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Grand modèle génomique: IA open source entraînée sur des billions de bases
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Grand modèle génomique: IA open source entraînée sur des billions de bases

Résumé IASource uniqueImpact UE
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L'équipe d'Evo a développé Evo 2, un modèle d'IA open source formé sur des milliards de paires de bases de l'ADN provenant des trois domaines de la vie (bactéries, archées, et eucaryotes). Après avoir analysé des quantités massives de génomes, Evo 2 a développé des représentations internes de caractéristiques essentielles dans des génomes complexes, y compris des éléments régulateurs de l'ADN et des sites d'splice, souvent difficiles à identifier pour les humains.

Impact France/UE

Les laboratoires et instituts de recherche européens en génomique (comme l'Institut Pasteur ou le CEA) peuvent directement exploiter ce modèle open source pour accélérer leurs travaux sur la compréhension des génomes complexes et le développement de thérapies.

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Les grands modèles d'IA comme GPT d'OpenAI et Gemini de Google commettent régulièrement une erreur subtile mais préoccupante : lorsqu'ils analysent des documents, ils citent des passages qui ne soutiennent pas réellement leurs réponses. Des chercheurs de l'Université de Pékin ont formalisé ce phénomène sous le nom d'"hallucination d'attribution". Concrètement, le modèle peut fournir une réponse correcte tout en pointant vers une source incorrecte ou hors de propos. Pour mesurer ce problème de façon systématique, l'équipe a développé CiteVQA, le premier benchmark spécifiquement conçu pour évaluer la fiabilité des citations dans les réponses des modèles de langage. Ce défaut représente un risque sérieux dans les domaines réglementés comme le droit, la médecine ou la finance, où la traçabilité des sources n'est pas optionnelle mais légalement ou éthiquement requise. Un professionnel qui s'appuie sur une réponse d'IA et cite la source indiquée pourrait se retrouver à défendre une affirmation avec une référence qui ne la justifie pas. La distinction entre "avoir raison" et "citer correctement" est fondamentale : une réponse juste avec une mauvaise source est potentiellement aussi dangereuse qu'une réponse fausse. Ce problème s'inscrit dans un débat plus large sur la fiabilité des systèmes RAG (Retrieval-Augmented Generation), qui combinent recherche documentaire et génération de texte. Alors que les entreprises déploient massivement ces outils pour l'analyse de contrats, de dossiers médicaux ou de rapports financiers, la capacité à vérifier d'où provient une information devient critique. CiteVQA devrait servir de référence pour pousser les laboratoires à corriger ce biais dans leurs prochaines versions de modèles.

UELes secteurs réglementés européens (droit, médecine, finance) sont directement exposés : l'EU AI Act impose la traçabilité des systèmes IA à haut risque, et ce défaut de citation pourrait constituer une non-conformité lors des audits.

💬 C'est le bug silencieux des systèmes RAG : la réponse est bonne, mais la source pointe ailleurs. Dans les secteurs où un avocat ou un médecin doit tracer chaque information, ça ne passe pas à l'audit. CiteVQA arrive au bon moment, reste à voir si les labs vont vraiment corriger ça ou juste l'intégrer dans leurs benchmarks de comm.

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Une équipe de chercheurs vient de publier un article remettant en question une idée bien établie dans le domaine des grands modèles de langage (LLM) : la difficulté à prédire les performances réelles des modèles à partir de leur budget d'entraînement. Jusqu'ici, les lois d'échelle (scaling laws) se concentraient principalement sur des métriques intermédiaires comme la perte lors du pré-entraînement (pretraining loss), considérées comme des proxies fiables mais éloignées des usages concrets. Les chercheurs proposent un cadre direct pour modéliser comment les performances sur des benchmarks évoluent en fonction du budget de calcul alloué à l'entraînement. Le résultat central est qu'en maintenant un ratio fixe entre le nombre de tokens et le nombre de paramètres, une simple loi de puissance (power law) suffit à décrire avec précision l'évolution de la précision logarithmique sur plusieurs tâches de référence populaires. Plus significatif encore, cette approche directe extrapole mieux que la procédure en deux étapes proposée précédemment dans la littérature, ce qui ouvre la voie à des prédictions de performances plus fiables avant même d'entraîner un modèle de grande taille. Ce travail s'inscrit dans un effort plus large de l'industrie pour optimiser les coûts d'entraînement, qui atteignent des dizaines à centaines de millions de dollars pour les modèles frontier. Pouvoir anticiper directement les performances sur des tâches concrètes — plutôt que sur des métriques abstraites — permettrait aux laboratoires comme OpenAI, Google DeepMind ou Anthropic de mieux planifier leurs investissements en calcul et d'identifier plus tôt les architectures prometteuses.

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Hexo Labs a publié cette semaine SIA (Self-Improving AI), un framework open source sous licence MIT conçu pour dépasser une limite fondamentale des agents actuels : leur incapacité à s'améliorer une fois déployés. L'architecture divise l'agent en deux composants distincts, le scaffold (prompt système, logique de dispatch, politique de retry, code d'extraction) et les poids du modèle, et les modifie tous les deux dans une même boucle d'auto-amélioration. Trois LLM orchestrent ce cycle : un Meta-Agent qui génère le scaffold initial depuis une spécification de tâche, un agent d'exécution qui journalise chaque étape, et un Feedback-Agent tournant sur Claude Sonnet 4.6 qui analyse les trajectoires complètes pour décider de l'action suivante. Ce dernier choisit à chaque itération soit de réécrire le scaffold, soit de déclencher une mise à jour des poids via LoRA (rang 32), en sélectionnant également l'algorithme d'entraînement adapté au signal de récompense observé. Le modèle de base est openai/gpt-oss-120b, entraîné sur GPU H100 via la plateforme Modal. Les tests sur trois domaines radicalement différents montrent des gains constants. Sur LawBench, une tâche de classification criminelle chinoise en 191 classes, le scaffold seul plafonne à 50,0% de précision après avoir construit un pipeline TF-IDF plus LinearSVC ; les mises à jour de poids via PPO font bondir le score à 70,1%, soit un gain de 20,1 points de pourcentage. Sur TriMul, l'optimisation d'un kernel CUDA pour l'Evoformer d'AlphaFold2, le scaffold atteint 1,14x d'accélération, puis les mises à jour réduisent le temps d'exécution de 12 483 à 1 017 microsecondes, soit 91,9% de réduction et 14,02x au total. Pour l'imputation d'ARN monocellulaire, une modification en deux lignes générée dès la première mise à jour des poids, arrondir les comptes imputés à des entiers non négatifs, a suffi à faire passer le MSE normalisé de 0,241 à 0,289, une correction qu'aucune itération de scaffold n'avait trouvée. L'enjeu dépasse la performance brute. Améliorer un agent en production exige aujourd'hui un cycle manuel de prompt engineering, de fine-tuning et de réévaluation, souvent lent et coûteux. SIA propose d'automatiser ce cycle complet, ouvrant la voie à des systèmes capables de s'adapter à leurs propres erreurs sans intervention humaine. Installable via pip install sia-agent avec quatre tâches intégrées, le projet est conçu pour être étendu à de nouveaux domaines. Une limite mérite d'être signalée : sur TriMul, Claude Code a atteint seul 1,50x d'accélération, dépassant SIA-H (1,14x) avant toute mise à jour des poids, ce qui rappelle que les agents de codage avancés constituent déjà une concurrence sérieuse au scaffold seul. La question ouverte reste de savoir si cette boucle d'auto-amélioration tient sur des tâches plus longues et plus complexes, et quelles garanties de sécurité s'imposent lorsqu'un système modifie ses propres poids de façon autonome.

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Modèles du monde : 10 points clés sur l'IA en ce moment
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Les "world models" figurent parmi les dix tendances les plus importantes de l'intelligence artificielle selon le MIT Technology Review, qui leur consacre une place dans sa sélection éditoriale annuelle "10 Things That Matter in AI Right Now". La publication organise en parallèle une table ronde réservée aux abonnés intitulée "Can AI Learn to Understand the World?", animée par le rédacteur en chef Mat Honan, le senior editor Will Douglas Heaven et la journaliste spécialisée Grace Huckins. Les world models représentent une approche fondamentalement différente de l'IA actuelle : plutôt que de prédire des tokens de texte, ces systèmes cherchent à construire une représentation interne du monde physique, capable d'anticiper les conséquences d'actions dans des environnements réels. L'enjeu est considérable pour la robotique, les véhicules autonomes et tout système d'IA devant agir dans le monde réel plutôt que simplement répondre à des requêtes textuelles. Le sujet est étroitement lié aux travaux de Yann LeCun, directeur scientifique de Meta AI, qui défend depuis plusieurs années une vision où les world models constitueraient la prochaine étape majeure au-delà des grands modèles de langage. Des applications concrètes commencent à émerger, comme l'utilisation des données de Pokémon Go pour doter des robots livreurs d'une cartographie centimètre par centimètre de l'environnement urbain. L'intérêt croissant de la presse spécialisée pour ce concept signale que le débat sur les limites des LLMs actuels s'intensifie dans les cercles de recherche.

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