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Chez Starbucks, l’IA chargée des stocks s’est noyée dans les bouteilles de lait
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Chez Starbucks, l’IA chargée des stocks s’est noyée dans les bouteilles de lait

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Starbucks a retiré fin 2025 son application d'inventaire automatisé baptisée Automated Counting, développée par la société NomadGo, après plusieurs mois de dysfonctionnements dans les établissements des États-Unis et du Canada. Lancé en septembre 2024, l'outil promettait de révolutionner la gestion des stocks : les employés positionnaient une tablette devant les étagères de sirops, laits et autres consommables, et une combinaison de caméra et de capteur LIDAR se chargeait de comptabiliser et d'identifier les produits automatiquement. NomadGo affirmait une fiabilité de 99 %. En pratique, l'IA confondait régulièrement des variétés de lait similaires, omettait des références entières et produisait des inventaires inexacts. Début février 2025, Starbucks maintenait encore publiquement que l'outil améliorait la disponibilité des produits. Quelques mois plus tard, l'application était silencieusement retirée et les baristas reprenaient le comptage manuel.

L'échec n'est pas anodin pour une enseigne qui se bat depuis des années contre des ruptures de stock récurrentes. Pour les experts en logistique, une chaîne d'approvisionnement fiable implique des livraisons complètes et ponctuelles dans 95 % des cas ; début 2024, moins d'un tiers des camions arrivant dans les centres de distribution Starbucks atteignaient ce seuil, selon d'anciens employés interrogés par Reuters. Chaque produit manquant au comptoir signifie une commande client impossible à honorer et une vente perdue. L'incapacité de l'IA à produire un inventaire fiable a donc non seulement raté l'objectif initial, mais laissé intact le problème opérationnel qu'elle devait résoudre, fragilisant davantage la confiance interne dans les projets technologiques du groupe.

Starbucks traverse une période de transformation sous la direction de Brian Niccol, PDG depuis septembre 2024 et quatrième patron en cinq ans à hériter de ce dossier épineux. Son programme "Back to Starbucks" mise explicitement sur les technologies IA pour simplifier les opérations et soutenir les baristas, ce qui rend l'abandon d'Automated Counting d'autant plus symbolique. La chaîne de cafés n'est pas un cas isolé : McDonald's avait retiré en 2024 ses bornes vocales développées avec IBM, dont les erreurs comiques avaient envahi les réseaux sociaux, et le AI Overview de Google avait conseillé d'ajouter de la colle dans les pizzas pour faire tenir le fromage. Ces débâcles successives rappellent une limite structurelle des déploiements IA en conditions réelles : une précision théorique élevée ne résiste pas toujours à la variabilité du terrain, et le coût d'un mauvais inventaire dans la restauration rapide est immédiat et mesurable.

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1The Verge AI 

Les guerres de l'IA dans le code s'intensifient

La guerre des outils de codage par intelligence artificielle s'intensifie, avec une accélération spectaculaire depuis le printemps 2021, date à laquelle Microsoft a lancé GitHub Copilot, premier produit concret de son partenariat avec OpenAI. Bien avant que le grand public ne découvre ChatGPT à l'automne 2022, cet assistant intégré directement dans les éditeurs de code proposait déjà d'autocompléter des lignes et des blocs entiers à mesure que les développeurs tapaient. Ce que peu de gens réalisaient alors, c'est que ce lancement discret marquait le début d'une transformation profonde du métier de programmeur. Depuis, le marché a explosé. Cursor, Replit, Windsurf, Amazon CodeWhisperer, Google Gemini Code Assist et une dizaine d'autres outils se disputent des millions d'utilisateurs, tandis qu'un nouveau phénomène, le "vibe coding", permet à des non-développeurs de générer des applications entières en langage naturel. Les gains de productivité mesurés par plusieurs études dépassent 30 à 55 % sur certaines tâches, ce qui pousse les grandes entreprises technologiques à revoir leurs équipes d'ingénierie à la baisse. Ce contexte concurrentiel pousse Microsoft, qui a investi plus de 13 milliards de dollars dans OpenAI, à défendre sa position dominante face à des challengers agiles et bien financés. GitHub Copilot a récemment été étendu avec des capacités agentiques capables de modifier plusieurs fichiers de façon autonome, signe que la simple autocomplétion ne suffit plus. L'enjeu dépasse le simple outil : celui qui s'impose comme plateforme de référence pour l'écriture de code contrôlera une part massive de la chaîne de création logicielle mondiale.

UELes développeurs européens sont directement concernés par cette transformation du marché des outils de codage, qui pourrait accélérer la réduction des effectifs d'ingénieurs dans les entreprises tech du continent.

💬 Le vibe coding, c'est pas un gadget. Ça change qui peut construire un produit, et les boîtes tech qui recrutent moins depuis 6 mois ont déjà tiré leurs conclusions. Reste à voir si Cursor ou Microsoft sort gagnant, mais le vrai enjeu, c'est qui tient la couche où tout le code du monde s'écrit.

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Le rôle de l'IA dans le développement des bots de trading forex
2AI News 

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L'intelligence artificielle transforme en profondeur le développement des robots de trading sur le marché des changes (forex), un secteur qui brasse quotidiennement plus de 7 500 milliards de dollars d'échanges à travers le monde. Là où les premiers robots forex reposaient sur des règles statiques, entrer en position lorsqu'une moyenne mobile franchit un seuil précis, sortir lorsqu'un prix cible est atteint, les systèmes modernes intègrent désormais des techniques d'apprentissage automatique, de traitement du langage naturel (NLP), d'apprentissage profond et de renforcement par essais-erreurs. Ces architectures permettent aux algorithmes de s'entraîner sur des historiques de données, d'identifier des corrélations complexes entre indicateurs techniques et variables macroéconomiques, puis d'ajuster leurs stratégies en continu à mesure que de nouvelles données arrivent. Le NLP joue un rôle particulier : il permet aux systèmes de scanner en temps réel les annonces des banques centrales, les rapports économiques et les flux d'actualités financières pour détecter des changements de sentiment susceptibles de faire bouger les paires de devises. L'impact le plus concret de cette évolution concerne la gestion du risque. Les marchés des changes sont réputés pour leur volatilité et leur fonctionnement 24 heures sur 24, cinq jours par semaine, ce qui rend la surveillance manuelle exhaustive pratiquement impossible même pour les traders les plus expérimentés. Les systèmes pilotés par IA peuvent surveiller simultanément des dizaines de signaux, mouvements de prix, niveaux de volatilité, évolutions de liquidité, corrélations entre paires de devises, et identifier des signaux d'alerte bien plus tôt que les méthodes traditionnelles. Cette capacité à traiter des volumes massifs d'informations hétérogènes en temps réel représente un avantage décisif : elle réduit l'exposition aux pertes soudaines tout en permettant de saisir des opportunités fugaces que l'analyse humaine ne pourrait pas détecter à cette vitesse. Cette mutation s'inscrit dans une transformation plus large de la finance algorithmique. Pendant des décennies, les robots de trading ont été l'apanage des grandes institutions, banques d'investissement, fonds spéculatifs, qui disposaient des ressources pour développer et maintenir des systèmes sophistiqués. La démocratisation des frameworks d'apprentissage automatique open source et la réduction des coûts de calcul cloud ont progressivement ouvert ce terrain aux traders indépendants et aux petites sociétés de gestion. Les modèles peuvent désormais être réentraînés régulièrement pour intégrer les nouvelles dynamiques de marché, ce qui réduit l'obsolescence rapide qui frappait les anciens robots à règles fixes. La question qui se pose pour les acteurs du secteur n'est plus de savoir si l'IA doit intégrer leurs systèmes de trading, mais à quelle vitesse et avec quels garde-fous humains maintenir dans la boucle de décision.

UELes gérants de fonds et traders indépendants européens sont concernés par la démocratisation de ces outils algorithmiques, mais l'article n'aborde aucune spécificité réglementaire ou institutionnelle propre à l'UE.

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3Le Big Data 

AIDA : l’IA de Starburst pour une entreprise réellement data-driven

Starburst a annoncé le lancement d'AIDA (AI Data Assistant), un assistant analytique conçu pour permettre aux entreprises d'interroger leurs données distribuées sans migration préalable ni compromis sur la sécurité. Développé par la société fondée par Justin Borgman, cet outil s'adresse aux organisations qui peinent à exploiter leur patrimoine informationnel fragmenté entre clouds multiples et serveurs locaux. Contrairement aux interfaces classiques qui se contentent de convertir une question en requête SQL, AIDA repose sur le cadre "ReAct" : l'assistant décompose chaque demande métier, analyse les métadonnées disponibles et valide ses propres étapes de raisonnement avant de formuler une réponse. Résultat : des analyses ancrées dans les données réelles plutôt que des approximations générées par des modèles de langage mal contextualisés. La solution s'adapte également au profil de l'interlocuteur, offrant une profondeur technique aux analystes et des indicateurs directement actionnables aux dirigeants. L'impact concret se mesure d'abord dans la performance opérationnelle et financière des entreprises. En connectant AIDA à des outils comme Slack ou Jira via le protocole ouvert MCP, les organisations automatisent des flux de travail critiques jusqu'ici trop rigides. Les premiers cas d'usage documentés portent sur la rétention client, grâce à une détection plus fine des signaux faibles d'insatisfaction, et sur la correction d'erreurs de facturation rendues visibles en croisant contrats et consommation réelle. Pour les directions techniques, la compatibilité avec les principaux moteurs d'IA du marché, OpenAI, Anthropic et AWS Bedrock, élimine le risque d'enfermement propriétaire et permet une maîtrise des coûts adaptée à chaque secteur. Des garde-fous configurables filtrent par ailleurs les sujets sensibles et protègent les données personnelles, levant ainsi les blocages de conformité qui freinent habituellement les projets d'innovation interne. Ce lancement s'inscrit dans une tendance de fond : les entreprises disposent de volumes de données considérables mais restent incapables d'en extraire de la valeur à cause de l'éclatement des infrastructures. Starburst, spécialisé dans les moteurs de requêtes distribuées basés sur Trino, élargit ici son positionnement vers la couche conversationnelle, un terrain de plus en plus disputé entre acteurs du data warehouse, éditeurs de business intelligence et grandes plateformes cloud. En affirmant, par la voix de Borgman, que "la valeur réside dans la donnée elle-même plutôt que dans le modèle", Starburst tente de se différencier des solutions d'IA générative généralistes en misant sur la fiabilité analytique. La prochaine étape sera de démontrer, à grande échelle et dans des environnements de production exigeants, que ce raisonnement augmenté tient ses promesses face aux géants déjà positionnés sur ce créneau.

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4The Verge AI 

Dairy Queen installe un chatbot IA dans ses drive-in

Dairy Queen déploie un chatbot IA dans ses drive-thrus à travers les États-Unis et le Canada, après une phase de test menée l'année dernière. La chaîne de restauration rapide a choisi la technologie développée par Presto, une entreprise spécialisée dans l'IA pour la restauration rapide qui collabore déjà avec Carl's Jr., Hardee's, Taco John's et Fazoli's. L'objectif affiché est double : réduire les temps d'attente en caisse et inciter les clients à commander davantage, une stratégie d'upselling automatisée que Dairy Queen espère rentabiliser à grande échelle. L'impact est significatif pour l'industrie du fast-food, qui cherche à comprimer ses coûts de main-d'œuvre tout en maintenant la fluidité du service. Cependant, la promesse d'une IA entièrement autonome mérite d'être nuancée : une enquête Bloomberg publiée en 2023 avait révélé que les systèmes de Presto étaient en réalité assistés par des travailleurs humains basés aux Philippines, soulevant des questions sur la réalité de l'automatisation vendue aux franchisés. Ce déploiement s'inscrit dans une vague plus large d'adoption de l'IA dans la restauration rapide, où McDonald's, Wendy's et d'autres chaînes ont expérimenté des solutions similaires ces dernières années, avec des résultats mitigés. Presto, qui a traversé des difficultés financières, mise sur ces contrats pour asseoir sa position sur un marché concurrentiel. La question de la transparence sur le rôle réel des humains dans ces systèmes reste entière, et pourrait alimenter les débats réglementaires sur l'étiquetage de l'IA auprès des consommateurs.

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