sans passer par Unity Catalog, la traçabilité des données disparaît. Impossible alors de savoir quelles données ont servi à entraîner quel modèle, ce qui constitue un risque de conformité majeur dans les environnements de production. En forçant tout accès à transiter par les API REST ouvertes d'Unity Catalog avec authentification OAuth, la solution préserve la visibilité complète sur la lignée des données, de la source brute jusqu'au modèle final enregistré. Cela permet aux équipes data de continuer à utiliser SageMaker AI Studio comme environnement d'orchestration et d'entraînement sans sacrifier les politiques de gouvernance centralisées imposées par les équipes de conformité. Ce guide s'inscrit dans une tendance plus large de l'industrie cloud : les hyperscalers et les éditeurs de plateformes de données cherchent à proposer des intégrations natives pour éviter que la flexibilité des services managés ne crée des angles morts réglementaires. Databricks, valorisé à 62 milliards de dollars lors de sa dernière levée de fonds en 2024, a fait de Unity Catalog le pilier central de sa stratégie de gouvernance des données et de l'IA, et multiplie les partenariats avec AWS pour que ses couches de contrôle s'appliquent même lorsque le calcul est délégué à des services tiers comme SageMaker ou EMR. Pour les entreprises qui ont standardisé sur Databricks pour la gouvernance tout en restant attachées aux services ML d'AWS, cette architecture offre un chemin viable pour affiner des LLM en production sans compromettre leurs obligations d'audit. La prochaine étape logique sera d'étendre ce patron à d'autres modèles et à des workflows d'inférence, pas seulement d'entraînement.

UELes entreprises européennes soumises au RGPD et à l'AI Act peuvent s'appuyer sur cette architecture pour garantir la traçabilité complète des données d'entraînement de leurs LLM, répondant aux exigences d'audit et de conformité imposées par les régulateurs.

LLMsTuto
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Amazon SageMaker AI accélère les appels d'outils des agents autonomes avec la personnalisation de modèles sans serveur
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Amazon SageMaker AI accélère les appels d'outils des agents autonomes avec la personnalisation de modèles sans serveur

Amazon a introduit une fonctionnalité de personnalisation de modèles sans serveur dans SageMaker AI, permettant aux équipes d'améliorer drastiquement les capacités d'appel d'outils des agents IA sans gérer d'infrastructure GPU. Dans un cas concret publié début avril 2026, des ingénieurs ont affiné le modèle Qwen 2.5 7B Instruct en utilisant la technique RLVR (Reinforcement Learning with Verifiable Rewards) et ont obtenu une amélioration de 57% du score de qualité des appels d'outils sur des scénarios inédits, c'est-à-dire des outils que le modèle n'avait jamais vus lors de l'entraînement. La méthode repose sur un principe simple : le modèle génère huit réponses candidates par prompt, une fonction de récompense vérifie lesquelles sont correctes, et l'algorithme GRPO (Group Relative Policy Optimization) renforce les comportements qui surpassent la moyenne du groupe. SageMaker AI prend en charge les familles de modèles Amazon Nova, Llama, Qwen et DeepSeek, avec un suivi des métriques via MLflow intégré. L'enjeu est concret : les agents IA en production échouent fréquemment lors des appels d'outils, qu'il s'agisse d'halluciner des fonctions inexistantes, de passer des paramètres incorrects, ou de déclencher une action là où ils devraient demander une clarification. Ces erreurs bloquent le déploiement en production et détruisent la confiance des utilisateurs. La nouvelle approche serverless d'Amazon supprime l'obstacle opérationnel majeur que représentait jusqu'ici le fine-tuning par renforcement : achat de GPU, orchestration mémoire entre les phases de rollout et d'entraînement, infrastructure de récompenses, gestion des checkpoints. Les équipes peuvent désormais se concentrer sur leurs données, leur modèle et leur fonction de récompense, le reste étant géré par la plateforme. Le fine-tuning supervisé classique (SFT) montre ses limites pour ce type de tâche : il nécessite des exemples étiquetés pour chaque comportement souhaité, mais peine à généraliser la prise de décision entre appeler un outil, demander des informations supplémentaires, ou refuser d'agir. RLVR contourne ce problème en exploitant la nature vérifiable des appels d'outils : soit le modèle a appelé la bonne fonction avec les bons paramètres, soit non. Cette objectivité binaire rend l'appel d'outils particulièrement adapté à l'apprentissage par renforcement. Amazon positionne cette offre dans un marché de l'IA agentique en forte croissance, où des acteurs comme Google (Vertex AI), Microsoft (Azure ML) et des startups spécialisées se disputent les équipes qui cherchent à industrialiser des agents fiables, avec un accès simplifié via SageMaker Studio et un compte AWS standard.

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