Aller au contenu principal
Construire un pipeline complet d'observabilité et d'évaluation Langfuse pour le traçage, la gestion des prompts, le scoring et les expériences
OutilsMarkTechPost6sem· 2 min de lecture

Construire un pipeline complet d'observabilité et d'évaluation Langfuse pour le traçage, la gestion des prompts, le scoring et les expériences

Source originale ↗·

Langfuse, plateforme open-source d'ingénierie LLM, propose un pipeline complet couvrant quatre dimensions critiques du développement d'applications à base de grands modèles de langage : le tracing des appels, la gestion centralisée des prompts, le scoring d'évaluation et les expérimentations sur datasets. Le tutoriel publié cette semaine détaille une implémentation complète, compatible aussi bien avec l'API OpenAI (notamment le modèle gpt-4o-mini) qu'avec un LLM déterministe simulé, permettant à tout développeur d'explorer chaque fonctionnalité sans dépendre d'un accès payant. L'intégration commence par la connexion au client Langfuse via des clés d'authentification publique et secrète (formats pk-lf- et sk-lf-), avec support des régions EU, US et des instances auto-hébergées. Le pipeline instrumente ensuite des fonctions Python simples puis un mini-pipeline RAG (Retrieval-Augmented Generation), en attachant à chaque appel LLM des métadonnées de trace, un modèle, des paramètres de température et des identifiants de prompt.

Pour les équipes qui développent des produits IA en production, cette approche résout un problème central : la boîte noire des LLMs. Avec Langfuse, chaque génération devient observable, chaque prompt est versionné et centralisé, et chaque réponse peut recevoir un score d'évaluation automatique ou humain. Cela permet de détecter les régressions de qualité entre versions de prompts, de comparer les performances de différents modèles sur un même dataset, et de construire une boucle d'amélioration continue documentée. Les équipes produit et ML gagnent une visibilité structurée sur ce qui se passe réellement à l'intérieur de leurs pipelines, ce qui est aujourd'hui l'un des manques les plus critiques dans le déploiement d'applications LLM à l'échelle.

Langfuse s'inscrit dans un écosystème en pleine structuration autour de l'observabilité LLM, aux côtés de solutions comme LangSmith (LangChain), Weights & Biases Weave ou Helicone. Sa différenciation principale repose sur son caractère open-source et la possibilité de l'auto-héberger, ce qui répond directement aux contraintes de conformité et de souveraineté des données des entreprises européennes. La montée en maturité de ces outils reflète un tournant dans l'industrie : les LLMs ne sont plus des prototypes à évaluer manuellement, mais des composants de production qui exigent la même rigueur d'ingénierie que n'importe quel service critique. L'intégration native avec le SDK OpenAI via un simple remplacement d'import facilite une adoption progressive, sans refonte d'architecture, ce qui devrait accélérer son adoption dans des stacks existantes.

Impact France/UE

Langfuse étant open-source et auto-hébergeable, les entreprises européennes peuvent l'adopter en respectant leurs contraintes RGPD et de souveraineté des données, sans dépendre d'infrastructures américaines.

Dans nos dossiers

Cet article vous a été utile ?

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

Construire une solution d'observabilité d'entreprise pour Amazon QuickSight
1AWS ML Blog 

Construire une solution d'observabilité d'entreprise pour Amazon QuickSight

Amazon Web Services propose une architecture de référence pour centraliser l'observabilité d'Amazon Q, sa plateforme d'IA générative d'entreprise. La solution, publiée par AWS, agrège les données opérationnelles issues de deux sources principales : les journaux CloudWatch Vended Logs, qui capturent les conversations, les retours utilisateurs, la consommation des agents et le stockage d'index, ainsi que les événements AWS CloudTrail, qui enregistrent toutes les actions effectuées par les utilisateurs et les services sur la plateforme. Ces données transitent via des filtres d'abonnement CloudWatch vers des flux Amazon Data Firehose, sont transformées par des fonctions AWS Lambda, puis stockées dans un data lake sécurisé sur Amazon S3. Le tout est chiffré au repos via une clé AWS KMS gérée par le client avec rotation automatique. Les équipes d'administration peuvent ensuite interroger ce lac de données avec Amazon Athena, visualiser les métriques dans un tableau de bord QuickSight, ou poser des questions en langage naturel à un agent conversationnel Amazon Q personnalisé. Le déploiement s'appuie sur AWS CDK et requiert Python 3.9 minimum, Node.js 20 et AWS CLI V2. Pour les organisations qui déploient Amazon Q à grande échelle, cette solution répond à un besoin concret : obtenir une vue unifiée de l'adoption, de la satisfaction des utilisateurs, des coûts et de la gouvernance depuis un seul tableau de bord. Sans cela, les données sont éparpillées entre plusieurs services AWS et deviennent rapidement inexploitables à l'échelle de centaines ou milliers d'utilisateurs. La protection des données sensibles est intégrée dès la collecte via des politiques de masquage dans CloudWatch, capables de détecter et anonymiser automatiquement des clés privées, informations financières, données personnelles ou de santé. AWS Lake Formation apporte en complément un contrôle fin des accès au niveau des tables et des colonnes. Amazon Q s'est imposé comme la réponse d'AWS au déploiement d'IA générative en entreprise, en intégrant dans un seul produit des espaces collaboratifs, des agents conversationnels, des flux automatisés, des outils de recherche et des capacités de business intelligence via QuickSight. Mais la croissance de ces déploiements a mis en évidence un angle mort : l'absence d'outil natif pour piloter l'usage à l'échelle. Cette architecture d'observabilité comble ce manque en s'appuyant entièrement sur des services AWS managés, sans infrastructure supplémentaire à maintenir. Elle s'inscrit dans une tendance plus large où les plateformes d'IA d'entreprise doivent désormais justifier leur ROI avec des métriques d'usage précises, répondre aux exigences d'audit réglementaire, et permettre aux directions métier de piloter les investissements IA en temps réel.

OutilsActu
1 source
Guide complet pour construire un pipeline de détection et suppression des données personnelles avec OpenAI Privacy Filter
2MarkTechPost 

Guide complet pour construire un pipeline de détection et suppression des données personnelles avec OpenAI Privacy Filter

OpenAI a mis à disposition sur HuggingFace un modèle de classification de tokens baptisé openai/privacy-filter, conçu pour détecter et masquer automatiquement les données personnelles dans des textes. Un tutoriel détaillé publié cette semaine montre comment construire, étape par étape, un pipeline complet de détection et de rédaction des informations personnellement identifiables (PII) prêt pour la production. Le système, implémenté en Python avec les bibliothèques Transformers d'HuggingFace, PyTorch et pandas, identifie huit catégories de données sensibles : noms de personnes, adresses e-mail, numéros de téléphone, adresses physiques, URL privées, dates, numéros de compte et secrets. Chaque entité détectée est remplacée par un marqueur typé comme [PRIVATEPERSON] ou [PRIVATEEMAIL], ce qui préserve la lisibilité du texte tout en occultant les informations sensibles. Le pipeline fonctionne aussi bien sur GPU que sur CPU, avec un seuil de confiance configurable fixé par défaut à 0,50 pour filtrer les faux positifs. L'intérêt concret de ce type de pipeline est considérable pour les entreprises qui manipulent des données clients avant de les envoyer vers des LLM externes ou des systèmes de journalisation. En substituant les entités sensibles par des placeholders sémantiquement clairs plutôt qu'un simple [REDACTED] générique, le texte reste exploitable par des modèles en aval sans exposer de données privées. Cette approche répond directement aux exigences du RGPD et aux politiques d'utilisation des API d'IA, qui interdisent souvent l'envoi de données personnelles non anonymisées. Le pipeline inclut également un système de rapport structuré convertissant les résultats en dataframes pandas, ce qui facilite l'audit et le traitement par lots à grande échelle. La protection des données personnelles dans les flux d'ingestion vers les LLM est devenue un enjeu critique depuis que des entreprises comme Samsung ont interdit l'usage de ChatGPT en interne après des fuites accidentelles de code source confidentiel. La mise à disposition d'un modèle dédié par OpenAI sur HuggingFace marque une évolution : plutôt que de laisser chaque organisation bricoler sa propre solution d'anonymisation, un modèle de référence mutualisé, entraîné spécifiquement sur cette tâche, peut s'intégrer directement dans les pipelines existants. Le choix d'une architecture de classification de tokens, plus précise que les approches par expressions régulières, permet de gérer les ambiguïtés contextuelles, comme distinguer une date de naissance privée d'une date de publication publique. Les prochaines étapes naturelles pour ce type de système incluent le support multilingue, l'ajout de catégories sectorielles (numéros de sécurité sociale, données médicales), et l'intégration dans des frameworks d'orchestration comme LangChain ou LlamaIndex.

UELe pipeline répond directement aux obligations du RGPD pour les entreprises européennes qui transmettent des données personnelles à des LLM externes, réduisant le risque de non-conformité.

OutilsOutil
1 source
Conception d'un pipeline d'extraction de factures guidé par schéma avec lift-pdf, pour la validation et la génération de grand livre en comptabilité fournisseurs
3MarkTechPost 

Conception d'un pipeline d'extraction de factures guidé par schéma avec lift-pdf, pour la validation et la génération de grand livre en comptabilité fournisseurs

Une équipe de développeurs a publié un tutoriel démontrant comment construire un pipeline complet d'extraction de factures fournisseurs à l'aide de la bibliothèque lift-pdf, associée à un schéma JSON structuré définissant les champs à extraire. Le système traite des factures PDF synthétiques générées pour l'occasion, avec des champs comme l'identité du vendeur, le tiers facturé, le numéro de bon de commande, les lignes de produits, la taxe, le montant total et le statut de paiement. La configuration par défaut fixe le traitement à trois documents (N_DOCS=3), avec des options pour forcer une précision complète du modèle ou une quantification en 4 bits, prévisualiser la première page du PDF généré, ou tester le pipeline sur un vrai document. L'installation repose sur des bibliothèques comme reportlab et pypdfium2 pour la génération et le rendu des PDF, pandas et matplotlib pour l'analyse, ainsi que lift-pdf avec son extension Hugging Face, bitsandbytes et accelerate pour l'inférence. Un détail technique notable: Pillow est volontairement figé à la version 11.3.0 pour contourner un problème de compatibilité connu entre cette bibliothèque, torchvision et Transformers sur Google Colab. Le script vérifie aussi la présence d'un GPU CUDA compatible, recommandant une carte A100 tout en acceptant des modèles L4 ou T4. L'intérêt de cette approche dépasse la simple reconnaissance de texte: au lieu d'un OCR brut, le modèle doit comprendre la structure et la logique métier d'une facture. Le tutoriel intègre volontairement des pièges réalistes rencontrés par les équipes comptables, comme la distinction entre l'adresse de facturation et l'adresse de livraison, la séparation entre le sous-total et le montant final après taxes, le renvoi d'une valeur nulle quand une information est absente, ou encore la classification correcte d'une facture partiellement payée comme non soldée tant qu'un solde reste dû. Cette rigueur rend l'extraction directement exploitable pour générer automatiquement des registres comptables fiables, un enjeu concret pour les équipes de comptabilité fournisseurs qui traitent des volumes importants de documents hétérogènes. Ce projet s'inscrit dans une tendance plus large de l'intelligence documentaire guidée par schéma, où les modèles de langage ne se contentent plus de lire du texte mais produisent des données structurées directement utilisables par des systèmes en aval. L'utilisation de la quantification en 4 bits via bitsandbytes permet de réduire les besoins en mémoire GPU, rendant ce type de pipeline accessible sur du matériel plus modeste comme les GPU L4 ou T4, et pas uniquement sur des cartes haut de gamme. Le choix de documents synthétiques comme base de test contrôlée, avec la possibilité d'étendre l'expérience à de vraies factures PDF, illustre une méthodologie de validation progressive avant déploiement en conditions réelles.

💬 Ce qui compte ici, ce n'est pas l'extraction de texte, c'est que le modèle doit piger qu'une facture partiellement payée reste une facture ouverte. Selon Le Fil IA, l'IA documentaire passe d'un problème d'OCR à un problème de logique métier, et c'est ça qui va décider si les équipes compta y touchent un jour. Après, le pipeline tourne sur un GPU L4 dans un tutoriel avec trois factures bidon, donc reste à voir si ça encaisse le bazar d'une vraie pile de PDF scannés de travers.

OutilsTuto
1 source
Le titre traduit : « Tutoriel RAG-Anything : créer un pipeline de récupération multimodal pour texte, tableaux, équations et images dans Colab »
4MarkTechPost 

Le titre traduit : « Tutoriel RAG-Anything : créer un pipeline de récupération multimodal pour texte, tableaux, équations et images dans Colab »

Un tutoriel publié sur MarkTechPost détaille la construction d'un pipeline de récupération multimodale baptisé RAG-Anything, conçu pour traiter simultanément du texte, des tableaux, des équations et des images au sein d'un notebook Google Colab. Le processus démarre par l'installation des dépendances nécessaires, notamment les bibliothèques raganything avec les extensions image et texte, le SDK OpenAI en version 1.0.0 ou supérieure, ainsi que reportlab, pandas, matplotlib et tabulate. Une attention particulière est portée à la bibliothèque Pillow, réinstallée en version 11.3.0 pour éviter les conflits de dépendances, avec un nettoyage systématique du cache des modules Python avant et après cette opération. Le tutoriel configure ensuite un environnement de travail structuré avec des répertoires dédiés aux ressources, aux sorties, au stockage et aux journaux, tout en définissant des paramètres d'exécution comme une taille de chunk de 900 caractères, un chevauchement de 120 caractères et un délai d'expiration de 240 secondes pour les appels aux modèles. La clé API OpenAI est saisie de façon sécurisée au moment de l'exécution plutôt que stockée en dur, une pratique destinée à garder le notebook sûr à partager et à réutiliser. Ce type de démonstration importe car il illustre une tendance de fond dans le développement d'applications basées sur les grands modèles de langage : le passage de systèmes de récupération d'information limités au texte brut vers des architectures capables d'ingérer des documents complexes mêlant graphiques, tableaux de données et formules mathématiques. Pour les équipes techniques qui construisent des assistants documentaires, des outils de recherche interne ou des chatbots d'entreprise, la capacité à interroger un rapport contenant à la fois du texte narratif et des visualisations sans perte d'information représente un gain concret de fidélité et de pertinence des réponses. Le tutoriel montre également comment configurer des fonctions distinctes pour le chat, la vision et les embeddings via l'API OpenAI, une architecture modulaire qui permet d'adapter chaque composant du pipeline à un modèle spécifique selon les besoins de coût ou de performance. Le contexte plus large de ce tutoriel s'inscrit dans l'essor rapide des architectures RAG, ou génération augmentée par récupération, qui combinent des bases de connaissances externes avec la puissance générative des modèles de langage pour produire des réponses ancrées dans des données réelles et vérifiables. Alors que la première génération d'outils RAG se concentrait presque exclusivement sur des corpus textuels, la demande croissante pour des systèmes capables de traiter des rapports financiers, des articles scientifiques ou des documents techniques riches en tableaux et en schémas a poussé des projets comme RAG-Anything à émerger. Le tutoriel teste plusieurs modes de récupération, naïf, local, global et hybride, chacun offrant un compromis différent entre rapidité, précision et compréhension contextuelle. Cette diversité de modes reflète les choix auxquels sont confrontées les équipes qui déploient ces systèmes en production, où le bon équilibre dépend souvent de la nature des documents traités et du volume de requêtes à traiter.

OutilsTuto
1 source

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Une sélection éditoriale quotidienne, sans bruit. Directement dans votre boîte mail.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Gratuit · 1 email le matin, l'essentiel de l'IA · désinscription en un clic