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Le pouvoir de l'IA personnalisée
ÉthiqueOpenAI Blog75sem· 1 min de lecture

Le pouvoir de l'IA personnalisée

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L'intelligence artificielle personnalisée offre des solutions adaptées aux besoins individuels, améliorant l'efficacité et l'expérience utilisateur dans divers domaines tels que la santé, l'éducation et le marketing.

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Meta accusée d’avoir piraté des millions de livres pour entraîner son IA
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Meta accusée d’avoir piraté des millions de livres pour entraîner son IA

Cinq géants de l'édition mondiale, Hachette, Macmillan, McGraw-Hill, Elsevier et Cengage, ont déposé une plainte collective contre Meta devant un tribunal fédéral américain, accusant l'entreprise d'avoir utilisé des millions d'ouvrages protégés par le droit d'auteur pour entraîner ses modèles d'intelligence artificielle LLaMA. L'auteur de thrillers Scott Turow, ancien président de l'Authors Guild et avocat de formation, s'est joint à l'action. Selon les plaignants, Meta aurait eu recours à LibGen, un site pirate qui héberge illégalement des millions de livres, pour constituer son corpus d'entraînement à grande échelle, sans autorisation ni compensation. Ce procès marque un tournant dans les litiges sur le droit d'auteur et l'IA : pour la première fois, ce ne sont plus des auteurs isolés mais des maisons d'édition pesant collectivement des milliards de dollars qui s'attaquent frontalement à un géant technologique. Si les plaignants obtiennent gain de cause, les dommages et intérêts pourraient atteindre des montants records et contraindre l'ensemble de l'industrie à revoir radicalement ses pratiques d'acquisition de données d'entraînement. Cette affaire s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre l'industrie de l'IA et les ayants droit, après les poursuites déjà engagées contre OpenAI, Stability AI et Google. Des preuves internes évoquées dans d'autres dossiers suggèrent que Meta était consciente des risques juridiques liés à l'utilisation de LibGen mais a néanmoins choisi de procéder. La décision de justice pourrait établir une jurisprudence déterminante sur ce que les entreprises d'IA ont le droit d'utiliser pour former leurs modèles.

UEHachette et Elsevier, maisons d'édition présentes en Europe, sont plaignantes ; une jurisprudence américaine sur l'entraînement des LLM influencera directement les pratiques des acteurs IA opérant sous l'AI Act et les litiges en cours devant les tribunaux européens.

💬 Des auteurs isolés, ça pouvait encore se gérer. Là, ce sont des éditeurs pesant des milliards qui ont les reins solides pour tenir un procès pendant dix ans, et des preuves internes qui montrent que Meta savait très bien ce qu'elle faisait en utilisant LibGen. Ça va coûter cher.

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L'intelligence artificielle s'invite désormais dans les conflits armés. Anthropic et le Pentagone se sont affrontés sur la manière de militariser Claude, le modèle phare de l'entreprise, avant qu'OpenAI ne conclue un accord qualifié d'« opportuniste et bâclé » avec l'armée américaine. Résultat : Anthropic, fondée sur des principes éthiques stricts, se retrouve aujourd'hui à accélérer des frappes américaines contre l'Iran. Ces développements provoquent une réaction croissante dans la société. Des utilisateurs quittent ChatGPT en masse, et des milliers de personnes ont défilé à Londres lors de la plus grande manifestation anti-IA jamais organisée. Pendant ce temps, le phénomène des agents IA gagne du terrain sur internet : OpenAI recrute le créateur d'OpenClaw, un agent viral, tandis que Meta rachète Moltbook, une plateforme où des agents semblent méditer sur leur propre existence et inventer de nouvelles religions comme le « Crustafarianism ». Sur RentAHuman, des bots embauchent désormais des humains pour livrer des produits au CBD. Ces anecdotes illustrent un glissement profond : l'IA ne se contente plus d'automatiser des tâches, elle devient décisionnaire — dans la guerre comme dans le quotidien —, soulevant des questions urgentes sur la gouvernance et les limites éthiques de son déploiement.

UELe débat sur l'utilisation militaire de l'IA par des acteurs américains renforce l'urgence pour l'UE de définir des garde-fous clairs dans l'AI Act concernant les applications de défense.

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Le choc de voir son corps utilisé dans un deepfake pornographique
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En 2023, Jennifer, psychothérapeute de 37 ans installée à New York, a passé sa nouvelle photo professionnelle dans un logiciel de reconnaissance faciale pour vérifier si ses anciennes vidéos d'adultes, tournées une décennie plus tôt, remontaient dans les résultats. Le programme a bien retrouvé certains de ses contenus, mais aussi quelque chose qu'elle n'avait jamais vu : une de ses vidéos de 2013, avec le corps qui était le sien, mais un visage étranger à la place du sien. L'outil l'avait identifiée parce que ses traits physiques restaient visibles sous le visage substitué, ses pommettes, son front, la forme de son menton. Ce phénomène s'inscrit dans la catégorie des "deepfakes sexuels", qui relèvent plus largement des images intimes non consenties (NCII). Le terme "deepfake" lui-même est apparu en novembre 2017, quand un utilisateur Reddit du même nom a mis en ligne des vidéos montrant les visages de célébrités comme Scarlett Johansson ou Gal Gadot collés sur des corps de performers adultes. Selon l'avocat Corey Silverstein, spécialiste du secteur, l'utilisation non consentie des corps de ces acteurs "arrive en permanence" dans ce type de contenu. Ce qui rend la situation particulièrement préoccupante, c'est que le débat public sur les deepfakes se concentre presque exclusivement sur les personnes dont le visage est utilisé sans autorisation, souvent des célébrités ou des particulières. La question du corps, elle, reste systématiquement ignorée. Pourtant, pour les créateurs de contenu adulte, les enjeux sont doubles : d'un côté, leur travail est piraté et détourné directement, de l'autre, il sert de données d'entraînement aux modèles d'IA générative qui apprennent à reproduire des corps, des mouvements, des performances sexuelles. Ces modèles alimentent à leur tour des applications de "nudification" en pleine prolifération, capables de générer des images réalistes sans avoir besoin de puiser directement dans du contenu identifiable. Le résultat : les performers voient leur gagne-pain menacé par des avatars IA formés sur leur propre travail, qui pourraient les concurrencer ou les remplacer. Les avancées récentes de l'IA compliquent encore davantage la situation en permettant de recréer intégralement l'apparence d'un performer sans son consentement, y compris dans des situations ou des actes qu'il n'a jamais accepté de tourner. Des doubles numériques peuvent ainsi être mis en scène dans des escroqueries ciblant les fans, ou associés à des pratiques que l'acteur refuse catégoriquement dans la réalité. Ces créateurs, déjà fragilisés par une société qui peine à reconnaître leurs droits et leur sécurité, se retrouvent dans une position encore plus vulnérable. Silverstein reçoit chaque jour des acteurs inquiets de voir leurs contenus exploités par l'IA, cherchant comment se protéger d'une menace que le droit peine encore à saisir.

UELe phénomène des deepfakes pornographiques non consentis touche également des victimes européennes, dans un contexte où l'AI Act et plusieurs législations nationales commencent à encadrer la création et la diffusion d'images intimes générées par IA.

ÉthiqueActu
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