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NVIDIA publie Gated DeltaNet-2 : une couche d'attention linéaire qui dissocie effacement et écriture dans la règle Delta

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NVIDIA AI a publié Gated DeltaNet-2, une nouvelle couche d'attention linéaire conçue pour résoudre un problème précis dans les modèles de langage à mémoire récurrente. Le modèle a été entraîné à 1,3 milliard de paramètres sur 100 milliards de tokens issus du jeu de données FineWeb-Edu. Selon les benchmarks présentés dans l'article technique, il surpasse ses concurrents directs : Mamba-2, Gated DeltaNet, KDA (Kimi Delta Attention) et Mamba-3. L'innovation centrale repose sur l'introduction de deux portes vectorielles indépendantes : une porte d'effacement par canal appliquée à l'axe des clés, et une porte d'écriture par canal appliquée à l'axe des valeurs. Les deux sont produites par des projections sigmoid de la représentation du token. Le code et l'article sont disponibles publiquement via le dépôt NVlabs sur GitHub, avec des kernels Triton fusionnés pour l'entraînement sur GPU Hopper.

L'enjeu est fondamental pour la prochaine génération de modèles de langage efficaces. L'attention linéaire remplace le cache clé-valeur non borné de l'attention softmax classique par un état récurrent de taille fixe, ce qui ramène le coût de traitement des séquences à une complexité linéaire et la mémoire de décodage à une constante. Mais éditer cet état compressé sans brouiller les associations déjà mémorisées est précisément le goulet d'étranglement que les architectures précédentes n'avaient pas résolu proprement. Les modèles antérieurs utilisaient une seule valeur scalaire pour contrôler à la fois l'effacement de l'ancien contenu et l'écriture du nouveau, deux opérations qui agissent sur des axes différents de l'état matriciel. Gated DeltaNet-2 sépare ces deux décisions : chaque canal peut indépendamment choisir combien il efface et combien il écrit, ce qui augmente la capacité expressive du modèle sans alourdir l'architecture globale.

Cette publication s'inscrit dans une compétition technique dense autour du remplacement ou de la complémentation de l'attention softmax. DeltaNet avait introduit la règle delta, qui effectue une mise à jour active de l'état en soustrayant la valeur actuellement associée à une clé donnée. Mamba-2 avait ajouté un mécanisme d'oubli global scalaire dépendant des données. KDA, développé par l'équipe de Kimi (Moonshot AI), avait affiné le côté oubli avec un vecteur par canal, mais laissait la partie écriture avec un scalaire unique. Gated DeltaNet-2 généralise ces deux travaux : les modèles KDA et Gated DeltaNet sont mathématiquement récupérables comme cas particuliers lorsque les portes se réduisent à des scalaires identiques. NVIDIA positionne ainsi cette architecture comme un surensemble propre de l'existant, avec une implémentation hybride qui combine blocs récurrents et structure Transformer standard, ouvrant la voie à des modèles longs contextes à la fois rapides à l'inférence et précis.

Impact France/UE

L'architecture étant publiée en open source avec des kernels Triton, les équipes de recherche françaises et européennes peuvent l'intégrer directement dans leurs travaux sur les modèles de langage à complexité linéaire.

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Nous Research vient de publier Token Superposition Training (TST), une méthode qui réduit significativement le temps de pré-entraînement des grands modèles de langage sans toucher à leur architecture, leur optimiseur, leur tokenizer ni leur stratégie de parallélisme. Les gains mesurés sont substantiels : à l'échelle d'un modèle MoE (mixture d'experts) de 10 milliards de paramètres avec 1 milliard actifs, TST atteint une perte d'entraînement finale inférieure à celle d'une baseline équivalente en FLOPs, tout en consommant 4 768 heures-GPU B200 contre 12 311 pour la baseline, soit une réduction d'environ 2,5x du temps total. La méthode a été validée à quatre échelles : 270 millions et 600 millions de paramètres denses, 3 milliards (architecture SmolLM3), et le MoE 10B-A1B de la famille Qwen3. Toutes les expériences ont été conduites sur 64 GPU NVIDIA B200 via TorchTitan, en utilisant les jeux de données DCLM et FineWeb-Edu. TST fonctionne en deux phases séquentielles. Durant la première phase dite de superposition, qui représente entre 20 % et 40 % du total des étapes d'entraînement, le modèle ne traite pas des tokens individuels mais des groupes de tokens contigus. Dans la couche d'embedding, chaque groupe de s tokens est fusionné en un unique vecteur latent par moyennage des embeddings, permettant au transformer de traiter une séquence s fois plus courte et d'ingérer ainsi s fois plus de texte par unité de calcul. Une fonction de perte spécifique, la multi-hot cross-entropy, remplace la cross-entropy standard pour prédire simultanément le groupe de tokens suivant, et peut s'implémenter avec les noyaux de calcul déjà présents dans les bibliothèques d'entraînement existantes, sans écrire de code CUDA personnalisé. Dans la seconde phase de récupération, l'entraînement reprend avec la prédiction classique token par token. Un pic de perte transitoire de 1 à 2 nats apparaît à la transition mais se résorbe en quelques milliers de pas. Le modèle produit est architecturalement identique à un modèle entraîné de façon conventionnelle. L'enjeu derrière cette publication est considérable : le pré-entraînement des LLMs représente l'un des postes de coût les plus lourds de l'industrie, et les régimes actuels poussent déjà bien au-delà des estimations compute-optimales. Réduire ce coût d'un facteur 2,5 sans dégrader la qualité finale du modèle ouvre des perspectives importantes, notamment pour les laboratoires aux ressources limitées. TST s'inscrit dans une tendance plus large visant à améliorer le débit de données par FLOP dépensé, dans la lignée des tokenizers sous-mots BPE qui compressent déjà les séquences. Nous Research, connu pour ses modèles Hermes et ses travaux sur l'alignement et le fine-tuning, signe ici une contribution orientée fondations, avec une implémentation conçue pour s'intégrer directement dans les pipelines de pré-entraînement existants. Le papier accompagnant la publication est disponible sur arXiv (2605.06546).

UELes laboratoires et startups européens qui réalisent du pré-entraînement LLM à grande échelle pourraient bénéficier de cette réduction de coût de 2,5x, mais aucun acteur français ou européen n'est impliqué dans ces travaux.

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