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MiniMax annonce le modèle M3 : attention fragmentée et réponses longues 15,6 fois plus rapides
LLMsVentureBeat AI6sem· 2 min de lecture

MiniMax annonce le modèle M3 : attention fragmentée et réponses longues 15,6 fois plus rapides

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MiniMax, laboratoire chinois d'intelligence artificielle, vient de publier un rapport technique approfondi sur sa série de modèles de langage M2 (M2, M2.5 et M2.7), tout en dévoilant les premières caractéristiques de sa prochaine génération, M3. Le document révèle l'architecture interne de M2 : un Transformer de type Mixture-of-Experts (MoE) totalisant 229,9 milliards de paramètres, dont seulement 9,8 milliards sont activés à chaque token, répartis entre 256 experts spécialisés. Pour éviter les déséquilibres de charge habituels dans ce type d'architecture, MiniMax a développé un système de routage original combinant une activation sigmoïde et des biais appris par expert. Surtout, la société annonce que M3 adoptera un nouveau mécanisme d'attention sub-quadratique qui permettrait un décodage jusqu'à 15,6 fois plus rapide sur des contextes d'un million de tokens, rendant le déploiement d'agents IA sur des documents ultra-longs économiquement viable pour la première fois.

L'enjeu est considérable pour les entreprises qui travaillent avec de grands volumes de texte. Dans les LLM classiques, l'attention standard oblige chaque token à interagir mathématiquement avec tous les autres, ce qui fait exploser les besoins en mémoire et en calcul à mesure que les séquences s'allongent. Traiter un million de tokens avec ce système revient à mobiliser des ressources matérielles prohibitives. Le passage à une approche sub-quadratique, si elle préserve la qualité de compréhension, ouvrirait la voie à des agents capables d'ingérer des contrats, des bases de connaissances entières ou des historiques de conversations très longs sans coût exorbitant. Adina Yakup, chercheuse chez Hugging Face, a salué le travail sur X : "Au-delà des benchmarks, ils ont accompli un travail solide sur l'efficacité des MoE et la conception orientée agents."

MiniMax s'inscrit dans une vague de laboratoires chinois, aux côtés de DeepSeek et Xiaomi, qui challengent frontalement les modèles américains dominants en proposant des performances de premier rang sous licences open source permissives, adaptées aux usages commerciaux. La série M2 avait atteint le haut des classements open source à sa sortie avant d'être dépassée par des concurrents ; le rapport publié constitue désormais un manuel de référence pour les équipes qui cherchent à entraîner ou affiner leurs propres modèles en interne. Le vrai pari de M3 sera de résoudre le compromis historique des méthodes sub-quadratiques, comme l'attention par fenêtre glissante, qui réduisent les coûts de calcul mais font perdre au modèle la vision d'ensemble des contextes distants. Si MiniMax tient ses promesses de vitesse sans sacrifier la précision, M3 pourrait redéfinir les standards d'efficacité pour les agents IA à grande échelle.

Impact France/UE

Les équipes européennes développant des agents IA sur de longs contextes pourraient bénéficier des modèles open source de MiniMax pour réduire leurs coûts d'inférence, si M3 tient ses promesses de vitesse sans perte de précision.

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Le 1er juin 2026, la société chinoise MiniMax a lancé M3, son nouveau modèle d'intelligence artificielle à poids ouverts. Il s'agit du premier modèle open weight à combiner trois capacités jusqu'ici réservées aux systèmes propriétaires : une fenêtre contextuelle d'un million de jetons, des performances de pointe en programmation et en agents autonomes, ainsi qu'une prise en charge native du texte et des images. Sur SWE-Bench Pro, le benchmark de référence pour la résolution de problèmes logiciels réels, M3 obtient 59 %, dépassant GPT-5.5 et Gemini 3.1 Pro selon MiniMax. Il atteint également 66 % sur Terminal-Bench 2.1, 74,2 % sur Atlas MCP et 83,5 sur BrowseComp, score qui surpasserait Claude Opus 4.7. Le modèle est déjà accessible via l'API officielle de MiniMax et son agent de développement MiniMax Code, tandis que les poids ouverts seront publiés sur Hugging Face et GitHub dans une dizaine de jours. Ce lancement est significatif parce qu'il réduit concrètement la barrière entre modèles open source et systèmes propriétaires de premier rang. L'architecture repose sur une technologie maison appelée MiniMax Sparse Attention (MSA), qui identifie les informations pertinentes avant de concentrer les calculs sur elles : résultat, le coût de calcul par jeton est divisé par vingt sur un contexte d'un million de jetons, le traitement des entrées est neuf fois plus rapide que sur la génération précédente, et la génération de réponses gagne un facteur supérieur à quinze. La vitesse de production avoisine 100 jetons par seconde, environ trois fois celle de Claude Opus. Pour les développeurs et les entreprises qui cherchent à déployer des agents autonomes sans dépendre d'APIs propriétaires à coût élevé, M3 représente une option crédible et, surtout, inspecTable. MiniMax est une startup fondée à Shanghai qui opère depuis plusieurs années dans l'ombre des géants américains et de ses concurrents chinois comme Baidu ou Zhipu AI. Avec M3, elle entre directement en compétition avec Anthropic, Google et OpenAI sur le segment haut de gamme, mais avec la carte distinctive de l'ouverture des poids. Le contexte réglementaire et géopolitique autour de l'IA chinoise reste tendu, ce qui rend d'autant plus remarquable qu'une entreprise de ce pays publie un modèle en open weight à ce niveau de performance. Des validations indépendantes seront nécessaires : une partie des benchmarks ont été conduits sur l'infrastructure de MiniMax elle-même. La publication imminente des poids permettra à la communauté de vérifier ces affirmations, et les semaines qui suivent diront si M3 tient ses promesses dans des conditions réelles d'utilisation.

UEL'arrivée d'un modèle open weight performant réduit la dépendance des entreprises et développeurs européens aux APIs propriétaires américaines à coût élevé.

💬 Un million de jetons, des scores d'agent au niveau des meilleurs modèles fermés, et les poids open source dans dix jours : si tout ça se confirme, c'est une vraie gifle pour les APIs propriétaires. Le calcul change pour ceux qui veulent déployer des agents sans facturer à chaque appel. Les benchmarks sont en partie auto-déclarés, donc on attend les poids sur HuggingFace, mais là MiniMax joue dans la cour des grands pour de bon.

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Google a publié DiffusionGemma, un modèle expérimental open source de 26 milliards de paramètres en architecture Mixture of Experts (MoE), sous licence Apache 2.0. Contrairement aux modèles de langage classiques qui génèrent les tokens un par un de gauche à droite, DiffusionGemma produit des blocs entiers de texte en parallèle, ce qui lui permet d'atteindre jusqu'à quatre fois la vitesse de génération des modèles autorégressifs traditionnels. Sur un GPU NVIDIA H100, il dépasse les 1 000 tokens par seconde ; sur un RTX 5090, il atteint plus de 700 tokens par seconde. Lors de l'inférence, seuls 3,8 milliards de paramètres sont activés. Le modèle, construit sur la base Gemma 4 26B-A4B, est multimodal : il traite du texte, des images et de la vidéo en entrée, dispose d'une fenêtre de contexte de 256 000 tokens, supporte plus de 140 langues et tient dans 18 Go de VRAM une fois quantifié, le rendant compatible avec les GPU grand public haut de gamme. L'intérêt principal de DiffusionGemma réside dans ses cas d'usage à contrainte de latence forte : édition de texte en ligne, itération rapide, génération de structures non linéaires. En déplaçant le goulot d'étranglement de la bande passante mémoire vers le calcul pur, le modèle exploite mieux les cœurs tensoriels inactifs des GPU locaux. Google cible explicitement les développeurs et chercheurs qui travaillent sur des workflows interactifs en local, où la vitesse prime sur la qualité absolue. L'entreprise est toutefois transparente sur le compromis : DiffusionGemma génère plus vite, mais sa qualité de sortie reste inférieure à celle de Gemma 4 autorégressif standard. Pour les productions critiques nécessitant une qualité maximale, Google recommande toujours ses modèles classiques. Le mécanisme au cœur de DiffusionGemma s'appelle Uniform State Diffusion, inspiré des générateurs d'images IA qui partent d'un bruit visuel pour le raffiner progressivement. Appliqué au texte, le modèle démarre avec un canvas de 256 tokens aléatoires, effectue plusieurs passes en attention bidirectionnelle, verrouille les tokens à haute confiance et les utilise comme contexte pour résoudre les positions adjacentes, jusqu'à ce que le texte converge. Cette attention bidirectionnelle, où chaque token peut en observer un autre dans n'importe quelle direction, tranche radicalement avec les modèles autorégressifs contraints à ne regarder qu'en arrière. Elle permet en outre une auto-correction en temps réel : si la confiance d'un token chute, le modèle peut le re-bruiter et le remplacer lors d'une passe suivante. Pour les sorties longues, Google a développé la Block Autoregressive Diffusion : une fois un bloc de 256 tokens finalisé, il est validé dans le cache KV et un nouveau canvas démarre, conditonné sur l'historique précédent. Cette approche hybride combine la vitesse du traitement parallèle et la stabilité séquentielle des architectures classiques.

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Liquid AI, une startup fondée par d'anciens chercheurs du MIT, a lancé le 26 juin 2026 son modèle de langage le plus compact à ce jour : LFM2.5-230M. Avec seulement 230 millions de paramètres, ce modèle de fondation est conçu pour fonctionner directement sur les appareils, smartphones, ordinateurs portables, systèmes robotiques, sans connexion permanente au cloud. Malgré sa taille réduite, il surpasse à la tâche d'extraction de données des modèles jusqu'à quatre fois plus grands, notamment le Qwen3.5-0.8B d'Alibaba (800 millions de paramètres) et le Gemma 3 1B de Google (1 milliard de paramètres). Sur un Samsung Galaxy S25 Ultra équipé d'un Snapdragon Gen4, il atteint 213 tokens par seconde en décodage ; sur un Raspberry Pi 5, il maintient 42 tokens par seconde. Sa fenêtre de contexte de 32 000 tokens lui permet d'ingérer de longs documents ou des flux continus de données de télémétrie robotique. Son empreinte mémoire reste inférieure à 400 Mo. Le modèle est entraîné sur 19 000 milliards de tokens et proposé sous licence duale : gratuit pour les entreprises générant moins de 10 millions de dollars de revenus annuels, payant au-delà. Pour les équipes data et les développeurs d'applications embarquées, l'enjeu est concret. Les entreprises s'appuient encore largement sur des pipelines ETL (Extract, Transform, Load) rigides et basés sur des règles fixes, des systèmes qui se brisent dès qu'un document change de format ou qu'un schéma évolue. LFM2.5-230M ouvre la voie à un « AI ETL » capable d'inférer automatiquement les correspondances de données, de détecter les dérives de schéma et de structurer des sources non structurées, PDF, e-mails, formulaires web, en JSON sans intervention humaine. Ce type de flux agentique léger peut désormais s'exécuter localement, sans dépendance au cloud, ce qui réduit la latence, les coûts d'infrastructure et les risques liés à la confidentialité des données. Cette sortie illustre une fracture croissante dans l'industrie de l'IA. D'un côté, Anthropic, OpenAI, Google, Microsoft et Meta poussent leurs modèles vers des centaines de milliards, voire des milliers de milliards de paramètres pour atteindre les performances dites frontier. De l'autre, une course parallèle s'intensifie autour de l'efficience architecturale pour l'inférence locale. Liquid AI mise sur son architecture LFM2, un système hybride combinant convolutions à courte portée et mécanismes d'attention groupée, qui contourne les coûts quadratiques en mémoire des transformers classiques. Cette approche permet d'obtenir des vitesses d'inférence élevées sur du matériel contraint, là où les transformers purs s'essoufflent. Le positionnement de Liquid AI, efficience plutôt que mise à l'échelle brutale, pourrait séduire un segment d'entreprises que les géants du cloud peinent à servir : celles qui ont besoin d'IA performante sans exposer leurs données ni investir dans une infrastructure coûteuse.

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Google a dévoilé Gemini 3.5 Flash lors de sa conférence Google I/O en mai 2026, marquant le lancement de la première génération de modèles Gemini 3.5. Malgré son positionnement dans le tier "Flash", historiquement réservé aux modèles rapides et économiques, ce nouveau modèle surpasse Gemini 3.1 Pro sur les benchmarks exigeants. Il affiche 76,2 % sur Terminal-Bench 2.1 (performance en codage), 1 656 Elo sur GDPval-AA (tâches agentiques réelles), 83,6 % sur MCP Atlas (fiabilité dans l'utilisation d'outils) et 84,2 % sur CharXiv Reasoning (compréhension multimodale). Côté prix, Google propose 1,50 dollar par million de tokens en entrée, 9 dollars en sortie, et seulement 0,15 dollar pour les tokens mis en cache. Le modèle est quatre fois plus rapide sur les tokens de sortie que son prédécesseur, avec une fenêtre de contexte d'un million de tokens et une date de coupure de connaissance fixée à janvier 2026. Ce lancement est structurellement important parce qu'il efface la frontière entre vitesse et puissance : un modèle "Flash" bon marché dépasse désormais le modèle premium précédent. Pour les développeurs et les entreprises qui construisent des agents IA, cela réduit drastiquement le coût des workflows complexes. Google a simultanément lancé une API "Managed Agents" qui permet de déployer un agent complet en un seul appel API : l'agent raisonne, appelle des outils, exécute du code dans un conteneur Linux isolé, et maintient son état entre les appels successifs. Des partenaires comme Shopify utilisent déjà des sous-agents en parallèle pour améliorer les prévisions de croissance de leurs marchands, Macquarie Bank le teste pour analyser des documents de plus de 100 pages lors de l'embarquement client, Salesforce l'intègre dans Agentforce pour automatiser des tâches d'entreprise, et Databricks l'utilise pour la surveillance de données en temps réel avec diagnostic automatique. Ce modèle s'inscrit dans la stratégie "agent-first" de Google, matérialisée par la plateforme Antigravity. Antigravity 2.0 est une application desktop autonome capable d'orchestrer plusieurs agents en parallèle, avec des tâches planifiées et des intégrations couvrant Google AI Studio, Android et Firebase. Un CLI permet aux développeurs de créer des agents sans interface graphique, et un SDK ouvre un accès programmatique complet. La compétition sur le segment des modèles efficaces et agentiques s'intensifie : OpenAI, Anthropic et d'autres acteurs proposent des offres similaires, mais Google frappe fort en combinant performance de frontier, prix agressif et infrastructure d'exécution clé en main. Les prochains mois diront si Gemini 3.5 Flash s'impose comme la référence de facto pour les workflows agentiques en production.

UELes développeurs et entreprises européens peuvent adopter dès maintenant Gemini 3.5 Flash pour leurs workflows agentiques à des tarifs très agressifs, abaissant significativement le coût de construction d'agents IA en production en France et dans l'UE.

💬 Un modèle Flash qui surpasse le Pro précédent sur les benchmarks, ça change toute l'équation. Tu n'as plus à choisir entre vitesse et qualité, tu prends les deux pour 1,50 dollar le million de tokens en entrée. L'API Managed Agents m'intéresse autant que les perfs : déployer un agent complet en un seul appel, c'est exactement le plumbing que tout le monde réécrivait à la main depuis deux ans.

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