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Liquid AI lance LFM2.5-8B-A1B : la taille ne fait-elle plus vraiment la performance ?
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Liquid AI lance LFM2.5-8B-A1B : la taille ne fait-elle plus vraiment la performance ?

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Liquid AI a lancé le 28 mai 2026 son nouveau modèle LFM2.5-8B-A1B, une intelligence artificielle conçue pour fonctionner directement sur des appareils grand public : smartphones, ordinateurs portables, PC, mais aussi des robots et des serveurs légers. Le modèle repose sur une architecture Mixture-of-Experts (MoE) : il dispose de 8 milliards de paramètres au total, mais n'en active qu'1,5 milliard par requête, ce qui réduit drastiquement les besoins en puissance de calcul. Par rapport à son prédécesseur LFM2-8B-A1B, sorti en 2025, il intègre une fenêtre de contexte élargie de 32 768 à 128 000 tokens, un vocabulaire doublé à 128 000 entrées, et un volume d'entraînement multiplié par trois, passant de 12 à 38 billions de tokens. Il introduit également un raisonnement explicite en chaîne de réflexion avant de produire ses réponses, une première pour cette gamme. Il est compatible nativement avec llama.cpp, MLX, vLLM et SGLang.

Cette sortie est significative parce qu'elle cible directement un angle mort de l'IA actuelle : la dépendance au cloud. La quasi-totalité des modèles performants exigent une infrastructure serveur coûteuse, ce qui les rend inaccessibles en usage local ou dans des contextes à faible connectivité. En faisant fonctionner une IA avancée directement sur le matériel de l'utilisateur, Liquid AI ouvre la voie à des applications plus privées, plus réactives et moins onéreuses. L'entreprise revendique les meilleures vitesses de sa catégorie sur CPU comme sur GPU, et des performances comparables à des modèles bien plus lourds sur des benchmarks de suivi d'instructions et de tâches agentiques. Le doublement du vocabulaire améliore aussi concrètement la qualité pour des langues non latines comme l'hindi, le thaï, l'arabe ou l'indonésien, jusqu'ici mal servies par les grands modèles occidentaux.

Liquid AI s'inscrit dans un mouvement plus large d'optimisation des modèles dit "edge-first", qui vise à rapprocher l'IA du matériel plutôt que de la centraliser dans des datacenters. Face à des acteurs comme Google avec Gemma, Microsoft avec Phi ou Meta avec Llama, la startup mise sur une architecture hybride originale combinant MoE, GQA et blocs de convolution courte pour se différencier. L'ajout de phases d'apprentissage par renforcement pour réduire les hallucinations et améliorer le raisonnement suit également la tendance imposée par les modèles o1 d'OpenAI et DeepSeek-R1. La suite logique pour Liquid AI sera de démontrer ces performances dans des cas d'usage réels embarqués, là où la vitesse et la frugalité en ressources comptent autant que les scores sur des benchmarks académiques.

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Liquid AI a lancé LFM2.5-8B-A1B, un modèle de langage de type Mixture-of-Experts (MoE) conçu pour fonctionner directement sur des appareils grand public. Le modèle embarque 8,3 milliards de paramètres au total, mais n'en active que 1,5 milliard par token généré, ce qui réduit considérablement la charge de calcul à chaque inférence. Son architecture hybride combine 24 couches : 18 blocs de convolution LIV à double porte et 6 couches GQA. La fenêtre de contexte atteint 131 072 tokens, soit quatre fois plus que son prédécesseur LFM2-8B-A1B (32 768 tokens). Le modèle couvre neuf langues dont l'arabe, le chinois et le japonais. Par rapport à la version précédente, le volume de pré-entraînement est passé de 12 000 à 38 000 milliards de tokens, et le vocabulaire a doublé de 65 536 à 128 000 entrées, améliorant la tokenisation des scripts non-latins comme le hindi, le thaï ou l'arabe. LFM2.5-8B-A1B est également un modèle raisonnant : il produit une chaîne de pensée explicite avant chaque réponse. Les gains sur les benchmarks sont substantiels : le taux de non-hallucination AA-Omniscience bondit de 7,46 à 63,47, le score IFEval passe de 79,44 à 91,84, et MATH500 grimpe de 74,80 à 88,76. Ce modèle ouvre concrètement la voie à des agents IA autonomes capables de tourner sans cloud, directement sur un téléphone, un laptop ou une puce dédiée. Sur un CPU Apple M5 Max, il atteint 253 tokens par seconde en restant sous 6 Go de mémoire ; sur smartphone, le débit tient autour de 30 tokens par seconde. Sur un seul GPU NVIDIA H100, le débit monte à 18 500 tokens par seconde. Pour les développeurs, le modèle est compatible dès le premier jour avec llama.cpp, MLX, vLLM, SGLang et ONNX, ainsi qu'avec la plateforme edge LEAP de Liquid AI. Cette accessibilité technique signifie que des applications d'entreprise ou grand public peuvent intégrer un raisonnement structuré et une exécution d'outils sans dépendre d'une infrastructure cloud coûteuse, ce qui réduit la latence, les coûts et les risques de confidentialité. Liquid AI est une startup fondée par des chercheurs du MIT, connue pour ses architectures alternatives aux transformers classiques. LFM2.5 s'inscrit dans une série de modèles hybrides pensés pour l'inférence en périphérie du réseau (edge). Pour réduire les hallucinations, l'équipe a introduit deux étapes de reinforcement learning : une pour éliminer les boucles de raisonnement infinies via une pénalisation des mots déclencheurs comme "Wait…", une autre basée sur une récompense avg@k pour entraîner le modèle à s'abstenir plutôt qu'à inventer. Dans un secteur où Gemma de Google ou les modèles Qwen d'Alibaba dominent la course aux petits modèles performants, Liquid AI positionne LFM2.5-8B-A1B comme une alternative architecturalement différente, capable de rivaliser avec des modèles bien plus lourds sur les tâches agentiques et l'instruction following.

LLMsActu
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Zyphra lance ZAYA1-8B : un modèle de raisonnement MoE entraîné sur matériel AMD aux performances bien supérieures à sa taille
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Zyphra lance ZAYA1-8B : un modèle de raisonnement MoE entraîné sur matériel AMD aux performances bien supérieures à sa taille

Zyphra AI a publié ZAYA1-8B, un petit modèle de langage de type Mixture of Experts (MoE) comptant 760 millions de paramètres actifs pour 8,4 milliards de paramètres au total. Entraîné intégralement sur des processeurs AMD, un cluster de 1 024 cartes AMD Instinct MI300x interconnectées via AMD Pensando Pollara, construit en partenariat avec IBM, le modèle est désormais disponible sous licence Apache 2.0 sur Hugging Face et en endpoint serverless sur Zyphra Cloud. Malgré sa taille modeste, ZAYA1-8B affiche des performances compétitives avec des modèles bien plus grands sur les benchmarks de mathématiques et de code : il surpasse Claude 4.5 Sonnet et GPT-5-High sur le HMMT'25, une compétition de mathématiques avancées (89,6 points contre 88,3), et se rapproche des meilleurs modèles open-weight comme DeepSeek-V3.2. Cette efficacité repose sur une méthode inédite de calcul à l'inférence baptisée Markovian RSA, ainsi que sur une architecture MoE++ combinant trois innovations techniques : une attention convolutive compressée réduisant le KV-cache d'un facteur 8, un routeur basé sur un réseau de neurones MLP avec équilibrage de charge par contrôleur PID, et un mécanisme de mise à l'échelle résiduelle apprise pour stabiliser l'entraînement en profondeur. La distinction entre paramètres actifs et paramètres totaux est au coeur de l'intérêt du modèle. Dans un modèle classique, tous les paramètres s'activent à chaque token traité ; dans un MoE, seule une fraction des experts est sollicitée à chaque inférence. Avec seulement 760 millions de paramètres actifs par passe, ZAYA1-8B peut tourner en local sur des appareils grand public, s'intégrer dans des pipelines à calcul augmenté et servir des requêtes avec une latence réduite, tout en maintenant des performances proches de modèles dix fois plus grands. Pour les développeurs et entreprises qui cherchent à déployer des capacités de raisonnement avancées sans infrastructure lourde, ce rapport coût-performance représente une avancée concrète. ZAYA1-8B s'inscrit dans une tendance de fond qui voit plusieurs laboratoires challenger, DeepSeek en tête depuis début 2025, démontrer que l'architecture et la méthode d'entraînement comptent autant que la taille brute des modèles. Zyphra, encore peu connu du grand public, affirme avoir bâti un pipeline d'entraînement en cinq étapes post-préentraînement, intégrant notamment un échauffement au raisonnement, du reinforcement learning en cascade, et des étapes spécifiques de calcul augmenté à l'inférence. L'entraînement entièrement réalisé sur AMD est également un signal politique : dans un secteur dominé par Nvidia, valider une chaîne de production complète sur hardware concurrent ouvre la voie à une diversification des infrastructures IA. Les prochains modèles de Zyphra, selon ses propres communications, viseront des tailles supérieures avec la même philosophie d'efficacité par paramètre.

LLMsOpinion
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GPT-5.5 vs Claude Opus 4.7 : quelle est vraiment l’IA la plus puissante ?
3Le Big Data 

GPT-5.5 vs Claude Opus 4.7 : quelle est vraiment l’IA la plus puissante ?

OpenAI et Anthropic ont tous deux lancé leurs nouveaux modèles phares à quelques semaines d'intervalle : GPT-5.5 et Claude Opus 4.7. Sur l'Artificial Analysis Intelligence Index, qui agrège les performances sur un large éventail de tâches, GPT-5.5 s'impose avec un score de 60 contre 57 pour Claude Opus 4.7, le plaçant en tête du classement mondial toutes catégories confondues. Mais les benchmarks spécialisés racontent une histoire différente : sur le GPQA Diamond, un test composé de questions de niveau doctorat en sciences dures, Claude Opus 4.7 obtient 94,2 % contre 93,6 % pour GPT-5.5. Sur l'Humanity's Last Exam, conçu pour résister à la mémorisation et testant le raisonnement interdisciplinaire pointu, l'avantage d'Anthropic se creuse davantage : 46,9 % pour Opus 4.7 contre 41,4 % pour GPT-5.5 sans outils. Les deux modèles s'appuient sur des tokens de raisonnement invisibles qui améliorent leurs capacités mais les rendent plus lents et sensiblement plus chers à l'usage. L'écart entre les deux modèles révèle deux profils d'excellence distincts qui auront des conséquences concrètes sur les choix des développeurs et des entreprises. GPT-5.5 domine sur les capacités agentiques, utilisation d'un terminal, navigation web autonome, cybersécurité offensive, ce qui en fait l'outil de référence pour l'automatisation et les workflows qui nécessitent qu'une IA "fasse des choses" de façon autonome. Claude Opus 4.7 s'impose en revanche sur les tâches qui exigent un raisonnement profond, la résolution de problèmes complexes sans réponse évidente, et la stratégie à long terme. Pour les équipes qui construisent des agents autonomes, le choix penchera vers OpenAI ; pour celles qui ont besoin d'analyse, de synthèse ou de conseil de haut niveau, Anthropic prend l'avantage. Cette confrontation s'inscrit dans une phase d'accélération sans précédent de la course aux modèles de base. OpenAI et Anthropic se disputent la position de référence auprès des entreprises, des développeurs et des plateformes tierces, sachant que le modèle adopté en infrastructure devient difficile à déloger. L'émergence des tokens de raisonnement comme standard, une technique issue des travaux sur les "chain-of-thought" et popularisée par o1 d'OpenAI fin 2024, marque un tournant : les deux acteurs ont convergé vers la même architecture de base, rendant les différenciations de plus en plus fines et contextuelles. La prochaine étape sera probablement de voir qui parvient à maintenir ce niveau de performance tout en réduisant les coûts d'inférence, condition sine qua non pour une adoption à grande échelle.

UELes développeurs et entreprises en France et en UE devront arbitrer entre GPT-5.5 pour les workflows agentiques et Claude Opus 4.7 pour l'analyse approfondie lors de leurs décisions d'infrastructure IA.

💬 Ce que je retiens, c'est pas le score global, c'est la ligne de partage qui s'impose : GPT-5.5 pour orchestrer des agents autonomes, Opus 4.7 pour les tâches où tu as besoin que le modèle réfléchisse vraiment. C'est utile pour choisir son stack, mais le sous-texte de tout ça, c'est que les deux convergent sur les tokens de raisonnement, et ça coûte cher. Reste à voir qui réussit à tenir ce niveau de performance tout en faisant baisser l'addition.

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Gemma 4 : les modèles open source les plus performants à taille égale
4DeepMind Blog 

Gemma 4 : les modèles open source les plus performants à taille égale

Google a dévoilé Gemma 4, la quatrième génération de sa famille de modèles de langage open weights, présentée comme la plus performante à ce jour dans cette gamme. Conçus pour le raisonnement avancé et les flux de travail agentiques, ces modèles sont disponibles librement pour les développeurs et chercheurs. Google les décrit comme les plus efficaces octet pour octet de leur catégorie, signalant un saut qualitatif par rapport aux versions précédentes sur les benchmarks de compréhension et de raisonnement complexe. Cette sortie est significative pour l'écosystème open source de l'IA : des modèles ouverts aussi performants permettent aux entreprises et développeurs indépendants de déployer des agents autonomes et des pipelines de raisonnement sans dépendre d'APIs propriétaires. L'accent mis sur les workflows agentiques — où le modèle planifie, exécute des actions et s'adapte en plusieurs étapes — répond à un besoin croissant de l'industrie pour des automatisations complexes accessibles localement. Gemma s'inscrit dans la stratégie de Google DeepMind de maintenir une présence forte dans l'open source face à Meta (LLaMA) et Mistral AI, qui dominent ce segment. Après Gemma 1, 2 et 3, cette quatrième itération intervient alors que la course aux modèles ouverts s'intensifie, chaque acteur cherchant à établir son architecture comme référence pour les développeurs.

UELes développeurs et entreprises européens accèdent à des modèles open weights performants déployables localement, réduisant leur dépendance aux APIs propriétaires et intensifiant la pression concurrentielle sur Mistral AI, acteur français de référence sur ce segment.

💬 Mistral a un problème. Google livre des modèles ouverts sérieux sur l'agentique, et l'argument "notre archi est meilleure" va devenir de plus en plus difficile à tenir face à ça. Bon, faut voir ce que ça donne hors benchmarks.

LLMsOpinion
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